SUBSTANCE
cérébrale.
Homme.. .
Canard s. .
Chat
i léron ....
Chien
Perdrix..
Ronaid ...
Pigeon. . . .
Cheval . . .
Kpervier. .
Mouton.. .
Corneille. .
Bœuf
Pie
Chevreuil .
Choucas . .
Lièvre ....
Pic vert...
Lapin
Pic bigarré n
Rat
Malgré cette forte proportion de matières solubles dans l’éther, la moelle est plus pauvre en lécithine que le cerveau, ainsi que cela résulte de la teneur en phosphore.
Von Bibra a trouvé en effet chez 1 homme, sur 100 p. d’extrait éthéré, 1,68 à 2,53 °/o de phosphore dans le cerveau, et 1,21 à 1,32 °/o de phosphore dans la moelle.
L’extrait éthéré do la moelle est formé en majeure partie de cholestérine.
Nerfs. — Leur composition est soumise a de très grandes variations, suivant les sujets et suivant l'espèce du nerf; l’extrait éthéré, tout en contenant de petites quantités de lécithine, de cérébrine et de cholestérine, est formé presque exclusivement de graisses proprement dites (palmitine, oléine) (von Bibra).
Le rôle que les principes immédiats de la substance cérébrale jouent au point de vue physiologique est complètement inconnu; nous ne savons rien sur leur désassimilation et élimination. Flint avait considéré la cholestérine comme le principe caractéristique de la métamorphose régressive do la substance cérébrale-, mais c est là une pure hypothèse, môme peu probable.
A. Henninger.
CÉRÉBRINE f Vauquelin , Ann. Cliitn., t. LXXX1, p. 37 et 60; — Coucrbc, Ann. Llum. Phys., t. LVI, p. 160; — Frcmy, ibid. (3), t. II, p. 463; — Gobley, Juurn. Pliann. Cliim. (3), t. XI, p. 409; t. XII, p. 5; t. XVII, p. 401; t. XVIII, p. 107 ; t. XIX, p. 406; t. XXI, p. 2 41 . — La matière qui se dépose à l’élat cristallise des extraits éthéro-alcooliques de la substance cérébrale faits à chaud, a été étudiée par un grand nombre de chimistes qui, l’ayant obtenue à un état de pureté plus ou moins grand, lui ont trouvé une composition différente, et l’ont décrite sous des noms différents ( Cérébrote de Couerbe, acide Cérébrique de Frcmy, Cérébrine de Gobley) Nous nous contenterons de renvoyer à ces travaux qui ont été mentionnés du reste, t. II, p. 212 (voyez plus haut la bibliographie).
Toutes les anciennes analyses indiquent le phosphore comme élément constituant de la cérébrine; mais \V. Müller a montré t|ue cette teneur en phosphore provient d’une impureté; la cérébrine est une matière quaternaire, exempte de phosphore [VV. Müller, /inn. Chem. Pliarm., t. CV, p. 365]. On sait aujourd'hui que cette impureté phosphorée n’est autre que la lécithine, découverte par Gohlcv dans le jaune d’œuf, et qui existe abondamment dans la substance cérébrale, soit mélangée à la cérébrine (Diakonow), soit unie à elle sous forme d’une combinaison instable, le protagon de Licbrcich.
La cérébrine est surtout abondante dans la substance blanche du cerveau; elle a aussi été trouvée par Gobley dans le jaune d’œuf, la laitance, les œufs de carpe, le sang humain, etc.; dans tous ces produits, elle est accompagnée de lécithine.
Préparation. — 1° La masse cérébrale divisée et épuisée successivement à froid par l’alcool et l’éther, est broyée et traitée par l’alcool bouillant : la solution laisse déposer par le refroidissement de la cérébrine, souillée de lécithine et de cholestérine. On enlève celle-ci par l’éther froid, et l’on détruit la lécithine en faisant bouillir la matière avec un excès d’eau de baryte, que l’on précipite ensuite par le gaz carbonique; le dépôt en entier, repris par l’alcool bouillant, fournit par le refroidissement de la cérébrine pure [E. G. Geoghcgan, Zeitschr. physiol. Chem., t. III, p. 332].
