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CO-CH

et admet pour l’acide oxypropylbenzoïque la constitution

^ CO* H NC(OH)

^ C II3 ^ Cil3

[Meyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1283; — Meyerjet Rosicki, ibid., 1878, p. 1790 et 2172, et 1879, p. 1071]. M. Wassermann.

CUMINIQUE (ALCOOL), C10H‘* O.— Voyez 1. 1, p. 1045. — Lorsqu’on traite l’alcool cuminique par l’acide chlorhydrique, il se transforme en chlorure de cumi/teC10H13Cl, que l’ammoniaque convertit en un mélange de trois amines [Rossi, Compt.rend., t. LI, p. 570].

Par l’action du chlorure de cyanogène gazeux sur l’alcool cuminique, Spica a obtenu des cristaux de carbamate ducumyle C10IIi3. CO*(AzII*), mélangés à une huile que l’on entraîne par un courant de vapeurs d’eau. Le carbamate de cumyle est en prismes fusibles à 88-89°, volatils au delà de 200°, solubles dans l’eau chaude, l’alcool et l’éther. L’huile formée est un mélange d’alcool et de chlorure cuminique. Le chlorure de cyanogène solide opère les mêmes transformations à 180° [P. Spica, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 82].

Avec la poudre de zinc, l’alcool cuminique fournit à l’ébullition du cymène [Kraut, Liebia's Ann. Chem., t. CXCII, p. 222],

CUMINIQUE (ALDÉHYDE), CI#II1S0. — Voyez t. I, p. 1015. — D’après les recherches récentes de R. Meyer, l’aldéhyde cuminique ne fournit pas de cymène, comme l’avait indiqué Kraut, lorsqu on la soumet à l’action de la potasse alcoolique ou de la potasse fondante. Cette réaction ne donne que l’alcool et l’acide cuminiques [R. Meyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 149; Bull. Soc. chim.,}. XXIX, p. 38],

Traitée par l’ammoniaque aqueuse ou alcoolique^ soit à la température ordinaire, soit à 100°, l’aldéhyde cuminique fournit une hydramide qui est une huile épaisse. Celle-ci, chauffée à 120-130°, ou mieux l’aldéhyde exposée avec de l’ammoniaque aqueuse à cette température pen-

CUM INIQUE (ALDÉHYDE). — 564 — CUMONITRILE.

dant quelques jours, fournit la base isomérique cristallisée. Cette baso, lavée d’abord à l’eau froide, puis à l’éther, et soumise à une cristallisation dans la benzine, se présente en aiguilles groupées en mamelons de la formule C3ufl3(iAz2, fusibles à 205°, très peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et dans les carbures. Le sulfate cristallise en aiguilles fusibles à 192°, peu solubles dans l’eau [Borodine, Deutscli. chem. Gesellsch., 1873, p. 1253].

Avec l’uréthane, en présence d’acide chlorhydrique, l’aldéhyde cuminique donne un corps cristallisé en aiguilles, la cuminol-uréthane [Bischoff, Deutscli. chem. Gesellsch., 1874, p. 1079].

L’aldéhyde cuminique traitée par 2 molécules de diméthylaniline en présence de chlorure de zinc, fournit un dérivé de condensation, 1 etétramélhyldiamido-propyle-triphénylméthane, qui cristallise en aiguilles incolores, fusibles à 118-119° de la formule C26H32Az2 [O. Fischer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1685],

Cuminyle-diacétamide,

C9Hn .CH(AzH.C2H3 O)2.

— Elle se forme par l’action de 2 molécules d’acétamide sur l’aldéhyde cuminique à 170-180°. Elle cristallise en fines aiguilles soyeuses, fusibles à 212°, peu solubles dans l’eau, solubles dans l'alcool (Raab).

Cuminyle dibensamide,

C9 H1 1 . C H (Az H. C7 H5 O)2.

— On la prépare comme la précédente. Elle est en aiguilles fusibles à 224° (Raab).

W. H. Perkin a transformé l’aldéhyde cuminique en $-isopropylbuténylbenzine,

CeHL C8H7.C4H7,

en la chauffant à 150° avec de l’acide isobutyrique et de l’isobutyrate de sodium [Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 298].

Lorsqu’on oxyde l’aldéhyde cuminique au moyen du permanganate de potassium, elle fournitde l’acide oxypropylbenzoiqueCi0Hli O3 [Meyer et Rosicki, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1790].

