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\Sillim. Amer. Journ. (3), t. II. p. 44 ; Bull. Soc. chim., t. XVI, p. 253]. '
On peut communiquer au cobalt la malléabilité qui lui fait défaut, en y incorporant 1/8 °/0 de magnésium. 11 est alors malléable à chaud et possède à froid une grande dureté. Il est très tenace, blanc et plus brillant que le nickel. On peut le souder au rouge blanc au fer et à l’acier [Th. Fleitmann, Deutsch. chem. Gcsellsch., 1879, p. 454; Bull. Soc. chim., t, XXXII, p. GG7J.
Oxyde de cobalt. — Lorsqu’on chauffe le carbonate de cobalt pendant 12 heures à 200°, il se transforme en une poudre noire, qui fixe de l’eau par son exposition à l’air et possède alors la composition Co304. 2 II2 O. Séchée ensuite, à 100°, cette poudre renferme 4 Co2 O3 + 5 H2 O [C. Braun, Zeilschr. analyt. Chem., t. VI, p. 70].
Sulfures de cobalt. — On obtient le sesquisulfure Co2S3 en lamelles hexagonales irrégulières, d’un gris d’acier, en fondant le carbonate de cobalt avec du soufre et de la soude. Ce sulfure n’est que difficilement attaqué par l’eau régale [R. Schneider, Poggend. Ann., t. CLI, p. 437].
Protosulfure, CoS. — Préparé en fondant le sulfate de cobalt avec du sulfure de baryum et du chlorure de sodium, il se présente en cristaux prismatiques, d’un gris d’acier, paraissant isomorphes avec la millérite ou sulfure de nickel naturel. Il n’est pas magnétique [Hjortdahl, Compt. rend., t. LXV, p. 75].
Sulfure intermédiaire, Co3S4. — Lorsqu’on traite l’oxyde de cobalt au rouge par un courant d’hydrogène sulfuré, on obtient ce sulfure en globules fondus, à éclat métallique, d’un jaune de laiton, magnétiques (Hjortdahl).
Chlorure de cobalt. — Le chlorure cristallisé renferme Co Cl2 -f- 6 H2 O,'; il perd 4 H2 O sur l’acide sulfurique et le reste à 100° [Mills, Phil. Magas. (4), t. XXXV, p. 245].
Il possède la même composition, et se présente sous la forme d’une masse cristalline rouge lorsqu’on concentre sa solution jusqu’à ce que son point d’ébullition s’élève à 111°, puis qu’on laisse refroidir. Lorsque le point d’ébullition atteint 116°, le produit obtenu contient 4HsO. Si Ton élève davantage la température de ce dernier hydrate fondu, il fournit des cristaux bleus de l’hydrate CoCl2 + 2 H2 O; cette transformation est complète à 121°. Enfin, il y a déshydratation totale à 140°.
Le chlorure anhydre est pâle, il rougit à l’air et se transforme dans l’hydrate à 6 moléc. d’eau.
L’hydrate CoCl2 -f 2 H2 O, obtenu par dessiccation sur l’acide sulfurique, est une poudre rouge fleur de pêcher qui prend à 125° la couleur du sesquichlorure de chrome sublimé ; il est très hygroscopique.
L’hydrate Co Cl2 -f- 4 II2 O est d’un rouge plus vif. Il ne perd pas de poids sur l’acide sulfurique et se transforme à 116° dans l’hydrate bleu à 2 H2 O, sans fondre.
Bersch, à qui Ton doit ces observations, admet que le changement de couleur est dû non à une déshydratation, mais à l’existence de deux modifications particulières, Tune bleue, l’autre rouge [Journ. prakt. Chem., t. CIII, p. 252].
Cette interprétation paraît confirmée par une autre observation de Tischborn et de Clowes. Ces auteurs ont remarqué qu’une solution de chlorure de cobalt, qui ne change pas de couleur à 100°, devient bleue lorsqu’on la chauffe plus fort en tubes scellés [Chem. News, t. XXV, p. 123 et XXVIII, p. 101].
