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brute renferme encore un oxyde jaune, probablement le même que Soret [Arch. scicnc. phys. nat., t. LXIII, p. 99 et 101] avait caractérisé par un spectre d’absorption particulier et qu’il avait désigné par x.

Plus tard Cleve [Compt. rend., t. LXXXIX, p. 478], s’appuyant sur les recherches spectrales de Thalén, a reconnu que l’erbine renferme trois oxydes à- spectre d’absorption. Pour l’un de ces oxydes, qui donne le spectre de l’a:, Cleve propose le nom à'holmine (son radical holmium, dérivé de Stockholm). Soret, à qui on doit incontestablement la découverte de cet élément, a bien voulu approuver ce nom [Compt. rend., t. XCI, p. 3781.

Un second oxyde jaune se trouve d’apres Delafontaine [Compt. rend., t. LXXXVIf, p. 559; Arch. scient, phys. nat., t. LXI, p. 273] dans la samarskite de la Caroline du Nord. Il a nommé son radical métallique philippium, en l’honneur de Philippe Plantamour de Genève. Cet oxyde possède, d’après les premières indications de Delafontaine, le poids moléculaire 90-95 (RO); ses sels sont incolores et présentent un spectre d’absorption, remarquable surtout par une raie forte (X = 450). Plus tard, en 1880, il reconnut que la philippine possède le poids moléculaire 98 à 100 et que les raies d’absorption n’appartiennent pas à la philippine [Arch. scienc. phys. nat., 1880, t. III, p. 240]. Il n’est donc plus possible d’identifier la philippine et la holmine. Au surplus, l’existence de la philippine ne parait pas bien établie.

En 1878, Marignac essaya d’isoler la philippine de l’erbine, qu’on regardait alors comme un corps homogène. Il se servit de la méthode de décomposition de l’azotate, mais il poussa l’action de la chaleur jusqu’à la formation de sels basiques insolubles dans l’eau bouillante. Bahr et Bunsen, Cleve et Iloeglund avaient arrêté la décomposition à la formation de sels basiques solubles et cristallisablcs. Cette modification, en apparence insignifiante, fit faire à Marignac la découverte d’un oxyde blanc nouveau, qu’il appela Vytterbine [Arch. scienc. phys. nat., t. LXIV, p. 97]. Nilson, répétant l’expérience de Marignac, trouva que l’erbine renferme, en quantité minime, un autre oxyde moins basique que tous les autres oxydes de l’yttria. Il appela le radical de cet oxyde scandium [Compt. rend., t. LXXXVUI, p. 045]. Plus tard Cleve [Compt. rend., t. LXXXIX, p. 419] démontra l’identité du scandium avec l’élément hypothétique nommé 1 ’clcabore par Mendeléeff.

L’erbine vraie, qui donne le spectre d’absorption de l’ancienne erbine, n’était pas connue à l’état de pureté. Cleve essaya de l’extraire de l’ancienne erbine et, s’aidant des recherches spectrales de Thalén, trouva que le spectre d’absorption de cette terre était composé des spectres de trois oxydes, dont l’un, l’holmine, intermédiaire entre l’a; de Soret, l’autre, l’crbine vraie, et le troisième, un oxyde entre l’ytterbine et la vraie erbine. Il appela le dernier oxyde de thulium [Compt. rend., t. LXXXIX, p. 478]. Son spectre contient une raie très forte dans la partie rouge (X = 684). Il est vrai que Soret a montré la non-existence de cette raie dans les fractions d’erbine riches en holmine, mais il n’exprime pas dans son mémoire [Arch. scient, phys., nat. t. LXIII, p. 99] la supposition que cette raie soit due à la présence d’un nouvel oxyde. L’oxyde de thulium n’a pas encore été isolé à l’état de pureté parfaite, mais son existence est prouvée par son spectre d’étincelle électrique, décrit par Thalén [Compt. rend., t. XCI, p. 376]. Les caractères de l ’ erbine pure ont été établis par Cleve [Compt. rend., t. XCI, p. 381].

