C« H2 (OC2 II3)2 O
On obtient l’éther diéthylé du pyrogallol en chauffant 1 mol. de ce corps, 3 mol. do potasse et
3 mol. d’éthylsulfate de potassium. Le produit de
la réaction est saturé par de l’acide chlorhydrique, l’alcool est chassé par distillation au bain-marie et le produit est épuisé par l’éther. Le résidu de l’évaporation de l’éther forme une huile brune d’une forte odeur créosotée; on la lave à l’eau pour enlever le pyrogallol et l’on traite par la soude. L’éther triéthylé n’est pas dissous, tandis que les deux autres éthers se dissolvent; l’éther diéthylé cristallise dans l’alcool dilué en cristaux fusibles à 79°; par oxydation, il donne de l’éthylcérulignone, qui est insoluble dans l’eau et l’éther ; soluble dans l’alcool d’où elle cristallise en longues aiguilles d’un rouge sang avec reflets métalliques. Elle se dissout dans l’acide sulfurique concentré avec une belle coloration bleue ; avec l’acide sulfureux et les autres corps réducteurs, elle se transforme en hydroéthylcérulignone C20II2(:O6, insoluble dans l’eau, très soluble dans l’éther. A. Kopp.
CÉRYLIQUE (ALCOOL) — Il existe sous forme d’éther cérotique et palmitique dans la partie soluble dans le chloroforme de la cire de pavot (O. Hesse); Maskclyne l’a rencontré dans la cire de carnauba.
D'après Kessel, la cire brune du Ficus gummiflua de Java, qui fond entre 00 et 70°, contient une substance cristalline, peu soluble dans l’éther, qui possède la composition C211I660 de l’alcool cérylique, mais qui fond à 02° déjà. L’éther acétique de cet alcool fond à 57°. La cire renferme en outre une matière très-soluble dans l’éther, de le formule C15H30O, qui cristallise en petits mamelons, fusibles à 73°; enfin on y trouve une quantité notable de matière colorante brune, soluble dans l’eau bouillante [Fr. Kessel, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 2112].
CÉSIUM. — Extraction. — Pour extraire le césium et le rubidium de la lépidolithe, Stolba attaque le minerai par l’acide sulfurique et le fluorure de calcium. Après expulsion de l’excès d’acide, le résidu est épuisé par l’eau bouillante et la solution < s', additionnée de carbonate potassique; par le refroidissement de la liqueur filtrée, il cristallise de l’alun potassique, accompagné des aluns de césium et de rubidium [Dingler's polyt. Jnurn., t. CXCV1I, p. 336J.
Locoq de Boisbaudran attaque la lépidolithe de la même manière, mais le produit de l’attaque est débarrassé de la chaux et des métaux par les procédés ordinaires, puis le césium et le rubidium sont précipités par le chlorure de platine [Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 551].
Des procédés analogues ont été proposés par Sharples [Amer. ChemPt, 1873, p. 453] et par Peterson [IJingler's polyt. Journ., t. CCXXIV, p. 170; Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 417J.
La séparation du césium et du rubidium peut être effectuée par le chlorure slannique, qui forme, avec le chlorure de césium, un sel double peu soluble, tandis qu’il ne précipite pas le chlorure de rubidium; on purifie le chlorostannate
I de césium par cristallisation [Stolba, Dingler's polyt. Journ., t. CXGVI1I, p. 225; — Sharples, loc. cit.].
Poids atomique. 77 Les déterminations de R. Godeffroy, qui a étudié un grand nombre de combinaisons du césium, assignent à ce métal le poids atomique 132,0, peu éloigné de celui qui avait été admis jusque-là, c’est-à-dire 133 [Liebia’s Ann. Chem., t. CLXXXI, 170].
Solubilité des sels de césium. — Il résulte de la comparaison de la solubilité des sels alcalins, que Godeffroy a résumée dans un tableau [Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 1365; Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 561], que les sels simples de césium sont les plus solubles des sels alcalins, tandis que les sels doubles sont les moins solubles.
