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ACÉTYLÈNE

K naison de chlorure d’acétyle et d’aldéhyde I décrite par MM. Wurtz et Frapolli [V. Meyer, 1 Deutsch. chem. Gesellsch., t. III, p. 445; — Hübfl ner, Zeitsch. (tir Chem., 1870, p. 345; Bull, de I la koc. chim., t. XIV, p. 231]. Elle bout a 188°.

Le chlorure d’acétyle, mélangé avec do l'acide ■ acétique cristallisable et traité par l’amalgame K de sodium, fournit de l’alcool [Saytzeff, Journ. H für prakt . Chem. (2), t. III, p. 76].

CHLORURE D’ACÉTYLE CHLORÉ, CaII2C10,Cl.

I Par l’action d’un courant d’hydrogène phos- I phoré, il donne la chloracétophosphide,

IC* II 2 Cl O, Ph II9,

poudre amorphe, d’un blanc jaunâtre, qui se décompose lentement à l’air humide en acide monochloracétiquc et hydrogène phosphoré [Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 1178, et Bull, de la Soc. chim., 1876, t. XXV, p. 367].

CHLORURE D’ACÉTYLE TR1CHLORÉ, C!C130,C1.

— Par l’action du perchlorure de phosphore sur le chlorure d’acétyle à 100°, il se forme du chlorure d’acétyle trichloré bouillant à 118°, de l’éthane trichloré G2 li3 Cl3, et de l’éthane pcntachloré C3IIC15 [Ilübner, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXX, p. 330; Rép. de Chimie pure, 1862, p. 177].

Le chlorure d’acétyle trichloré se produit aussi I par l’action de l’acide sulfurique anhydre à 150° sur l'éthylène perchloré CSCP,

C2C1» + S O* = C*CPO + SOL

Cette fixation directe d’oxygèno est analogue à l’oxydation des éthylènes bromés, étudiée par M. Demole (voyez plus haut bromure d'acétyle brome ).

L’éthane perchloré C5C16 donne également du chlorure de trichloracétyle, en môme temps que du chlorure de pyrosulfuryle,

C!C16 -f 2S03 = C2CRO + S205C12

[M: Prudhomme, Compt. rend, de l’Acad., 1870, t. LXX, p. 1137]. E. Grimaux.

ACÉTYLE (CYANURE B’), C2II30, CAz. — Traité par l’acide chlorhydrique à froid, il donne un acide qui paraît être identique avec l’acide pyruvique, C3H403 [Claisen et Shadwell, Deutsch. chem Gesellsch., t. XI, p. 1563].

ACETYLE (I1YDKURE B’). — Voyez Aldéhyde.

ACETYLENE, C2H2 - CH = CH.

Historique. — L’acétylène a été entrevu par H. Davy [Ann. der Chem. u. Pharm., t. XXUI, p. 144], dans les gaz obtenus par l’action de l’eau sur les résidus noirs de la préparation du potassium; M. Perrot [Compt. rend., t. XLYII, p. 350], en faisant agir l’étincelle électrique sur les vapeurs d’alcool et d’éther, a obtenu de l’acétylène dont il a préparé les bromures impurs ; Quet [Compt. rend., t. XLVI, p. 903] a reconnu que les gaz qui se dégagent pendant l’électrolyse de l’éthylène et de l’alcool donnent, dans les solutions ammoniacales de chlorure cuivreux et de chlorure d’argent, des précipités capables de détoner. Torrey [Jahresb. f. Cliem., 1859, p. 222] a signalé l’existence d’un composé cuivrique explosif à 200° dans nne conduite de gaz en cuivre; l’observation date de 1839. Bœttger [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CIX, p. 353-359] a pareillement annoncé qu’on obtient des précipités explosi fs en faisant passer le gaz d’éclairage à travers les solutions ammoniacales de cuivre et d’argent. Ces auteurs ont eu alfairc à de l’acétylène impur et ont reconnu la faculté qu’il possède de précipiter les solutions ammoniacales des sels cuivreux et argentiques. La préparation de l’acétylène pur et l’étude do ses propriétés principales sont dues à M. Berthelot, dont les premiers

mémoires ont été publiés à partir de l’année 1859 jusqu’en 1862 [Ann. de Phys, et de Chim. (3),

t. LXVH, p. 52]. La préparation plus simple par l’action de la chaleur sur l’éther et la régénération de l’acétylène pur de sa combinaison cuivreuse sont les découvertes fondamentales qui ont permis l’étude approfondie de cet important carbure.

