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C4II« = CH3-CH*-C=CII

— 'Bruylants l’a obtenu en traitant par la potasse le butylène monochloré dérivé de la méthyléthylacétone. Ce dernier corps fournit, avec le perchlorure de phosphore, le chlorure

bouillant à 96°, que la potasse transforme successivement en butylène monochloré

bouillant à 55°, et en isocrotonylène, bouillant à 18°. C’est un hydrocarbure acétylénique qui précipite en blanc le nitrate d’argent ammoniacal, et en jaune le chlorure cuivreux ammoniacal. Il donne, avec le brome, un dibromure et un tétrabromure cristallisé ]G. Bruylants,

La décomposition des sels du dibromure d’acide angélique par l’eau bouillante fournit un corps de la formule C4 II7 Br, qui représente très probablement un bromhydrate d’isocrotonylène, liquide d’odeur piquante, bouillant à 97°, qui fixe directement 2 atomes de brome [B. Jaffe, Ann. Chem. Pharm., t. CXXXV, p. 291].

A. Henninger.

CRUORINE. — Nom donné par Stokes à l’hémoglobine.

CRYOCONITE (Min.). — Poussière contenant différents éléments minéralogiques, parmi lesquels il y en a qui paraissent feldspathiques, d’autres augitiques, trouvée à la surface des champs de glaco, à 30 milles de la côte, au Groenland.

CKYOPIIYLLITE (Min.). — Silicate d’alumine de potasse, de lithine, avec fer, manganèse, magnésie et fluor : rapports de l’oxygène dans

(RR*) O : R* O3 : SiO* = 3:4: 14.

Se trouvant dans le granit au cap Anne, avec danalithe et lépidomélane. Masses compactes ou petits prismes orthorhombiques voisins de 120° à clivages très faciles, ou lamelles accolées; vert émeraude à la lumière, transmise dans le sens de l’axe; brun-rouge perpendiculairement à l’axe.

Caractères. — En poudre fine, attaqué par l’acide chlorhydrique avec dépôt de silice pulvérulente. Le fluor n’est pas chassé même au rouge. Fond facilement dans la flamme de la bougie. Au chalumeau, donne un émail gris.

Dureté, 2 à 2,5. Poussière gris-verdâtre.

CRYPTOMORPHITE (Min.). — Borate hydraté de chaux trouvé à Windsor (Nouvelle- Écosse). Petites lamelles microscopiques groupées, ayant un angle de 80°; blanches, formant des grains de la grosseur d’un pois entre les cristaux de glaubérite.

CRYPTOPHANIQCE (ACIDE). — Lorsque l’urine, traitée par un lait de chaux, est concentrée au bain-marie, filtrée, neutralisée par l’a-

CRYPTOPINE.

CUIVRE

eide acétique, évaporée en consistance sirupeuse et additionnée de 4 à 5 volumes d’alcool fort, il se précipite une masse floconneuse, brune, constituée, d’après Thudichum, par le sel de calcium de l’acide cryptophanique. Cet acide, qui formerait un des principes normaux de l’urine, aurait pour formule C5Il9Az05 [J.-L.-W. Thudichum, Joxtrn. chem. Soc. London (2), 1870, t. VIII, p. 116; Bull. Soc. chim., t. XIV, p. 335J. D’après les recherches plus récentes de Pircher, l’acide et les nombreux sels décrits par Thudichum n’existent pas en tant que composés définis; ce sont des mélanges de matières minérales avec des substances extractives de l’urine [J. Pircher, Cenlralbl. mediz. Wissench-, 1871, n° 4; Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 81]. Silversidge a également contredit les indications de Thudichum [Journ. of Anat. Physiol., t. VI, p. 422].

CRYPTOPINE, C21 H23Az Os. — Cet alcaloïde existe dans l’opium en quantités extrêmement petites ; T. et H. Smith, qui l’ont découvert, n’ont pu extraire que 150 grammes de son chlorhydrate de cinq tonnes d’opium. — Voyez t. II, p. 621.

CKYPTOTÜNGSTITE. — Tungstate hydraté de cuivre avec un peu de fer, de chaux, etc. Croûtes vert-jaunâtre, enveloppant la cuproscheellite, dans la rivière de Lianico, près Santiago (Chili).

