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CHROME. — 484 — CHROME

le tube une solution ammoniacale de sel ammoniac (180 grammes par litre d’ammoniaque); tout le chlorure chromeux se dissout avec élévation de température, en donnant une solution bleu de ciel, lin faisant passer un courant d’air dans cette solution, elle se colore en rougedesang, et fournit alors, lorsqu’on la sursature par l’acide chlorhydrique, une poudre cristalline rouge carmin qui constitue le chlorure chloropurpuréochromique. Ce corps est accompagné de sel ammoniac coloré en jaune par une combinaison non isolée, que Jcergensen nomme lutéocliromique. Celle-ci se dissout avec le sel ammoniac par un lavage avec un mélange d’eau et d’acide chlorhydrique (la combinaison lutéochronrique peut être précipitée de cette solution par le chlorure mercurique sous la forme de petits cristaux octaédriques, prismatiques ou tabulaires).

Le chlorure chloropurpuréochromique se produit aussi, accompagné du chlorure octammonique de Cleve, lorsqu’on précipite par l’acide chlorhydrique le produit de l’action de l’ammoniaque sur le chlorure double de chrome et d’ammonium. Pour séparer les deux chlorures, on traite leur solution aqueuse par le sulfate ammonique qui fournit, avec le chlorure octammonié, un précipité cristallin de chlorosullate, puis on précipite le chlorure purpuréochromique par l’acide fluosilicique.

Le chlorure purpuréochromique est soluble dans 150 p. d’eau froide, avec une couleur rouge violet; il est plus soluble à l’ébullition et cristallise par le refroidissement. L’acide chlorhydrique le précipite de sa solution aqueuse en octaèdres microscopiques rouges. Une ébullition prolongée avec l’eau le transforme en une modification que Jœrgensen nomme roséochromique; l’acide chlorhydrique produit la transformation inverse, comme cela a lieu pour les combinaisons cobaltiques du même ordre.

Traitée par l’acide bromhydrique, la solution aqueuse froide de chlorure chloropurpuréochromique fournit un précipité cristallin de bromure chloré; avec l’iodure de potassium, elle donne l’iodure chloré; avec les acides, les sela correspondants. L’oxyde d’argent parait fournir l’hydrate chloropurpuréochromique, mais celui-ci reste en solution.

Bromure purpuréochromique,

Cr* Cl* (Az H3)10 Br*.

— Se précipite en octaèdres microscopiques rouges, anhydres, un peu plus solubles que le chlorure dans l’eau pure.

Chloroplatinale, Cr2 Cl* (A* II3)‘° Cl* (Pt Cl*)*. — Précipité brun chamois, cristallin.

Chloromercurate, Cr2 Cl2 (Az H3)10 Cl*. G Hg Cl2.

— Il se précipite en aiguilles roses, anhydres, altérables à la lumière.

Bromomercurate,

Cr2 Cl2 (Az H3)10 Br* . 5 Hg Br2.

— Fines aiguilles violettes, très peu solubles.

Iodomercurate, Cr5Cl2(AzII3)10I*. 4IIgl2. — Petites aiguilles d’un brun chamois.

Il en existe un autre, en lamelles rhombiques d’un rouge lilas, 'qui renferme

Cr2 Cl2(AzH3)10I*. 2 Ilgl2.

Azotate, Cr2Cl2 (Az H3)10 (Az O3)’*. — Octaèdres microscopiques d’un rouge carmin, solubles à 17° dans 71 p. d’eau.

Sulfate acide,

Cr2 Cl2 (Az II3)10 < |Oq,,h

— On l’obtient eu traitant le chlorure par l’acide sulfurique concentré, puis ajoutant de beau. Le

sulfate acide se dissout et cristallise lentement en longs prismes.

Sulfate neutre,

Cr2 Cl2 (Az H3)iO(SO*)2 + 4 H2 O.

On décompose le chlorure par le carbonate d’argent et on neutralise la solution par l’acide sulfurique. Par l’addition d’alcool à la solution, le sulfate se sépare en longs prismes rouges.

Hyposul/ale, Cr2Cl2(Az H3)>»(S206)2. — Longues aiguilles rouges, très peu solubles, obtenues par double décomposition.

Persulf ure, Cr2Cl2 (AzH3)i°S>°. Précipité cristallin jaune formé par l’addition de sulfure ammonique jaune, puis d’alcool, à la solution du chlorure.

Oxalale, Cr2Cl2(AzH3)'0(C2O*)2. — Prismes rectangulaires très peu solubles, d’un rouge cramoisi.

Ferrocyanure, Cr2 Cl2 (Az H3)10 Fe CyG -j- 4 H2 O.

— Cristaux confus, d’un jaune rouge, solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool.

CHROMITES.