ERBIl M.

Il résulte de ce qui précède que l’ancienne erbine est un mélange complexe contenant les oxydes des métaux suivants :

.,l0J;e srandiu™; poids atomique 45 (Cleve), tt .Nilson). Son oxyde, ScsOs, est blanc, scs sels incolores sans spectre d’absorption.

2° L’ytterbium; poids atomique 172,5 (Marignac), 173 (Nilson). Son oxyde, Yb’O3, est blanc, les sels incolores sans spectre d’absorption.

3° Le thulium ; poids atomique maximum 170,4 (Cleve). Son oxyde, Thu*03(?), est blanc; les sels incolores (?) à spectre composé d’une raie dans la partie rouge (X = 684) et une dans la partie bleue (X = 464).

4° L’erbium ; poids atomique 166 (Cleve). L’oxyde, Er503, est rose, les sels rouges à spectre d’absorption (voyez le suivant).

5° Le holmium; poids atomique 162 environ (Cleve). L’oxyde, Ilo!03(7), est jaune, les sels probablement d’un teint orangé. Le spectre d’absorption contient les raies X = 640-642,5 et X = 536.

Dans l’ancienne erbine, extrait de la gadolinite, l’ytterbine se trouve en plus grande abondance que l’erbine vraie et Tholmine. La scandine et la thuline y existent seulement en quantités minimes.

Pour rendre cet historique complet, il faut ajouter que Delafontaine a signalé, en 1878 [Compt. rend., t. LXXXVII, p. 632] dans la samarskite, la présence d’un autre oxyde, appelé décipine, avec un spectre d'absorption (X = 416 et X = 478), et un poids moléculaire = 122 (RO).

Plus tard Lecoq de Boisbaudran reconnut dans l’oxydededidymodelasamarskiteun nouvel oxyde avec un spectre d’absorption (X 480; 463,5; 417; 400,75), dont deux raies se confondent avec celles du décipium. Lecoq [Compt. rend., t. LXXXIX, p. 212] propose pour le radical métallique le nom de samarium.

En 1880, Delafontaine [Arch. scienc. phys. nat., t. III, p. 250J a fait connaître les principaux composés du décipium, dont l’oxyde possède, d’apiès les déterminations récentes, le poids moléculaire 130 (Dp O).

En 1880, Marignac réussit à séparer les oxydes qui dans la samarskite accompagnent la terbine et l’oxyde de didyme [Arch. scienc. phys. nat., t. III, p. 412]. 11 isola deux oxydes, qu’il désigne provisoirement par Y a et Y p. Le Y a, d’une couleur jaunâtre (peut-être due à la présence de la terbine), donne des sels incolores sans spectre d’absorption ; son poids moléculaire maximum est égal à 120,5 (RO). Le Y p à poids moléculaire maximum 115,6 (RO) est blanc, mais ses sels sont jaunes et possèdent le spectre du décipium ou du samarium, d’où il suit que le décipium, le samarium et le Y p constituent le même oxyde.

Plus tard Delafontaine [Compt. rend., t. XCIII, p. 63] a dédoublé son décipium en un oxyde à poids moléculaire d’environ 130 (RO), qui donne des sels incolores sans spectre d'absorption, et en un oxyde à poids moléculaire n’excédant pas 117 (RO) qui possède un spectre d’absorption. Il réserve au premier oxyde le nom de décipium, au dernier le nom de samarium. Le Y p de Marignac est le samarium de Delafontaine, et le Y a parait, d’après Delafontaine, être un mélange de terbine et de décipium.

Eiibine et ses composés [Cleve, Compt. rend., t. XCI, p. 381]. — Le métal erbium n’a pas encore été isolé. Son poids atomique est égal à 166.

L’oxyde d'erbium ou l 'erbine offre une très belle et pure couleur rose. Son poids spécifique est 8,64. Il se dissout lentement dans les acides et forme des sels d’une fort belle couleur rouge. Leurs solutions produisent un spectre

ERGOTININE. — 681 — ÉRYTHRITE.

d’absorption composé, d’après Thalén, des bandes suivantes :

Couleur. longueur d’onde.

