‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 364 sur 589 · C2II3 SOLOH = C6 H5 - C H - C H2 - C O2 II (CO. O II S O3 H · texte numérisé non relu

C2II3 SOLOH = C6 H5 - C H - C H2 - C O2 II (CO. O II S O3 H

[Valet, Ann. Chem. Pliarm.., t. CLIV, p. 62].

L’acide cinnamique se polymérise avec perte d’acide carbonique, lorsqu’on le fait bouillir avec

4 à 5 p. d’acide acétique mélangé de 1/4 à 1/2 volume d’acide sulfurique, ou plus simplement avec de l’acide sulfurique étendu de 1 fois 1/2 son volume d’eau. Il se dégage en même temps un hydrocarbure C1 6 H16. L’acide formé C,7II1602 constitue une masse amorphe, se décomposant fort peu à la distillation [Fittig, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1739, et Bull. Soc. chim., t. XXXIV, p. 374].

Cinnamates. — En chauffant un mélange de cinnamate et d’acétate de calcium, on obtient 1 ’acétocinnamone, C6 H5-C II = CII-C O- Cil3, bouillant à 240-241°.

Le cinnamate de calcium, seul, fournit un peu d’un hydrocarbure en C« II™, fondant à 117°, et paraissant être

Cens -CH- CH2 C«II5- CH-CH2

[Engler et Leist, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 253 et 257].

Étiiers cinnamiques [Anschütz’ et Kinnicutt, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1878, p. 1219, et Bull- Soc. cliim., t. XXXII, p. 311].

Le cinnamate de méthyle est un corps solide, d’une odeur agréable, fusible à 33°, 4, et ne se concrétant qu’à 29°. Il bout à 263°. Soluble dans les dissolvants ordinaires, sauf l’eau.

L’éther éthylique est un liquide incolore d’une odeur agréable, bouillant à 271°.

Le cinnamate de propyle est un liquide inco- .ore, bouillant à 283-284°.

PRODUITS DE SUBSTITUTION

Acides bromocinnamiques. — Barisch représente l’acide fusible à 120° par la formule

CBII5-CH = CBr-COsII,

et le désigne par la lettre a; quant à l’acide fusible à 131°, il serait C«HS-CBr=CH-C02II, et désigné par la lettre p. Il est à remarquer que cette nomenclature est inverse de celle de Glaser, qui avait désigné l’acide fusible à 120° par la lettre ji.

L’acide fusible à 120° est peu stable, et se transforme en acide fusible à 131° par la distillation comme l’a montré Glaser, ou par l’éthérification; ainsi, les deux acides traités par l’alcool et l’acide chlorhydrique donnent un même éther, et quel que soit l’acide employé primitivement, c’est toujours de l’acide [5-bromocinnamique, fusible à 1 3 1°, qui constitue la portion d’acide qui a échappé à l’éthérification.

En traitant cet acide par le cyanure de potassium, et saponifiant le nitrile par la potasse, on obtient l’acide phénylfumarique

[Barisch, Journ. pralct. Chem. (2), t. XX, p. 17].

Acides nitrocinnamiques. — Les acides para et ortho s’obtiennent par l’action de l’acide nitrique fumant et bien refroidi.

Acide par anilrocinnamique, C9 II7 (Az O2) O2. — Il forme des aiguilles déliées fondant à 265°, peu solubles dans l’alcool, l’éther, même bouillant, insolubles dans le sulfure de carbone.

Le sel de baryum [G9 tl6(Az02)0s]2Ba + 3 H20, cristallise dans l’eau en aiguilles microscopiques jaunes, peu solubles dans l’eau chaude, perdant presque toute leur eau sur l’acide sulfurique, et la dernière portion, 1/2 H2 O à 150°.

Le sel de calcium [C9H«(Az02)02]2Ca + 2H20 forme des lames brillantes.

L 'éther éthylique, C9 II6 (Az 02)0 2, Cs H3, cristallise dans l’alcool en fines aiguilles jaunâtres, fusibles à 138°, 5. Il se dissout peu dans l’éther bouillant, pas du tout à froid.