Chlorure de césium. — D’après R. Godeffroy, il n’est pas déliquescent et sa forme cristalline ne parait pas appartenir au système cubique. Suivant les observations de Streng, il cristallise en rhomboèdres, dont les faces sont fortement arrondies.
Le chlorure de césium forme un grand nombre de sels doubles, qui ont été étudiés par Godeffroy [Arch. Pliarm., (3), t. IX, p. 343: XII, p. 47; Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 375, et 1875, p. 9]. Ces sels sont insolubles ou peu solubles dans l’acide chlorhydrique concentré, solubles et cristallisables dans l’acide étendu et dans l’eau.
Chlorure de césium et d'antimoine,
S b Cl3, 6Cs CI.
— Précipité cristallin, obtenu en ajoutant un sel de césium à une solution étendue de trichlorure d’antimoine dans l’acide chlorhydrique concentré. Il cristallise dans l’acide chlorhydrique étendu en cristaux bien formés, durs, inaltérables à l’air. L’eau pure le décompose.
La réaction qui produit ce sel est plus sensible que celle qu’on obtient avec le chlorure stannique.
Chlorure de césium et d’étain,
SnCl4, 2 CsCl.
—Cette combinaison, peu soluble dans l’acide chlorhydrique concentré, a été découverte par Sharples (loc. cit.). Elle a été signalée à l’occasion de la séparation du césium et du rubidium (voir t. Il, p. 1373). Elle cristallise en octaèdres réguliers ou en cristaux offrant les faces p et a1. Densité des cristaux à 20°, 5 = 3,3308 [F. Stolba, Dingler’s polyt. Journ., t. CXCV1II, p. 225].
Chlorure de césium et de manganèse,
MnCl*, 2 CsCl.
— Précipité cristallin produit en présence de l’acide chlorhydrique concentré. Il est très soluble dans l’eau et dans l’acide chlorhydrique étendu. L’évaporation lente de sa solution aqueuse le fournit en cristaux volumineux, d’un rouge pâle, renfermant trois mol. d’eau de cristallisation.
Enfin lc3 eaux mères chlorhydriques du précipité primitif, qui est anhydre, donnent, par l’évaporation lente, de petits cristaux clinorhombiques rougeâtres, qui ont pour composition
2 (Mn Cl2, 2 CsCl) + 5 H2 O.
Chloraurnte de césium, Au Cl3, CsCl. — Petites aiguilles d’un jaune rougeâtre, moins solubles ue celles de rubidium dans l’eau, dans l’alcool et ans l’éther.
Chloropalladite de césium, PdCl2, 2 CsCl. — Précipité jaune, cristallisable dans l’eau froide en faisceaux d’aiguilles d’un rouge brun. L’eau bouillante décompose ce sel, en précipitant du palladium.
Chloroplatinite de césium, Pt Cl2, 2 CsCl. —
CESPITI NE. — hk 7 — CHÀVIGINE.
Ce sel se produit lorsqu’on chauffe jusqu’à fusion le chloroplatinite de césium avec de l’acide oxalique ou dans un courant d’hydrogène, reprenant par l’eau et évaporant la solution. Il se dépose en longs prismes clinorhombiques, inaltérables à l’air, d’un rouge foncé par transparence et d’un jaune vert par réflexion. Il est soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool. 1Ü0 parties d’eau en dissolvent 3p,4 à 20° et 12p,1 à 100'1 (Godeffroy).
R. Godeffroy a encore obtenu les sels doubles suivants sous la forme de précipités cristallins, insolubles dans l’acide chlorhydrique concentré, solubles dans l’eau et cristallisables par l’évaporation :
Fe2Cle 6CsCl.
Bi Cl3 GCsCl.
ZnCP ,2CsCl.
