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G*2 11*0 O8 = CH8- G H (CI0II12. OH

— Il se prépare en faisant réagir le thymol sur l’aldéhyde en présence du chlorure d’étain. La masse, reprise par la benzine bouillante, l’abandonne en grandes lames efflorescentes. Il se produit aussi par l’action do la poudre de zinc sur le dithymoltrichloréthane.

Il est soluble à froid dans l’alcool, l’éther, le chloroforme et le pétrole, ainsi que dans la benzine bouillante. Il fond à 185°.

Il se dissout dans la potasse, d’où les acides le précipitent.

L’anhydride acétique s’y combine à 160° en donnant le diacétyldithymoléthane, insoluble dans l’eau, cristallisant en aiguilles fusibles à 100°, distillant sans décomposition.

Avec le chlorure de benzoyle, il donne de même le dibemoyldithymoléthane, fusible à 190°.

Ledithymoléthanese combineavec l’iodure d’éthyle en présence de la potasse pour donner le diéthyldithymoléthane, en aiguilles fusibles à 72°, et renfermant de l’alcool de cristallisation. Par l’oxydation, le dithymoléthane fournit de la thymoquinone (Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 287]. M. Ilanriot.

DUHYMOLETHYLENE,

— Il se produit par l’action de la poudre de zinc sur le dithymoltrichloréthane, en même temps que le dithymoléthane, dont il peut être séparé grâce à sa grande solubilité dans l’acide acétique. Il cristallise en aiguilles fusibles à 170-171°. Oxydé par le ferricyanure de potassium, il donne des cristaux verts fusibles à 214°, ayant pour composition CuII5404, et des cristaux rouge foncé répondant à la formule C22I11602 [Jaeger, Journ. Chem. Soc. London , 1877, t. I, p. 262].

DITHYMOLTIUCHLOREI 1IAN E,

— Ce composé se forme par l’action du thymol sur le chloral en présence d’acide sulfurique.

II est très soluble dans l’alcool, l’éther, l’acétone, insoluble dans l’eau. L’acide azotique le convertit en un dérivé nitré.

L’anhydride acétique ou le chlorure de benzoyle y remplacent deux atomes d’hydrogène par deux groupes acétyle ou benzoyle [Jaeger, Deutsch . chem. Gesellsch., 1874, p. 1197].

DOLEROPHANF, (Min.). — Sulfate basique anhydre de cuivre S O8, 2 Cu O, produit par sublimation pendant l’éruption du Vésuve en 1868. Petits cristaux lisses, opaques, bruns, à poussière d’un jaune brun.

Forme cristalline. — Glinorhombique : /P 6'ï1 = 70°3' ; p‘6*/1 = 141° 5' ; pfc1'2 = U0°9'.

Caractères. — Décomposable par l’eau en devenant bleue et donnant une solution bleue, soluble dans l’acide azotique. Inaltérable à la température de 200°. Au chalumeau, fond et laisse une scorie noire.

DUACYLIQUES (COMBINAISONS). — Ce sont des combinaisons benzoïques parasubstituées.

DCA UNE. — Voyez Poudres, t. II, p. 1179.

DUBOISINE, Cl1H23Az03. — Alcaloïde contenu dans le Duboisia Myoporoides, arbre d’Australie, et signalé par Holmes [Pharmaceutical Journal, mars 1878] comme capable de remplacer l’atropine. La duboisine, selon Ladenburg et G. Meyer [Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 380], est identique avec l’hyoscyamine, isomère de l’atropine.

DUDLEYITE (Min.). — Silicate hydraté d alumine, de magnésie, avec sesquioxyde de fer, etc.

DULCITE.

dulcamarétjne.

Les rapports de l’oxygène dans RU, R-'O3, Si O2 H* O sont 6: 12: U: 10. Pourrait être une altération de la margarite, dont il a la forme. Couleur de bronze, éclat nacré

Facilement attaquable à l’acide chlorhydrique avec séparation de silice en écailles. Au chalumeau, s’exfolie légèrement et fond avec difficulté en un émail brun bulleux.

Trouvé à Duellegville (Alabaina) et a Cullakefforce (Caroline du Nord).

D FIXA .VI AU ET IN K, Cl6lIsr’0G. — L’acide sulfurique étendu dédouble à chaud la dulcamarine en sucre et dulcamarôtine; cette dernière est amorphe, résinoïde, inodore, insipide; insoluble dans l’eau, l’éther et le chloroforme, et soluble dans 18 p. d’alcool. Elle forme une combinaison plombique, C16H2*Pb06.