Acide orthonitrocinnamique. — Considéré jusqu’alors comme un mélange d’acide benzoïque, nitrobenzoïque, et d’autres produits d’oxydation de l'acide cinnamique, il a été distingué de son isomère par Beilstein et Kuhlberg [Zeitschr. Chem., 1871, p. 487J.

La plus grande solubilité dans l’alcool de l’acide ortho, de son sel barytique, et de son éther éthylique, facilite la séparation des deux acides.

L’acide orthonitrocinnamique est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool bouillant, et

Le sel barytique [C9II6(Az02) 02]2Ba -+- 4 II2 O cristallise en petites aiguilles jaunâtres.

Le sel calcique, plus soluble que le précédent, cristallise avec 2 molécules d’eau.

Le sel plombique est presque insoluble.

L’éther méthylique fond à 72-73°. Il est peu soluble dans l’eau bouillante.

L’éf lier éthylique se sépare par refroidissement de sa solution alcoolique, en une huile qui se transforme lentement en aiguilles fusibles à 42°, tandis que l’éther paranitrobenzoïque, beaucoup moins soluble, cristallise immédiatement.

Baeyer prépare l’acide orthonitrocinnamique à l’aide de l’aldéhyde benzoïque orthonitrée et de l’anhydride acétique, en présence do l’acétate de sodium. C’est avec le dérivé dibromé de l’acide ainsi produit qu’il a pu faire la synthèse de l’indigo. Un autre procédé l’a mené au même résultat, en partant toujours de l'acide nitrocinnamique. Il le transforme en acide nitrophénylpropiolique C9 II5Az O', qui, traité par un mélange réducteur, fournit pareillement l’mdigo bleu C8 H5 Az O.

Acide métanilrocinnamique. — Robert behin

CIHCOLITHE. — 503 — CITP. ACON I QUE (ACIDE).

[Bull. Soc. chim., t. XXXII, p- 451] obtient l ucide métanitrocinnamique, en chauffant au réfrigérant ascendant molécules égales d aldéhyde métanitrobenzoique, d’acétate de sodium fondu et d’anhydride acétique. Le produit cristallise par refroidissement; on l’épuise par l’eau bouillante. Le résidu, mis à cristalliser dans 1 alcool, laisse déposer le nouvel acide en aiguilles jaunâtres; on le dissout dans l’ammoniaque, on filtre, et l’on précipite par l’acide sulfurique étendu. L’acide se précipite sous la forme d’une poudre cristalline blanche fusible à 196197°. r Ed. Cri maux.

Cincoi.lTIIF. (Min.). — Masses compactes, sans clivage, d’un jaune pâle, trouvées dans les mines de fer de Westana (Suède), formées par un phosphate d’alumine et de chaux hydraté,

Al505P205 + 2 (Ca 0)3 P? O5 + 311*0.;

Caractères. — Soluble en poudre fine dans l’acide chlorhydrique. Au chalumeau, fond facilement en un émail blanc. Avec la soude, réaction du manganèse.

Dureté, 5 à 6, poussière blanche. Densité, 3,08.

CITRACÉTIQUE (ACIDE). — A. Baeyer a désigné sous ce nom un acide tribasique, qui se forme indépendamment de l'acide acéconitique (t. I, p. 4j lorsqu’on fait agir le sodium sur l’éther bromacétique. Cet acide fournit des sels incristallisables et n’a pas été étudié. Rappelons que l’acide acéconitique qui a été représenté par la formule C6H808, renferme C6I1606 d’après une note plus récente de Baeyer; il serait isomérique avec l’acide aconit ique [A. Baeyer, Journ. prakt. Chem., t. XCIII, p. 223; Ann. Chem. Pharm., t. CXXXV, p. 306].

CITItA CONIQUE (ACIDE), CHBOL — Pour la préparation de ce composé, Wilm recommande de dessécher l'acide citrique au bain-marie avant de le soumettre à la distillation [Th. Wilm, Bull. Soc. chim., t. VIII, p. 356, et Ann. Chem. Pharm., t. CXLI, p. 28J. On peut effectuer la synthèse de l’acide citraconique en distillant l’acide oxypyrotartrique dont on se procure le nitrile en traitant par l’acide cyanhydrique l’éther acétylacétique :

Page 1