Cd Ci2 .2CsCl.
HgCl2 ,2CsCI.
Cu CP.2CsCl.
Ni C1J .2CsCl.
Fluosilicate de césium, Si Fl6Cs*. — Précipité amorphe, devenant peu à peu cristallin, anhydre à 100°. Il cristallise de sa solution aqueuse bouillante en petits cubo-oclaèdres. Il est plus soluble que les fluosilicates de potassium et de rubidium. Il n’exige que ICO parties d’eau froide our se dissoudre, et beaucoup moins d’eau ouillante. 11 est insoluble dans l’alcool [A. Preis, Journ. prakt. Chem., t. GUI, p. 419].
Silicotungstate de césium. — Voir t. II, p. 533.
Ed. Willm.
CESPITINE, C6 Ilia Az. — Cet alcaloïde isomère avec l’amylamine et présentant le caractère d’une base tertiaire, prend naissance en même temps que des bases pyridiques dans la distillation sèche de la tourbe d’Irlande. La cespitinc bout à 95°, se dissout dans l’eau, présente une consistance légèrement huileuse et une odeur forte et désagréable.
L’iodure d'éthyle à 180° ne donne pas de dérivé éthylique, mais un iodure d’ammonium quartenairc.
Chloroplatinate de cespitine,
(C6 H13 Az. II Cl)s P t Cl4.
— Beau sel rouge orangé, perdant comme les sels pyridiques correspondants de l’acide chlorhydrique, quand on le soumet à une ébullition prolongée avec de l’eau, et se transformant en dérive cespityl-platinique fVV. Church et W. Owen, Journ. prakt. Chem., t. LXXXI11, p. 224].
CETENE, Cl« 1132 (v0yez t. j) p> §08). D’après les recherches de Elissafof, le cétène ne serait pas un carbure unique, mais un mélange de plusieurs hydrocarbures de la formule C’1 II2n . [Bull. Soc. ch un., t. XXI, p. 303 et 416]. Lasarenko a soumis le cétène obtenu par l’action de l’anhydride phosphorique sur l’alcool cétylique, à une nouvelle étude, et il l’envisage comme une espèce chimique. D’après cet auteur, le cétène est peu soluble dans l’alcool. Traité par l’anhydride sulfurique, il fournit l'acide cétène-sulfonique, G16 II31 S O3 H. Cet acide constitue une masse cireuse, fusible à 18°, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther. Son sel de potassium C10 H31. S O3 IC cristallise en lamelles brillantes, fusibles à 105-110°, solubles dans l’eau. Les sels d'argent, de baryum, de cuivre, de ntokel, de magnésium et de strontium sont cristallisés.
CÉTÈNE-SULFOXIQUE (ACIDE),C<«II33S03.
— Voyez Cétène.
CÉTYEE (IIYDRURE DE) C«H3E — (Syn.
d'hydrure de palmityle ). Voyez t. II, p. 733.
CRTYLIDE. — Voyez CénéuniNE, p. 440.
CETYLIQUE (ALCOOL), C13II3*0. — Voyez
t. I, p. 810. — Cet alcool se forme en même temps qu’un carbure C8II16, lorsqu’on distille l’acide sébacique avec de la baryte caustique [Schorlemmer, Deulsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 500; Bull. Soc. chim. , t. XIV, p. 262J.
A la température du rouge, l’alcool cétylique fournit du propylène [Cahours, Compt. rend., t. XXXI, P- 142J.
CF.TYLIQUES (COMPOSES). —Voyez t. I, p. 811. Cyanure de cétyle. —Il se forme lorsqu’on chauffe le chlorure ou Tiodure de cétyle avec le cyanure de potassium ou d’argent, ou mieux encore lorsqu’on chauffe le cétylsulfate de potassium avec le cyanure de potassium à 140-200°. On le sépare du produit de la réaction au moyen de l’éther. D’après Kohler, il fond à 53°; Heintz affirme qu’il est liquide.