CUBÈBE. Le cubèbe, chauffé à 280° avec de l’acide iodhydrique, fournit les carbures

C5 ni2, Ct°H22,C>3H32

et un carbure volatil au-dessus de 360° probablement C20H42 [Berthelot, Bull. Soc. chim., t. XI, p. 25]. Les cunèbes, distillés avec de l’eau, fournissent 14 °/„ d’une huile essentielle. Le résidu de cette distillation, épuisé par l’alcool, lui cède un produit gélatineux qui se sépare en deux couches lorsqu’on a chassé l’alcool. L’une de ces couches est résineuse. Cette résine, distillée d’abord avec l’eau, puis dissoute dans l’alcool, laisse déposer une matière grasse, tandis que l’alcool fournit, par évaporation, la résine pure. Celleci, traitée par la potasse, est dédoublée en cubébine (voyez t. I, p. 1006) et en une résine neutre, que l’ammoniaque scinde de nouveau en une résine neutre fusible à 66° de la formule C13H1405 et en acide cubébique, C13H1407, H2 O. Cet acide a été découvert par Bernatzik. Il forme une résine blanche fusible à 45°, soluble dans l’alcool, l’ammoniaque et les alcalis fixes. L’acide sulfurique le colore en rouge. Les sels d’argent, de baryum, de calcium et de plomb sont amorphes. L’acide est bibasique [Schmidt, Zeitsch. Chem., 1870, p. 189; Bull. Soc. chim., t. XIV, p. 320; — Schulze, Arch. Pharm. [3], t. II, p. 388; Bull. Soc. chim., t. XX, p. 471].

CUIVRE. — A. Van Riemsdyck indique 1330° pour le point de fusion du cuivre [Chem. News, t. XX, p. 32].

Les solutions salines, telles que les azotates et sulfates alcalins, de calcium, de magnésium, et surtout des sels ammoniacaux, dissolvent du cuivre par leur contact avec ce métal. Dans une étude sur cette action et sur celle de l’eau de mer, Th. Carnelly a recherché leur intensité. La quantité de cuivre entrée en dissolution varie avec la durée du contact, la surface du métal et la concentration de la solution. Le sel le plus actif est le chlorure d’ammonium; pour les sels alcalins, ce sont les chlorures qui dissolvent le plus de cuivre, puis les carbonates et les sulfates ; les azotates se sont montrés les moins actifs. L’action du chlorure de sodium est augmentée par la présence de l’azotate et surtout du sulfate de potassium. Celle des sels ammoniacaux est diminuée en présence des sels alcalins fixes [Journ. chem. Soc., 1876, t. II, p. 1].

Lorsque le cuivre a été recouvert d’une couche de sulfure par son immersion dans le sulfure ammonique, il résiste beaucoup mieux à l’action des solutions salines ; mais l’eau aérée l’attaque plus rapidement par suite de l’oxydabilité du sulfure [Shaw et Carnelly, Journ. chem. Soc., 1877, t, I,p. 4421. ’

Dans une étude sur la métallurgie du cuivre, Hampe a fait connaître l’influence qu’exerce sur les propriétés de ce métal la présence d’éléments étrangers [Chem. Centralbl., t. V, p. 104; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 570; t. XXVII, p. 41].

Le cuivre pur, préparé par l’électrolyse du sulfate, qu’on a préalablement précipité en partie par la potasse, a pour densité 8,945 à 0°; celle du cuivre commercial est de 8,2 à 8,5. Le poids atomique déterminé avec ce cuivre pur a été trouvé égal à 63,34. Fondu dans une nacelle de porcelaine dans un courant d’hydrogène, le cuivre devient souvent spongieux; il est beaucoup plus compact lorsqu’on a employé un courant de gaz carbonique. Le cuivre pur fondu absorbe l’hydrogène qu’il perd en rochant, par la solidification ; il en est de même pour l’oxyde de carbone, mais d’une manière beaucoup moins prononcée. L’acide carbonique n’est pas absorbé, mais il chasse l’hydrogène absorbé. Le cuivre fondu n’absorbe pas le charbon.

La présence de 0,45 % d’oxyde de cuivre (ou 0,05 % d’oxygène) diminue la ténacité du cuivre, mais n’altère pas sensiblement sa malléabilité.

Le soufre rend le cuivre cassant lorsque sa proportion atteint 0,5 °/0.

L’arsenic, dans la proportion de 1 °/0, rend le cuivre cassant à chaud, mais non à froid. L’introduction de 2 °/0 d’arséniate de cuivre rend le cuivre très cassant à froid ; le cuivre reprend en partie ses propriétés lorsqu’on réduit cet arséniate. L’antimoine et les antimoniates exercent une influence analogue. En général, les métaux introduits sous la forme d’oxyde nuisent beaucoup plus aux qualités du cuivre que les métaux libres. Le plomb pourtant fait exception.

