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C27 II37 AzO5 ] ^j{
( O.C O-C6 H3 (O C II3)2 explique ces réactions.
L’apopseudo-aconitine serait un anhydride, et la pseudo-aconine une base tétrahydroxylée [C. R. Aider Wright et A. -P. Luff, Deutsch. client. Geseltsch., t. XI; p. 349, 1878].
Nous ne saurions adopter sans réserve cette manière de voir ; l’aconitine et la pseudo-aconitine sont bien des éthers. Elles doivent renfermer, de plus, au moins deux hydroxyles ; mais l'hypothèse qu’il existe un troisième groupe O H nous semble moins bien établie. Les auteurs n’ont pas montré que l’apo aconitine et l’apopseudo-aconitine sont des anhydrides, et il nous semble que les exemples ne manquent pas en chimie, où un seul groupe O H alcoolique entraînant un atome d’hydrogène du noyau hydrocarboné donne lieu à une perte de II2 O et engendre ainsi une molécule non saturée.
A. Henninger.
ACONIT IQUE (ACIDE). — Voir t. I, p Cl.
CH - CO2 H C61IC06 = C — CO2 II à U2 -CO2 H
Ainsi qu’on l’a dit, cet acide existe à l’état de sel calcique dans différentes espèces d’aconits, de prèles, de dauphinclles. Il a été trouvé récemment dans les feuilles d 'Adonis Vernalis (Linderose) et dans le suc de la canne a sucre ; les sucres bruis des colonies et surtout le produit connu sous le nom de melado en contiennent également [Arno Behr, Deutsch. chem. Geseltsch.. t. X, p. 351],
La méthode de préparation de l’acide aconitique au moyen de l’acide citrique parait présenter certaines difficultés, car, malgré les modifications qu’on y a apportées successivement, elle fournit toujours un rendement assez faible et un produit impur. Parmi ces procédés de préparation modifiés, celui d’Hunaeus semble offrir certains avantages. L’acide citrique chauffé au bain d’huile à 140° est traité à refus par le gaz chlorhydrique; le produit est dissous ensuite dans une petite quantité d’eau et la solution est évaporée à sec. Par le refroidissement, le résidu se solidifie et peut être concassé en petits fragments que l’on traite par i’éther absolu : l’acide aconitique seul entre en solution. 11 est transformé en sel monammonique que l’on fait cristalliser dans l'eau ; ce sel est décomposé par l’acide sulfurique étendu, et la solution est agitée avec de l’éther. La solution éthérée abandonne, après évaporation, l’acide aconitique en très petites aiguilles, groupées en mamelons, fl fond à 187-188°, mais ce point est très notablement abaissé par la présence de petites quantités de matières étrangères.
Comme tous les corps non saturés, l’acide aconitique est susceptible de compléter sa molécule en fixant des corps simples ou des radicaux. Avec l’hydrogène, il donne l’acide tricarballylique; avec l’acide bromhydrique, l’acide bromotricarballylique (Sabancjcff); avec l’acide hypochloreux, l’acide chlorocitrique C6H7CIO\ que l’eau ou plus facilement les alcalis transforment en acide oxycitrique (Pawolleck); il fixe aussi le brome. Soumis à l’électrolyse, l’aconitate de potassium fournit entre autres produits de l’acétylène (Berthelot).
Aconitate de baryum,
(C6H306)2Ba3 + 3H20 ou 0II2O.
— Lorsqu’on ajoute du chlorure de baryum à une solution d’aconitate ammonique, il se produit un précipité gélatineux qui, par la dessiccation, se transforme en une poudre légère contenant 0 II2 O. Régnault a obtenu, dans ces conditions, des paillettes brillantes contenant 3 H2 O.
L’aconitatc de baryum est à peine soluble dans l’eau, mais il se dissout en presence d’acide aconitique libre. Il perd son eau vers 110°. Acomtale de calcium, (CcH306)2Ca3 -f 6H20.
— Petits cristaux bien développés et solubles dans 99 p. d’eau à 15°; malgré cette faible solubilité, les solutions de ce sel peuvent être fortement concentrées avant qu’il ne se dépose de cristaux. Le sel perd son eau sous l’influence de la chaleur et résiste a une température de 280° sans s’altérer.