Azotate de cétyle, Cl6H33Az03. — On obtient ce corps en introduisant de l’alcool cétylique pulvérisé dans le mélange nitro-sulfurique, précipitant par l’eau, et en lavant le produit huileux par l’eau. Il constitue une huile peu soluble dans l’alcool froid, soluble dans le chloroforme, l’éther et le sulfure de carbone. Il possède une densité de 0,91; entre 10-12°, il se prend en aiguilles [Champion, Compt. rend., t. LXXIII, p. 573].
Borate de cétyle, (C16H33)BoOs. — On obtient ce corps en chauffant l’alcool cétylique avec l’anhydride borique, et en épuisant le produit par l’éther. C’est une masse cristalline blanche, fusible à 58° [Bechi, Compt. rend., t. LXII,
CEVADINE. — Dans un travail récent sur les alcaloïdes de la graine de cévadille, Wright et Luff distinguent la vératrine de Couërbe de la vératrine de Merck, et donnent à cette dernière le nom de cévadine. La sabadilline de Weigelin (t. II, p. 1386) est désignée sous le nom de cévadilline [C.-R.-A. Wright et A. -P. Luff, Journ. chenu Soc., 1878, t. XXXIII, p. 338].
CEVINE ET CÉV1LLIXE. — La vératrine de Merck (cévadine de Wright et Luff) est dédoublée, d’après ces deux derniers auteurs, par la soude alcoolique et bouillante en acide méthylcrotonique, et une nouvelle base, la cévine. La sabadilline de Weigelin (cévadilline de Wright et Luff) fournit dans les mêmes conditions la cévilline.
CH A ECOUTE (Min.). — Voyez Toebernite.
CIIALCOM ORPH1TE (Min.). — Silicate hydraté de chaux avec un peu de magnésie. Se trouve dans les cavités d’un calcaire emprisonné dans la lave au lac de Laach (Prusse rhénane) et à Niedermendig. Hexagonal. Clivage basal parfait.
Caractères. — Soluble dans l’acide chlorhydrique avec séparation de silice gélatineuse. Au chalumeau, se gonfle et fond sur les bords.
Dureté, 5. Densité, 2,5.
CIIALCOPYRRHOTIXE, Blomstrand (Min.).
— Pyrrhotine cuprifère trouvée à Nya-Kopperbeg (Suède), avec chondrodite. Sa composition peut être représentée par la formule Fe1CuS6.
CHALYLITE (Min.). — Variété compacte, brun rouge, de Thomsonite, d’Onegore-Mounts, Antrim (Ecosse).
CIIAMASITE (Min.). — Fer nickelé, renfermant jusqu’à 23 «/„ de nickel, trouvé dans les fers météoriques.
CIIAVICINE. — D’après R. Buchheim, le poivre renferme, en môme temps que de la pipérine, une substance plus soluble dans l’alcool, l’éther et l’essence de pétrole : c’est la chavicine. Elle ne cristallise pas. La potasse alcoolique bouillante la transforme en pipéridine et en acide chavicique, incristallisable. Ces composés n’ont, pas été étudiés [Neues Rep. Pharm.,t. XXV, p. 335],
CHAVICIQUE (ACIDE). —443— CHLORAL.
CIIAVICIQEE (ACIDE). — Voy. Chavicine.
CliÉl.ÉKY'i hhixe. — Cette matière retirée du chelidonium mains, est identique avec la sanguinarine (voy. 1. II, p. 1431].
Cil ÉLI DOMINE , C20H19Az3 O3 + H2 O, ou peut-être plutôt CiUD'Az303 + II20. — Alcaloïde qui existe dans toutes les parties de la grande chélidoiue ( Chelidonium majas), et qui y accompagne la sanguinarine (t. Il, p. 1432); elle se trouve notamment accumulée dans la racine [Godefroy, Journ. de Pharm.. décembre 1824; — Probst, Ann. Chem. Pharm., t. XXIX, p. 123; Reuling, ibid., t. XXIX, p. 131; — Will, ibid., t. XXXV, p. 143].