L’influence du plomb ne se fait sentir que pour une teneur de 0,3 °/0. Avec 0,4 % de plomb, le cuivre devient très cassant; il se laisse encore laminer, mais se déchire par la flexion.

Quant au bismuth, il suffit de 0,02 °/0 de ce métal pour altérer la malléabilité du cuivre. Le phosphore rend le cuivre plus tenace et plus ductile, ce qu’il faut attribuer à son affinité pour l’oxygène contenu dans le cuivre (voyez plus loin

PHOSPUURE DE COIVRE).

Cuivre réduit. — Lorsqu’on fait bouillir une solution étendue de sulfate de cuivre avec de la potasse et un excès de glucose, il se précipite du cuivre métallique en même temps que de l’oxydule ; ce métal peut même être précipité seul [Commaille, Journ. Pharm. Chim. (4), t. VIII, p. 18]. Stolba a observé le même fait et utilisé cette réaction pour préparer le cuivre réduit. On additionne d'une quantité suffisante de glucose une solution ammoniacale d’oxyde de cuivre, puis on y ajoute de la potasse jusqu’à ce qu’il se produise un précipité permanent, enfin on fait bouillir. Le cuivre se précipite sous forme pulvérulente et produit en même temps un miroir métallique sur les parois du vase. Pour recueillir le dépôt, on acidulé la solution et on filtre [Dingl. polyt. Journ., t. CXC, p. 495],

Cuivre électrolytique. — Le cuivre déposé par électrolyse du sulfate, renferme 4,4 fois son volume de gaz ; ces gaz, qui sont éliminés par l’action de la chaleur, sont formés de 3,ol,40|d'hydrogène; 0,37 d’oxyde de carbone; 0,49 d’acide carbonique et 0,14 de vapeur d’eau [Lenz, Journ. prakt. Chem., t. CVIII, p. 436].

Cuivre allotropique. — Lorsqu’on électrolyse

CUIVRE

CUIVRE

ane solution étendue d’acétate de cuivre, on observe sur la face de la lame de platine qui regarde l’électrode positive, formée par une lame de cuivre, un dépôt de cuivre très différent du cuivre ordinaire; ce dernier forme souvent une bordure autour de la première couche, ce qui permet d’apprécier facilement la différence d aspect. Le cuivre allotropique se présente en plaques à surface grenue, ayant la couleur du bronze. Il est très fragile et dépourvu de toute malléabilité. Il est très oxydable et prend au contact de l’air une couleur indigo. Sa densité est égale à 8 environ. 11 décompose l’acide azotique étendu avec dégagement de protoxyde d'azote, tandis que le cuivre ordinaire attaque plus difficilement l’acide do même concentration et en dégage du bioxyde d’azote. Cette réaction n’est due ni à de l’hydrure de cuivre ni à de l'hydrogène occlus. En effet, lorsqu’on le chauffe dans le vide, il n’abandonne pas d’hydrogène, mais seulement un peu de vapeur d’eau chargée d’acide acétique, provenant d’un peu d’acétate de cuivre interposé. Les propriétés spéciales du cuivre allotropique disparaissent spontanément, lorsqu’on le conserve à l’abri de l’oxygène, et plus rapidement lorsqu’on le chauffe à 100 ou 150°. Cette transformation a lieu sans perte de poids fSchützenberger, Compt. rend., t. LXXXVI,p. 1265 ; Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 291].

Alliages. — Dans un mémoire étendu, A. Riche a étudié les propriétés des alliages do cuivre et d’étain dans les proportions variant de Sn8Cu à SnCu18. La densité de ces alliages est un peu plus faible que la densité moyenne pour Sn8Cu,Sn*Cu et Sn8Cu, puis elle est plus forte; le maximum d’écart -|- 0,70, s’observe pour l’alliage SnCu8 (densité observée =8,91; densité calculée = 8,21). Cet alliage se distingue encore des autres par l’ensemble de ses propriétés. Il est cassant, et se réduit sous le marteau en petits grains cristallins, bleuâtres. Seul, avec l’alliage Sn Ou8, il fond et se solidifie, sans éprouver de liquation; son point de solidification est situé entre les points de fusion de l’antimoine et de l’argent (vers 000 à 700°) Mnn. Chim. Phys. (4), t. XXX, p. 351].

