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C2» 1115(0 H) (OC7 H5 O

est en lamelles rhombiques, fusibles à 204°; l’éther dibenzotque cristallise en prismes à quatre pans et fond à 160°.

Distillé avec de l’anhydride phosphorique, le p-dinaphtol engendre l’oxyde de (3-dinaphtylène (C10I16)2 O [Dianine, Jahresb.Chem., 1873, p. 441;

1874, p. 441 ; 1875, p. 445]. A. Ilenninger.

DIXAPHTYLACETONE, (C10H7)2CO [Kolla-

rits et V. Merz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 536; Bull. Soc. chim., t. XX, p. 385]. — On connaît deux dinaphtylacétones isomères : l’une provenant de l’acide naphtoîque-a; l’autre de l’acide naphtoîque-p.

a-DiN aphtylacé t one. — Elle se forme par l’action â 200° de l’anhydride phosphorique sur un mélange de naphtal in’e et d’acide naphtoïque-a ; elle bout vers 400°. Elle cristallise dans l’alcool bouillant en aiguilles aciculaires, et par l’évaporation lente de sa solution éthérée-alcoolicjue en prismes volumineux ou en tables. Elle fond a 235°.

Mélangée avec de la chaux sodée et chauffée à 330°,. elle fournit de la naphtaline et un mélange d’acide naphtoique a et p; cette dinaphtylacétone doit donc être considérée comme l’acétone a|3 correspondant aux deux acides naphtoïques, et représentée par la formule

a-C10Il7 - C O - (3 C10 II7.

En effet, elle se forme par l’action du chlorure de naphtoyle-p sur le mercure-naphtyle-a [Grucarevic et Mertz, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1873, p. 1246, et Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 22].

P-dinaphtylacétone. — Elle s’obtient par l’action de l’anhydride phosphorique sur un mélange de naphtaline et d’acide naphtoïque-p. Dans la benzine ethérée, elle cristallise en aiguilles fusibles à 125°, 5. Dans d’autres conditions, elle fond à 165°, mais présente alors une isomérie physique.

Elle s’obtient aussi par la distillation sèche du P-naphtoate de calcium, par l’action du chlorure de naphtoyle-P sur la naphtaline en présence de zinc [Hausamann, Deutsch. chem. Gesellsch..

1875, p. 1505; Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 317].

E. Grimaux.

H existe sous deux modifications isomériques.

Oxyde D’a-DiNAPHTYLF.NE. — On distille 1 p. d’a-naphtol avec 3 p. d’oxyde de plomb dans une | cornue de cuivre; il passe d’abord un peu de naphtol non altéré, puis une huile qui se solidifie facilement. On lave celle-ci avec de la soude, on la traite par l’alcool tiède et l’on fait cristalliser dans la benzine la partie insoluble. On obtient ainsi 7 °/„d’oxydede dinaphtyléne pur.

Il cristallise en aiguilles jaune-brunâtre, fusibles à 180°, insolubles dans l’eau, à peine solubles dans l’alcool, très solubles dans la benzine, le sulfure de carbone et l’éther. L’acide sulfurique ne le dissout qu’à chaud en se colorant en gris. L’oxyde de dinaphtyléne offre de grandes analogies avec l’oxyde de diphénylène, et notamment retient avec énergie son oxygène. Ni la poudre de zinc, ni l’acide iodhydrique, ni le perchlorure de phosphore, ne parviennent à l’enlever. Avec ce dernier réactif, il se forme un dérivé dicllloré, C20 H10 C120, en aiguilles jaunes, fusibles à 150-151°. Le dérivé dibromé correspondant fond à 287“ et se produit par l’addition de brome à une solution sulfocarbonique de l’oxyde.

L’oxyde de dinaphtyléne s’unit à l’acide picrique; la combinaison assez stable

Cî0IIf2O + 2CeH3(Az02)90 est en aiguilles fusibles à 167°, d’un rouge foncé.

Pour préparer le dérivé dinitré C20 H10 (Az Os)2 O, il faut ajouter de l’acide nitrique (D = 1,45) à une solution de l’oxyde dans l’acide acétique ] cristallisable ; plusieurs dérivés paraissent se former, mais le principal est en aiguilles jaunes, fusibles à 270°.

Chauffé à 100° pendant quatre heures avec 10 p. d’acide sulfurique, l’oxyde de dinaphtyléne se transforme en un acide tétrasulfonique, dont le sel de baryum, C2o II2 O (S O3)'* Ba2 + 2 II2 O, est en aiguilles blanches, assez peu solubles, ; la solution de ce sel présente une belle fluorescence bleue [W. Knecht et J. Unzeitig, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 1724].

