ESSENCES (INDUSTRIE). — 687 — ESSENCES (INDUSTRIE
en F, en laissant en C tout le parfum dont il Ratait chargé en A. Lorsque la distillation est terminée, on laisse écouler le liquide distille, condensé en F, dans le récipient H.
Si la distillation a été faite a une température suffisamment basse,- le liquide n’a pas entraîne sensiblement de matière odorante et peut être employé de nouveau pour des parfums diuerents.
Le parfum, mélangé à la cire des fleurs ou feuilles, elle-même dissoute par l’éther, doit être separe de cette dernière. Pour ce!a, en maintenant le vide en C, on fait monter, au moyen du tube L, une une quantité donnée de l’alcool conicnu dans le vase S. On laisse en digestion deux heures environ, après quoi on laisse écouler le liquide dans le vase b' qu’on refroidit énergiquement pour précipiter la cire, tandis que le narlum
a ( digesleur ), vase dans lequel on extrait le parfum par digestion liquide. — B ( décanlcur ), vase dans lequol on decante la solution parfumée de la portion aqueuse enlratnée en même temps. — C ( vvaporalcur ,, vas e où se fait la distillation du liquide volatil. — P pompe aspirant les vapeurs du dissolvant volatil pour les refouler dans le frigorifère F. Cette pompe n’est pas indispensable, mais dans des ras déterminés olle peul servir utilement à hâter la liquéfaction des vapeurs — F ( frigorifère ), réfrigérant où se fait la condensation dos vapeurs du liquide volatil. — R, récipient servant à recevoir le dissolvant liquéfié en F. — T T'.jtube distributeur du vide par la pompo P’ en communication avec chacune des parties principales de 1 appareil par les tubes I, munis de robinets, r, r', r", r'", robinets pour la rentrée de l’air. — M, M', M", mano-
mètres indiquant l’état du vide dans chaque vase. — E, regard permettant de juger du niveau du liquide dans ch ique vase. — Les vasos A et C sont entourés d’une chemise en tôle permettant l’introduction successive de vapeur, d’eau chaude ou d’eau froide.
reste dissous dans l’alcool. On filtre pendant le refroidissement.
Le parfum, ainsi préparé, constitue un alcoolat. Veut-on fabriquer des huiles ou des graisses parfumées ? La manipulation par l’alcool est alors supprimée; le parfum mélangé de cire naturelle est dissous directement dans l’huile ou l’axonge, véhicules ordinairement employés dans la parfumerie.
Les fleurs épuisées renfermées dans le digesteur A retiennent mécaniquement une certaine quantité du dissolvant. Pour le recueillir on chauffe la masse, par introduction de vapeur dans la chemise extérieure, et l’on condense le produit dans un réfrigérant spécial. L’emploi du vide permet de récupérer la totalité du liquide volatil.
Cette description détaillée montre d’abord que le
mouvement des liquides solvants d'un vase dans l’autre se fait simplement par des différences île pression, et en second lieu que le liquide volatil circule toujours en vases clos, dans le vide, sans jamais avoir le contact de l’air, en passant de l’éfat liquide à l’état gazeux , et vice versa.
Les avantages présentés par cette nouvelle méthode peuvent se résumer ainsi:
1° Suppression de tout danger d’incendie;
2° Extraction complète des parfums, quels qu’ils soient, par dissolution en quelques heures , dans un véhicule approprié (alcool, huile ou graisse) ;
3n Obtention des parfums daus toute leur suavité;
4° Exploitation de nouvelles fleurs permettant l’emploi de nouveaux parfums;