Gerber a préparé les chromites suivants, en chauffant au rouge les chlorures métalliques anhydres avec le dichromate de potassium, puis lavant le produit à l’eau [Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 435].

Cliromite de baryum, Cr2OlBa. — Poudre cristalline verte, dense.

Cliromite de cuivre, Cr20*Cu. — Poudre cristalline noire.

Cliromite ferreux, Cr20*Fe. — Poudre noire parsemée de petits cristaux brillants.

Cliromite de magnésium, Cr20*Mg. — Poudre amorphe, légère, d’un jaune sale.

Cliromite de zinc, Cr20*Zn. — Brun violet.

Le chlorure stanneux produit une poudre amorphe verdâtre; le chlorure de plomb, une masse cristalline noire ; le chlorure de manganèse, une poudre cristalline noire.

CHROMATES.

Dichromate de baryum, Cr207Ba -f- 2II20. — Il se dépose par le refroidissement sous forme cristalline lorsqu’on dissout le chromate neutre dans une solution bouillante d’acide chromique [Zettnow, Poggend. Ann., t. CXLV, p. 107].

Chromâtes de bismuth. — Patt. Muir a décrit un grand nombre de ces sels; les uns basiques, les autres acides. Ces derniers ne présentent dans leur composition qu’une faible différence [Journ. chem. Soc., 1877, t. I, p, 24 et 645; Bull. Soc. cliim., t. XXVIII, p. 101 et t. XXIX, p. 215].

Dichromate de bismuthyle,

Cr2 O7 (Bi O)2 ou 2Cr03.Bi203.

— Précipité jaune, obtenu en précipitant l’azotate de bismuth légèrement acide par le dichromate de potassium.

Le môme sel, renfermant 1 molécule II2 O, a été obtenu en traitant ce précipité d’abord par la soude, puis neutralisant de nouveau la soude par digestion avec l’acide azotique étendu. 11 forme de petites aiguilles orthorhombiques, g1, m, bl,s, d’une couleur jaune orangé.

Tetrachromate de bismuth,

4 Cr O3. Bi* O3. H* O.

— Petits cristaux rouge rubis, obtenus par faction de l’aCido azotique concentré et bouillant sur le chromate de bismuthyle.

L’action de l’acide azotique plus étendu sur le chromate de bismuthyle donne naissance aux

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CHROME

composés 7 CrO*. 3Bi2OsetllCr 03.5Bi* O3. Le | premier est une poudre orangé clair, insoluble dans l’eau. Le second est une poudre dense, rouge brique.

Chromate de bismuthyle,

Cr03.Bi203 ou Cr04(Bi0)2.

— Précipité rouge cinabre, obtenu en précipitant à l’ébullition l’azotate de bismuth par le chromate de potassium, ou en faisant bouillir le dichromate de bismuthyle avec un alcali.

Enfin, en traitant de même l’heptachromate mentionné plus haut, P. Muir a préparé un sel plus basique, qui renferme 2 CrO3. 3Bi203et quï Loewe a obtenu, de son côté, en précipitant une solution à peu près neutre d’azotate de bismuth par le chromate neutre de potassium.

Chromâtes de cadmium. — Le sel neutre est brun et incristallisable; sa solution se dédouble par l’évaporation en sel acide qui reste dissous et en sel basique insoluble.

Le précipité produit parle sulfate de cadmium dans une solution de chromate neutre de potassium en excès, puis lavé à l’eau bouillante, ren- | ferme Cr04Cd. CdO -f- H20. Si c’est le sulfate de ! cadmium qui est en excès, une partie de l’acide i chromique est remplacée par l’acide sulfurique | [Freese, Poggend. Ann., t. CXL, p. 242; Deutsch. chem. Gesellsch., 18611, p. 476; Bull. Soc. cliim., t. XIII, p. 331 et t. XIV, p. 200].

Chromate de calcium. — Il est soluble dans 34 p. d’eau (Schwarz).

Chromâtes de chrome. — L’oxyde intermédiaire Crû* représente un chromate basique de chrome ou chromate de chromyle

CrO»(Cr;0)3 ou CrO3. Cr203.

On l’obtient :

1° En décomposant l’azotate de chrome par la chaleur (Vauquelin) ;

2° Par la calcination de l’acide chromique ou i par celle du sesquioxyde de chrome hydraté au contact de l’air (Dœbereiner);

3° Par l’action de l’acide chromique sur le sesquioxyde de chrome (Em. Kopp).

4° Par l’action de l’oxyde azotique sur le dichromate de potassium en solution aqueuse (Schweitzer) ; c’est le procédé qui donne le pro- I duit le plus pur.

5° En traitant l’hydrate chromique ou le chlorure chromique par le chlorure de chaux [H. Schiff, Ann. Chem. Pharm., t. CXX, p. 207].