Oxvde de p-ûiNAPHTYLÈNE. — Préparé connue le corps précédent, en employant le p-naphtol.

DINAPIITHYLMÉTHANE. — 650 — DIOCTYLMAI.ONIQUE (ACIDE).

Il cristallise en prismes jaunes, fusibles à 155°. L’acide sulfurique le dissout a froid en prenant une coloration rose qui à chaud passe au violet, puis au bleu foncé.

Dianine a obtenu un corps de môme formule en distillant le (3-dinaphtol avec de l’anhydride phosphorique [Deutsch. chem. Gesellsch., 1875,

Dérivé dichloré, C20H10Cl2O. — Obtenu parle perchlorure de phosphore; aiguilles jaunes, soyeuses, fusibles à 245°.

Le corps dibromé est en aiguilles fusibles à 247°; l’acide sulfurique le colore successivement en vert, bleu, violet et rouge.

Dérivé dinitré. — Aiguilles orangées, fusibles à 221" et colorant l’acide sulfurique en vert foncé.

Acide tétrasulfonique. — Le sel do baryum offre la môme composition que le sel isomérique; ses solutions sont pareillement fluorescentes.

Picrate, C^II^O + 20* U3(Az02)80. — Aiguilles d’un rouge de cinabre, fusibles à 135°, e' que les dissolvants décomposent plus aisément que le picrate de l’oxyde d’a-dinaphfylène [Knecht et Unzeitig, Inc. cit.].

Pour les dérivés du radical mixte C6 H4 - G10 Hs, voyez Phénylène-naphtïlène, Suppl.

, A. Henninger.

DIXAPIITYLMETHAXE,

CH h te = CH2 (C10II7)2

[Grabowski, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1605; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 85]. — Il s’obtient en petite quantité par l’action de l’acide sulfurique concentré sur un mélange de naphtaline et de méthylal dissous dans le chloroforme et refroidi.

Le dinaphtylméthane cristallise dans l’alcool bouillant en prismes courts et incolores; il est soluble dans 15 p. d’alcool à l’ébullition et 120 p. d’alcool froid. Il est très soluble dans l’éther, le chloroforme et la benzine. Il fond à 109 1 et distille au delà de 360° sans altération.

Il résiste, même à 240°, à l’action oxydante du mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique. Il se combine avec 2 molécules d’acide picrique en donnant de beaux cristaux fusibles à 142-143°.

Par l’action de l’acide azotique fumant, il fournit un dérivé tétanitré, C21II12(Az02)4, en petits cristaux rhombiques, incolores, insolubles dans l’alcool bouillant, jaunissant à la lumière, se décomposant sans fondre à 260-270°.

L’addition du brome à la solution éthérée de l’hydrocarbure donne un dérivé C21 II 14 Br2, cristallisant dans un mélange de benzine et d’alcool en courtes aiguilles incolores, fusibles à 193°, très peu solubles dans l’alcool, assez solubles dans la benzine, l’éther et le chloroforme.

E. Grimaux.

DINAPHTHYLTU1CULOKETHANE,

C22Ht»Cl» = CC18-CH (C10H7)2.

— Grabowski a obtenu ce composé en mettant à profit la réaction de Baeyer (action des hydrocarbures sur les aldéhydes en présence d’acide sulfurique concentré).

On mélange 3 p. de chloral, 6 p. de chloroforme et 8 p. de naphtaline et on y ajoute peu à peu en remuant G p. d’acide sulfurique ordinaire, puis autant d’acide fumant.

Quand le mélange est devenu bleu-violet, on l’épuise par l’eau froide, on distille le chloroforme et on le lave à l’eau bouillante. Le produit, dissous à l’ébullition dans la benzine, laisse déposer des cristaux clinorhombiques a: b = 1,8766. Angle des axes a c — 97°, 4.

C’est le P-dinaphtyltrichloréthane. Il est peu soluble dans l’alcool bouillant et dans l’éther;

I très soluble dans la benzine, le chloroforme et l’aniline. Il fond à 156°.