DULCAMARINE, C^Il^O1». — La douceamère ( Solanum dulcamara ) renferme un glucoside qu’on a longtemps considéré comme un corps azoté, par suite d’une purification incomplète.

Le meilleur procédé d’extraction de la dulcamarine est le suivant : On fait digérer l’extrait aqueux des tiges de douce-amère avec du noir animal lavé en grains, jusqu’à disparition de la saveur amère. Le charbon saturé est lavé à l’eau chaude, desséché et épuisé par l’alcool, qui s’empare du glocoside et l’abandonne par évaporation.

On peut encore précipiter l’extrait de douceamère par le tannin, triturer le tannate avec de la chaux, dessécher et épuiser par l’alcool bouillant. Ce liquide alcoolique, privé de tannin par digestion avec l’oxyde de plomb, laisse la dulcamarine par évaporation. Ces deux méthodes de préparation fournissent de la dulcamarine renfermant des proportions variables d’azote; on dissout le produit brut dans l’eau, on ajoute quelques gouttes d’ammoniaque qui sépare peu à peu un précipité gélatineux; après filtration, on précipite par l’acétate de plomb neutre. La combinaison plombique, lavée et mise en suspension dans l’alcool, cède à celui-ci la dulcamarine pure par l’action de l’hydrogène sulfure.

La dulcamarine est jaunâtre, inodore, d’une saveur d’abord- amère, puis sucrée; elle se dissout dans 5 p. d’alcool bouillant et dans 8i’,5 d’alcool froid, à 90 centièmes; dans 25 p. d’eau chaude et 30 p. d’eau froide, la solution aqueuse mousse par l’agitation. Elle est insoluble dans l’éther, le chloroforme, le pétrole, soluble dans l’acide et l’ether acétiques. Elle perd 5 "/„ d’eau à 105°, fond à 1G0° et brunit à 205°.

Les acides colorent la dulcamarine en jaune rouge, les alcalis la dissolvent. Le chlorure de platiue ne la précipite pas. L’acétate de plomb produit dans ses solutions un précipité qui , séché à 160°, renferme C22lIS2PbO'° -j- 3I120.

A. Étard.

DULCITE. — G. Bouchardat a observé sa formation dans l’hydrogénation du sucre de lait interverti, en solution aqueuse, sous l’influence de l’amalgame de sodium On sature de temps en temps la soude produite par l’acide sulfurique étendu. On sépare ensuite le sulfate de sodium, par cristallisation d’abord, puis en étendant la solution de son volume d’alcool. Par l’évaporation à consistance sirupeuse, la dulcite cristallise.

La dulcite artificielle cristallise en petits cristaux durs, fusibles à 187° (la dulcite naturelle pure fond à 189°, 5). L’eau à ‘21° en dissout 4 °L (elle dissout 3,7 °/0de dulcite naturelle). La forme cristalline est la même que celle de la dulcite naturelle. Elle est sans action sur la lumière polarisée. Les eaux mères de la dulcite artificielle contiennent de la mannite [Bull. Soc. chim t. XV, p. 21, t. XVj, p. 4 1 J .

Traitée en solution neutre par le permanganate de potassium, la dulcite est convertie en

une matière sucrée inactive, se rattachant, par ses propriétés réductrices, aux glucoses C6H,206 [Fudakowski, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 1603J. Chauffée avec l’acide oxalique, elle fournit beaucoup d’acide formique [Lorin, Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 548]. Lorsqu’on fait fermenter de la dulcite sous l’influence des schizomy cèles, elle produit un peu d’alcool et beaucoup d’acide butyrique accompagné d’une petite quantité d’homologues supérieurs et inférieurs et d’une trace d’un acide non volatil [A. Fitz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 42].

Le perchlorure de phosphore n’agit que lentement sur la dulcite. Le produit de la réaction, traité par l’eau, donne une huile jaunâtre qui ne distille pas sans décomposition, mais qu’on peut entraîner par la vapeur d’eau. Cette huile a pour composition C6U6CB, mais sa nature n’a pas été établie [Th. J. Bell, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1274].

La chlorhydrine sulfurique dissout la dulcite en donnant l’acide dulcitane-pentas ulf urique (voir plus loin).

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