6° En évaporant un mélange d’acide oxalique, de dichromate de potassium et d’acide azotioue (H; SchilT). H

7° En traitant à froid une solution de dichro- ! mate de potassium par l’hyposulfite de sodium : i

2 Cr2 O7 K3 -f- S2 O3 Na2

= CrO’1 K2 -f Cr3 O6 -f S04K2 -f- S03Na2.

Si l’on opère à chaud, on obtient le chromate CrO3. 2C.r203 9H2O.Ce dernier résulte aussi des lavages prolongés de l’oxyde CrO2 fPopp, Ann. Chem. Pharm., t. CLVI, p. 90].

Le procédé de Schweitzer fournit un hydrate B™13) qui perd son eau a 250°. L’oxyde anhydre est une poudre hygroscopique noire.

Le chlore attaque difficilement l’oxyde CrO2 en

donnant l’oxychlorure Cr3 0° Cl2 [Hintz, Ann. Chem. Pharm., t. CLXIX, p. 367]/

Le chromate hydraté CrO3, 2 Cr2 O3 4- 9 H2 O que Popp regarde comme le plus stable des chromâtes de chrome, est une poudre volumineuse, d un jaune brun foncé, hygroscopique, soluble dans les acides minéraux étendus, avec une couleur verte; difficilement soluble dans l’acide acétique. Les solutions acides sont décomposées par 1 ammoniaque avec précipitation d’hydrate chro-

mique et formation de chromate d’ammonium.

Calciné dans un creuset, cet hydrate perd d’abord de l’eau puis de l’oxygène, et laisse un sesquioxyde vert très beau ; cette réduction a lieu avec une vive incandescence.

CULOROCHROMATE DE CHROME,

Cr O2 ( o.Cr. O ^ Gr °2 = c,'s °6 Cl2.

— Il correspond au chlorochromate de potassium

fvns ^ Cl uu \OK

et se produit par l’action d’une température de 180° sur la dichlorhydrine chromique CrO2. Cl2 (Thorpe) et par l’action du chlore sur le chromate de chrome (Hintz); Zettnow a obtenu un composé sans doute identique, mais auquel il assigne la formule brute CreO,3Cl4, en traitant le chlorochromate de potassium par l’acide sulfurique concentré; il accompagne dans ce cas la dichlorhydrine chromique f Poggend . Ann., t. CXLI1I, p. 328; Bull, Soc. cliim., t. XVI,

Enfin Maclvor a observé sa formation en traitant la dichlorhydrine chromique par l’iode

3 Cr O2 Cl2 + I4 = Cr2OcCl2 + 4C1I

[Chem. News, t. XXVIII, p. 138].

Le chlorochromate de chrome est une poudre amorphe noire, déliquescente, et donnant une solution qui répand l’odeur du chlore. Traité par l’acide chlorhydrique, il fournit du chlore et du chlorure chromique. L’hydrogène le réduit à une température peu élevee, sous l’influence de la lumière, en produisant de l’acide chlorhydrique, de l’eau et du sesquioxyde de chrome.

L’ammoniaque le décompose avec production de chlorure d’ammonium et de chromate de chrome [Thorpe, Journ. chem. Soc. (2), t. VIII, p. 31].

Chromate chromoso-potassique,

CrO2 ** O K KO s UrU ^ O.Cr. O''

CrO*.

— J. Heintze Ta obtenu en traitant le chlorochromate de potassium pulvérisé et sec par le gaz ammoniac. Il est insoluble dans l’alcool et cristallise dans l’eau en lamelles hexagonales, brunes et brillantes.

Chromate de cobalt. — D’après Freese, le précipité obtenu par le sulfate de cobalt et le chromate neutre de potassium a pour composition CrO4 Co.CoO -(- 2H20.

Chromate basique de cuivre. — Obtenu par double décomposition, à l’ébullition, il renferme, d’après Freese, Cr04Cu. 2Cu O -f 2 H2 O; il perd 2 H2 O à 260°. On obtient le même chromate basique par l’acide chromique et le carbonate de cuivre, ou bien lorsqu’on soumet le sel suivant à l’artion de l’eau bouillante.

Chromate cupro-potassiquc,

(Cr O4)3 K2 Cu2. Cu O -f II2 O.

Se forme lorsqu’on sature le dichromate de potassium par l’hydrate de cuivre (Freese).

Chromate de fer et de potassium,

(Cr04)4(Fe2)K2 + 4 II2 O.

— On prépare ce sel en ajoutant du chlorure ferrique au chromate neutre de potassium, puis redissolvant le précipité dans l’acide chlorhydrique. Le sel double se dépose de la solution rouge, après plusieurs jours, en croûtes lamellaires rouges, qu’on lave rapidement avec un peu d’eau, puis successivement avec de l’alcool et do l’éther. L’eau le décompose lentement [C. Ilonsgen, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1300 et 16561.