Aconitate de méthyle, C6H306(CH3)3. — Liquide oléagineux, épais, incolore, bouillant vers 270-271". On l’obtient en dirigeant un courant de gaz chlorhydrique dans une solution d’acide aconitique dans l’alcool méthylique, ou bien en soumettant à l’action de la chaleur l’éther
ACORINE.
ACRIDINE.
méthyliquede l’acide monochlorotricarballylique:
C6H4C106(C II5)3 — C«H306(CH9)3 -f HCl.
Ce dernier éther se forme lorsque le citrate triméthylique est traité par le perchlorure de phosphore [P. Ilunaeus, Deutscli. cliem. Gesellsch., t. IX, p. 1749]. A. Henninger.
ACORINE. — Cette substance parait être un glucoside azoté. Elle est contenue dans la racine d’Acorus Calamus; pour la préparer, on précipite la décoction aqueuse concentrée de la racine par l’alcool, on filtre, on précipite ensuite avec de l’acétate de plomb, et l’on traite le liquide filtré par l’hydrogène sulfuré. Séparée du sulfure de plomb et additionnée de soude caustique, la solution d’acorine est épuisée par l’éther. On chasse l’éther par la distillation et l’on obtient alors l’acorine sous forme d’une résine jaune, soluble dans l’alcool. Elle possède une saveur aromatique amère; elle réduit le chlorure d’or et de platine et la liqueur de Fehling. L’eau de baryte bouillante la dédouble en sucre et pn une résine azotée[Faust, Jahresb. fur Chem., 1807, p. 753J.
ACRALDÉHYDE. — Le corps décrit sous ce nom, t. I, p. 42, est de l’aldéhyde crotonique (voyez ce mot).
ACRIDINE, ClsH9Az. — Ce corps basique, isomérique avec le carbazol, a été retiré de l’anthracène brut par MM. Gracbe et Caro.
Préparation. — On fait bouillir la partie demi-solide du goudron de houille, qui passe à la distillation entre 300 et 300”; avec de l’acide sulfurique étendu, on précipite la liqueur filtrée par le dichromate de potassium, et l'on épuise le dépôt brunâtre à plusieurs reprises par l’eau bouillante. Les solutions aqueuses laissent déposer, par le refroidissement, des cristaux orangés de chromatc d’acridinc. Ce sel, lavé à l’eau froide et décomposé par l’ammoniaque à chaud, fournit la base libre, que l’on purilie en soumettant son chlorhydrate à plusieurs cristallisations dans l’eau, en ayant soin d’ajouter à la solution filtrée de l’acide chlorhydrique pour que les eaux mères ne retiennent que peu de sel. Finalement, le chlorhydrate est décomposé par l’ammoniaque.
Propriétés. — L’acridine cristallise en prismes orlhorhombiqucs, brun -jaunâtre, blancs s’ils sont petits. Formes : m, h', g', e les faces h' et p* dominent. Angles : m/i> = 123°, 15 ; e1 e1 = 143°, 5. Elle fond à 107°, distille sans décomposition audessus de 300°, peut être sublimée à 100° et est entraînée par la vapeur d’eau. Sa densité de vapeur est de 6,10 (cal. 5,85). Cette densité correspond à la formule C>2H9Az [C. Graebe, Deutscli. chem. Gesellsch., t. V, p. 15; Bull, de la Soc. chim., t. XVII, p. 232]. Ajoutons cependant que les produits de la réaction de l’hydrogène naissant ou de l’iodure d’éthyle sur l’acridine concordent mieux avec la formule double C«H>8A/S.
L’acridine est insoluble dans l’eau froide, peu soluble dans l’eau chaude. L’alcool, l’éther, le sulfure de carbone et les hydrocarbures la dissolvent facilement: ses solutions étendues présentent une belle fluorescence bleue. Elle possédé une très faible réaction alcaline ; la base irrite les muqueuses, brûle la peau et répand une odeur particulière, surtout à chaud.