2° Bourgoin débarrasse la cérébrine brute de la lécithine, en la mettant en contact avec une quantité suffisante d’alcool à 90°, et élevant len-
CÉRÉBRI QUE (ACIDE). — Z|40 — CÉRIUM.
tcmcnt et graduellement la température; la cérébrinc se dissout avant l’ébullition, tandis qu’il reste une matière visqueuse phosphorée, adhérente au verre. Le liquide surnageant laisse déposer, par le refroidissement, la cérébrine, que l’on soumet au besoin à un second traitement semblable [Bull. Soc. cliim., t. XXI, p. 482].
Propriétés. — La cérébrine constitue une poudre blanche, cristalline, très légère, se présentant sous le microscope en mamelons sphériques; elle est inodore et insipide. Vers 80° elle commence à se décomposer en brunissant. Insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther froid, soluble à l’ébullition dans l’alcool et l’éther. Ses solutions sont neutres au papier. Dans l’eau bouillante, la cérébrine se gonfle comme l’amidon.
A l’analyse, elle a donné les chiffres suivants :
Militer. Bourgoin. Geoghegan.
Az • 4,68 2,29 1,44
Millier a traduit ces chiffres par la formule C17H33Az03; et Geoghegan a proposé la formule C57lI110Az2O23; ces formules empiriques ne présentent aucune garantie.
La cérébrine subit, par l’action de l’acide sulfurique, un intéressant dédoublement ; dans l’acide sulfurique concentré, elle se dissout d’abord, mais la solution brunâtre ne tarde pas à laisser surnager une substance d’aspect fibrineux; à l’air sec, on n’observe pas d’autres changements, mais au contact de l’humidité, la liqueur se fonce, devient rouge pourpre et finalement noire.
La liqueur brunâtre est introduite dans 10 fois son poids d’eau, la solution est portée à l’ébullition jusqu’à ce que les flocons qui nagent dans le liquide commencent à s’agglutiner. On les dissout alors dans l’éther, on distille cemenstrue et l’on fait bouillir le résidu avec de l’eau àplusieurs reprises pour éliminer toute trace d’acide sulfurique.
La matière ainsi obtenue est exempte d’azote; elle a reçu le nom de célylide. C’est une substance solide, fusible à 02-05°, insoluble dans l’eau, soluble dans l’éther, dans l’alcool chaud, et surtout dans le chloroforme. Elle a donné à l’analyse : C = 07,98; II = 10,81; O =21,21. La potasse en fusion la transforme vers 270-300°, en acide palmitique C16 II32 O2. La cétylide forme les 85 centièmes de la cérébrine.
Le liquide acide séparé par filtration de la côtylide, contient de l’ammoniaque et un acide lévogyre, soluble dans l’eau et réduisant la liqueur cupro-polassique (Geoghegan), acide qui avait déjà été observé par Millier. A. llenningcr.
CÉltÉBKIQUIÜ (ACIDE) et CÉREI1UOTE. — ■ Voyez C.KBÉitniNB, p. 439.
CÉKÉSINK. — On désigne sous ce nom un mélange d’ozokérile radince et de cire de carnauba, que l’on trouve dans le', commerce comme succédané de la cire d’abeilles.
CÉRIUM. — Etat naturel. — De petites quantités de cérium ont été trouvées dans un nombre considérable de minéraux différents, la nohlite, la liiclmile, l’eudialyte, la thoritc, l’arrhénite, dans les serpentines de Suède et de Finlande, dans l’apatite dcSnarum(G. Rose), et de Krageroë (Nordenskiold) et d’un grand nombre de localités [Cossa, Acad, dei Lincei, 1878-79].
On a trouvé aussi du cérium dans une roche bitumineuse de Nullabergct, Suède (Ekman), dans un manganèse plombifère de Schapbach (Wach en roder), dans le marbre de Carrare, le calcaire conchylifôrc d’Avellino, la schéelile de Traversella, dans les os et dans les cendres du hêtre, de l’orge et du tabac [Cossa, loc. cit.].
Classification. — On a généralement admis pour le protoxyde de cérium la formule de Ce O, et pour le peroxyde Ce3 O4. Par des considérations théoriques sur la périodicité des poids atomiques, Mendeléjeff a été conduit [Ann. Chem. Pharm., Supplbd., VIII, p. 186] à proposer les formules
Ce2 O8 et Ce O2.
