‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 513 sur 589 · C* II* (SC6 II · texte numérisé non relu

C* II* (SC6 II

— Ce composé est en aiguilles blanches insolubles, fusibles à 65°. Le brome le convertit en un produit d’addition C2 H 4 (SBr*C6II®)2, cristallisé en aiguilles.

Éthylène-diphénylsclfone, C2 H*(S O2 CeH®)*.

— Il se forme par l’action de l’acide chromique sur le composé précédent et aussi par l’action du phénylsullinate de sodium sur le bromure d’éthylène, dans un appareil à reflux :

Cs H* Br* -f- 2 C6 H® S O* K = 2 K Br + C* H4 (SO*C« II®)*;

et qui est purifié par cristallisation dans l’alcool et l’acide acétique.

L’étbylène-diphénylsulfone est en aiguilles incolores ou en paillettes soyeuses, fusibles à 179,5-180°, presque insolubles dans l’sau froide, peu solubles dans l’eau chaude et l’alcool bouillant, peu solubles dans la benzine, très solubles dans l’acide acétique bouillant [F. Ewerlôf, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 716; — E. O. Beckmann, Journ. prakt. Chem., (2), t. XVII, p. 467; Bull. Soc. chim., t. XXXI i, p. -410; — R. Otto, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 1279). • J. Tcherniac.

ETIIYI.ÈNE (POLYMERES DE) (Syn. Polyéthylènes).— Ils sont contenus dans l’huile de vin, produit secondaire de la préparation de l’éthylène à l’aide de l’alcool et de l’acide sulfurique. L’huile de vin est principalement formée par l’hydrocarbure C10H32, bouillant vers 280”. Cette formule, probable d’après le point d’ébullition, est corroborée par la nature des produits engendrés sous l’action de l’acide iodhydrique en grand excès et à une température de 280° ; on obtient dans cette réaction un mélange de carbures saturés : Cl6ll3*; C**H26 et C6H14, le premier en petite quantité seulement.

Le polyéthylène C16 H®* (désigné sous le nom d ’éthérol par quelques chimistes allemands) est détruit par l’acide azotique, sans formation d’acide gras [Berthelot, Bull. Soc. chim., t. XI, P- M

ETIIYLENO-LACTIQUE (ACIDE). — Voyez t. II, p. 186. ,

ÉTIIYLI DÉNO-LACTIQUE (ACIDE). — Nom

donné quelquefois à l’acide lactique ordinaire, pour le distinguer de son isomère, l’acide éthyléno-lactique.

ÉTHYLIQUE (ALCOOL). — Voyez Alcool.

ÉTHYLIQUES (ETHERS). Voyez t. I, p. 1314.

— Nous décrirons ici l’oxyde, le chlorure, le bromure, l’iodure d'éthyle, l’azotate, etc.; quant aux sulfures, aux dérivés sulfoniques et sulflni-

ques, aux sélénieures, on leur a consacré des articles spéciaux.

éthyle (oxyde de). — Suivant Erlenmeyer, l’acide sulfurique, même très étendu, décompose l’éther et donne de l’acide sulfovinique. Jusqu’à une certaine température l’eau décompose ce dernier en eau et aicool;au delà il se formerait de l’éther; en même temps quelque grande que soit la proportion d'eau et d’alcool il se ferait de l’éthylène. Dans ces expériences la température a varié de 120 à 250°, le rapport de l’eau à l’a ide sulfurique de 3:1 à 10 : 1 [Erlenmeyer, Bull. Soc. chim., t. IXVI1I, p. 119, et Ann. Chem. Pharm., t. CLXI, p. 373).

L’éther se forme aussi par l’action de l’iodure d’éthyle sur l’oxyde de sodium Na2 O à 180° [Greene, Bull. Soc. chim., t. XXIX, p. 458).

Liebermann emploie la paraffine pour absorber les vapeurs d'éther; en huit à neuf heures elle en absorbe Son poids en se liquéfiant [Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1294)

Pour reconnaître l’eau dans l’éther, on peut employer le phénate de potassium. Co composé, insoluble dans l’éther anhydre, s’y dissout en présence d’un peu d’eau et le résidu devient rouge brun après quelque temps. Ou peut ainsi reconnaître 2,5 pour mille d’eau [Joseph Romei, Bull. Soc. chim., t. XI. p. 122J. On peut encore ajouter à l’éther son volume de sulture de carbone, la solution doit rester limpide. L’alcool peut se reconnaître au moyen de la potasse caustique solide qui jaunit en présence de ce corps [Bmttgcr, Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 124). A 10”, l’éther se dissout dans 10 fois son volume d’eau et à 12® 10 volumes d'éther dissolvent 2 volumes d’eau. Agité avec son volume d’acide chlorhydrique (D à 1 4° = 1,196), il se dissout en s’échauffant et en se contractant (D à 14® = 1,010). Le liquide formé a la consistance d’une huile fluide et fume à l’air.

100 volumes d’acide chlorhydrique à 38,52 °/0 dissolvent :

A — 16», 185 vol. éther. A -+ 16», 162,5 vol. éther 0°, 117,5 — 21», 157,5 —

A 38°, 135 vol. d'éther.

La solution saturée se trouble quand on la chauffe. L’ébullition permet de retrouver tout l’éther. La solubilité est d'ailleurs proportionnelle à la richesse en acide chlorhydrique. L’étlier enlève ce corps à sa solution aqueuse. Ainsi un excès d’éther enlève 2,4 % de l’acide total à une solution d'acide à 38° 0. La chaleur dégagée dans cette réaction est notable; 17 centimètres cubes d’éther en se dissolvant dans 10 centimètres cubes d’acide en élèvent la température de 0 à 22°. II paraît évident qu’il s’agit là d’une combinaison analogue à celle d’oxyde de méthyle et d’acide chlorhydrique décrite par M. Friedel [Napier, Bull. Soc. chim., t. XXIX, p. 122, et Chem. News, t. XXXV, p. 87).

La potasse, le carbonate de potassium, la chaux et le sodium n'altèrent pas l’éther. L’eau, les chlorures de calcium, de sodium et le sulfate de cuivre anhydre le décomposent lentement [Lieben, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 758J.

L’éther pur peut être refroidi jusqu’à —80° sans se congeler, les cristaux que l’on voit se former dans l’éther ordinaire sont simplement de la glace [Franchiruont, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 8301.

LhaufTé de 200 à 300° sur de la poudre de zinc, l’éther donne des produits qui paraissent résulter des dédoublements suivants :

(C*H®)*0 = H* O + 2C* II*, (C*H®)*0 = G* H4 + C*IDO + H*.

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