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CC13-CC

En passant d’un corps à un autre, qui en diffère par le remplacement de CH3 par CH2 Cl, le point d’ébullition monte de 54 à 70°; la transformation de CH2 Cl en CH Cl2 l’élève de 30 à 46", celle de CH Cl2 en CCI3 de 11 à 24" seulement.

Les produits de chloruration du chlorure d’éthylène et d’éthylidène ne seraient, suivant l’auteur, identiques qu’à partir du quatrième terme, CC13-CHC12, le chlorure d’éthylidène fournissant aussi bien CC13-CH3 que CH Cl2 -CH2 Cl.

Dérivés bromés du chlorure d’éthyle [L. Meyer, llull Soc. cliim-, t. VII, p. 252, et Ann. Chem. Pliarm., t. CXXXIX, p. 282; — Julius Denzel, Deutscli. chem. Gesellsch., 1878, p. 1739].

Le chlorure d’éthyle, mêlé au brome et exposé à la lumière pendant quatre mois, fournit les dérivés suivants :

a-Clilorobrométhane ou clilorobromure d'éthylidène, CH*-CHBrCl. — Liquide très mobile, bouillant à 84-81°, 5 (p = 750 millimètr.), encore liquide à — 20°, dont le poids spécifique à 16° est de 1,666. Odeur agréable, rappelant le chloroforme, goût douceâtre; attaquable à la longue seulement par la potasse alcoolique.

aChlorodibromcthane, C lla- C 13r2 Cl. — Liquide très mobile, incolore, d’une odeur rappelant l’essence de térébenthine, bouillant à 123-124° (p = 753mm) encore liquide à — 20°. Poids spécifique

à 16° = 2,134. Attaquable au bout d’un quar d’heure par la potasse alcoolique.

[ i-Chlorodibrométhane , Cll2Br-CHBrCl. — Liquide incolore, d’odeur semblable à celle du précédent, bouillant à 162,5-163», encore liquide à — 20» Poids spécifique à 16" = 2,268, attaquable de suite par la potasse alcoolique.

a -Chlorotribromélhane, ClI2Ur-CBr2Cl. — Il bout de 200 à 201° (p = 735 millimètres) en se décomposant très légèrement, ce qui le rend un peu jaune. Mais une exposition de quelques minutes à la lumière du soleil le ramène à l’état incolore. A 170-171" sa tension de vapeur est égale à 335 millimètres, et, à 285 millimètres, à la température de 165-167". Il ne se congèle pas à — 20". Son poids spécifique à 16° est égal a 2,602. La potasse alcoolique l’attaque de suite.

u-Chtorotétrabromethane, CllBr2- CBr2CI. — Corps solide cristallisé, incolore, fusible à 32-33°. Il bout sous la pression de 285 millimètres à 200-205°. Poids spécifique à 16° = 3,366.

Chlorure d’éthylïdène [Bonte, llull. Soc. chim., t. XXI, p. 451; Ann. Chem. Pliarm., t. CLXX, p. 305; — Kind, Bull. Soc. chim., t. XII, p. 277, et Zeitschr. Chem., 1869, p. 165]. Le chlorure d’éthylidène, traité par le sulfite de sodium en solution aqueuse à 140° pendant vingt-quatre heures, donne du chloréthylsulfonate de sodium et de Paldéhyde-sulfitc sans autre produit.

Dérivés bromés du chlorure d’éthylidène [Denzel, mém. cit.; Deutscli. chem. Gesellsch., 1878, p. 1740],

a-üichlorobrométliane, CH3-CBrCl2. — Liquide bouillant à 98-99° (p = 758 millimètres); poids spécifique à 16"= 1,752; encore liquide à

— 20"; attaquable par la potasse alcoolique froide, mais après un assez long temps.

a-Dibromodichlorêlliane, CH2Br-CBrCl2. — 11 bout à 176-178" en devenant jaune. A froid il redevient incolore. Encore liquide à — 20". Poids spécifique à 16" = 2,270.

ci-Tribromodichlorélhane, ClIBr2-CBrCl2. — Corps huileux bouillant entre 215 et 220°.

