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CHRISTIAN I T E

CHOLESTÉRIQUE (ACIDE). - 480 —

C26 II42 (Az O2)'- O. La diuitrocholestérine fond à 120-121°.

Le chlorure de cholestéryle, traité de même, se transforme en chlorure de nitrocholestéryle , C26Hi2(Az02)Cl, qui cristallise dans l’alcool bouillant en aiguilles incolores, fusibles à 148- 149°.

isocholestêrine — Hartmann a montré que le suint renferme de la cholestérine; il contient en outre un isomère do cette substance, l’isocholestèrine. Pour l’isoler, on traite le suint par l’alcool bouillant; la cholestérine (15 °/0) se dissout, et le résidu renferme des acides gras et l’isocholestérine, que l’on peutsépareren la transformant en éther benzoïque [Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, 251].

L’isocholestérine fond à 137-138° et se volatilise sans altération. Elle cristallise dans l’acétone ou dans l’éther sous forme de fines aiguilles transparentes, tandis qu’elle se dépose de sa solution alcoolique sous forme d’une masse gélatineuse.

Le mélange de cholestérine et d’isocholestérine fond à 10 ou 15° plus bas que chacune d’elles isolément.

Traitée par le perchlorure de phosphore, l’isocholestérine se transforme en une masse brunâtre très fusible, qui, reprise par l’eau, laisse le chlorure d’isocholestérine C26H43C1, soluble dans l’éther, peu soluble dans l’alcool, insoluble dans l’eau.

Le chlorure d’acétyle la transforme en acétate d’isocholestérine, masse blanche, amorphe, soluble dans l’alcool.

Le benzoate d’isocholestérine, peu soluble dans l’alcool bouillant, est soluble dans l’acétone et l’éther d’où il se dépose en faisceau d’aiguilles brillantes. M. Hanriot.

CHOLESTÉRIQUE (ACIDE). — Voyez t. 1, p. 882, et Suppl., p. 352 et 479.

CIIOL ESTER ONE — Voyez t. I. p. 883.

CIIOI.ESTERY LÉXE. — Voyez t. 1, p. 883.

CHOLÉTÉLINE. — Voyez Bile, p. 354.

CHOL1NE. — Elle est identique avec la névrine.

CHOLOCHLORiNE. — Syn. de Biliveüdine.

CIIOLOÏDANIQUE (ACIDE). — 11 est identique avec l 'acide choléocampliorique (voir ce mot, p. 478).

CUONDRINE. — Voyez 1. 1, p. 884. — D’après les recherches de Schæfer, les enveloppes de différentes espèces de tuniciers, chauffées sous pression avecdel’eau, fournissentde la chondrine [Ann. Chem. Pharm., t. CLX, p. 330; Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 371].

En solution légèrement alcaline, la chondrine possède un pouvoir rotatoire de — 213,5°; après addition du même volume d’une solution de soude caustique, ce pouvoir devient — 552° [De Bary, Bull. Soc. chim., t. VI, p. 247].

La chondrine chauffée avec de l’hydrate de baryum, se dédouble en un mélangede composés amidés dans lequel il n’existe pas de glycocolle. Ce mélange est formé d’alanine, de butalanine, et d’acides amidés supérieurs de la formule

C» H!n - ‘ AzO2 et C" H2" - «AzO4

[Schützenberger et Bourgeois, Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 146].

Les acides concentrés et le suc gastrique dédoublent la chondrine en une matière que l’on a appelée chondroglucose. Les recherches récentes démontrent que ce chondroglucose est une substance azotée.

chondiioghicose [Syn. Acide chondroitique]. — ! Bœdecker avait obtenu cette substance en dédoublant la chondrine par l’acide sulfurique ou I par le suc gastrique. 11 l’avait envisagée comme

un glucose difficilement cristallisable et difficilement fermentescible. D’après Bœdecker, la fermentation de cette matière fournirait deux nouveaux glucoses, dont un seul serait fermentescible.

Pétri a soumis le chondroglucose à une nouvelle étude, et il a démontré qu’il est formé d’un mélange de deux acides azotés. Nous adoptons donc le premier nom de Bœdecker, acide chondroitique.

Pour préparer l’acide chondroitique, on fait bouillir de la chondrine avec de l’acide sulfurique à 1 °/0, en faisant traverser le liquide par un courant de vapeur d’eau. Lorsque toute la chondrine est décomposée, on a une liqueur opalescente, que l’on précipite par le carbonate de baryum pour enlever l’acide sulfurique; en même temps, une substance analogue à la syntonine se dépose. On enlève l’excès de baryte par l’acide sulfurique. Le liauide renferme encore des peptones que l’on précipité par le chlorure mercurique. Le liquide filtré additionné d’alcool fournit un dépôt que l’on lave à l’alcool, et que l’on dissout de nouveau dans l’eau. La solution est traitée par l’hydrogène sulfuré pour en éliminer le mercure, puis l’on précipite par l’alcool, on redissout dans l’eau et l’on répète la précipitation plusieurs fois.

Ainsi préparé, l’acide chondroitique est un précipité blanc formé de petites sphères. Lorsqu’on le laisse en contact avec l’alcool pendant longtemps, il perd de l’eau, devient transparent, et acquiert une structure cristalline. Ces cristaux sont ou des fines aiguilles ou des tables rhombiques.

La solution aqueuse d’acide chondroitique est visqueuse; elle offre une réaction acide et elle donne un précipité jaune avec le chlorure d’or. L’alcool et l’acétate de plomb la précipitent. Avec le tannin, le chlorure de platine et les sels d’argent et de mercure, elle ne donne pas de dépôt, mais, si on la fait bouillir avec les sels de ces métaux en présence d’un alcali, il y a réduction du sel métallique. Elle est lévogyre : [a]„= — 45°, 5 (de Bary).

Lorsqu’on fait bouillir sa solution avec du carbonate basique de cuivre, on obtient deux sels cuivriques; l’un d’eux reste dissous. La solution est acide et fournit par évaporation des aiguilles microscopiques vertes. Les alcalis colorent la solution en violet. L’autre sel est amorphe et insoluble dans l’eau, soluble dans les acides avec une coloration jaune, dans les alcalis avec une coloration violette. De ces deux sels on peut séparer les acides [R. Pétri, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 267. M. Wassermann.

CIIONDROARSENITE (Min.). - Petits grains translucides, jaunes ou rougeâtres, fragiles ; arséniate de manganèse hydraté avec un peu de chaux et de magnésie.

CHONDROUÉXE (MATIERE). — Substance fondamentale des cartilages que l’eau bouillante transforme en chondrine.

CHONDROGLUCOSE. — Voyez Chondmne.

CHONDROITIQUE (ACIDE). — Voyez Chon-

[MllNE.

CI1RISTI ANITE (Min.) [Syn. Philhpsite, Lévy, larmotome de Marbourg, harmotome de chaux]. — Silicate hydraté d’alumine de chaux et de notasse, dans lequel les rapports d’oxygène de R, R2) O : Al2 O3 : Si O2 : H2 O = 1:3:8: 5. Petits cristaux, presque toujours groupés en forme de ;roix, d’un blanc de lait, d’un éclat vitreux, se trouvant dans les cavités des rochers amygdaoïdes ou basaltiques et dans les lavos anciennes sur la côte ouest d’Islande, à Stempel, pies Vlarbourg, au Kaiserstuhl, etc.

Caractères • — Fait gelée avec 1 acide chlor*

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