On obtient de même le sel ammoniacal.

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Chromate de glucinium. — La solution de glucinc de l’acide chromique est incristallisable. Le précipité produit par un sel de glucinium dans le chromate neutre de potassium est un sel basique auquel l’eau enlève encore de l’acide chromique pour laisser un sel qui renferme 13 molécules de glucine pour 1 de chromate normal [Attenberg, Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 498]. Chromate d’indium. — Voy. t. II, p. 110. Chromâtes basiques de nickel. — Lorsqu’on précipite 2 molécules de sulfate de nickel par 1 molécule de chromate neutre de potassium, on obtient un précipité qui renferme

Cr04Ni.2Ni0 + 6H20.

Si l’on intervertit ces proportions, on obtient le se' 2Cr04Ni.31Ni0 -f- 12 H20. Enfin, si l’on emploie 4 molécules de chromate de potassium, on obtient le sel Cr04Ni. Ni O -J- 6H20. Ce sel retient à 190° 2 molécules H2 O, qu’il ne perd qu’à 300° [Freese; — E. A. Schmidt, Ann. Chem. Pharm., t. CLXVI, p. 19].

Chromate ammoniacal, Cr04Ni.6Az H3. — Schmidt l’a obtenu en cristaux volumineux anhydres en versant une couche d’alcool sur la solution ammoniacale de chromate de nickel.

Chromate basique de manganèse,

Cr 04Mn.MnO + 2 H2 O.

— Précipité cristallin noir, volumineux, obtenu en précipitant le chromate neutre de potassium par le sulfate de manganèse (Freese).

Chromate basique de plomb, CrO'’Pb.PbO. — Rosenfield prépare le rouge de chrome en ajoutant de l’eau à un mélange intime et chaud de 2 molécules d’oxyde de plomb et de 1 molécule de chromate neutre de potassium [Journ. prakt. Chem. (2), t. XV, p. 2391. Prinvault remplace l’oxyde de plomb par le carbonate et dissout le chromate de potassium dans 50 parties d’eau. Si l’on fait bouillir, on obtient un précipité violet qui constitue un sel plus basique. Traité par un acide étendu, ce précipité se convertit en rouge de chrome [Bull. Soc. Rouen., 1875, p. 318].

Chromate de potassium. — Chromate neutre. Voici la solubilité de ce sel d’après Alluard :

100 p. d'oau à 0° dissolvent 58p,90 de sol.

Le chromate neutre est partiellement converti en dichromate par l’acide carbonique. Le chlorure d’ammonium à l’ébullition agit de même et l’on observe un dégagementd'ammoniaque [Mohr, Zeitsch. analyt. Chem., 1872, p. 278].

Chromate ammoniaco-potassique ,

CrO’> K(Az II4) -f II20.

— Ce sel se sépare par le refroidissement en longues aiguilles jaunes et brillantes, lorsqu’on mélange les solutions bouillantes de chromate de potassium neutre et de sel ammoniac. Il perd son eau en même temps que de l’ammoniaque à 100°; à 250°, il devient brun et retient encore des traces d’ammoniaque. Repris alors par l’eau, le résidu laisse du chromate de chrome et abandonne le chromate de potassium. Le même sel s’obtient lorsqu’on dissout à froid le dichromate dans l’ammoniaque [A. Étard, Compt. rend., t. LXXXV, p. 442].

Chromate de potassium et sulfate de magnésium, (S04Mg)*Cr O4 K2 -f 9 II2 O. — Etard a obtenu ce sel en cherchant à préparer un chromate double analogue aux sulfates doubles de la série magnésienne. Il cristallise d’un mélange de deux sels en gros prismes jaunes, clinorhom-

biques, modifiés suivant h' et g1 et quelquefois sur les angles a, e et o. 11 retient 4 II2 O a 100°. Dichromate de potassium,

Cr2 O5

/ O K NQK.

— H. Schwarz recommande, pour sa fabrication, de chauffer au four à réverbère le fer chrome avec de la chaux et du sulfate de potassium. Le lessivage de la masse détermine la double décomposition entre le chromate de calcium formé et le sulfate de potassium [Dingl. polut. Journ., t. CXCVIII, p. 157J.

Clilorochromate de potassium,

CrO2

/Cl

xOK.

— Il prend naissance dans l’action du trichlorure de phosphore sur le dichromate :

10 Cr2 O1 K2 + 14 PCI3 == GCrO2^ qk

+ 5 P O3 K -f 14Cr02 -f 9KC1 + 9POC13

[Michaelis, Journ. prakt. Chem. (2), t. IV, p. 449].