Tétrabromodichloréthane, C Br3- C Br Cl2. — Cristaux incolores qui dégagent du brome à 175° et fondent à 180" en se décomposant.

’a-Dibr orné t liane (bromure d’éthylidène),

CH3- CH Br2.

— Liquide bouillant entre 109-110° (p = 751mra). a-Tribrometliane, CfD-CBr3. — Liquide bouil-

• lant. à 187-188" (p = 721 millimètres).

Télrabrométhane (par le bromure d’éthylène bromé et le brome). — Liquide bouillant à 195-197» (p= 300ra,n), et à 225-227“ (p = 732mm), sans décomposition.

Pentabromélhane, C2IIBr5. — Corps fusible à 54", bouillant à 210° (p = 300 millimètres), en se décomposant notablement.

Cliloropentabrométhane, C2ClBr5. — Corps fusible à 170° en se décomposant vivement. Il se colore en jaune à 130°.

iodure d’éthyle. — Suivant Paterno, l’alcool aqueux est préférable à l’alcool absolu dans la préparation de ce composé. Le rendement serait supérieur [ Deutscli . chem. Gesellsch . , 1874, p. 592].

11 se produit en quantité théorique tjuand on sature de gaz iodhydrique l’éther ethylique [Silva, Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 50|.

Ilagen a donné, pour la densité, le point d’ébullition et l’indice de réfraction de ce composé, les chiffres suivants : d = 1,9350 à 0" ; t = 73“ (pression de 762mm).

\Bull. Soc. chim,, t. X. p. 355, et PoppemL Ann., t. CXXIII, p. 595]..

ÉTHYLIQUES (ÉTHERS). - 713 - ÉTHYLIQUES (ÉTHERS).

Berthelot a trouvé par le calcul que sa chaleur de formation était égale à l’état liquide à 6 cal. [Bull- Soc. chim., t. XXVIII, p. 449J.

Le couple zinc-cuivre décompose l’iodure d’éthyle en donnant de l’iodéthylure de zinc (voyez Zinc-éthyle, Suppl., p. 697).

Suivant Gust. Niederist, il est complètement décomposé en alcool et acide iodhydrique quand on le chauffe quinze heures a 190° avec 15 fois son poids d’eau [Liebig’s Ann., t. CLXXXVI, p- 388, et Bull. Soc. chim., t. XXIX, p.22n]. Il se décompose de même en donnant du bromure d’éthyle quand on le porte à ISO0 avec du bromure de mercure [de Montgolficr et Giraud, Compt. rend., t. LXXXVIII, p. 653]. L’acide iodhydrique le réduit à 275° en iode et éthane [Berthelot, Bull. Soc. chim., t. VII, p. 55].

L’anhydride sulfurique l’attaque; il se dépose de l’iode et il se forme de l’acide éthylsulfurique. La monochlorhydrine sulfurique agit de même. On prépare aisément de l’éthylsulfate de baryum avec le produit de la réaction [Wroblewski, Bull. Soc. chim., t. VII, p. 354, et t. XI, p 148, et Zeitschr. Chem., 1869, p. 280, et 1868, p. 563].

Diiodéthane [Syn. loclure d’éthylidène],

CIP-CHI2

[Gustavson, Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 13]. 11 s’obtient par l’action de l’iodure d’aluminium sur le chlorure d’éthylidène mêlé de sulfure de carbone. C’est une huile bouillant de 177 à 179‘’ en se décomposant un peu chaque fois. Il parait identique au biiodhydrate d’acétylène de Berthelot. Ce composé, traité par une solution alcoolique faible de potasse, donne des rendements avantageux d’éthylène iodé.

On obtient encore de l’iodure d’éthylidène en faisant passer de l’acide iodhydrique sur l'éthylène bromé [Friedel, Bull. Soc. cliim., t. XXII,

fluorure d’éthyle [Mac Ivor Emerson, Chem. News, t. XXXII, p. 232]. — Suivant l’auteur, ce composé serait gazeux dans les circonstances ordinaires de température et de pression.

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