L’aldéhyde cuminique additionnée d’acides cyanhydrique et chlorhydrique, puis dissoute dans l’alcool et chauffée à 120° pendant quinze heures, fournit l’acide phénylpropylgly colique CHH|403, cristallisé en aiguilles fusibles à 158°, soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et l’éther. Les sels bary tique et calcique renferment 4 H2 O |A. Raab, Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 1148; Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 324].

Aldéhyde cuminique mononitrée,

C9H10(AzO2)CO H.

— Lippmann et Strecker ont obtenu ce corps en traitant l'aldéhyde cuminique par le mélange sulfonitrique à basse température. Le produit de la réaction, versé dans l’eau, fournit une masse cristalline. Celle-ci, lavée à l’alcool, puis combinée au bisulfite de sodium et séparée de cette combinaison, se présente en cristaux clinorhombiques jaunâtres, fusibles à 54". En môme temps, il se forme dans cette préparation une huile qui ne se combine pas avec le bisulfite, et qui semble être un isomère de l’aldéhyde nitrée [Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 76].

ALDÉHYDE ISOCUMINIQUE. — A. E tard a préparé ce composé en traitant le cymène par l’acide chlorochromique. Il se présente en masses blanches fusibles à 80°, bouillant vers 220 [77iése de Paris, 1880, p. 43] . ..

HYDROCUMOINE, C20 H26 O2. —L’aldéhyde cumipique traitée en solution alcoolique par le zinc

et l’acide chlorhydrique, fournit des gouttes huileuses qui se dissolvent dans l'éther. La solution éthérôe concentrée, additionnée d’eau, laisse déposer une huile qui finitpar se prendre en masse. Cette masse cristallisée dans l’alcool, se présente en aiguilles blanches, fusibles à 135°, solubles dans l’alcool et l’éther. C’est l'hydrocumoine, dont le dérivé acétylé est en aiguilles de la formule C29 H2» (OC2 H3 O)2, fusibles à 144°

IA. Raab, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 52; Ml. Soc. chim., t. XXVII, p. 305J.

L’hydrocumoïne, traitée par le trichlorure de phosphore, donne le chlorure C20 Hw Cl2, qui cristallise en aiguilles blanches, fusibles à 185°, que la potasse transforme en un corps fusible à 68° (Raab).

L’acide azotique concentré transforme l’hydrocumoïne en une huile qui se prend en masse, et se présente, après cristallisation dans l’alcool, sous forme d’aiguilles de cumoïne C20H2*O2, fusibles à 138° (Raab). M. Wassermann.

CUMINUBIQUE (ACIDE), C>2H13Az03. —

Voyez t. I, p. 1047. — Cet acide se trouve dans les urines des chiens auxquels on a fait ingérer du cymène. Pour l’isoler on évapore les urines à 1/10' de leur volume, puis on acidulé par l’acide chlorhydrique et on épuise par l’éther, et, après avoir distille celui-ci, on reprend par le carbonate de sodium, et l’on précipite par l’acide chlorhydrique. L’acide précipité est dissous de nouveau dans l’alcali, puis mis en liberté par l’acide chlorhydrique. On le transforme en sel barytique, dont on le sépare de nouveau pour le convertir en sel calcique. Par décomposition de ce dernier sel, on l’obtient en lamelles rhombiques, fusibles à 168°, très solubles dans l’alcool, peu solubles dans l’éther et l’eau froide. Chauffé à 125° en tubes scellés avec de l’acide chlorhydrique concentré pendant deux heures, il se dédouble en chlorhydrate de glycocolle et en acide cuminique. Ce dernier a été identifié avec celui de Cahours par ses sels et par le point de fusion.

Les sels d’ammonium et de potassium sont en fines aiguilles; le sel de baryum,

(C12H*t Az03)2Ba + H2 O,

est en aiguilles groupées en faisceaux ; 100 p. d’eau à 6° dissolvent 0p,48 du sel anhydre. Le sel calcique (C12H14 Az03)*Ca + 3 H2 O est en fines aiguilles. Les sels de cadmium, de magnésium, de manganèse et de aine sont des précipités cristallins. Le sulfate ferreux précipite l’acide cuminurique en vert, le chlorure ferrique en brun, et le sulfate de cuivre en bleu. Le chlorure mercurique ne le précipite pas, l’azotate donne un précipité floconneux [O. Jacobsen, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1512).