Lorsque l’on distille le produit brut après séparation de l’acide sulfurique, on obtient l’a-di- , naphtyltrichloréthano, plus soluble dans l’alcool, i dont il se dépose en masses gommeuses ou en 1 cristaux mamelonnés.

| Le dinaplityltrichloréthane perd de l’acide chlorhydrique à la distillation ou par l’action de ! la potasse alcoolique en donnant le dinaphtyldi- | chloréthylène, CCI2 = C(C>oiI7)2. Traité parla oudre de zinc, il fournit du dinaphtyldichlorthylène, de la naphtaline, du dinaphtylacétylène | et du dinaphtylanlhrylène. L’acide nitrique fumant le transforme en un dérivé tétranitré qui se dépose sous la forme d’une poudre cristalline 1 jaune, fusible à 258°, insoluble dans l’alcool,

' l’éther, l’acide acétique et la benzine.

| a- Dinaphtyldichloréthylène. — Le produit brut de la préparation précédente est distillé, puis dissous dans la benzine bouillante ; après dix à quinze heures, la modification (3 s’est déposée,

, tandis que le corps a est resté en solution.

L’a-dinaphtbyldichloréthylène est peu soluble dans l’alcool froid, assez soluble dans l’alcool bouillant, la benzine et le chloroforme: il fond à 149-150° L’acide nitrique fumant le transforme en un dérivé tétranitré, fusible à 213°.

p- Dinaphtyldichloréthylène . — Peu solubledans l’alcool, plus soluble dans l’éther et le chloroforme, très soluble dans la benzine; il fond à 219° et distille à 360°. L’acide nitrique fumant le transforme en un dérivé tétranitré, fusible à 292° [Grabowski, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 224, et 1878, p. 299], M. Hanriot.

DIOCTYLACÉ TIOUE (ACIDE) [Syn. Isostéarique], CiHI^O2 = C H (C* H17)2 -CO2 II. — En faisant agir l’iodure d’octyle normal sur un mélange d’éther octylacétique etd’éthylate de sodium, on obtient l’éther dioctylacétique sous la forme d’un liquide bouillant de 340 à 342". Saponifié par une solution aqueuse très concentrée de potasse, il fournit l’acide dioctylacétique (Guthzeit). Conrad et Bischof ont obtenu le meme acide en chauffant l’acide dioctylmalonique [Liebig’s Ann. Chem., t. CCIV, p. 162].

| L’acide dioctylacétique est une masse cristalj lisée blanche, fusible à 38,5-39°, bouillant à 270-275° sous 100 millimètres de mercure et au- ! dessus de 300° à la pression ordinaire.

Les sels alcalins sont des savons; le sel bary- | tique est un précipité cristallin qui se dépose dans l’alcool en aiguilles feutrées ; le sel d'argent, insoluble dans l’eau, se dissout un peu dans l’alcool et dans l’éther. L’éther éthylique est liquide et bout à 275-280° sous 100 millimètres [Guthzeit,

' Liebig’s Ann. Chem., t. CCIV, p. 1].

DIOCTYLACÉTOX E, C H8- CO -C H (CH11)*.

— Elle se forme en petite quantité, indépendamment de l’acide dioctylacétique, lorsqu’on décompose l’éther dioctylacetylacétique par une solution modérément concentrée de potasse (Guthzeit).

DIOCTYLE (voyez t. II, p. 594). — Le carbure normal a été obtenu récemment en chauffant à 200" le mercure-dioctyle IIg(C8 H17)2. Il bout à 277-279°, fond à 14° et possède à 15° la densité 0,7438 [Ern. Eichler, Deutsch. chem. Gesellsch.,

DIOCTYLM ALOMQVE (ACIDE),

j — On obtient l’éther de cet acide en faisant agir ! successivement le sodium et l’iodure d’octyle normal, bouillant à 221°, sur l’éther malonique. Cet éther est un liquide incolore bouillant à 338° et possède à 18° une densité de 0,896 (unité de l’eau à 15"). L’acide libre cristallise bien ; il est ^ insoluble dans l’eau, fond à 75° et se dédouble

DIOSPHÉNOL. — 651 — D1PHÉNOLS.

à une plus haute température en gaz carbonique et acide dioctylacétique [Conrad et C.-A. Bischof, Liebig’s Atwj» Chem t. CCIV, p. 16-].

DIOSPIItiNOL. — Les feuilles rondes de Diosma betulina renferment 0,5 °/„ d’une essence volatile avec la vapeur d’eau. Cette essence code à la soude 20 °/„ d’un phénol; la partie insoluble est une huile, bouillant de 205 à 210°, dune odeur de menthe, inactive sur la lumière polarisée et renfermant C10II18O.

La substance phénolique a été dénommée diosphénol par Flûckiger. Elle cristallise dans l’alcool éthéré en prismes incolores clinorhombiques, et sa composition répond aux rapports C14I122 0 3. Le diosphénol fond à 81°, commence à se sublimer en longs prismes dès 100° et bout à 233°. Très peu soluble dans l’eau, davantage dans l’éther et très soluble dans l’alcool et les alcalis. Le chlorure ferrique le colore en vert [Flûckiger, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 2088].

