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COUMARINE. - 531 — G O IJ MARI NE

lactide dans les mêmes conditions, se transformant facilement en acide lactique. La coumanne nest pas non plus attaquée par l’ammoniaque. D un autre côté, le même chimiste n’a pas réussi a déshydrater l’acide coumarique.

A notre avis, Barbier n’a pas assez tenu compte de la différence qui existe entre les anhydrides d’acides-alcools et les an hydrides d’acides-phenols : ces derniers résistent beaucoup mieux à 1 action des réactifs.

En faisant réagir l’anhydride acétique sur le salicylure de sodium en suspension dans 1 éther, d'après le procédé indiqué par Perkin, Barbier n’a pu obtenir le produit intermédiaire, l’aldéhyde salicylique acétylée pure; mais, en opérant dans un milieu absolument anhydre, et en employant du chlorure d’acétyle et de la benzine à la place d’éther, il a réussi à préparer le dérivé acètylé distillant à 254-255° sans trace de coumarine. Ce corps, chauffé avec trois fois son poids d’acétate de sodium fondu à 180-200°, se transforme en coumarine.

DÉRIVÉS CHLORÉS DE LA COUMARINE. — Bae-

secke (Ann. Chem. Pharm., t. CLlV,p. 84; Bull. Soc. cnim., t. XIV, p. 312] a préparé une monochlorocoumarine, en employant la méthode de Perkin ; l’aldéhyde salicylique chlorée est dissoute dans une petite quantité d’alcool chaud, et additionnée d’une quantité équivalente de soude alcoolique. Le chlorosalicylite de sodium est ensuite distillé avec un peu plus que la quantité équivalente d’anhydride acétique, çt le produit de la distillation est recueilli dès qu’il commence à devenir cristallin.

La coumarine chlorée, C9 115 Cl O*, purifiée par cristallisation dans l’alcool, est presque insoluble dans l’eau froide, un peu plus soluble dans l’eau bouillante, d’où elle se précipite en cristaux microscopiques ; elle se volatiiise difficilement avec la vapeur d’eau. Peu soluble dans l’alcool et l’éther froid, elle l’est plus à chaud et se dissout assez facilement dans la benzine et le sulfure de carbone. Elle fond à 162°, mais se sublime déjà au-dessous de cette température. Elle se dissout dans la potasse à chaud ; par l’ébullition prolongée avec ce réactif il se forme de l’acide coumarique chloré, et, par la fusion avec la potasse, de l’acide salicylique chloré.

Perkin [Chem. Soc. Journ. (2), t. IX, p. 37 ; Zeitsch. Chem., 1871, p. 177] a préparé différents dérivés chlorés en traitant une solution de coumarine dans le chloroforme par un courant de chlore ; il ne se dégage pas d'acide chlorhydrique ; par évaporation de la solution, il reste un sirop épais formé de dichlorure de coumai ine

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