Bronze phosphoré. — L’addition de phosphore au cuivre ou au bronze leur communique des propriétés précieuses, qui ont fait recommander le bronze phosphoré pour la fabrication des engrenages , des essieux , des cloches , des canons, etc.

Déjà Parker, en 1848, puis Parcy, Will, Abel, Ruolz -Montchanal et Fontenay et d’autres ont attiré l’attention sur cet alliage, qui, dans ces dernières années, a de nouveau fait l’objet d’études approfondies [G. Montefori-Lewi et Künzel, Dingl. polyt. Journ., t. CC, p. 379; — Uchatius; Kiskaldy, même Recueil, t. CL1X, p. 186; — de Ruolz-Montchanal et Fontenay, Compt. rend., t. LXXXIII, p. 783; — Polain, Revue univers, des mines, t. XXXV, p. 595].

La résistance du bronze phosphoré à la tension et à la flexion est bien supérieure à celle kjonze ordinaire. La couleur du bronze phosphoré est plus vive et se rapproche de celle de 1 or cuprifère. Son grain est analogue à celui de 1 acier. Un bronze phosphoré à 85 % de cuivre qui se prête très bien à la confection des essieux* des engrenages de laminoirs, etc., se déforme moins que le fer, et est beaucoup moins fragile que la fonte. Son laminage et son étirage sont plus faciles que pour le cuivre.

Le bronze phosphoré ne subit pas d’altération par la fusion, et se coule très facilement (voyez phosphores de cuivre).

La composition du bronze phosphoré est extrêmement variable. Voici la composition de di-

, vers échantillons [Bauschinger et Stoelzel, Dingl. polyt. Journ., t. CCXVIII, p. 372] :

Çuivre.... 93,68 94,11 90,86 94,71 90,34

Etain 5,83 5,15 8,56 4,88 8,99

Phosphore. 0,17 0,21 0,19 0,55 0,76

Zinc 0,85 0,28 — — —

Le bronze phosphoré s’obtient par l’introduction du phosphure de cuivre dans le cuivre ou dans le bronze en fusion.

Cuivre et manganèse. — Le manganèse a une grande affinité pour le cuivre. Les alliages contenant de 3 à 15 % de manganèse sont durs et sonores. Ceux renfermant de 3,5 à 8 °/0 de manganèse sont ductiles. A 12 %, l’alliage est aigre et d’un jaune de laiton. A 15 °/0, il est dur, gris et cassant, inaltérable à l’air [Valenciennes, Compt. rend., t. LXX, p. 697]. Prieger avait préparé industriellement, en 1865, des alliages de cuivre et de manganèse, par la réduction simultané de leurs oxydes. Ces alliages ressemblent au bronze, mais ils sont plus durs et plus résistants [Deutsch. Industrie- Zeit., t. CLXXXV, p. 184; Bull. Soc. chim., t. IV, p. 409].

Amalgame. — Un mélange de 20 a 30 p. de cuivre réduit par l’hydrogène et de 80 p. de mercure, arrosé d’acide sulfurique, donne une masse qui, après élimination de l’acide sulfurique par l’eau bouillante, constitue, au bout de douze heures, un amalgame compact, pouvant prendre l’éclat et le poli de l’or; et devenant plastique à chaud [A/onif. scientif. (3), t. VII, p. 312],

IIydrüré de cdivre, Ou* H*. — Il se produit lorsqu’on verse sur du zinc une solution de sulfate de cuivre, additionnée d’acide sulfuriuue. La poudre brune, qui se dépose dans ces conditions, dégage de l’hydrogène au contact de l’eau pure, et est convertie en chlorure cuivreux par l’action de l’acide chlorhydrique [Schorr, Arch. Néerl., t. XII, p. 96], L’hydrure de cuivre préparé par l’action de l’acide hypophosphoreux sur le sulfate de cuivre renferme quelques centièmes de phosphite de cuivre.

Chlorure cuivreux. — Heumann le prépare en dissolvant dans l’acide chlorhydrique 14p,2 d’oxyde de cuivre et 7 p. de poudre de zinc, puis précipitant par l’eau bouillie [Deutsch. chem. Gesellsch. , t. VII, p. 720].

Pour le purifier, Rosenfeld recommande de le laver, après précipitation par l’eau, avec de l’acide acétique cristallisable, puis de le sécher, après expression, à une douce chaleur. Obtenu ainsi, il est beaucoup moins altérable [Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 954].