En effet, avec le poids atomique du cérium, déduit de ces formules, on obtient des expressions plus simples et plus probables pour la composition de la plupart des combinaisons du cérium. Mendeléjeff a aussi essayé de vérifier l’opinion qu’il a émise à ce sujet par une détermination de la chaleur spécifique du métal. 11 a obtenu le nombre approximatif 0,05, favorable à ses vues. Les recherches modernes sur la composition d’un grand nombre de composés de cérium par Jolin [Bihany lies l(. Sv. Vet. Akad. Handlingar, t. II, n° 14; Bull. Soc. cliim., XXI, p. 533] tendent à prouver l’exactitude des suppositions de Mendeléjeff.
Le poids atomique du cérium a été fixé d’une manière définitive par la détermination de la chaleur spécifique du cérium métallique, détermination que l’on doit à Uildebrand et Norton [Pogg. Ann., t. CLVI, p. 466]. Ces chimistes ont trouvé le nombre 0,04479, qui donne pour la chaleur atomique le nombre 6,18, si ou accepte pour les oxydes de cérium les formules Ce2 O3 et Ce O2.
Poids atomique. — Par l’analyse del’oxalatede cérium, Bührig [Journ. prakt. Chem. (2), t. XII, p. 226] a trouvé le nombre 141,27 pour Ce quadrivalent. Deux chimistes américains, Wolf [Sill. Am. Journ. (2), t. XLV, p. 43, 1868], et Wing [loc. cit., t. XLIX, p. 358, 1870] ont trouvé, par leurs analyses du sulfate céreux, le nombre 137. Il est difficile de se rendre compte de ces divergences assez notables entre des expériences qui paraissent avoir été faites avec soin.
Le cérium métallique a été obtenu à l’état compact par Uildebrand et Norton [Poggend., Ann., t. CLVI, p. 460]. Ces chimistes ont réduit le chlorure céreux, mélangé avec des chlorures de sodium et de potassium, par un courant électrique. Le métal offre la couleur du fer ; il possède un éclat métallique vif, la dureté de l’argent, le poids spéc. 6,028 à 6,728. Il est assez ductile. 11 fond à la chaleur rouge vive, plus aisément que l’argent , moins facilement que l’antimoine. A l’air sec, il conserve son éclat, mais il se ternit assez vite dans l’air humide. Chauffé à l'air il s’enflamme et brûle avec un éclat plus vif que le magnésium. Il brûle aussi avec un grand éclat dans le chlore, moins vivement dans les vapeurs du brome, et il se combine sans ignition avec l’iode. A la température ordinaire il décompose très lentement l’eau pure. Les acides étendus l’attaquent énergiquement; il n’en est pas ainsi de l’acide sulfurique et de l’acide azotique concentrés. Chauffé avec des phosphates ou des sulfates il les réduit en phosphures ou en sulfures.
Séléniube DE cérium. — Mosander a déjà obtenu ce corps en chauffant au rouge blanc le sélénite de cérium dans un courant d’hydrogène. C’est une poudre rouge-brunâtre, d’une odeur désagréable. 11 se transforme par un chauffage oxydant en sélénite blanc, basique. Le séléniure de cérium n’est pas attaqué par l’eau, mais il dégage avec des acides de l’hydrogène sélénié.
Ciu.onunE de cérium. — Le chlorure cristallisé renferme, d’après Jolin, Cc2Cl6 -f-14H20. 11 ne se combine pas avec le chlorure de sodium. Il donne, avec le cyanure mercurique, un sel double, cristal lisant en aiguilles asbestoïdes, étayant pour formule Ce2Cl6 -f- 6 Ilg(CAz)2 -f- 16H20 [Ahlén, Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 365].
CÉRIUM.
CÉRIUM. — Zi41 —
Oxychlorure de cérium, Ce2 O2 Cl2. — En chauffant le chlorure neutre avec du sodium, Wcehler [Ann. Chem. Pharm., t. CXLIV, p. 2531 a obtenu, outre le cérium métallique, une poudre satinée d’une couleur pourpre, qui ofTre la composition indiquée. L’acide chlorhydrique l’attaque très peu. Erk a obtenu le môme oxychlorure par l’éléchrolyse du chlorure de cérium en fusion.