DIOXALETIIYLINE, C,2H,8Az4. — Voyez OXAMIDKS, Slippl.

DIOXIXDOL. — Voyez Inool.

DIOXY ADIl’lQUE (ACIDE),

C8Iî10O6 = C H - C H* - C H . O H - C H* . O H CO* H

— Il se forme lorsqu’on chauffe avec de l’hydrate de baryum le dibromure de l’acide allylmalonique, qui fond à 120-121°. C’est un acide bibasique dont on a analysé les sels de baryum ! et d’argent. Ce dernier, décomposé par l’hydro- i gène sulfuré et évaporé au bain-marie, donne une masse sirupeuse qui renferme l’acide libre et un anhydride, probablement lactonique [Kdv. lljelt, Deutsch. chem .. Gesellsch., 1881, p. 114].

DIOXYCIIOEF.STEIIIQUE (ACIDE) [Syn.

Dioxycholestenique (acide)]. — Voyez Suppl., p. 470.

DIOXYCIXCHONIDINE, CA9H22Az203. — La cinchonidine étant regardée comme un isomère de la cinchonine, et cette base contenant, d’après les recherches les plus récentes, C19, il convient de modifier d’après cette donnée la formule C20H24Az2O3, attribuée à la dioxycinchonidine.

La cinchonidine, traitée par le brome, en présence du sulfure de carbone, donne de fines aiguilles jaunes à peine solubles dans le sulfure 1 de carbone. La solution aqueuse de ce corps, évaporée dans le vide, donne de longues aiguilles incolores Ct9H,0Br2Az2O.2HBr de bromhydrate de dibromocinchonidine , soluble aussi dans l’alcool.

Par une ébullition prolongée avec la potasse alcoolique, ce dérivé se transforme en une oxybase, la dioxycinchonidine, que l’eau précipite en cristaux entrecroisés.

Le sulfate de dioxycinchonidine,

2 (C,9H22Az203)S04II2 + 2 II20,

cristallise en lames blanches très réfringentes. L’acide sulfurique étendu donne avec ce sel des croûtes blanches C'9 II22 Az2 O3, S O4 II2 de sel acide.

Le chloroplatinate, Cl9H22Az203 2 HCl, Pt CP, est un précipité grenu, insoluble dans l’eau [J. Skalweit, Liebig’s Ann. Chem., t. CLXXII,

P- ’l°2]. A. Étard.

DIOXYFUMARIQUE (ACIDE) — Ce com posé, que Tanatar prétendait avoir obtenu en oxydant, l’acide fumarique par le permanganate de potassium, renferme en réalité H2 de plus et n’est autre que l’acide racémique, d’après les recherches postérieures de Kekulé et Anschütz [S. Tanatar, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879 p. 2293; 1880, p. 159; — A. Kekulé et R. Anschütz, ibid., 1880, p. 2150]. I

DIOXYHl ARÉIQUE (ACIDF.Ï, C4 II ‘O8.— Acide que Rourgoin a découvert en chauflantà 1.>0° 1 acide dibromomaléique de Kekulé, ou mieux son sel d’argent avec de l’eau; à l’ouverture des tubes, il se dégage abondamment, du gaz carbonique, et le liquide, séparé par le filtre du bromure d’argent formé et neutralisé par l’ammoniaque, fournit du dioxymaléate d’argent.

L’acide libre est en cristaux incolores, d’une saveur très acide, solubles dans l’eau et l’alcool, à peine solubles dans l’éther. Les sels alcalins et alcalino-terreux sont solubles dans l’eau; le sel d’argent insoluble renferme C4H2OeAg* [E. Ilourgoin, Bull. Soc. chim., t. XXII, p 443].

DIOXYM AI.ONIQUE (ACIDE), C3 II 4 O6. — On l’obtient en faisant bouillir la solution du dibrumomalonate de banumet en la neutralisant par l’eau de baryte au fur et à mesure qu’elle devient acide. Il se forme un précipité cristallin de dioxymalonate barytique, C3IF06Ba, en petites aiguilles incolores, peu solubles dans l’eau bouillante, très solubles dans les acides.

L’acide libre cristallise dans l’éther en belles aiguilles radiées, incolores, fusibles à 96", solubles dans l’eau, l’alcool et l’éther. Son sel d’argent est un précipité floconneux, à peine soluble, explosif [W. Petrieff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 400; Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 293].

DII’HAMTE (Nordenskiold). — Variété de Margarite.

DIPIIENIQUE (ACIDE). — Voyez Phénan- TtinÉxp, t. II, p. 791 et Suppl.

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