Préparation. — En 1861, M. Sawitsch [Compt. rend., t,. LU, p. 157] a donné la préparation de l’acétylène par le bromure d’éthylène ou l’éthylène bromé et l’amylate de sodium en vase clos; M. Woehler [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXIV, p. 220] a indiqué un procédé analogue à celui de Davy et qui consiste à se procurer un carbure de calcium par la calcination de l’alliage de zinc et de calcium avec du charbon, et à décomposer ce carbure par l’eau. M. Kekule [Ann. der Chem.

u. Pharm., t. CX1II, p. 79] a obtenu par l’électrolyse du fumarate et du maléate de calcium de l’acétylène mêlée à de l’acide carbonique, et M. Fittig [ Zeitsch . fur Chem., 1866, p. 127] a reconnu que le gaz obtenu par Kletzinsky dans la réaction du chloroforme sur l’amalgame de sodium n’est autre que l’acétylène.

Les modes do préparation, fondés sur l’action de la chaleur sur des matières organiques que divers auteurs ont signalés, rentrent dans l’observation générale faite par M. Berthelot, à savoir que la décomposition pyrogénée ou la combustion incomplète des substances carbonées fournit de l’acétylène en quantité variable. M. Rieth [Bull, de la Soc. chim., t. IX, p. 64, et Zeitsch. für Chem., 1867, p. 598] a indiqué le procédé pratique de préparation le plus u-ité, lequel consiste à produire la combustion incomplète du gaz d’éclairage dans un bec de Bunsen brûlant dans le bas et à diriger les gaz au moyen d’un aspirateur dans des flacons laveurs contenant le réactif cuivreux. Cet appareil est assez difficile à régler, et il est préférable, ainsi que M. Junglleisch vient de le montrer, de faire pénétrer un courant d’air limité dans une atmosphère de gaz. La combustion s’effectue à la surface du jet d’air ; l’on assure ainsi dans les produits la présence d’un excès des éléments combustibles et, partant, on évite l’oxydation du chlorure cuivreux ammoniacal [Bull, de la Soc. chim., t. XXXI, p. 482]. M. Berthelot [Compt. rend., t. LXVII, p. 233 et 1188] a montré que le gaz des marais, soumis à l’action de la chaleur ou de l’étincelle électrique, fournit des quantités notables d’acétylène et que la décharge obscure dans les appareils de MM. Babot ou Houzeau forme de l’acétylène aux dépens des carbures d’hydrogène qu’on y fait passer avec un excès d’hydrogène [Compt. rend., t. LXXIV, p. 1462, et Bull, de la Soc. chim., t. XXVIII, p. 484].

On obtient encore l’acétylène en fondant avec la potasse l’éthylénodisulfite de potassium, ou bien l’iséthionate potassique [Berthelot, Compt. rend., t. LXIX, p. 563, et Bull, de la Soc. chim., t. XIII, p. 19] ; enfin ce carbure se produit dans la réaction de l’iode sur l’acétate d’argent sec [Birnbaum, Bull, de la Soc. chim., t. XHI, p. 53] .

Propriétés. — L’acétylène est toxique [Bistrow et Liebreich, Bull, de la Soc. chim., t. XII, p. 265] ; il forme avec l’hémoglobine une combinaison analogue à celle de l’oxyde de carbone, mais moins stable et se décomposant par l’actoin du sulfhydrate d’ammonium.

M. Berthelot [Compt. rend., t. LXVIII, p. 810] a étudié les conditions dans lesquelles l’acétylène mêlé à un excès d’hydrogène peut résistera l’action décomposante de l’étincelle électrique; il a trouvé qu’il existe toujours une limite au-dessous de laquelle l’acétylène n’est plus détruit, et qui

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