Lorsqu’on soumet à l’électrolyse une solution chlorhydrique de chlorure cuivreux, en employant des lames de cuivre comme électrodes, le chlorure cuivreux se dépose au pôle positif, en tétraèdres microscopiques blancs et brillants, tandis que l’électrode négative se recouvre de cuivre métallique spongieux, très léger [Bœttger, Journ. prakt. Chem. (2). t. II, p. 135].

La densité de vapeur du chlorure cuivreux, observée vers 1500°, a été trouvée égale à 6,84— 6,93, ce qui correspond bien à la formule 00*01* (densité théorique=7,05) [V. etC. Meyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1116 et 1283].

L’acide sulfurique concentré attaque à peine le chlorure cuivreux à chaud. L’acide azotique ne l’altère qu’a la lumière. Sa solution ammoniacale récente dissout la cellulose.

Chauffé avec du chlorate de potassium, le chlorure cuivreux facilite singulièrement la décomposition de ce sel (Rosenfeld).

Le chlorure cuivreux se dissout dans une solution d’hyposulfite de sodium. La solution neutre n’est pas altérée par l’ébullition. Si l’hyposulfite

CUIVRE

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n’est pas en excè3, les acides ne précipitent pas de soufre de la solution. La liqueur, rendue ainsi acide, fournit, à chaud, un dépôt de sulfure de cuivre et un dégagement d’acide sulfureux. 1 [mol. d’hyposulfite dissout exactement 1 mol. de chlorure cuivreux; il est donc probable qu’il y a combinaison [Cl. Winkler, Chem. Centralbl., t.V, p. 308 yBull. Soc. chim.,t. XXII, p. 121], Combinaison avec le sulfure mercurique,

Cu*Cl2.2HgS ou n,g'S' (GuC1) • Hg-S-(CuCl)

— Poudre brillante d’un jaune orange, qui se produit lorsqu’on chauffe le chlorure cuivrique avec du sulfure de mercure et de l’acide chlorhydrique concentré. Ce produit est mélangé de soufre, dont on peut le débarrasser par le sulfure de carbone. Sa formation a lieu d’après l’équation

3 Hg S +2 Cu Cl* = Cu2 Cl*. 2 Hg S + Hg Cl* + S.

L’acide chlorhydrique attaque cette combinaison, en dégageant de l’hydrogène sulfuré et en dissolvant du chlorure cuivreux et du chlorure mercurique. L’acide sulfurique concentré l’attaque avec dégagement d’acide chlorhydrique et d’acide sulfureux. La soude la noircit, en donnant du sulfure de mercure et de l’oxydule de cuivre, ou plutôt du sulfure cuivreux et de l’oxyde mercurique [Heumann, Dmfscft. cliem. Gesellsch., 1874, p. 1390].

Combinaison avec l’hydrogène phosphore. — L’hydrogène phosphoré est absorbé par une solution chlorhydrique de chlorure cuivreux, en produisant un amas de longues aiguilles incolores, qui ne sont solubles qu’en présence de leur eau mère. Ces cristaux ont pour composition Cu2Cl2. 2 P H3, et représentent le chlorure de cuprosodiphosphonium Cu2H6P2. Cl2. Soumis à l’action de la chaleur, ils dégagent de l’hydrogène phosphoré pur (ne renfermant environ quel/800 de son volume d’hydrogène); le résidu est formé de phosphure de cuivre :

3 (Cu2 Cl2. 2 P H3)=4 P II2 -fCu«P2 -f 6 II Cl.

On obtient une combinaison plus riche en hydrogène phosphoré, et renfermant sans doute Cu2Cl2. 4PM3, lorsqu’on continue à faire passer ce gaz dans le chlorure cuivreux, après la formation des aiguilles ; celles-ci se redissolvent, mais le composé, nouvellement produit, n’a pu être isolé. La solution ainsi obtenue perd de l’hydrogène phosphoré par le passage d’un gaz inerte, et les aiguilles prennent de nouveau naissance [J. Riban, Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 385],

Oxychlorure de cuivre. — L’oxyde de cuivre se dissout dans une solution de chlorure d’ammonium, avec une couleur verdâtre, sans dégager d’ammoniaque. En évaporant à sec et reprenant le résidu par l’eau, on obtient une poudre d’un vert jaune, insoluble, présentant à peu près la composition de l’atakamite, soit

CuCl*.3CuO -f 4 1/2 II20

[Tuttschew, Zeitschr. Chem., 1870, p. 109].