Nencki et Ziegler n’ont pas trouvé d’acide cuminurique, mais de l’acide cuminique seulement dans les urines d’un chien après ingestion de cymène [Ibid, 1872, p. 749J.

CUMOL. — Syn. de Cumène.

CUMONITRILE, C10HHAz. — Voyez t. I, p. 1047. — Henry et de l’Escaille ont obtenu ce corps par l’action du pentasulfure de phosphore sur la cuminamide [Deutsch. chem. Gesellsch., 1869, p. 495].

Le cumonitrile se forme également lorsqu’on chauffe au bain d’huile un mélange de 2 molécules d’acide cuminique et de 1 molécule de sulfocyanate de potassium a 211°. Il se dégage de l’acide sulfhydrique et du gaz carbonique et la masse se gonfle. Alors on la chauffe jusqu’à fusion et on distille, et après avoir épuisé le liquide distillé par l’ammoniaque, on entraîne le cumonitrile par un courant de vapeurs d’eau [Letts, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 669].

Cumonilrile mononitré. — Lorsqu’on fait tom-

CUMOPHÉNOLS. — 565 — CURCUMA.

ber goutte à goutte du cumumtnle dans un mélange sulfonitrique et qu’on verse la solution dans l’eau, il se dépose une masse cristalline, C10 fl10 (Az O2) Az, qui, soumise à une cristallisation dans l’alcool, se présente en cristaux blancs fusibles à 71°, solubles dans l’alcool et 1 éther. Réduite en solution alcoolique par le zinc et 1 acide chlorhydrique, elle fournit le cumonitnle amtde, G10 H10(Az U2) Az. On la purifie par distillation après avoir enlevé le zinc au moyen de la soude. Il bout à 305° et donne une huile qui se prend en masse. Cristallisé dans l’alcool, il se présente en aiguilles fusibles a 45°. Le clilo r hydi cite, ie sulfate et l 'azotate sont bien cristallisés et solubles dans l’eau et l’alcool; le chloroplatinate, (C'°Hl2Az2. H Cl)* Pt CR, cristallise en lamelles [E Czumpelik, Deutsch. chem. Gesellsch., 1809,

Ci! siOPIIEXOLS [Syn. oxycumènes], C9I1120

Paterno et Spica ont décrit sous ce nom le

phénol du cumène qui avait déjà été obtenu en 1869 par H. Müller. Il se forme lorsque l’on fond 7 gr. de cumène-sulfonatc de potassium avec 2 gr. de potasse. Il fond à 61° et bout de 228-229°. Son dérivé méthylé C6 H*. C3 H7. 0 Cil8 est un liquide très réfringent, bouillant à 213-214°, d’une densité à 0° de 0, 902. L’acide chromique le convertit en acide anisique.

Le dérivé acétylé, C9 II’1 0. C* II3 O , obtenu par l’action du chlorure d’acétyle sur ce phénol, bout à 244° et possède une densité de 1,026 à 0° [Paterno et Spica, Deutsch ■ chem. Gesellsch-, 1877 p. 83].

Le sel potassique de l’acide orthocumène-sulfonique fournit Vorthocumophinol, qui est liquide. Il bout à 2 18°, 5.

L'éther éthylique du cumophénol solide bout à 220°; le mélange chromique le transforme en acide éthylparoxybenzoïque. L’éther de l’orthocumophénoi bout à 213°. L’oxydation le convertit en un mélange de deux acides, dont l’un fond à 194°; l’autre est liquide [Spica, Gass. ital. chim., t. IX, p.4 33].

Pseudocuménol. — Il se forme lorsqu’on fond de l’acide pseudocumène-sulfonique avec la potasse. Il se volatilise avec les vapeurs d’eau, et cristallise en aiguilles fusibles a 69°. Il bout à 240°. Peu soluble dans l’eau, il se dissout dans l’alcool et dans l’éther.

Pseudocuménol-monobromè, C9 II|0Br. O II. — On l’obtient en ajoutant du brome à la solution acétique du phénol. Il est en aiguilles incolores, fusibles à 32°, bouillant vers 250° en se décomposant.

Pseudocuménol-dibromé, C9 H9 Br2. 0 IL — Se forme par l’action d’un excès de brome sur le phénol refroidi. Il cristallise en aiguilles fusibles à 150°, solubles dans l’alcool.

Acide pseudocuménol-sulfonique,

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