Lorsqu’on traite le clilorochromate de potassium parle peroxyde d’azote, il se produit du chlorure d’azotyle; avec le cyanure de potassium, on obtient du chromate neutre et du chlorure de cyanogène (Heintze).

Clilorochromate de magnésium,

Cr0<O.Mg.O>Cr0i+9im)-

— On l’obtient par l’act’on de la dichlorhydrine chromique (chlorure de chromyle) sur le chromate de magnésium. C’est une masse cristalline, fusible à 66“ et perdant son eau à 135°-140°.

Les chlorochromates de cobalt, de nickel, de zinc renferment 9 H2 O comme le sel de magnésium et s’obtiennent de la même manière. Le premier forme de petites tables à reflets bleuâtres, fusibles à 40° et se décomposant à 114°. Le sel de nickel est bleuâtre; il fond à 46-i8° et se décompose déjà vers 90“. Le sel de zinc, très déliquescent, fond à 37°,5 [Prætorius, Liebig’s Ann. Chem., t. CCI, p. ij.

Chlorochromale de sodium,

CrO<Q +2IPO.

— On le prépare en ajoutant une quantité calculée de chlorhydrine chromique à une solution concentrée de chromate de sodium. Il cristallise par évaporation sur l’acide sulfurique en prismes orangés, qui fondent déjà à la température de la main et qui perdent leur eau à 100° en s’altérant (Prætorius).

Chlorochromale de baryum. — Pour le préparer, on délaye le chromate de baryum dans l’acide nitrique et l’on y ajoute une solution concentrée d’acide chromique et du chlorure de chromyle. Il forme de grands cristaux rouges, efiloresccnts et décomposables par une grande quantité d’eau. Ces cristaux ont pour composition

Cr O2 <q Ba^J> CrO2 + 2 C2 H402 + 2 II2 O.

Lorsqu’on chauffe les eaux mères de ce sel avec de l’acide chlorhydrique, elles fournissent des aiguilles dorées qui constituent le chlorochromate chlorobary tique :

r ns/ 61 Cl °"\ OBaCl.

Le. sel de strontium cristallise avec 4 H2 O et fond à 72». — Le sel de calcium renferme 5 H2 O et fond à 56° (Prætorius).

CHROME. — 487 — CHRYSAMIQUE (ACIDE).

Bromochromate de potassium,

CrO2

^ OK ^ Br.

Il se dépose en cristaux d’un rouge foncé quand

on ajoute de l’acide bromhydrique concentré à une solution concentrée et bouillante de dichromate. 11 fournit du bromure d'azotyle par l’action du peroxyde d’azote (Heintze).

Iodochromaté de potassium,

CrO2^ K

— On chauffe à l’ébullition, mais sans faire bouillir, du dichromate de potassium pulvérisé avec de l’acide iodhydrique concentré. L’iodochromate se dépose par le refroidissement en cristaux d’un rouge grenat. L’eau bouillante dédouble ce sel en acide iodhydrique et dichromate. L’acide iodhydrique en excès et bouillant le décompose d’après l’équation

2 Gr O3 Kl -f 12 H I = 312 + 2 Kl + Cr2I6 + 6H20

[P. Guyot, Compt. rend., t. LXXIII, p. 40].

Fluodichromate de potassium,

Cri0<FL

— On chauffe, dans un vase de platine, le dichromate de potassium avec de l’acide fluorhydrique concentre. Le fluochromate cristallise par le refroidissement en petits octaèdres orthorhombiques, d’un rouge rubis, translucides. Ce sel fond à une température élevée en un liquide rouge foncé. Il attaque le verre. L’eau le décompose [A. Streng, Ann. Chem. Pharm., t. CXXXIX, p. 225; Bull. Soc. chim., 1864. t. I, p. 348], Varenne a obtenu ce sel en versant de l’acide fluorhydrique concentré dans une solution bouillante de dichromate de potassium et laissant refroidir la solution après concentration [Compt. rend., 11 août 1879],

Nitrodichromate et nitrotrichromate de potassium,

Gr!°5C AzO* et Cr303<Az02.

— En dissolvant le dichromate dans l’acide nitrique chaud et faisant refroidir, Darmstàdter avait obtenu des cristaux auxquels il attribuait l’une ou l’autre des formules ci-dessus, suivant la quantité d’acide azotique employée. D’après les recherches toutes récentes de Wyrouboff, ces deux sels constituent du tétrachromate, contenant une petite quantité d’acide nitrique [Darmstadter, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 117; G. Wyrouboff, Bull. Soc. chim., t. XXXV, p. 162].