Fluosilicate nE cuivre. — Il cristallise dans le système rhomboédrique : faces p,d; angles pp au sommet = 125° 30'; ses cristaux renferment, d’après Stolba, 2 SiFl6Cu 4- 13 H2 O; ils sont efflorescents dans l’air sec, déliquescents dans l’air humide. Densité = 2,1576 à 19°. Chauffé à 100°, ce sel perd peu à peu son eau ; à 125°, il perd en outre du fluorure de silicium, et le résidu n’est plus entièrement soluble. Le fluosilicate de cuivre se dissout à 17° dans 0,427 p. d’eau; il est soluble aussi dans l’aicool faible. L’addition d’alcool fort à sa solution le sépare en cristaux, renfermant 5 1/2 H2 O [ Journ .

prakt. Chem., t. Cil, p. 7; Bull. Soc. chim., t. IX, p. 211],

Iodure cuivreux. Cu2I2. — Il s’obtient en tétraedresd’un janne verdâtre clair, par l’action du cuivre sur une solution d’acide iodhydrique, renfermant de l’iode libre, ou, plus facilement, par 1 action de 1 acide iodhydrique sur le sulfure cuivreux [Meusel, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, P- ly3j. Il se combine à l’iodure mercurique [voyez t. II, p. 347],

I’eriodures de cuivre. — L’iodure cuivreux se dissout lentement dans la teinture alcoolique d’iode, dans le rapport Cu2I2:9I2. La solution brune n’est pas précipitée par l’eau, mais par une solution alcoolique d’iodure de potassium, celui-ci s’emparant de l’iode et remettant l’iodure cuivreux en liberté. Agitée avec du mercure, la solution brune fournit de l’iodure mercureux, et la liqueur filtrée, qui est verte, laisse déposer par l’évaporation des prismes rouges d’iodomercurate cuivreux, mélangés d’iodure mercurique. Cette même liqueur verte, traitée par l’ammoniaque, devient bleue et abandonne des aiguilles vertes de la formule Cul2. 2HgI2. 4AzH3 [Jôrgensen, J ourn. prakt. Chem. (2), t. II, p. 347 ; Bull. Soc. chim., t. XVI, p. 73].

Tétraiodure de cuprotétrammonium,

Cu I2.I2.4AzH3.

— Précipité cristallin-brun noir, qu’on obtient en ajoutant un léger excès d’ammoniaque alcoolique à la solution brune ci-dessus. Ce précipité est formé de tables rhomboïdales, présentant des angles de 74 et de 106° et les caractères optiques de la tourmaline.

Lorsqu’on arrose d’alcool ce tétraiodure ammoniacal, et qu’on l’agite avec du mercure, on obtient une combinaison bleue qui cristallise dans l’alcool ammoniacal en prismes bleus et brillants, de la formule CuI2.HgI2.4AzH3 et qu’on obtient aussi, en chauffant le sulfate de cuivre ammoniacal avec de l’iodomercurate de potassium et un excès d’iodure de potassium. L’eau décompose ces cristaux.

Hexaiodure de cuprotétrammonium,

CuP.I‘.4 AzH».

— Masse cristalline brune, qui se dépose par le refroidissement, lorsqu’on mélange à 50° les solutions d’azotate de cuprotétrammonium et d’iodure ioduré de potassium. Ce corps peut être lavé et conservé sous l’eau (Joergensen).

Oxydule de cuivre, Cu20. — L’oxyde cuivreux se dissout dans une solution concentrée de chlorure de magnésium, en séparant de la magnésie et en produisant du chlorure cuivreux. Il décompose de même le chlorure de zinc. Traité par le chlorure ferreux, il est en partie réduit, d’après l’équation

3 Cu20 + 2 FeCl2 = 2 Cu2Cl2 + 2 Cu + Fe203

[Storry-IIunt, Compt. rend., t. LXIX, p. 1357].

On obtient un dépôt d’oxydule de cuivre lorsqu’on plonge un couple cuivre et argent dans une solution acide et aérée de sulfate de cuivre; le dépôt se produit sur la lame d’argent. [Gladstone et Tribe, Chem. News, t. XXV, p. 193].