Préparation. — On épuise la racine de chélidoine avec de l’eau acidulée d’acide sulfurique, on précipite la solution par l’ammoniaque et l’on dissout le précipité dans l’alcool aiguisé d’acide sulfurique; l’alcool ayant été chassé par la distillation, on précipite de nouveau par l’ammoniaque. On obtient ainsi un mélange de chélidonine et de sanguinarine que l’on sépare à l’aide de l’éther, qui dissout principalement la sanguinarine. Le résidu est dissous dans la moindre quantité possible d’acide sulfurique étendu et additionné ensuite de deux volumes d’acide chlorhydrique concentré ; au bout de quelque temps, il se dépose à l’état grenu du chlorhydrate de chélidonine qu’on lave à froid et que l’on décompose en le mettant en digestion avec de l’eau ammoniacale. La chélidonine mise en liberté est purifiée par cristallisation lente dans l’alcool aqueux (Probst).
Propriétés. — La chélidonine est en petites tables incolores ou en aiguilles incolores et brillantes, insolubles dans l’eau, solubles dansl’alcool et l’éther; La base précipitée de ses sels constitue un dépôt blanc volumineux amorphe, devenant cristallin au bout de quelque temps. Les cristaux perdent à 100° 1 molécule d’eau et fondent à 130°. Les acides sulfurique et nitrique décomposent profondément la chélidonine; l’acide sulfurique nitreux la colore en vert, et, à 150°, en vert olive (Dragendorff). Mise en suspension dans une solution sucrée et additionnée peu à peu d’acide sulfurique, elle donne une coloration rouge violacée (Schneider).
Sels de chélidonine. — Cet alcaloïde offre une réaction alcaline et forme des sels bien définis, cristallisés pour la plupart. Leur saveur est amère, leur réaction acide, et les sels à acide faible perdent par évaporation une partie de celui-ci.
Acétate. — Très soluble dans l’eau et dans l’alcool, se desséchant en une masse gommeuse.
Azotate. — Cristaux assez volumineux, peu solubles.
Chlorhydrate. — Fines aiguilles, solubles à 18° dans 324 p. d’eau.
Chloroplatinate, (C20 II19Az3 O3, H Cl)2, Pt Cl4. — précipité d’un beau jaune, d’abord floconneux, mais devenant grenu et cristallin avec le temps.
Phosphate. — Cristallise aisément ; fort soluble dans l’eau et l’alcool, insoluble dans l’éther.
Sulfate. — En soumettant à l’évaporation lente sa solution dans l’alcool absolu, on l’obtient à l’état cristallisé; fort soluble dans l’alcool et dans l’eau. Il fond entre 50 et 60°. A. Ilenninger.
C1IEI.M SFOR DITE (Min.). — Warnerite d’un violet pôle de Chelmsford (Mass.).
CIIEXOPODINE. — Reinsch avait donné ce nom à une matière azotée cristallisable qu’il avait extraite du suc de jeunes plants de Chenopodium album, et dont il avait observé en outre la formation dans la putréfaction de certains jus végétaux et du fromage. D’après Dragendorff et Gorup-Besanez, la chénopodine ne serait autre que de laleucine [H. Reinsch, Chem. Centraltbl .,
1864, p. 576; 1868, p. 32; — Gorup-Besanez, üeutsch. chem. Cesellsch., 1874, p. 147].
CIIEHOKIXE (Min.). — Pyromorphite blanc de lait ou rosâtre, en petits prismes, trouvé à Canton Mine, Cherokee C° (Géorgie).
CI1ILENITE (Min.). — Syn. : Argent bismuthal. Ag6 Bi. Amorphe, grenu, blanc d'argent, devenant jaune à la surface, trouvé à la mine de San-Antonio (Copiapo).