Amidocliromate de potassium,

CrO*'

— Ce sel résulte de l’action du gaz ammoniac sec sur le chlorochromate de potassium en présence de l’éther :

Gr°2^ °K -f 2 AzII3

= Cr °2 < OKh> + AzlIvC1-

11 y a élévation de température et le sel devient jaune. Après 24 heures de digestion, on distille l’éther et on reprend le résidu par l’eau, qui laisse un résidu insoluble brun (Cr203. Az II2,?). La solution aqueuse abandonne par l’évaporation l’amido-chromatc en cristaux d’un rouge grenat. Ce sel se dissout dans 7i>,7 d’eau froide. La

soude concentrée n’en dégage l'ammoniaque qu’à l’ébullition. L’eau sous pression le dédouble en ammoniaque et dichromate. L’acide azoteux le décompose avec dégagement d’azote [J. Heintze, Journ. prakt. Chem., (2), t. IV, p. 38; Bull. Soc. chim., t. XVI, p. 248] .

Crhomatks de zinc. — Le chromate neutre CrOZn est un sel brun, incristallisable, dont la solution se dédouble par l’évaporation en sel basique insoluble et en un sel acide très soluble et incristallisable. D’après Freese, le sel cristallisé décrit par Knop est du sulfate de zinc coloré par du chromate.

Chromâtes basiques. — Philippona et Pruesscn ont décrit le sel CrCPZn.ZuO -j- 2H20 ; c’est un précipité léger, jaune orange, obtenu en précipitant 3 molécules de sulfate de zinc par 1 molécule de chromate neutre de potassium. Le même sel, avec 11/2 H2 O, se produit lorsqu’on traite l'hydrocarbonate de zinc par l’acide chromique [Ann. Chem., Pharm., t. CXLIX, p. 92],

Le chromate basique, Cr0*Zn.3ZulI202, se produit lorsqu’on ajoute peu à peu du sulfate de zincà une solution bouillante de chromate neutre de potassium; le précipité produit se redissout d’abord avec une couleur orangée, puis il persiste. 11 est gélatineux et doit être lavé à l’eau bouillante. Il ne perd son eau qu’à 270° et la reprend ensuite lentement à l’air [Freese, loc. cit.].

Chromate de zinc et de potassium,

(Cr O4)4 K2Zns. 2 Zn O -f GII20.

— Précipité jaune orange, obtenu parle sulfate de zincet le chromate neutre de potassium en excès. L’eau bouillante le dédouble en chromate de po tassium et chromate basique de zinc (Philippona et Pruessen). D’après Freese, le précipité renferme (CrCP)3K2Zn3.2 Zn O ^ 3I120.

Chromate de zinc ammoniacal,

CrOlZn.4AzH3 -f 3H20.

— Obtenu dans les conditions indiquées par

Malaguti et Sarzeaud, qui assignent a ce sel 5molécules d’eau(>) [Bieler, Ann, Chem. Pharm., t. CLI, p. 223], Ed. Willm.

CIlltYlODIXE. — Substance violette soluble en bleu dans les alcalis, et que Mudler a obtenue en chauffant l’acide chrysamique avec de l’acide sulfurique concentré. Elle renfermerait

C28H8Az3Ou(7).

CHRYSAMIQUE (ACIDE) ( tétranitrochrusa zine), C,4Il2(Az02)H0H)202 (voyez t. I, p. 104).

— On le prépare le plus avantageusement avec l’aloès des Barbades; on agite ce dernier avec sept à huit fois son poids d’eau bouillante additionnée d’un peu d’acide chlorhydrique et l’on évapore à consistance sirupeuse; le résidu laisse déposer, après un ou deux jours, une masse grenue et cristalline qu’on sépare par expression. Les cristaux ( barbaloine ), dont on obtient environ 20 à 25 % du poids de l’aloès employé, sont introduits dans six fois leur poids d’acide nitrique fumant. Par l’addition d’eau, il se dépose un mélange d’acide aloétique et d’acide chrysamique que l’on fait bouillir avec de l’acide nitrique; le précipité cristallin d’acide chrysamique est lavé à l’eau et purifié par cristallisation du sel potassique; on obtient de ce dernier environ un tiers de la barbaloine employée. L’acide libre est obtenu en faisant bouillir la solution aqueuse du sel de potassium avec de l’acide acétique [W.-A.

(1) La formule indiquéo t. I. p. S95, et dans d'autres traités de chimio estorronée [Voir Malaguti et Sarzeaud, Ann. Chim. Phys., (3), IX, p 441].

CHRYSAMIQUE (ACIDE). — *88 — CHRYSAN ISIQUE (ACIDE).

Tilden, Journ. Soc. cliem., (2), t. X, p. 488; Bull. \ Soc. chim., t. XVIII, p. 183J.

D’après les recherches de Liebermann et Gieseî, l’acide chrysamique se produit également ar l’action de l’acide nitrique fumant et ouillant sur la chrysazine. La tétranitrochrysazine ainsi obtenue est absolument identique avec l’acide chrysamique de l’aloès: ainsi, elle possède les mômes propriétés optiques et présente identiquement la même forme cristalline.