Oxyde de cuivre, CuO. — Il se dissout dans 30 molécules de soude employée en lessive à 70 °/„. La solution, étendue de 3 à 4 volumes d’eau, n’est pas troublée par l’ébullition; additionnée de 10 volumes d’eau, elle se décolore par l’agitation ou lorsqu’on la chauffe, et laisse déposer l’oxyde de cuivre. La solution concentrée, abandonnée à elle-même pendant quelques jours, laisse déposer une poudre d’un bleu clair, qui renferme les oxydes de cuivre et de sodium, dans le

CUIVRE

CUIVRE

rapport de Cu O à Na* O, et qui est décomposé

Le produit de la fusion de l’oxyde de cuivre avec la potasse se dissout dans une petite quantité d’eau, avec une coloration bleue [O. Locw, Zeitschr. analyt. Chem., t. IX, p. 463].

L’oxyde de cuivre peut exercer une action oxydante, par voie humide, à une température élevée, sur les composés organiques. Lorsqu’on le chauffe à 280° avec de l’éther, il transforme celui-ci en aldéhyde et acide acétique; lui-même est ramené en partie à l’état métallique, en partie à l’état d’oxydule. L’oxyde précipité produit seul cette oxydation [A. Guérout, Compt. rend., t. LXIX, p. 231]. . ,

Lorsqu’on chauffe l’acélate de cuivre a 200° avec de l’acide acétique, celui-ci est converti en acide glycolique et il se dépose de l’oxydule de cuivre [Cazeneuve, Compt. rend. Sept. 1879].

Peroxyde de cuivre, Cu O*. — Le peroxyde de manganèse, obtenu par précipitation, sépare à froid tout le cuivre d’une solution cuivrique, sous la forme de peroxyde. La réaction est lente, mais s’effectue en quantité théorique [Werner Schmid, Journ. prakt. Chem., t. XCVIII, p. 136].

Phosphores de cuivre. — Le phosphure Cu* Pli*, qui renferme 32,8 % de phosphore, s’obtient en chauffant au rouge sombre le phosphure de cuivre du commerce, employé pour la fabrication du bronze phosphorè et qui renferme 20% de phosphore (soit environ Cu!Ph), avec du phosphore rouge en excès. Une température plus élevée déterminerait une perte de phosphore [Champion et Pellet, Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 446] .

Ce même phosphure se produit, lorsqu’on chauffe le cuivre dans la vapeur du phosphore. Il se présente alors sous la forme d’une masse cassante, offrant la couleur de l’argent mat, soluble dans l’acide chlorhydrique. Densité = 5,16 [Emmerling, Beulsch. cliem. Gesellsch., 1879, p. 1521.

H. Schwarz prépare le phosphure de cuivre en introduisant dans le cuivre en fusion du phosphore, préalablement plongé dans une solution de sulfate de cuivre, pour diminuer son inflammabilité [Dingl. polyt. Journ., t. CCXVUI, p. 58].

La gaine métallique qui se produit autour d’un ballon de phosphore, plongé dans une solution de sulfate de cuivre, est formée de phosphure de cuivre et de cuivre métallique. Débarrassé du phosphore libre par le sulfure de carbone, ce dépôt métallique est noir, inaltérable à l’air. Densité = 6,350. Il fond au rouge, en perdant 10 »/„ de son poids et donne un culot métallique d’un blanc grisâtre. Chauffé plus fort, il perd encore du phosphore et laisse une masse blanche, dure comme l’acier et qui peut être coulée en lingots.

Le dépôt métallique noir peut être obtenu en grande quantité, si l’on fait bouillir une soluiion de sulfate de cuivre avec du phosphore, et qu’on remplace le sel, à mesure qu’il est décomposé, par des cristaux de sulfate de cuivre. Ce dépôt fournit des cristaux à base hexagonale et d’un aspect métallique, lorsqu’on le chauffe dans la vapeur de phosphore, ou simplement lorsqu on le chaude sans dépasser le point de fusion. Sidot, à qui l’on doit ces observations, ne donne pas la composition de ces phosphures. Il a aussi obtenu un autre phosphure cristallisé en chauffant un mélange de phosphate acide de calcium, d’oxyde ■de cuivre et de charbon [ Compt. rend t. LXXX1V, p. 1454]. ’

Le phosphure de cuivre à 9 % de phosphore (Cu5Ph) est un composé cassant, plus dur que le bronze des coussinets, susceptible d’un beau poli, d’un grain fin. Il peut être fondu, sans altération, dans un creuset brasqué et peut être

coulé sans soufflures. Il est très sonore et peut servir comme métal de cloches. De Ruolz-Montchanal et Fontenay ont montré que les cloches fabriquées avec ce phosphure présentent des qualités d’acuité, d’intensité et de timbre supérieures à celles des cloches de même dimension en métal de cloches ordinaire. Le phosphure fondu présente aussi plus d’homogénéité dans sa composition.