Chloroplatinate de cérium,
Ce2 Cl6 + 2 Pt Cl* + 27 H2 O, cristallise en grands cristaux tabulaires, très solubles (Jolin). La forme cristalline a été déterminée par Topsoë [Bihang. ties K. Sv. Vel. Ak. Handl-, t. II, n° 5, p. 10] qui a trouvé le sel isomorphe avec le sel correspondant de lanthane. Il est quadratique a : c = 1 : 1,1272. Marignac a aussi trouvé la môme forme [Arch. sc. phys. et nat. Genève, 1873] pour le chloroplatinate, qui renferme d’après lui
4 Ce’ Cl2 + 3 Pt Cl4 + 36 II2 O.
Chloroplatinite de cérium,
Ce2 Cl6 + 4 Pt Cl2 + 21 II2 O, tables minces, déliquescentes [Nilson, Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 213].
Chlorostannale de cérium,
Ce2Cl° -f 2Sn Cl4 -f 18 11*0.
— Grands cristaux incolores et très déliquescents [Cleve, Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 196].
Chloraurate de cérium,
Ce2 Cl6 -f- Au Cl3 + 27 II2 O.
— D’après les analyses de Jolin, cette formule représente le sel cristallisé.
Chloromercurate de cérium,
Ce2 Cl6 8IlgCl2 4- 21II20.
— Cristallise en cubes. Un autre sel,
3 Ce2 Cl6 + 811g Cl2 + æll20, paraît exister d’après Jolin.
Bromaurate de cérium,
Ce2 Br6 4- 2 Au Br* 4- 15I120, cristallise en tables déliquescentes, d’une couleur brune foncée, presque noire (Jolin).
Fluorure oe cérium, Ce2 Fl6 4- H20. — C’est le précipité amorphe que produit l’acide fluorhydrique dans les sels céreux (Jolin). Pour le minéral hamartite , voyez Carbonate de cérium, p. 442.
Cyanure de céiuum. — Ce composé ne parait pas exister. Jolin a constaté que le précipité blanc et volumineux formé par l’addition du cyanure de potassium aux sels séreux, se décompose avec dégagement d’acide cyanhydrique.
Sulfocyanate de cérium (voy. t. 111, p. 98).
Ferrocyanure cérosopotassique,
Ce2K2(C Az)>2Fe2 + 6H20.
— Précipité blanc, qu’on obtient en ajoutant du ferrocyanure potassique aux solutions de sels céreux (Jolin).
Ferricyanure de cérium,
Ce2 (C Az)t2Fe2 -f 8H20.
— Le ferricyanure de potassium ne produit aucun précipité dans l’azotate céreux, mais, par l’addition d alcool, on obtient un précipité vert-brunâtre (Jolin).
Platinocyanure de cérium,
Ce2 (C Az)12Pt3 -|- 18 IIa 0.
— Prismes bien formés, verdâtres, avec un reflet bleu et jaune (Crudnowicz, Lange et Jolin). La forme cristalline a été déterminée par Topsoë qui a trouvé le sel parfaitement isomorphe avec le sel de didyme. Système clinorhornbiquc a:b-c = 0,5806 : 1 : 0,5527 ; ac = 72° 27'.
OXYSELS CÉREUX.
Perchlorate céreux, Ce2 (Cl O4)6 16HeO. — Tables minces, très déliquescentes (Jolin).
Iodate céreux, Ce2(I03)6 -{- 4 H2 O, d’après Jolin.
Periodate céreux. — Ne paraît pas exister, Jolin ayant trouvé que l’acide périodique est réduit par l’hydrate céreux.
Bromate céreux, Ce2 (Br O3)6 -f- 18 H2 O. — Forme une masse radiée, très soluble [Rammelsberg, Poggend. Ann., t. LV, p. 63J.
Platonitrite céreux, Ce2 (4 Az02Pt)8 4- 18 f 1 5 O .
— Forme de grands cristaux tabulaires, très solubles dans l’eau, d’une couleur jaunâtre (Nilson).
Platoïodonilrite céreux,
Ce2 (Az204I2Pt)3 4- 18 II2 O.
— Masse verdâtre (Nilson).
Hyposulfate céreux, Ce2 (S2 O6)3 -(- 24 H2 O. — Grands cristaux hexagonaux, inaltérables à l’air, aisément solubles dans l’eau (Jolin).
Sulfite céreux, Ce2(S03)3-f- 31I20. — En dissolvant le carbonate céreux dans l’acide sulfureux aqueux, et chauffant la solution, on obtient de petits prismes, qui se dissolvent par le refroidissement (Jolin).