On peut l’obtenir en cristaux clinorhombiqucs très nettement développés en faisant cristalliser lentement sa solution bouillante dans l’acide azotique dénitré. Faces m, h *, c1 ; angles mm = 125°32'; e1 e1 (surp) = 84°30'.

Les chrysamates s’obtiennent par l’ébullition de l’acide avec les acétates correspondants et cristallisation.

Le chrysamate de potassium, C14H2Az4012K2, forme des aiguilles métalliques, peu solubles, anhydres.

Le sel de calcium, C14II2Az4012Ca, est en aiguilles d’un jaune d’or.

L e sel de magnésium, C14H2Az40l2Mg-)-5H20, est en magnifiques cristaux rouges devenant brun d’or par la dessiccation.

La différence des chiffres indiqués par Muldcr pour l’eau de cristallisation des chrysamates est due à l’eau hygroscopique que ces sels retiennent énergiquement [C. Liebermann et F. Giesel, Deutsch. chem. Gesellsch., 4875, p. 1643; 1876, p. 329 ; Liebig’s Ann. Chem.,t. CLXXXIII, p. 174; Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 310].

Le chrysamate de plomb,

CUH* Az’*012Pb + 4 H2 O,

est en cristaux bronzés, polarisant fortement la lumière.

Le sel de baryum, C14H2Az40,2Ba-(-2H20, cristallise nettement (Tilden).

Le chrysamate d’éthyle, C14H2Az4012(C2Hs)2, s’obtient par l’action de l’iodure d’éthyle sur le chrysamate d’argent. Lamelles jaunâtres, solubles dans la benzine (Stenhouse).

Acide benzoylchrysamique. — Prismes jaunes, insolubles dans les dissolvants ordinaires et que l’on obtient en traitant l’acide chrysamique par le chlorure de benzoyle.

hydrochrysamide ( Tètramidochrysazine ) , t. II, p. 70. C1'*!!4 (AzH2)404. — Schunck, qui a découvert l’hydrochrysamide, lui avait attribué la composition C14 H2(Az Ii2)3(Az02) (O H)2 O2. Cette formule rendait inexplicable la résistance de l’hydrochrysamide aux agents de réduction les plus énergiques ; la solution bleue de l’hydrochrysamide est, à la vérité, décolorée par les agents réducteurs; mais la couleur bleue reparaît au contact de l’air; c’est là le résultat de l’hydrogénation du groupe quinotiique. La nouvelle formule fait disparaître cette anomalie, tout en exprimant exactement les résultats des analyses.

On prépare avec avantage l’hydrochrysamîde en modifiant légèrement la méthode de Schunck [Ann. Chem. Pliarm., t. LXV, p. 234]. Dans une solution faiblement alcaline de sulfhydrate de sodium (densité 1,05), on introduit autant de chrysamate de potassium qu’il peut s’en dissoudre à froid (environ 30 grammes par litre). La réaction commence d’elle-même, on l’entretient en chauffant rapidement à l’ébullition ; on filtre et l’on abandonne la solution à un refroidissement lent. Le liquide se prend en une masse d’aiguilles douées de reflets cuivreux; on les lave sur le filtre, pendant quelques jours, à l’eau, puis à l’acide acétique; on les sèche et on les débarrasse, au moven du sulfure de carbone, d’une certaine quantité de soufre qu’elles renferment. On obtient ainsi envi-

ron 72 °/0 du rendement théorique sans comp ter ce qui reste dans les eaux mères (10 % environ).

L’hydrochrysamide se dissout dans l’acide sulfurique; l’addition d’une petite quantité d’eau la précipite sous forme de sulfate en longues aiguilles jaunes, qui n’ont pu être analysées [G. Liebermann et F. Giesell, Mém. cité].

V acide amido-chrysamique de Schunck, ou chrysamide de Mulder, est une combinaison du même ordre que la combinaison ammoniacale de Timide chrysophanique ; elle forme également un sel soluble barytique, et elle est précipitée sans altération par les acides étendus froids, tandis que les acides concentrés et chauds la transforment en acide chrysamique; sa formule doit être écrite

C,4H8(Az 02)*AzH.Os.AzH*

[C. Liebermann et O. Fischer, Deutsch. chem. Gesellsch. , 1875, p. 1102 \Bull. Soc. chim. A. XXV, p. 423] .

L’acide chrysamique diffère de l’acide tétranitrochrysophanique par CH2 en moins; il est par contre en relation direte avec Tanihracène et une dioxyanthraquinone (chrysazine). J. Tcherniac.

CHRYS ANILINE. — Syn. Jaune d'aniline, t. I, p. 328.