L’addition de quelques millièmes de phosphore au cuivre rouge permet de le couler en sable.

Sulfures de cuivre. — Le cuivre métallique agit sur une solution de polysulfure d’ammonium. 11 se recouvre d’une couche brun-noir à sa sur face intérieure, et d’un bleu noir à sa surface ex térieure. Cette couche, qui est du sulfure cuivrique CuS, change peu à peu d’aspect par un contact prolongé, et se transforme en petites aiguilles métalliques grises, qui constituent du protosulfure Cu*S. En même temps, la solution se décolore [Privoznik, Ann. Chem. Pharm., t. CLXIV, p. 46, et t. CLXXI, p. 110. — Heumann, Ibid., t. CLXXUI, p. 21. Voir aussi, Bull. Soc. chim., t. XVIII, p. 446; t. XX, p. 439, et t. XXI, p. 274],

D’après Privoznik, la production subséquente du sous-sulfure est due à l’action du cuivre en excès sur le sulfure cuivrique. Suivant Heumann, au contraire, elle résulterait de l’action du cuivre sur le sulfure ammonique décoloré, action

3ui a lieu avec dégagement d’hydrogène et prouction d’ammoniaque caustique. La solution, quoique incolore, renferme alors un peu de cuivre en dissolution, et l’addition d’eau y fait naitre un précipité cuprifère.

Les cristaux de sulfure Cu*S prennent à l’air la couleur de l’acier, et le sulfure ammonique jaune les convertit en sulfure CuS. Leur forme cristalline n’a pu être déterminée.

Le sulfure cuivreux prend encore naissance lorsqu’on fait agir le cuivre sur une solution d’hyposulfite de sodium (Privoznik) :

Ss O» Na* + Cu* = Cu*S + S O» Na*.

Enfin, il se produit aussi par l’action de l’oxyde de cuivre sur le sulfure d’ammonium incolore, qui est converti en polysulfure (Heumann) :

2CuO + 3(AzIl*)*S

= Cu*S -f 2H*0 -f- 4 AzH» + (AzII*)*S*.

Polysulfure ammoniacal de cuivre,

Cu* (Az H*)* S7 ou 2 CuS». (AzH*)* S.

— Ce sel a été décrit, pour la première fois, par Peltzer, qui l’a obtenu en ajoutant une solution ammoniacale de sulfate de cuivre à du sulfure ammonique jaune, jusqu’à ce que le précipité ne se redissolve plus. La liqueur filtrée laisse déposer, à l’abri de l’air, le persulfure cuprammonique en aiguilles d’un rouge grenat, groupées en aiguilles, ou sous la forme d’une poudre rouge cinabre. Cette combinaison est très instable et s’altère au contact de l’air [Ann. Chem. Pharm., t. CXXVIII, p. 180].

Gescher prépare cette combinaison de la même manière [Ibid., t. CXLI, p. 350; Bull. Soc. chim., t. VIII, p. 4101.

Bloxam l’a obtenue en faisant bouillir-le sulfure de cuivre avec du sulfure ammonique jaune, filtrant et laissant reposer la solution [/ourn. chem. Soc. (2), t. III, p. 941.

Pour la préparer, H. Vohl fait tomber, goutte à goutte, dans une solution de sulfure ammonique, chargée de soufre, une solution, faite à l’abri de l’air, de chlorure cuivreux dans le sel ammoniac, sous une couche do pétrole, pour empêcher l’accès de l’air. La liqueur, qui est d’un rouge brun, se remplit bientôt de cristaux

CUIVRE

ronges [Jown. praht. Chem., t. Cil, p. 32].

Enfin, Privoznik a observé la production des mêmes cristaux dans une des phases de l’action du cuivre sur le persulfure d’ammonium.

On obtient une combinaison potassique analogue, en aiguilles brillantes, d’un rouge grenat, en faisant agir l’oxyde ou le sulfure de cuivre sur le pentasulfure de potassium. Cette combinaison est décomposée par l’eau et plus facilement encore par l’ammoniaque et par les sulfures alcalins (Privoznik).

Le persulfure de sodium ne donne pas de semblable combinaison.

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