Clll M A P 11 Y 1.1 N K, — Cette matière a été retirée de l’extrait alcoolique des feuilles d epyrola ou de Chimaphyla umbellata, au moyen du chloroforme. On l’obtient également par la distillation de ces plantes avec de l’eau. Elle est en lamelles jaunes dorées, peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool, l’éther, le chloroforme et les huiles grasses [Fairbank, Amer. Journ. of Pharm., t. X.XXII, p. 254].
CIIIRATIX E, C2G11480>5. — Matière amère, jaune et résineuse, extraite par Hohn des tiges de VOplielia chirata; elle est très soluble dans l’alcool et l’éther, et se dédouble par l’acide chlorhydrique étendu en chiratogénine, C13 H24 O3, matière amère, brune et amorphe, et en acide ophélique, C13H20O10, acide incristallisable, réduisant la liqueur de Fehling. Toutes ces formules manquent de contrôle [H. Hohn, Arch. Pharm., t. CXXXIX, p. 213].
CHITIXE (voyez t. I, p. 854). — Lorsqu’on fait bouillir la chitine avec de l'acide chlorhydrique concentré, on la transforme en chlorhydrate de glucosamine
C O H (C H - O H)4 C H2. Az H2, H Cl.
Cette transformation s’accomplit plus facilement en présence d’une certaine quantité d’étain, que l’on sépare ensuite du liquide au moyen de l’acide sulfhydrique [G. Ledderhose, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 1200; Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 413 ; Zeitschr. pliysiol. Chem., t. II, p. 213], On obtient en glucosamine jusqu’à 75 °/o du poids de la chitine, et il ne se forme en outre que de l’acide acétique et une trace d’un acide plus riche en carbone. En admettant pour la chitine la formule ClsH26Az2010, on pourrait représenter le dédoublement par l'équation suivante :
2C16lI2GAz2010 + 6I120 = 4C6 H13Az05 + 3C2 H4 O2.
CHLADÉXITE (Min.) — Enstatite pure, trouvée dans les pierres météoriques.
CIILORACÉTÈNE. — Le corps que Harnitz- Harnitzky avait obtenu en faisant agir le chlorure de carbonyle sur l’aldéhyde, et décrit sous le nom de chloracétène (t. 1, p. 855), n’existe pas, d’après les recherches de Kekulé et Zincke [Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 129]. Malgré de nombreuses expériences, ces deux savants n’ont obtenu, dans la réaction indiquée, qu’un mélange d’aldéhyde et de paraldéhyde, le chlorure de carbonyle ayant agi comme simple agent de polymérisation, à la manière du gaz chlorhydrique et d’une foule d’autres corps. Il est donc plus que probable que le chimiste russe a eu entre les mains un mélange de ce genre.
ClILORAI,. — Le chloral peut être obtenu par l’action d’un courant de chlore sur l’aldéhyde en présence de fragments de marbre. Pinner admettait qu’il était nécessaire de soustraire l’aldéhyde à l’action de l’acide chlorhydrique formé [Pinner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 256. A. Wurtz et Vogt [Compt. rend., t. LXXIV, p. 777], l’ont obtenue par l’action du chlore sur la chloréthyline d’éthylidène, en présence d’une petite quantité d’iode; il se forme d’abord le composé
CHLORAL
CHLORAL
ou éther tétrachloré, qu', chauffé à 100° avec de l’eau, fournit le chloral. 11 est probable que tel e est la série des réactions qui s effectuent dans la «réparation du chloral : transformation de 1 alcoof en aldéhyde, puis en chloroéthyline, par l’action de l’acide chlorhydrique forme, et enfin en éther tétrachloré. En effet, Stas a constate dans les produits de l’action du chlore sur 1 alcool la présence de l’aldéhyde, et Lieben celle de l’acétal trichloré