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CC1S-CH (C<°II

Elle est fusible à 156" [Grabowski, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 298|.

Le thymol laissé un certain temps au contact du chloral en présence d’acide sulfurique, s’y combine en formant le composé

CCI3 -Cil (C»H“.OB)!

[Jaeger, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 11931.

Enfin, les solutions d’hydrate de chloral précipitent l’albumine en formant une combinaison imputrescible (Personne).

Action physiologique. — O. Liebreicb partant, de cette idée que le chloral devait se dédoubler dans le sang en formiate et en chloroforme, eut en 1869 l’idée de l’employer comme anesthésique. En effet, l’hydrate do chloral procure un sommeil, mais dans lequel la sensibilité n’est pas suspendue, à moins que la dose n’ait été excessive [O. Liebreich, Compt. rend., t. LXIX, p. 4861. On ne peut plus admettre aujourd’hui que le chloral agisse comme « la chloroformisation la plus lente que l’on puisse imaginer (Richardson). » Bouchut a admis le premier que le chloral agissait en vertu d’une action propre et non par ses produits de dédoublement, et Mllc Tomaszevick a pu en constater la présence dans l’urine. Enfin, Musculus et de Mering constatèrent de plus, dans ce liquide, la présence d’un acide particulier C'IlI'*CI*Of, qu’ils appelèrent acide urochloralique, très soluble dans l’eau et l’alcool, réduisant les sels de cuivre et de bismuth, et exerçant le pouvoir rotatoire à gauche [Musculus et de Mering, Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 486].

Les effets physiologiques du chloral peuvent être divisés en trois périodes : la première, celle d’excitation, pouvant aller jusqu’au délire, est marquée par l’accélération du pouls et l’accroissement de tension vasculaire; la deuxième, celle d’hypnotisme, que l’on recherche dans l’emploi thérapeutique du chloral, est caractérisée par un sommeil profond accompagné de résolution musculaire, de coloration des téguments et de resserrement de la pupille; la sensibilité est émoussée, mais non abolie ; enfin, la dernière.

CHLORAL BUTYLIQUE. — 452 — CHLORAL BUTYLIQtlÊ.

celle de stupeur, amène l'anesthésie complète, l’affaiblissement des contractions cardiaques, le ralentissement de la respiration et un faible abaissement de température. Le meilleur antagoniste du chloral est la strychnine, ou, à un degré moindre, l’ésérine.

Fauret admet que l’anesthésie produite par le chloral provient du dédoublement du formiate en oxyde de carbone dans le sang. Feltz et Ritter ont constaté que le sang des animaux chloralisés est plus rouge et ne fixe plus la quantité normale d’oxygène. M. Hanriot.

CHLORAL BUTYLIQUE, O II8 Cl3 O. — Préparation. — On fait passer un courant lent de chlore dans de l’aldéhyde maintenue dans un mélange réfrigérant. On laisse peu à peu le liquide s’échauffer et l’on finit par le porter à 100" dans un ballon muni d’un réfrigérant ascendant. Lorsque le courant de chlore a duré vingt-quatre heures, l’aldéhyde est transformée en un liquide épais, brun, recouvert d’eau chargée d’acide chlorhydrique. Ce liquide, soumis à la distillation, passe de 90 à 200°, la majeure partie entre 100 et 180°. 11 reste dans la cornue un charbon très volumineux. Pour purifier le liquide distillé on l’agite avec de l’acide sulfurique et l’on distille la couche supérieure qui passe de 163-165° fKraemer et Pinner, Deutsch. chetri. Gesellsch., 1870, p. 383].

On obtient ainsi un liquide oléagineux, incolore, (jui présente la composition C4HSC130. Les premières analyses de ce corps avaient donné des résultats qui pouvaient aussi bien se rapporter à la formule C4H3C130, celle du chloral crotonique. Kraemer et Pinner adoptèrent d’abord ! cette dernière formule admettant que l’aldéhyde se transformait en aldéhyde crotonique par l’action de l’acide chlorhydrique, et que le chlore agissait par substitution sur celle-ci. Plus tard, Pinner revint à la première formule pour les raisons suivantes :

1° De nouvelles analyses concordaient mieux avec la formule C4H5C130;

2° L’aldéhyde monochlorocrotonique absorbe le chlore sans dégager une quantité notable d’acide chlorhydrique, en donnant naissance au chloral butylique,

C4H°C10 + Cl2 = O H5 Cl3 O j

3° L’acide monochlorocrotonique chauffé à 100° fut soumis à l’action d’un courant de chlore ; il se produisit de l’acide trichlorobutyrique, identique avec celui dérivé du chloral butylique;

4° L’action de l’argent sur ce même acide trichlorobutylique, reproduit l’acide monochlorocrotonique [Pinner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 15611.

