‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 409 sur 589 · C6 II* (O H) (1)(C H8) [3)(C O H · texte numérisé non relu

C6 II* (O H) (1)(C H8) [3)(C O H

— Se forme par oxydation de l’aldéhyde métahomosalicylique ; c’est l’acide crésoti que-y fusible à 173°.

Jacobsen [Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, pp. 374, 570] a préparé cet acide par la fusion du paraxénol avec de l’hydrate de potassium.

Cet acide crésotique se dépose en longues aiguilles d’une solution dans l’eau bouillante; le chloroforme le dissout à froid et l’abandonne par évaporation sous forme de lamelles. Il donne avec le perchlorure de fer une coloration violette.

Le sel de baryum, assez peu soluble, cristallise en prismes, ne renfermant pas d’eau de cristallisation.

Le sel ammoniacal forme, par évaporation de sa solution, une masse cristalline ; sa solution concentrée ne précipite les sels de baryum et de potassium qu’à chaud et avec un excès d’ammoniaque ; les sels de cuivre donnent un précipité jaune-verdâtre , d’abord floconneux, devenant cristallin.

Le sel d’argent forme un précipité blanc, soluble dans beaucoup d’eau et cristallisant en lamelles par le refroidissement.

Sel de plomb. — Précipité blanc, floconneux, assez soluble dans l’eau chaude.

Jacobsen a dédoublé cet acide crésotique en acide carbonique et en métacrésol, en le chauffant avec de l’acide chlorhydrique à 170°.

Acide métahomoparoxybenzoique,

C6 II3 (O II)(1] (C H3)(3| (C Os II)i41.

— Obtenu à l’aide de l’aldéhyde métahomoparoxybenzoïque, il cristallise dans l’eau en petites aiguilles blanches, renfermant 1/2 molécule d’e.iu, qu’il perd à 100”; à l’état anhydre il fond à 177-178°. Il se dissout peu dans l’eau froide, encore moins dans le chloroforme, facilement dans l’eau chaude, l’alcool et l’éther.

ACIDE CRÉSOTIQUE PRÉPARÉ AVEC LE PARACRÉSOL.

Acide parahomosalicylique,

CHP(0 H)(11(C02II)(2| (CH3)|4).

— C’est l’acide a-crésotique de Engelhardt et Latschinoff; il a aussi été préparé par Jacobsen (loc. cil.) par l’action prolongée de la potasse sur le métaxénol CeHHOHMCIDjijKClP^.llfond à 151°; les autres propriétés sont identiques avec celles des acides ortho- et métahomosalicylique. Il se dissout en petite quantité dans l’eau froide, plus facilement à chaud et dans l’alcool, l’éther, le chloroforme. Il cristallise dans l’eau ou dans l’alcool dilué en aiguilles blanches brillantes ; avec le perchlorure de fer, ses solutions donnent une coloration bleue et violette, comme l’acide salicylique. Le chlorure de baryum ne forme pas de précipité dans une solution d’homosalicylate d’ammonium, mais il eu sépare un sel basique lorsqu’on ajoute un excès d’ammoniaque et qu’on chaull'e. En ajoutant à la solution neutre ammoniacale du sulfate de cuivre, il se précipite des sels de cuivre neutres, jaune- verdâtre , cristallins, qui se dissolvent dans une grande quantité d’eau chaude.

ACIDES HOMOYiÉTAXYBENZOÏQUES. — La théorie indique la possibilité de quatre de ces acides (2 dérivés de l’orthocrésol, 1 dérivé du métacrésol et 1 dérivé du paracrésol). Les aldéhydes correspondantes ne sont pas connues ; elles ne prennent pas naissance dans les réactions décrites. Un acide homomélaxybenzoique de la formule C6 tl3(U H)(ij (C H3)(2j (G OsH)[5] a été obtenu par Flesch [Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 641] en partant du cymène du camphre. Le cymène est transformé en sulfhydrate C10!!13. SU et ce dernier, traité au bain-marie par l’acide azotique, se transforme en acide crésotique.

Cet acide se forme aussi par la fusion avec la potasse des acides paratoluiques chloré et bromé [E. von Gerichten, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 368; - Von Gerichten et Rossler, ibid., 1878, p.'705, 1586]. L’acide paratuluique chloré est obtenu en traitant le cymène chloré (préparé avec le thymol), fusible à 208-210°, avec de l’acide azotique.

L’acide paratoluique nitré, obtenu par Fittig [Deutsch. cliem. Gesellsch., 1876, p. 927J avec le cymol, donne également cet acide crésotique. L’acide nitroparatoluique, fusible à 190°, est transformé en acide amidotoluique fusible à 164°; le sulfate est traité par de l’acide azoteux, et le dérivé diazoique est décomposé par une ébullition avec de l’eau.

Enfin, Hall et Ira Remsen [Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 229, 1879, p. 1432] l’ont obtenu par fusion avec de la potasse de l’acide sulfamine-paratoluique.

D’après von Gerichten et Rossler [Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1586], cet acide cristallise en longues aiguilles soyeuses, fusibles à 293-204°, peu solubles dans l’eau froide, très solubles dans l’eau chaude, dans l’alcool et l’é- I ther, insolubles dans le chloroforme; elles sont I volatiles avec la vapeur d’eau.

CRÉSOTIQUES (ACIDES). — 5/i3 —

Le sel de plomb cristallise avec 2 molécules d’eau et forme de belles aiguilles brillantes. Le sel de calcium cristallise avec 4 H2 O.

L’ éther éthylique forme des mamelons fusibles à 74-75°. L 'éther diméthylique cristallise en aiguilles; chauffé avec de la potasse, il se convertit en acide méthylcrésotique, fusible à 150°.

L’acide homométoxybenzoique, chauffé en tube scellé à 240° avec de l’acide chlorhydrique concentré, n’est pas décomposé; mais par la distillation du sel de potassium avec de la potasse on obtient de l’ortliocrésol.

Ainsi que nous venons de le dire, Tiemann et Schotten sont parvenus à transformer les trois crésols isomériques en cinq acides crésotiques, en passant par leurs aldéhydes. Les trois acides homosalicyliques, désignés autrefois sous la dénomination d’acides crésotiques a, (1 et y, se forment aussi par l’action du sodium et de l’acide carbonique sur les crésols; mais cette réaction ayant lieu à une température élevée (180-20H°), température à laquelle peut avoir lieu une transposition moléculaire, il était intéressant de découvrir une méthode propre à transformer les phénols en acides à basse température. C’est ce que Reimer et Tiemann ont réalisé en faisant agir à 100° le tétrachlorure de carbone sur les crésates sodiques. La réaction est exprimée par l’équation générale :

R<ONa + CCI* -f- 5 Na HO

= R<8SlNa + 4NaC1 + 3HSO-

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