Sulfate céreux anhydre, Ce2 (S O4)3. — Poids spécifique, 3,910 (O. Pettersson). Chauffé au blanc, il perd la totalité de son acide et laisse l’oxyde cérique; calciné dans l’hydrogène, dans l’azote ou dans l’acide carbonique, il donne un mélange des oxydes cérique et céreux (Bührig).
Sulfates céreux hydratés. — Il en existe plusieurs avec 5, 6, 8, 9 et 12 molécules ll20. Les sels à 5 et 6 II 2 O se déposent sous forme de prismes radiés lorsqu’on chauffe la solution du sel anhydre. L’hydrate à 9H20 se forme par l’évaporation à 40-50°, et est, d’après Marignac, isomorphe avec le sel correspondant de lanthane. (Voy. la formecristallinedansArc/i. Sc. phys. nat. de Genève, t. VIII, p. 265 et t. XLVI, p. 206). Le sel à 8 H2 O se dépose par l’évaporation spontanée d’une solution acide. Grands cristaux octaédriques, appartenant au système rhombique, et dont la forme a été déterminée par Marignac.
Le sel à 12H20 se dépose, d’après Jolin, en aiguilles minces par l’évaporation d’une solution neutre à la température ordinaire.
Sulfates céroso-potassiques. — lien existe quatre, dont les formules sont les suivantes :
Ce2 (S O4)3 -j- 3 K2 S O4 (Hermann, Crudnowicz, Jolin).
Ce2 (S O4)3 4- 2 K2 S O4 + 2 II2 O (Hermann, Jolin).
2 Ce2 (S O4)3 -(- 3 K2 S O4 (Hermann).
Ce2 (S O4)3 -f K2S04 4- 2H20 (Crudnowicz).
Sulfates thalloso-céreux. — 11 en existe deux : Le premier, Ce2 (S O4)3 -f 3 Tl2 S O4 4- II2 O, se forme par le mélange des solutions concentrées des sels simples. Précipité cristallin. Le second, Ce2(S04)3 -)“ Tl2 S O4 -j- 2HsO, se dépose en croûtes cristallines lorsqu’on évapore les solutions mélangées des sels simples (Zschiesche).
Sulfate cérosoammonique,
Ce2 (S O4)3 -]- Am2 S O4 4- 8 H2 O.
Les analyses de Jolin et celles de Crudnowicz s’accordent assez bien avec la formule donnée.
Sulfate céroso-lutéocobaltique,
Ce2 (S O4)3 -f- Co2 (Az H3)42 (S O4)3 4- I120, et roséocobaltique,
Ce2 (S O4)3 4- Co2 (Az H3)10 (S O4)3 + 5H20, ont été obtenus par Wing.
CÉRIUM. — M2 — CÉRIUM.
Sélénites cireux. — Il en existe quatre, savoir :
a. Ce- (Se O2)3. — Précipité amorphe contenant d’après Jolin, 3H20; d’après Nilson, 12 H2 O. Le premier l’a séché sur l’acide sulfurique; Nilson a analysé le sel séché entre du papier.
b. Ce2 (Se O3)” + Se O2 -f 5 ou 6 H* O. — Il a été obtenu par l’action de l’acide sélénieux sur le carbonate de cérium (Jolin) ou le sélénite basique d (Nilson). Aiguilles blanches microscopiques.
c. Co2 (Se O 3)3 -f 3 Se O2 -f 5II20. — Par le sel basique a et un excès de l’acide sélénieux. Feuilles microscopiques que l’eau ne décompose pas (Nilson).
d. 2 Ce2 O3, 5 Se O2 + 30 H2 O. — Se précipite par l’addition du sélénite de sodium à la solution du sulfate céreux. Précipité blanc, amorphe (Nilson).
Séléniate céreux, Ce2 (Se O4)3. — Cristallise d’après Jolin, avec 6, 9 et 12 H2 O. Le sel à
G H2 O, se forme par l’évaporation d’une solution neutre au bain-marie : aiguilles minces. Le sel à 9II20se présente aussi en petites aiguilles cristallisant d’une solution acide, soit à la température ordinaire, soit par l’évaporation à chaud.
L’hvdrate à 12 mol. d’eau forme des groupes irréguliers d’aiguilles très solubles, qu’on obtient par dessiccation d’une solution neutre sur l’acide sulfurique.
Le séléniate donne les sels doubles suivants, qui ont été obtenus par Jolin :
Ce2 (Se O'*)3 + Am2 Se O4 + 9 II2 O Ce2(£e O4)3 + 5 IC2 Se O4 Ce2 (Se 0;)s -f N a2 Se O4 -f 5II20.
