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COUMARINE, C9II802. — La coumarine a été rencontrée dans un assez grand nombre de plantes. Outre celles déjà signalées au 1. 1, p. 979, elle a été extraite des feuilles du Melilotus vulgaris ^Reinsch, Neues Jahrb. der Pharm., t. XXY11I, p. 65]. Le suc coagulé des feuilles est évaporé jusqu’à consistance sirupeuse, et le résidu est repris par l’éther qui dissout la coumarine. La partie insoluble dans l’éther contiendrait de la chénopodine.
Cauvet a trouvé la coumarine dans les feuilles
COUMARINE.
COUMARINE.
d’Aeeras anthropophora (orchidées) ayant subi i un commencement de fermentation.
Préparation sxjnthètiquc de la coumarine. — Tiemann et Herzfeld [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 288] ont modifié le mode de préparation de Perkin. Ils chauffent au bain d’huile 3 p. d’aldéhyde salicylique, 5 p. d’anhydride acétique et 4 p. d’acétate de sodium sec. Le produit de la fusion est traité par l’eau; il se sépare un mélange huileux de coumarine et d’un acide. On isole ces corps en épuisant par l’éther et en agitant la solution éthérée avec une solution de carbonate de sodium. La solution alcaline, décomposée par un acide, laisse déposer des aiguilles blanches d’acide acétylorthocoumarique. L’éther par évaporation abandonne la coumarine. Lorsque l’acide acétylorthocoumarique est chauffé au-dessus de son point de fusion, il se dégage des vapeurs d’acide acétique, et il reste une huile qui, débarrassée par le carbonate de sodium de l’acide non décomposé, abandonne à l’éther la coumarine.
paracoumarine. — Jobst et Hesse f Deutsch . chem. Gesellsch., 1877, p. 249] ont obtenu un isomère de la coumarine, la paracoumarine, correspondant à l’acide paraoxybenzoïque. En épuisant l’écorce de coto provenant de la Bolivie par l’éther, ces chimistes ont obtenu, avec d’autres corps encore, la paracotoïne, C19II1S06 (p. 529). Celle-ci, traitée par une solution diluée de potasse caustique, donne de l’acide paracotoique C19II14 O7 et une petite quantité de paracoumarhydrine C9H803. Cette dernière forme des lamelles fines, blanches, fusibles à 95°, volatiles avec la vapeur d’eau et qui sont très solubles dans l’alcool et dans l’éther, mais peu dans l’eau chaude. La formation de ce corps à l’aide de la paracotoïne est interprétée par l’équation
C19 H t- O9 + 2 H2 O = COs -f 2C9H805.
La paracoumarhydrine possède une odeur agréable, analogue à celle de la coumarine.
Lorsqu’on distille ce corps avec la vapeur d’eau, une certaine quantité reste dans le résidu, et s’est transformée, en perdant de l’eau, en paracoumarine. Cette décomposition s’accomplit plus facilement encore par le chlorure de zinc.
La paracoumarine forme des lamelles brillantes, fusibles à 81-82°.
La paracoumarhydrine, traitée par la potasse, donne de l’acide paracoumarique, qui cristallise en petites aiguilles, fond vers 200" et est identique avec le corps préparé par Tiemann et Herzfeld (voir p. 533).
constitution de la coumarine. — Plusieurs formules de constitution ont été successivement attribuées à la coumarine. Perkin avait proposé la formule CO = C8H3-CO-C II3 (t. I , p. 981).
Strccker, Fittig et Lieben ont envisagé la coumarine comme l’anhydride interne de l’acide coumarique (orthoxycinnamique) :
C6U*^ CeII4^ C H = C II