!GG60-GG80 faible.

6515-6545 forte.

6465-6515 demi-forte.

Jaune 5400-5415 demi-forte.

j 5225-5235 très forte.

vert j 5185-5225 forte.

Bleu 4865-4877 forto.

Indigo 4475-4515 demi-forte.

Soret indique [Compt. rend., t. XCI, p. 378] encore deux raies dans la partie bleue du spectre X 4680 et X 4420. Il faut remarquer que Cleve a trouvé que le spectre du thulium possède une raie X 464, qui se confond peut-être avec la première de ces raies. Soret donne aussi (/oc. Cit .) un dessin de la partie la plus réfrangible du spectre de l’erbium. Le spectre à l’étincelle a été examiné par Thalén [Compt. rend., t. XCI, p. 326], qui a trouvé 23 raies, presque toutes d’une intensité très faible.

Sels n’Er.BitiM. — L 'azotate,

Er*(Az03)8 + 10 H*0,

forme de grands cristaux, inaltérables à l'air. Le sulfate cristallise avec 8 II5 O. Il se combine avec les sulfates de potassium et d’ammonium. Le premier de ces sels, Er K.! (S O4)4 -}- 4 H4 O, est très soluble dans l’eau iroide. Le sel ammoniacal, Er*(Azll4)*(S04)4 4-811*0, est aussi soluble. On voit que ces deux sels doubles ont, sauf l’eau de cristallisation, la composition des aluns.

Le sélénite d'erbium, Er*03, 4SeO* -j- 5 11*0, est un précipité rose.

Voxalate se précipite d’abord sous la forme d’une masse visqueuse, qui se change bientôt en une poudre cristalline, Er*(C*04)3 -j- 911*0.

Le formiute anhydre, Er*(CHO*)8, se formo par l’addition de l’oxvde à l’acide formique étondu et bouillant, l’oudre rouge, à peine cristalline. Il se dissout lentement, mais en quantité considérable dans l’eau ; la solution donne à l'évaporation spontanée de beaux cristaux rouges, très solubles, contenant 4 molécules il* O.

Le platocyanure, Er*Pt3(C Az)1* -f 2111*0, cristallise comme le sel d’yttrium, en prismes rouges, montrant sur quelques faces des reflets violets, sur les faces prismatiques et pyramidales une couleur verte métallique.

P GI0 vc

ERGOTININE, C38H‘°Az‘08. — Ce nouvel alcaloïde a été obtenu par Tanret. Pour le préparer, on épuise le seigle ergoté par l’alcool bouillant à 95° centièmes. La solution alcoolique étant distillée, on additionne le résidu de soude caustique jusqu’à réaction alcaline et on l’agite avec une forte quantité d’éther. La liqueur éthérée cède à l’eau un savon qu’elle avait dissous; elle est agitée ensuite avec une solution d'acidecitrioue qui s’empare de l’alcaloïde. Ou lave cette solution citrique d’ergotinine à l’éther, puis on la sursature de carbonate de potassium et dans cet état on l’agite encore avec de l’éther pour reprendre l’alcaloïde; finalement on distille la solution éthèrée, après l’avoir décolorée par du noir animal pur, et dès qu’elle commence à se troubler, on l’introduit dans un flacon qu’on abandonne dans un lieu frais et obscur. Du jour au lendemain la solution cristallise; en la concentrant on obtient encore des cristaux , et finalement un produit amorphe par évaporation complète. Avec de l’ergot frais on obtient 0 gr. 30 de cristaux et 0 gr. 70 de base amorphe par kilogramme. L’ergot ancien donne moins de produit.

L’ergotinine cristallisée se transforme aisément

en ergotinine amorphe sous l’influence de la lumière; en solution alcoolique cette action est rapide, le liquide d’abord incolore devient jaune, puis vert, puis brun, et finalement ne contient plus qu’une résine. Les deux bases, amorphe et cristallisée, possèdent, à la solubilité près, les mêmes propriétés.