Dans la préparation du chloral butylique, on obtient comme produits accessoires du chlorure d’éthylidène, du dichloracétal, de l’éther acétique, de l’aldéhyde monochlorocrotonique et un corps huileux, bouillant de 215 à 220° et répondant à la formule G6 H9 Cl3 O (Voyez Ciii.oitAi, hexylique.) [Pinner, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1877, p. 1321]. Ces produits sont les mêmes que ceux que l’on obtient dans la préparation du chloral ordinaire, ce qui ne peut surprendre puisque dans cette préparation les premières bulles de chlore ont pour effet de produire de l’aldéhyde.

Action de l'eau. — Le chloral butylique attire fortement l’humidité de l’air; il se combine avec l’eau en donnant un hydrate C4H5C180, B20, peu soluble dans l’eau froide, assez soluble à chaud, soluble dans l'alcool sans décomposition, distillant avec la vapeur d’eau. Cette yapeur est très irritante.

Les solutions alcalines le décomposent à froid , en produisant du chloroforme propylique qui |

n’est pas stable et perd de l’acide chlorhydrique en donnant du propylène dichloré

C41I6C130 + KH0=CH02K-]-C3H8Cl3 C3H8C13 = I1C1 + C3II4C12.

Celui-ci bout à 78° et peut fixer deux atomes de brome en donnant le bromure de dichloropropylène.

Action du perchlorure de phosphore. — Lorsque l'on chauffe au réfrigérant ascendant du chloral butylique et du perchlorure de phosphore, puis que l’on distille le produit de la réaction, on obtient, vers 200°, du butylène tétrachlorë C4 H ''Cl4 [E. Judson, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 782].

Action des réactifs oxydants. — Lorsque l’on soumet le chloral butylique à l’action de lucide nitrique froid, il se transforme peu à peu en acide trichlorobutyrique. C’est un liquide bouillant à 234-236°, se concrétant en aiguilles incolores, radiées, fusibles à 44°, solubles dans vingtcinq fois leur poids d’eau. Sa composition correspond à la formule C4H8C1302.

Le sel de potassium s’obtient en saturant à froid l’acide libre par du carbonate de potassium. Il forme des prismes hygroscopiques peu solubles dans l’alcool et dans l’éther.

Le sel d’ammonium, C4B4Cl302(AzB4), cristallise dans l’alcool en lamelles incolores, solubles dans l’eau et l’alcool, peu solubles dans réther.

Le sel de plomb, (C4 H4Cl302)2Pb + 2 II20, s’obtient en saturant l’acide libre par le carbonate de plomb; il est soluble dans l’alcool et dans l’éther et se dépose de sa solution éthérée sous forme d'un faisceau d’aiguilles radiées.

Le seld’ argent, C4H4Cl3Os.Ag, s’obtient en ajoutant à une solution de l’acide libre de l’oxyde d’argent pour enlever l’excès d’acide chlorhydrique, puis de l’azotate d’argent et de l’ammoniaque. C’est un précipité cristallin que l’eau bouillante décompose avec dégagement d'acide carbonique. Il se forme un liquide lourd oléagineux, bouillant à 78°, probablement identique avec le propylène dichloré que Kraemer et Pinner ont obtenu par l’action de la soude sur le chloral butylique

C4H4CI302. Ag

= C3H4C12 + AgCl + CO2.

V éther éthylique, C4H4C1302. C2H3, s’obtient en chauffant à 100° en tubes scellés, l’acide libre avec de l’alcool. Il se forme deux couches. La couche inférieure, lavée à. l’eau, distille à 212". Elle possède une odeur aromatique.

Le perchlorure de phosphore réagit sur l’acide trichlorobutyrique lorsqu’on les chauffe ensemble pendant plusieurs jours à 120°. Le produit, soumis à la distillation fractionnée, donne un liquide incolore, passant de 162-166°. C’est le chlorure de trichlorobutyryle C4H4C130.C1. L’eau le décompose en régénérant l’acide trichlorobutyrique, l’alcool en fournissant l’éther déjà décrit: l’ammoniaque donne latrichlorobutyramide C4H4Cl3O.Azfl2. Ce sont des cristaux solubles dans l’eau bouillante et l’alcool, fusibles à 96° [E .Judson, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 782].

