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II* (O H

— Il se produit : 1° lorsqu'on traite la benzidine par le gaz azoteux, ou mieux un sel de benzidine en solution dans l’eau par la quantité calculée de nitrite de potassium; lorsque le mélange est fait, on chauffe légèrement [P. Griess, Journ. prakt. Chem-, t. CI, p. 92] ; 2° lorsque le diphénylparadisulfonate de potassium est fondu avec de la potasse [Kngelhardt et Latschinoff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 194] ; 3° par la distillation de l’acide dioxyphénylbenzoïque avec de la chaux [IL Schmidt et G. Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 490].

Il est en lamelles incolores, brillantes, ou en j aiguilles réunies en faisceaux, peu solubles dans l’eau et la benzine, très solubles dans l’alcool et j l’éther. Il fond à 272° en brunissant, et bout au- j dessus de 360°. Densité de vapeur : 6,50 (cal- ; cul, 6,44). L’acide sulfurique le dissout en se j colorant à peine, mais il suffit d’ajouter une trace \ d’acide azotique pour produire une belle teinte bleue. Le chlorure ferrique ne le colore pas à froid ; à la chaleur, il se forme un précipité brun, j Le chlorure de chaux le colore en violet. Il est ( probable que ces colorations sont dues à un pro- i duit quinonique C12 118 O2, formé par oxydation, j et dont les dérivés chlorés et bromés se trouvent décrits plus loin.

Lorsqu’on distille le y-diphénol avec la quantité calculée de perchlorure de phosphore, on i

obtient toute une série de composés, parmi lesquels trois ont été isolés : 1° un phénol chloré fusible à 126»; 2° le diparachlorodiphényle, fusible à 148°, et 3° un pentachlorodiphényle, fusible à 179».

Diacétyle-y-diphénol, C,2II8(C2II30!)s. — Préparé par l’anhydride acétique, il fond à 159-160* [H. Schmidt et G. Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 490].

Tétrabromo-y-diphénol, Cl2II6BrlO!. — On ajoute du brome à une solution acétique du diphénol, et l’on chauffe; lorsque la couleur du brome ne disparaît plus, le liquide se trouble et laisse déposer le dérivé tétrabromé en aiguilles feutrées, fusibles à 264», peu solubles dans les dissolvants usuels. L’éther diacétique de ce corps est en aiguilles incolores, fusibles à 245°.

Avec les oxydants, le tétrabromo-y-diphénol donne des précipités colorés rouges ou bleus, mais qui se dissolvent tous dans l’acide sulfurique avec une teinte violette passant rapidement au brun. Pour obtenir ce produit d’oxydation à l’état de pureté, on ajoute quelques gouttes d’acide azotique rouge à une solution de 3 gr. de tétrabromodiphénol dans 100 gr. d’acide acétique concentré, chauffé à 95°; le liquide se colore immédiatement en rouge foncé et laisse déposer, en se refroidissant, des écailles rougebrun par transparence, bleu d’acier dans la lumière réfléchie. Ce corps, insoluble dans les dissolvants ordinaires, se dissout en violet dans l’acide sulfurique concentré. Il renferme

Ci* H* Br* O2,

c’est-à-dire 2 atomes d’hydrogène de moins que le dibromo-y-di phénol ; il constitue un corps quinonique analogue au cédriret. Une solution d’acide sulfureux le décolore à 100° en régénérant le dibromo-y-diphénol [G. Magatti, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 224].

Tètrachloro-y-diphènol, G12 II6 Cl* O2. — Il se sépare lorsqu’on dirige un courant de chlore dans une solution acétique de y-diphénol. Aiguilles incolores, fusibles à 233». Oxydé par l’acide azotique fumant, comme on vient de le décrire pour le dérivé tétrabromé, il fournit pareillement un dérivé quinonique CI2H4C1*02, cristallisant en écailles dichroïques, rouges par transmission, violettes par réflexion (Magatti).

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