Réactions. — L’acridine est très stable et peu altérée par les reactifs. L’acide sulfurique l’attaque seulement au delà de 200" et donne naissance a un acide trisulfoné, dont le sel barvtique a seul été signalé. La potasse sèche ou additionnée de peu d eau, ainsi que l’acide chlorhydrique, ne la décomposé pas à 280" ; on peut la distiller sur le zinc en poudre et sur la chaux sodée, sans
; qu’elle soit altérée. Elle résiste à l’action des oxydants ; pourtant le chlorate de potassium et l’acide chlorhydrique la transforment en une matière brune, non étudiée. L’amalgame de so- J dium la réduit pour former l’hydro-acridine ! (voyez plus bas). L’iodure d’éthyle forme avec l’acridine des dérivés d’addition , mais aucun dérivé de substitution.
sels d’acridine. — Les sels d’acridine peuvent être facilement obtenus à l’état cristallin ; l’eau les dédouble aisément. Ils sont tous jaunes, et leurs solutions étendues possèdent une fluorescence bleue, qui devient verte en solution concentrée, pour disparaître complètement dans les solutions très jaunes par transparence.
L’acridine ne forme pas de carbonate; la double décomposition de ses sels par le carbonate de sodium régénère la base libre; de même l’acétate sec se décompose presque immédiatement en acridine et acide acétique.
L 'azotate est en aiguilles jaunes.
Chlorhydrate, ClaIl9Az. HCl -f- IIsO. — On obtient ce sel par l’action directe d’un excès d’acide chlorhydrique sur la base. Il cristallise de la solution aqueuse en grands prismes jaunebrunàtre, qu’il faut laver avec de l’acide chlorhydrique étendu, car l’eau les décompose. Sur l’acide sulfurique, ils s’eflleurissent et deviennent jaune clair. Le sel séché à l’air renferme une molécule d’eau. Il est très soluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool.
Chloro-aurale, C1!H9Az. HCl -]- AuCl3. — Il se précipite en petits cristaux jaunes, lorsqu’on ajoute du chlorure d’or à une solution du chlorhydrate.
Chloro-platinate, 2 (C,*Il9Az.IlCl) -f- PtCl*. — Il est en petites aiguilles jaunes, insolubles dans l’eau, qui les décompose à l’ébullition.
Chloro-mercurate, 2 (C'*H9Az.H Cl)+ IlgCl».
— Il est jaune, insoluble dans l’eau.
Chromate acide, ClaII9Az. CrO'll2. — Ce sel
se forme dans la préparation de l’acridine, indiquée plus haut. Il est soluble dans une grande quantité d’eau chaude et se dépose parle refroidissement en aiguilles orangées, qui sont décomposées par la chaleur en acridine et oxyde de chrome.
Sulfate neutre, 2 (C,sII9Az) IPSO4 -f II2 O.
— Ce sel se dépose en aiguilles jaune d’or, par le refroidissement d’une solution d’acridine dans l’acide sulfurique étendu. La solution ne doit contenir qu’un très léger excès d’acide sulfurique. Séchées sur l’acide sulfurique, ces aiguilles s’effleurissent et contiennent alors une molécule d’eau. Cette dernière molécule d’eau ne s’en va qu’entre 90° et 100°, température à laquelle le sel est décomposé avec perte d’acridine. Une décomposition analogue est subie par le sulfate, si on le fait bouillir avec de l’eau pendant quelque temps. Le sulfate neutre se dissout facilement dans l’eau chaude, peu dans l’eau froide et dans l’alcool.
Sulfate acide, 4(ClaH9Az.)3 Ha SOL — Ce sulfate est précipité par l’alcool d’upe solution j fortement sulfurique d’acridine. Il esten aiguilles jaunes, solubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool. Soumis à une cristallisation dans l’eau,
I le sulfate acide se transforme en sulfate neutre.
Periodures. — 1° 2(C'-H9 Az. II I) -j- I2. — Si l’on ajoute de la teinture d’iode à une solution iod hydrique d’acridine, on obtient un précipité rougebrun. On fait cristalliser ce précipité dans l’alcool chaud. Le periodure se dépose en tables rougebrun, qui sont noires si le refroidissement, est très lent. Il est soluble dans l’alcool; l’eau le précipite de cette solution. Si on le fait bouillir avec de l’eau, il se décompose en iode libre et iodhy-