‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 419 sur 589 · CH» - C» H» < A^H ^ C -C II» + C H» . C O O G2 II · texte numérisé non relu

CH» - C» H» < A^H ^ C -C II» + C H» . C O O G2 II

La base forme des tables fusibles à 198-199", peu solubles dans l’eau froide, plus solubles dans l’eau bouillante, et encore davantage dans l’alcool et l’éther ; elle donne un chlorhydrate très soluble et un chloroplatinate cristallisable en longues aiguilles.

Méthényle-crésylène-diamine, C7H6Az2H .CH. — Ce produit de condensation a été obtenu par Ladenburg [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1123 et 1260] en chauffant au réfrigérant ascendant parties égales de crésylène-diamine et d’acide formique. Il distille à une température élevée, fond à 98-101°; il n’a pas été obtenu à l’état de pureté. Le chlorhydrate est très soluble; le chloroplatinate (C» H» Az2, II Cl)2 Pt Cl4, cristallisé dans l’eau chaude, forme des prismes jaunes.

Dcnzényle-crésylène-diamine,

ch»-c«h»<;^h^c-c«h5.

— On chauffe une molécule de crésylène-diamine et une molécule d’acètophénone lentement à 1 80° et on maintient cette température durant 36 heures. On épuise la masse avec de l’acide chlorhydrique dilué; la base est précipitée de cette solution par de la soude ; Iltibner et Kolbe ont obtenu le même corps [Deutsch. chem. Gesellseh., 1875, p. 874] en réduisant le dérivé mononitré de la benzoyltoluidine.

Cette base forme des aiguilles incolores, fusibles à 240°; elle est soluble dans l’alcool et dans le chloroforme; le chlorhydrate cristallise en aiguilles ; le sulfate est presque insoluble dans l’eau froide. Le chloroplatinate est insoluble dans l’eau et l’alcool absolu ILadenburg et Rugheimer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 951J.

Diphlalyle-crésylène-diamine, C23H14Az204. — Obtenue en chauffant assez longtemps 2 p. d’anhydride phtalique et I p. de crésylène-diamine. Cristallisée dans l’acide acétique glacial, elle forme des primes brillants, colorés en jaune, fusibles au-dessus de 270° et ne possédant pas de propriété basique ou acide. Ce corps se décompose par distillation ; il est soluble dans la plupart des dissolvants (Ladenburg).

Dibenzylène-crésylène-diamine,

C7H#(Az a C7H6)*.

-— Se forme lorsqu’on chauffe à 180° 1 p. de crèsylène-diamine et 2 p. d’essence d’amandes amères. Le produit de la réaction est épuisé par l’acide chlorhydrique dilué et la solution précipitée par l’ammoniaquo. La base cristallise en prismes brillants, fusibles à 195°, 5, solubles dans l’alcool, insolubles dans l’eau.

Le chlorhydrate est plus soluble dans l’alcool que dans l’eau ; le chloroplatinate,

(C 21 II18 Az2, H Cl)2 Pt Cl4,

insoluble dans l’eau et l’acide chlorhydrique, peut être cristallisé dans l’alcool dilué chaud. Ladenburg [ Deutsch . chem. Gesellsch., 1878, p. 590 et 1656] a, en outre, étudié toute une série de bases analogues qu’il nomme aldéhydines et qui sont formées par la condensation d’une molécule d’une orthodiamine et de deux molécules d’une aldéhyde .

III. par acres yléne-di amine, y-crésylène-diamine de Beilstein et Kuhlberg,

C» H» (C H»)[i| (Az H*)(2) (Az H2)|5).

— Ces chimistes l’ont obtenue par réduction de la métanitroorthotoluidinc et lui avaient assigné la constitution C6H»(CH»)[i|(AzH2)j2](AzH2)[3); mais Ladenburg [Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1656] a prouvé que ce n’était pas une orthodiamine; en effet, les chlorhydrates de ces bases, chauffées à 100° avec de l’essence d’amandes amères, dégagent de l’acide chlorhydrique, ce que ne fait pas la paracrésylène-diamine. Enfin, Nietzki [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 332, et 1879, p. 2223] a établi la constitution de cette crésylène-diamine en la transformant par oxydation en toluquinone. 11 la prépare en réduisant l’orthoamidoazotoluène par l’étain et l’acide chlorhyd’alcalidrique, précipitant l’étain par un excès et épuisant la solution par l’éther.

Par cristallisation dans la benzine, on obtient des tables incolores groupées sous forme de rosettes, fusibles à 64°, distillant à 280°; cette base se dissout facilement dans l’eau, l’alcool, l’éther et la benzine chaude, difficilement à froid dans le dernier véhicule. Ses solutions se colorent rapidement en rouge à l’air et laissent déposer une substance brune, amorphe. Avec les acides, il forme des sels bien cristallisés. Le chlorhydrate C7H10Az2(HCl)2 est en lamelles fines et nacrées, très solubles dans l’eau, peu solubles dans l’acide chlorhydrique concentré.

Le sulfate, G7 H6 (Az H2)2 H2 S O4, est anhydre et pulvérulent; il est peu soluble dans l’eau froide, plus soluble à chaud. L’alcool le précipite de sa solution aqueuse. Ges sels, traités par des oxydants, se colorent en un beau vert qui passe rapidement au rouge sale. Ad. Kopp.

CROCINE. — On a donné ce nom à deux substances, savoir : la matière colorante des baies jaunes de Gardénia grandiflora (t. I, p. 1002), et un des produits du dédoublement de la polycroïte, principe colorant du salran (t. II, p. 1389).

CROCUS. — Nom que les alchimistes donnaient à des combinaisons métalliques dont la coloration se rapprochait plus ou moins de celle du safran ( crocus metallorum, oxysulfure d’antimoine; crocus cupri, oxyde cuivreux; crocus martis aperiens, hydrate ferrique, etc.).

CROSSOPTEHINE. — Alcaloïde existant en très petite quantité (0,018 %) dans l’écorce de Crossoplcrix Kotschyana (ou febrifuga), rubiacéc assez répandue au Soudan et réputée comme fébrifuge. L’extrait aqueux de cette écorce présente une fluorescence bleue, mais ne renferme pas de quinine.

La crossoptérinc est blanche, amorphe, soluble dans l’alcool et l’éther, insoluble dans l’eau et la

CROTACONIQUE (ACIDE). — 549 — CROTONIQUES (ACIDES).

soude, soluble dans l’ammoniaque. Elle offre une solution alcaline. Le chloroplatinate et le chloraurate sont des précipités jaunes , amorphes fO Hesse, Deutsch. client. Gesellsch., t. XXXII, p. 3547J.

CROTACONIQUE (ACIDE),

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