CIIUYSANISIQÜE (ACIDE) (voyez t. I, p. 898). — Ce corps doit être envisagé comme un acide dinilroparamidobenzoïque de la formule

C7H5Az30B

= Cfi H2 (C O2 H) (1] (Az O2) (31 (Az H2),4) (Az O2) (s).

H. Salkowski a montré, en effet, qu’il subit les transformations suivantes, qui ne laissent aucun doute sur sa véritable nature :

1° L’étain et l’acide chlorhydrique le convertissent en acide triamidobenzoïque

C7H3(AzH2)302,

qui par la distillation se dédouble en gaz carbonique et triamidobenzine (1.2.3) (t. II, p. 795).

2° L’acide chlorhydrique concentré donne, à 210°, un acide trichlorobenzoïque (Suppl, p. 320).

3° Lorsqu’on dirige de l’acide azoteux dans une solution aqueuse et bouillante d’acide chrysanisique, on obtient un acide dinitroparaxybenzoïque C7 H3 (Az O2)2 (O H) O2 (t. II, p. 773).

4° La potasse bouillante donne lieu à la même transformation (II. Salkowski, Ann. Chem Pliarm., t. CLXIII, p. I].

5° La dinitroparntoluidine, oxydée par l’acide chromique, fournit de l’acide chrysanisique [Friedcrici, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1975].

L’acide chrysanisique constituant l’acide dinitroparamidobenzoïque, il était difficile de concevoir comment il pouvait se former par la nitratation directe de l’acide anisique, et, en effet, d’après les expériences de Salkowski, cette réaction ne fournit point d’acide chrysanisique, mais un acide dinitroanisique ; l’ammoniaque, que Ton faisait intervenir dans la préparation, transforme ce dernier en acide chrysanisique, d’après l’équation

C7 II3 (Az O2)2 (O C II3) O2 + Azll3

Acide dinitroanisique.

= CM3- O H + C7 II3 (Az O2)2 (Az H2) O2.

Acide chrysanisique.

Cette réaction s’accomplit très facilement. On obtient, en outre, dans la préparation de l’acide chrysanisique plusieurs produits secondaires, parmi lesquels Engelhardt et Latschinoff signalcnt le dinitro- et trinitrophénatc de melhyle, un acide dinitrophtalique et l’acide pienque [Zeitschr. Chem., 1871, p. 262].

CHRYSAKOBINE. — 489 — GHRYSAZINE.

L’acide chrysanisique fond à 259°. L’anhydride acétique bouillant, mais non le chlorure d acetyle, le convertit en un dérivé acétylé,

C1Il,(AzOs),(AzH. C! H3 O) O2,

que l’on purifie par cristallisation dans l’alcool ou l’acide acétique. Aiguilles incolores, fusibles à 270° en se décomposant [H. Salkowski, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 169G].

A. Henninger.

CIIRYSAROBIYE, CS0H56O1. — Le nom de chrvsarobine a été donné parAttfield à la moelle de 1 ’Araroba, légumineuse employée sous les noms de poudre de Goa, d'Araroba, ou de liait ia, comme médicament dans les affections cutanées parasitaires. Attfield avait proposé la poudre de Goa comme la source la plus abondante d’acide chrysophanique, dont elle renfermerait près de 81 °/„ [Pharm. Journ. Transact. (3), t. V, p. 721; — F.-M. Holmes, ibid., p. 801]. Mais, d’après C. Liebermann et L. Seidler [Deutscli. clwm. Gesellsch., 1878, p. 1603 ; Bull. Soc. cliim., t. XXXII, p. 255], l’acide chrysophanique n’existe pas tout formé dans la poudre de Goa, et on ne peut l’obtenir à l’aide de cette matière qu’en soumettant à l’oxydation le principe qui en constitue la majeure partie, la chrysarobine.

Pour extraire la chrysarobine, on épuise la poudre de Goa par la benzine bouillante, qui laisse environ 17,5 % de cellulose; par le refroidissement, la benzine dépose les deux tiers environ du poids de la matière épuisée sous la forme d’une poudre cristalline jaune pâle; la même substance moins pure reste après l’évaporation de la benzine.

Purifiée par plusieurs cristallisations dans l’acide acétique, elle se présente en lamelles jaunes, insolubles dans l’eau et l’ammoniaque, solubles dans les alcalis avec une couleur jaune et une fluorescence verte.

Distillée avec de la poudre de zinc, elle donne du méthylanthracène. L’abondance du carbure obtenu de la sorte et la facilité de se procurer de grandes quantités de chrysarobine font paraître cette dernière comme la matière première la plus avantageuse pour la préparation du méthylanthracène.

Dissoute dans de la potasse et traitée par un courant d’air, la chrysarobine se transforme intégralement en acide chrysophanique :

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