Traité par le zinc et l’acide chlorhydrique, l’acido trichlorobutyrique fournit de beaux cristaux d’odeur aromatique, fusibles à 100°, formés par l’acide monochlorobutyrique. L’amalgame de sodium lui enlève de l’acide chlorhydrique en donnant l’acide crotonique fusible à 76" [Kraemer. Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 790; — Sarnow, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 731].

Action de l’ammoniaque. — Le chloral butylique fortement refroidi et traité par un courant lent d’ammoniaque gazeuse, s’y combine en donnant une m%sse blgnche qui est le butylchloral-

CHLORAL BUTYLIQUE. — 453 — CHLORALI DES.

ammoniaque. Celui-ci, traité par l’aldéhyde benzoïque en solution alcoolique, donne après un contact très prolongé, des cristaux que l’on purifie par cristallisation dans l’éther. Ils constituent labutylidénimidetrichlorée C4 H5 Cl9 = AzII, fusible à 169-170° [R. Schifif, Deutsch. chem.

Le chloral butylique s’unit à l’uréthane en présence d’acide chlorhydrique, en formant une masse cristalline peu soluble dans l’eau, se déposant de sa solution alcoolique en prismes blancs, fusibles à 123-125°, décomposés par l’eau bouillante. Ils correspondent à la formule

C4H‘C|3<AzHCO.OC*H8

[Bischoff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p 628].

Action de l'acide cyanhydrique. — Le butylchloral se combine lentement à l’acide cyanhydrique; à la température de l’été, il faut plusieurs semaines; au bain-marie, la combinaison se fait en plusieurs jours; l’alcool facilite la réaction. Le produit formé se présente sous l’aspect d’une huile lourde qui, lavée à l’eau, ne tarde pas à se prendre en une masse formée de cristaux lamellaires, très solubles dans l’alcool et dans l’éther, peu solubles dans la benzine. Elle fond à 101-102°, bout à 230°, et se sublime déjà dans le vide au-dessous de 100°. Ce corps est représenté par la formule

CriI5Cl<°£

L’ébullition prolongée avec un acide étendu le transforme en acide trichloroxyvalérique,

en tables clinorhombiques ressemblant au gypse, presque insolubles dans l’eau froide, solubles dans l’alcool et l’éther, fusibles à 110° [C. Bischoff et Pinner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 208].

Traité par le gaz ammoniac, le chloral butylcyanhydrique laisse déposer du chlorhydrate d’ammoniaque et se transforme en amide monochlorocrotonique C*H*C10.AzHs, en grands cristaux transparents et incolores, fusibles à 112°, se sublimant dès 107°. La réaction peut être représentée par l’équation :

C;II5Cl3.OfI.CAz 4- 4 Az H3 = CVIIS Cl O. Az il2 + 2 Az II* Cl + AzHLCAz.

Le carbonate d'ammonium donne naissance au même composé, mais exempt de produits résineux.

L’aniline ne réagit pas sur le chloral butylcyanhydrique.

Chauffé avec un excès d’urée, le chloral butylcyanhydrique s’y combine en dégageant de l’acide chlorhydrique et en donnant l’urée monochlorocrotonique

AzH.C»H*C10,

fusible avec décomposition et volatilisation partielle vers 216°. r

i fr?1ltePai;cinq fois son poids d’acide sulfuriqu le chloral butylcyanhydrique perd de l’acii cyanhydrique. L’eau précipite un corps solub dans la benz.neet laligroïnc, qui est l’amide ti chloroxyvalenque ou trichlorovalérolactique.

Traité par 1 acetnte d’ammonium, le chlor butylcyanhydrique fournit des croûtes cristf lines qui sont l’imide trichlorobutyüdénique

C4lI8Cl3=AzII,

se décomposant en partie à la lumière, fusible à 16-1-165°, se décomposant a 192° [C. Pinner et Fr.

Klein, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1488J.

Action du cyanure de potassium. — Le cyanure de potassium réagit sur le chloral butylique en présence de l’alcool et fournit un éther oléagineux qui, distillé avec l’eau et séché, bout à la température de 176-178°. C’est l’éther monochlorocrotonique. Saponifié par l’acide chlorhydrique, il donne un acide fondant à 96° [Wallach et Bcehringer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 1539].

Action des hydrocarbures. — Lorsqu’on laisse longtemps en contact le chloral butylique et la benzine en présence de l’acide sulfurique, et que l’on verse le produit de la réaction dans l’eau, on obtient une masse cristalline que l’on fait recristalliser dans l’alcool. Ce sont des prismes incolores ayant pour composition

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