I. — ALDÉHYDES HOMOSALICYLIQUES
Elles sont peu solubles dans l’eau, très solubles dans l’alcool, l’éther, le chloroforme. Elles sont volatiles avec la vapeur d’eau. L’ammoniaque et les alcalis les colorent en un jaune foncé; les combinaisons ammoniacales formées sont peu solubles dans un excès d’ammoniaque; elles pré-
i cipilont en blanc par l’acétate de plomb et le !
I nitrate d’argent, en vert par le sulfate de cuivre; ces précipités sont insolubles dans un excès d’ammoniaque. On connaît trois aldéhydes homosalicyliques :
1° Aldéhyde orthohomosalicylique (1.2.6). — Préparée à l’aide de l’orthocrésol. Cristaux incolores, fusibles à 17", bouillant à 208-209", d’odeur agréable. Coloration bleuâtre avec le chlorure ferrique.
2" Aldéhyde métahomosalicylique (1.2.3 ou 1.3.6). — Elle dérive du métacrésol. Cristaux fusibles à 54°, bouillant à 222-223", d’une odeur i d’aldéhyde salicylique, rappelant en même temps l’essence d’amandes amères. Coloration violette avec le chlorure ferrique.
3" Aldéhyde parahomosalicylique (1.2.4). — Obtenue avec le paracrésol. Lamelles nacrées, | blanches, constituées par des tables hexagonales microscopiques, fusibles à 56", bouillant de 217 a 218°. Odeur d’aldéhyde salicylique, forte et presque repoussante. Coloration bleu foncé avec le perchlorure de fer.
Les dérivés de cette aldéhyde ont été étudiés par Schotten. L’acide nitrique concentré fournit, à une douce chaleur, le dérivé orthonilré
C6H2(0 II) (1) (C H O) (1) (û H3)(4) (Az O*) „,
cristallisé en aiguilles blanc-jaunâtre, fusibles à 141" et sublimables, peu solubles dans l’eau bouillante. Il s’unit au bisulfite. Son sel potassique fournit, avec le nitrate d’argent, un précipité rouge.
A Idéhyde acéloparahomosalicylique,
Cio ni» O» = C6 113 (O C* H3 O) (C H3) (C O II).
— L’aldéhyde est additionnée de la quantité calculée de potasse aqueuse et séchée au bainmarie; le résidu, pulvérisé et mis en suspension dans l’éther, est traité par l’anhydride acétique en quantité théorique; après une agitation prolongée, l’éther laisse, par l’évaporation, l’aldéhyde acétoparahomosalicylique en longues aiguilles soyeuses, fusibles à 57". Le chlorure ferrique ne la colore pas, le bisulfite s’y combine ; l’eau bouillante la saponifie lentement.
A la manière des aldéhydes, elle peut fixer, par addition directe, une molécule d’anhydride acétique en donnant le composé
C6H3 (O C2 H3 O) (C H3) C H (O Cs H3 O)*.
On l’obtient en portant à l’ébullition, pendant quelques heures, un mélange de 1 p. d’aldéhyde et de 3 p. d'anhydride. 11 se dépose dans l’alcool en cristaux transparents fusibles à 94"; la soude ou l’eau bouillante le saponifient rapidement.
Aldéhyde méthylparaliomosalicylique,
C9IfioOs = C6 H3 (O C H3) (C H3) (C H O).
— On la prépare en chauffant l’aldéhyde avec de l’iodure de méthyle et de la potasse en solution dans l’alcool méthylique. C’est un liquide incolore, d’une odeur de créosote, bouillant à 254"; elle n’est colorée ni par la soude ni par le chlorure ferrique.
Parahoinosaligénine,