AG R I DINE
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drate d’acridine qui reste en solution. L’acide sulfureux à froid produit la même décomposition.
2° Periodure, 2(Ci2ll8Az. III) -f IL — Ce sel se produit si l’on précipite l’iodhydrate d’acridine par un grand excès de teinture d’iode.
Combinaisons d'acridine et d'iodure d’éthyle. — Si l'on chauffe l’acridine avec de l’iodure d’éthyle, on obtient une masse cristalline rouge, qui est formée de deux corps. Pour les séparer, on soumet le produit de la réaction à une cristallisation fractionnée dans l’eau. Le premier qui se dépose, et qui est peu soluble, est en grandes aiguilles rouge-orangé, qui correspondent à la formule 2 (ClsH9Az), C*HeI. Le second est en petites aiguilles rouges, auxquelles il faut assigner la formule G12 II9 Az, G2 H6 1. Celui-ci se transforme peu à peu en iodéthylate d’acridine peu soluble. Ces composés sont tous deux peu stables et régénèrent l’acridine libre, si on les soumet à plusieurs cristallisations.
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, l’acridine s’unit à l’iodure d’éthyle sans former de produits de substitution.
DÉRIVÉS DE SUBSTITUTION. — NlTIÎO-ACRIDINES. — On connaît deux dérivés mononilrés de l’acridine et un dérivé dinitré. Ils se forment tous les trois lorsqu’on chauffe l’acridine avec de l’acide nitrique d’une densité de 1,45. On peut facilement les séparer, en ajoutant de l’eau au produit de la réaction : l’acridine dinitrée se précipite, tandis que les deux corps mononitrés restent en solution à l’état d’azotates. Pour les isoler de leur solution, on ajoute de l’ammoniaque à la liqueur filtrée. Les deux nitro-acridines sont précipitées et peuvent être séparées par des cristallisations fractionnées dans l’alcool. La solution alcoolique laisse déposer, par le refroidissement, des lamelles jaune d’or d’a -mononitro-acridine , et les eaux mères concentrées donnent de la $-mononitro acridine.
a-Mononitro-acridine, C12H*(Az02) Az. — Pour l’obtenir à l’état de pureté, on la fait cristalliser, à plusieurs reprises, dans l’alcool. Elle est en lamelles jaune d’or, fusibles à 214°, et peut être sublimée. Elle est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool froid, l’éther et le chloroforme. Elle forme des sels pareils à ceux de l’acridine, mais qui ne possèdent pas de fluorescence.
Le chlorhydrate est en cristaux prismatiques jaunes, solubles dans l’eau.
L’ioahydrale ressemble au précédent et forme un periodure, comme l’iodhydrate d’acridine.
Le sulfate est en aiguilles jaunes, solubles dans l’eau.
$-Mononilro-acridine, C12 H8 (Az O2) Az. — Après plusieurs cristallisations dans l’alcool, elle est en tables dures, qui se groupent en mamelons, si elles ne sont pas très pures. Elle fond à 154°. Elle est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool chaud, peu soluble dans l’alcool froid. Ce corps forme avec les acides des sels analogues à ceux de son isomère, mais qui sont plutôt bruns que jaunes.
Dinitro-acridine , C12H7(Az.02)2 Az. — Pour obtenir une quantité notable de ce corps, on chauffe de l’acridine au bain-marie, pendant quelucs heures, avec un mélange d’acide nitrique et 'acide sulfurique; puis on ajoute de l’eau au produit de la réaction : la dinitro-acridine se précipite sous la forme d’une poudre orangée. On la purifie par plusieurs cristallisations dans l’acide acétique glacial. La dinitro-acridine se présente en tables orangées, solubles dans l’alcool, l’éther et la benzine, et surtout dans l’acide acétique glacial. Elle ne forme pas de sels.