Une solution saturée de chlorure de cobalt a pour densité 1,3013 (B. Franz).
Bromure de cobalt. — Lorsqu’on concentre sur l’acide sulfurique une solution de bromure de cobalt, préparée en traitant le cobalt par le
brome en présence de l’eau, on obtient des prismes d’un rouge pourpre, efflorescents à l’air sec et déliquescents à l’air humide, et qui ont pour composition CoBr2 + G IL O. Chauffés à 100°, ces cristaux fondent, perdent 4 H2 O et se transforment en une masse cristalline d’un bleu violet, renfermant Co Br2 -f- 2 lIsO. Lebromure anhydre qui reste après qu’on a chauffé le bromure hydraté à 130", est une poudre amorphe, d’un vert vif [W. Noël Hartley, Journ. chem. Soc., (2), t. XII, p. 501]. V h
IoDURE de cobalt. — La solution rouge de l’iodure de cobalt, obtenue par le cobalt, l’iode et l’eau, devient d’un vert foncé lorsqu’on la concentre à la température de 120° et laisse déposer alors, sur l’acide sulfurique, de petits cristaux verts, extrêmement déliquescents, qui ont pour composition Col2 -f 2 H2 O.
La déshydratation de ce corps à l’air lui fait perdre de l’iode, et il se produit un oxyiodure, Co2I20.
Si Ton évapore à 50° la solution d’iodure de cobalt, jusqu’à ce qu’elle devienne verte, on obtient, par le refroidissement dans un dessiccateur, df beaux prismes hexagonaux, d’un rouge foncé, déli quescents, qui constituent l’hydrate Col2 -f OH2 O
(Hartley).
Azotate de cobalt. — Voici d’après B. Franz la densité de ses solutions :
(Az 03)' Co o/o. Densité.
Solution saturée 1,5382
Azotites doubles de cobalt. — Le sel qui se
dépose lorsqu’on ajoute une solution concentrée d’azotite de potassium à une solution de chlorure de cobalt, additionnée de beaucoup d’acide acétique, a pour composition (Az02)12(Co2)K6. Suivant la concentration des solutions, il est anhydre ou renferme 1, 2, 3 et 4 moléc. d’eau; sa couleur varie du jaune clair au jaune serin. Pour l’isoler, on le lave avec une solution d’acétate de potassium, puis avec de l’alcool.
Si Ton ajoute une solution étendue d’azotite de potassium à une solution chaude de chlorure de cobalt, on obtient d’abord un précipité cristallin noir ou vert, puis un précipité jaune, amorphe ou confusément cristallin. Le premier renferme 2[(Az02)3Co"K] -f- H20; le second, (AzOs)4Co“ K2 -f- H2 O [S. P. Sadtler , Sillim. Amer. Journ. (2), t. XLIX, p. 189; Bull. Soc. chim., t. XVI, p. 81].
On prépare Vazolite cobaltico-sodique en ajoutant de Tazotite de sodium à une solution acide de chlorure de cobalt. Il se produit d’abord un précipité brun qui a pour composition,
(Az O!j10(Co2) V1 Na4 + U20,
puis, par une nouvelle addition d’azotite, un précipité jaune qui constitue le sel double
(Az O2)12 (Co2)'’1 Na6 + H2 O.
f.a solution de ce dernier sel donne avec le chlorure lutéocobaltique un précipité cristallin jaune, insoluble dans l’eau, qui renferme (AzO!)°(Co2)vl + (AzO*)«(Co*)»‘12AzH3 + IIsO.
On obtient de même le sel double roséocobaltique avec lOAzIl3 et le sel xanthocobaltique (Sadtler).
Sadtler a préparé, comme les sels sodiques, les sels doubles ammoniacaux
(AzO2)10 (Co2)ïl (Az II4)4 + 2 II2 O
(Az O2)12 (Co*)vl (Az II4)6 + 2 II2 O.