L’ergotinino cristallisée en aiguilles soyeuses incolores a été analysée: les nombres- trouvés conduisent à la formule C35H40Az4O6. Le chlorhydrate renferme C35H40Az4O6, HCl. [Tanret, Compt. rend., t. LXXXVI, p. 888]. A. Klard.

ÉR tOCIIALCITE (Min.). — Chlorure de cuivre de l’éruption du Vésuve de 1872.

ÉRL’CIQUE (ACIDE), C**H4*0* — L’acide érucique peut être retiré, soit de l’huile de navette, soit de l’huile de pépins de raisins, grâce à la solubilité de son sel de plomb dans l’éther bouillant. 1 gr. d’érucate de plomb neutre ou acide se dissout dans 17cc d’éther bouillant et dans 450cc d’éther à 16°. La même différence de solubilité à chaud et à froid s’observe pour l’alcool, la benzine et l’acétone.

L’acide azoteux le transforme en acide brassidique fusible à 56°. La potasse fondante le dédouble en acide acétique et acide arachidique, C2llH*°0*, fusible à 73° [A. Fitz, Deutsch. chem. Gesellscli., 1871, p. 442 et 910].

Soumis à l’action du brome, l’acide érucique donne un dibromure,

C**H4*Br*0*,

décrit 1. 1, p. 1255, sous le nom impropro d 'acide bromérucique. Ce bromure, soumis à chaud à l’action de la potasse alcoolique, perd de l’acide bromhydrique et donne de l’acide bénoléique C**I1‘°0*.

Acide monobromérucique. — Traité à froid par la potasse alcoolique, le dibromure de l’acide érucique ne perd qu’une molécule d’acide bromhydrique et l’on obtient l’acide monobromérucique C**H41BrO*, fusible à 33-34°, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther.

Le brome s’y combine directement en donnant un produit d’addition C?*H41Br30*, fusible à 31-32°, très soluble dans l’alcool et l’éther [Haussknecht, Ann. Chem. Pharm., t. CLX1II, p. 40]. M. Hanriot.

I ÉRYTHRITE. — Voyez t. I, p. 1257. On l’extrait toujours des lichens à orseille, qui en renferment des proportions variables suivant l’espèce et l’origine. Un échantillon le lioccella tincloria (\ ariété fuciformis ) a fourni à Reymann 1,72 % ; d’érythrite; dans des expériences inédites, Ilenninger a retiré du lichen de Zanzibar environ ! 1 °/0, et de celui de Californie une proportion , moindre encore d’érythrite, et cependant les deux échantillons commerciaux appartenaient à la même espèce, lioccella Montagnei, Bel., qui est réputée la plus avantageuse pour la préparation I de l’èrythrite.

Préparation. — 1° Stenhouse décompose les acides des lichens, isolés d’après le procédé décrit, t.I, p. 1258, par l’ébullition prolongée pendant quelques heures en vase ouvert, avec un léger excès de chaux, sature ensuite par le gaz carbonique et évapore presque à sec la liqueur filtrée. Le résidu, repris à chaud par des carbures de houille bouillant de 410 à 150", cède au dissolvant la totalité de l’orcine, tandis que l’érythrite reste insoluble et peut être purifiée facilement par l’alcool et le charbon animal d’après le procédé connu [Journ.chem. Soc. London (2), t. V, p. 22 1 ].

2° Reymann dédouble également à la pression ordinaire les acides colorables et évapore à consistance sirupeuse; le résidu, mélangé de | sable, est repris par l’éther, qui ne dissout que

ERYTHRITE.

ÉRYTHRITE. — 682 —

l’orcine [Deutsch. chctn. Gesellsch., 1874, p. 712 et 1287].