Ils sont tous solubles et cristallisables.
Hypophosphile céreux, Ce- (P H2 O2)6 2II-0.
— Forme de petits prismes blancs [Berl. Acad. Ber., 1872, p. 437],
Phosphates céreux. — a. V orthophosphate anhydre renferme Ce2 (PO4)2, d’après Radominsky [Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 177], qui l’a obtenu a l’état cristallin, par calcination du phosphate précipité du chlorure de cérium. Cristaux incolores, ressemblant à la monazite. Le sel hydraté, qu’on obtient en ajoutant de l’acide phosphorique à du sulfate céreux, est un précipité blanc, qui devient cristallin après quelque temps. Il présente, après dessiccation sur l’acide sulfurique, la composition Ce2(P04)2^f- 4II20 (Jolin).
b. Le pyrophosphate acide possède la composition Ce2 II2 (P2 O7)2 -f G II2 O. — Il se forme par l’action de l’acide libre sur le carbonate céreux et constitue de petites aiguilles radiées. Le pyrophosphate sodique produit, dans la solution du sulfate céreux, un précipité soluble dans le sel céreux (Jolin).
c. Le mélaphosphate, Ce2 (P O3)6, se forme, d’après Rammelsberg, par l’action de l’acide azotique sur l’hypophosphite et calcination du résidu. Le sel est décomposé incomplètement par la fusion avec un alcali.
Carbonate céreux. — Le carbonate est en lamelles micacées et possède la composition
Ce2 (CO3)3 + 5 II2 O
(Jolin). On l’obtient à l’état de pureté par l’addition d’une solution chaude du carbonate d’ammonium à la solution du sulfate céreux.
Le carbonate se trouve dans le règne minéral, combiné au fluorure de calcium dans la parisite. La fluoccrinc d’Hisinger de Bastniis ou Vliamartite de Nordenskiôld, est un sel double fort intéressant
Ce2(La2)<[5°3)S’
Le carbonate de cérium ne s’unit pas au car-
bonate d’ammonium, mais il donne, avec les carbonates de sodium et de potassium, les sels doubles suivants, obtenus par Jolin :
Le sel potassique, Ce2 (C O3)3 K2 C O3 + 3II2 O. — Le précipité que produit le sulfate céreux avec le bicarbonate de potassium se transforme au contact d’un excès du dernier sel, au bout de quelques jours, en aiguilles minces, ayant un éclat argentin.
Le sel sodique Ce2(C03)H-2Na2C03-j-2H20 est un précipité amorphe et compact, très peu soluble dans un excès du carbonate de sodium.
Oxysels cénEux a acides onGANiQUES. — Formiale céreux, Ce2 (CH O2)6. — Il se précipite par l’addition du formiate d’ammonium au sulfate céreux. Poudre blanche, légère, peu soluble (1 p. dans 360 p. d’eau). Chauffé, il projette une fumée brûlante formée d’oxyde (Jolin).
Acétate céreux, Ce2 (C2 II3 O2)6 -f 3 H2 O. — Masses arrondies de petits cristaux soyeux, plus solubles dans l’eau froide que dans l’eau chaude (Lange, Crudnovvicz, Jolin).
Propionate céreux, Ce?(C3H502)6 + 6U20. — Cristallise par l’évaporation, sur l’acide sulfurique, sous forme d’aiguilles incolores [Cleve, Recherches inédites ].
Oxalate céreux, Ce2(C204)3 + 9 II2 O. — Poudre blanche, cristalline, presque insoluble dans l’eau pure, peu soluble dans les acides étendus (Jolin). Beringer, Rammelsborg, Mayer et Jolin ont indiqué la composition, exprimée par la formule ci-dessus. D’un autre côté, Erk et llolzmann indiquent que le sel contient 12 II2 O.
L’oxalate se dissout très peu dans une solution bouillante d’oxalate d’ammonium (Bunsen) ; il ne parait pas former un sel double avec l’oxalate de potassium (Jolin).
Succinate céreux, 2 [Ce2 (C4 H4 O4)3] -]- 9 H2 O.
— Précipité blanc et cristallin, soluble dans les acides et dans le succinate d’ammonium (Crudnowicz).
Tartrate céreux, Ce2 (C4 II4 O6)3 9 H2 O. —
Précipité amorphe et volumineux , très soluble dans les acides, dans les alcalis et dans les tartrates alcalins. Le paratartrale possède la même composition que le tartrate, auquel il ressemble (Crudnowicz).
Citrate céreux, Ce2 (C6 II8 O7)2 + 7 H2 O. — Précipité d’abord volumineux, puis cristallin, soluble dans les acides, même dans l’acide citrique et dans le citrate de sodium, mais non dans le sulfate céreux (Crudnowicz). La solution du sel neutre dans l’acide citrique dépose, par l’évaporation, un sel acide sous forme d’une masse gommeuse (Berzelius).
Benzoate céreux, Ce2 (C7 II5 O2)6 + 6 H2 O. — Poudre grenue et cristalline, peu soluble dans l’eau, très soluble dans les acides et dans un excès de sulfate de cérium, insoluble dans un excès de benzoate d’ammonium (Crudnowicz).
Hippurate céreux, Ce2(C9Il3AzOs)6 + 8H20.
— Aiguilles microscopiques, très solubles dans les acides, môme dans l’acide hippurique, dans le sulfate céreux, mais insolubles dans les hippurates alcalins (Crudnowicz).
Picrate céreux. Ce2 fC« II2 (Az O2)3 0]« -f 18 H2 O.
— Forme de grands prismes striés et aplatis, très solubles dans l’eau chaude. Le sel fond en une huile avant de se dissoudre dans l’eau bouillante. Il est explosif [Clève, Recherches inédites ].
OXYSELS CÉniQUES.
Les formules des oxydes céreux et cérique ayant été changées, il est évident que les sels qu’on avait autrefois envisagés comme des sels céroso-cériqucs sont en panie de véritables sels cériques.
CÉRIUM. — 443 — CÉRIILIGNONE.
Sulfate cérique. — L’oxyde cériquo subit par la dissolution dans l’acide sulfurique concentré une réduction partielle, accompagnée d’un dégagement d’oxygène ozonisé. La solution dépose par cristallisation d’abord des cristaux rouges hexagonaux d’un sel céroso-cérique, dont la forme cristalline a été examinée par M. Rammelsberg [Poggeml. Ann., t. CV11I, p. 45]. Les analyses par Hermann, Rammelsberg, Crudnowicz, Zschiesche et Erk s’accordent le mieux avec la formule Ce* (S O*)» + 3Ce(SO>)* + 31H*0, proposée par Jolin, pas si bien avec la formule Ce*(S04)3 + 2 Ce (S O4)* -f 24 H* O, proposée par Mendeléjeff.
L’eau mère de ce sel abandonne un sel jaune en cristaux grenus, le sel neutre normal
Ce (S O1)* + 4 H* O.
Les solutions de ces deux sels sont décomposées par l’eau : il se dépose un sel basique, soluble, d’après Mosander, dans 2500 parties d’eau. C’est un précipité caillebotté ou floconneux, dont l’eau bouillante extrait de l’acide sulfurique. Sa composition paraît correspondre à la formule
(Ce O) 4 ^ (OH)** + 5H8°-
Sulfate cérico-polassique. — La formule de ce sel décrit (t. I, p. 797) est
Ce (S O4)* + 2 K* S O4 -f 211*0.
Les précipités qu'on obtient avec le sulfate potassique et le sulfate céroso-cérique , sont à envisager comme des mélanges de ce sulfate cérico-potassique avec du sulfate céroso-potassique.
Sulfate cénco-ammonique. — Par l’évaporation de la solution des sels simples, on obtient d’abord de petits cristaux jaunes
Ce* O3, 6 Ce O*, 1 2 Am* 0, 27 S O3 -f- 12H*0.
L’eau mère dépose de grands cristaux clinorhombiques et trichroïques
Ce (S O4)* -f- 3 Am* S O4 + 3 H* O,
dont la forme cristalline a été décrite par Rammelsberg.
Azotate cérico-ammonique. — Obtenu par Holzmann (t. I, p. 798), il a pour formule
2 Ce (Az O3)4 + 4 Am Az O3 + 3 II* O.
Les azotates doubles de magnésium, de zinc et de nickel (t. I, p. 798), ne sont, d’après les recherches de Rammelsberg et de Zschiesche, autre chose que des sels céreux (décrits p. 790), mais souillés d’un peu d’eau mère contenant de l’oxyde cérique.