3° Nous préférons de beaucoup le procédé de préparation employé par deLuynes (t. 1, p. 1258); pour le rendre applicable à des opérations on grand, nous l’avons modifié dans sa première phase (extraction des acides colorables) en mettant à profit les appareils perfectionnés que l’industrie offre aujourd’hui (cuves à déplacement, filtrepresse, etc.); nous avons pu ainsi opérer sur 100 kilogrammes de lichen à la fois et les épuiser dans une journée de travail (Henninger).

Propriétés. — 1° Densité = 1,449 à 1,452 (H. Schrôder). Sous une pression de 20 millimètres l’érythrite bout sans altération vers 220°. Sa solution aqueuse ne précipite pas par le sousacétate de plomb.

2° Les oxydants attaquent énergiquement l’érythrite et scindent en général sa molécule. Ainsi le permanganate de potassium, le mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique ou l’acide chromique fournissent les acides oxalique, carbonique et formique. Avec un mélange à parties égales d’eau et d’acide nitrique (D = 1,37 ) agissant à 25-30" pendant huit jours sur l’érythrite, Przybytek a obtenu les acides tartrique (lequel?) et oxalique; la proportion d’acide tartrique s’élevait à 10 % du poids de l’érythrite [Pull. Acad. St-Pctersb., t. -XXVII, p. 145].

3" Le perchlorure de phosphore mélangé d'oxychlorure transforme à une douce chaleur l’érythrite en une matière blanche insoluble (anhydride ou phosphate?) qui disparaît ensuite, et finalement si la proportion de perchlorure est suffisante, on obtient la tétrachlorhydrine,

O H® Cl*,

qui est identique avec le tétrachlorure de crotonylène (voir Suppl, p. 553).

4° L’erythrite régularise la décomposition de l’acide oxalique, comme la glycérine et les autres alcools multivalents, lise forme d’abord, à une douce chaleur, une oxaléine qui n’a pas été isolée, mais le produit de la réaction donne de l’oxamide avec l’ammoniaque [Lorin, Compt. rend., t. LXXV1I, p. 303; t. LXXX, p. 1328; t. LXXXI, p. 270].

5° Les acides éthérifient assez facilement l’érythrite. Menchoutkine a déterminé récemment la vitesse initiale et la limite de l’éthérification d’un mélange d’érythrite et d’acide acétique. Voici les résultats numériques :

1 mol. C*H10O* -f- 1 mol. CsH*Os : Vitesse initiale = 53,00; limite = 05,73 °/0.

1 mol. C*H10O* -\- 2 mol. CSH*02 : Limite = 56,00 •/..

1 mol. C*H10O* -f 4 mol. Cs;il*Os : Vitesse initiale absolue = 24,91 ; vitesse relative = 62,16; limite = 40,07 °/0.

1 mol. C*Il10Ol 4- 6 mol. C*H*Oa : Limite = 31,24 % (N. Menchoutkine, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 1814].

6° Par l’action des acides chlorhydrique ou formique sur l’érythrite, il se produit, indépendamment des éthers, une notable proportion d’un produit liquide, bouillant sans décomposition vers 250° et qui constitue très probablement l 'érytlirane, C*II803, formé par déshydratation.

Jusqu’ici il n’a pas encore été possible de fixer directement les éléments de l’eau sur ce composé et de le retransformer ainsi en érythrite; mais avec l’acide chlorhydrique saturé il engendre à 100° la dichlorhydrinc de l’érythrite [Henninger, Expériences inédites].

7° Lorsqu’on distille l’érythrite avec 4 p. d’acide formique à 70-80 %, il se produit des formines cristallisablcs parmi lesquelles ladiformine prédomine; vers 210-220* ces formines se décomposent

en gaz carbonique, mélangéd’unefaibleproportion d’oxyde de carbone, en formine d’un glycol non saturé C*H8Os, en crotonylône, et deux composés G* II® O, l’un identique avec l’aldéhyde crotonique, l’autre, qui forme la majeure partie, isoinérique avec ce corps; enfin on trouve en partie dans le résidu de la distillation, en partie dans le produit distillé, une certaine quantité d’érythrane (?). Les équations suivantes rendent compte de. la formation de tous ces produits :

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