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qui cristallise dans la benzine en prismes transparents, jaunâtres, fusibles à 185°, solubles dans l’alcool, la benzine et le chloroforme.

Constitution de l'euxanthone. — Salzmann et Wichelhaus considèrent l’euxanthone commo la carfionéine de l’hydroquinone

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Le carbodiphénylène serait alors

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Cependant leurs expériences de synthèse destinées à reproduire l’euxanthone ou le carbodiphénylène ont échoué. M. Hanriot.

EXE U ET IN K. — Marcet avait envisagé l’excrétine comme un composé sulfuré et lui avait attribué la formule C"8H,t6S02 (voyez 1. 1 , p 1398).

D’après Hinterberger, le soufre serait, au contraire, une impureté et l’excrétine aurait pour formule C!0H36O.

l’our la préparer, il a traité 50 kilogrammes d’excréments frais par de l’alcool bouillant. La solution laisse déporer au bout de huit jours un précipité noirâtre qui est le sel de magnésium d’un acide biliaire (?)C:6H1'3MgAzOll.La solution alcoolique, additionnée d’un lait de chaux, donne un précipité brun clair, qui renferme l’excrétine et l’abandonne â un mélange bouillant d’alcool et d’éther. Cette solution, refroidie huit jours à 0“ laisse déposer l’excrétine en aiguilles jaunes, que Ton purifie par cristallisation dans i'alcool, audessous de 0°. Il a ainsi obtenu 8 grammes d’excrétine pure. Elle cristallise dans l’alcool en longues aiguilles, et dans l’acide acétique en amas sphériques.

Traitée par le brome, elle donne un dérivé d’bromé, Ci0H34Br2O, insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, soluble dans un mélange d’alcool et d’éther, qui le laisse déposer en cristaux incolores, fusibles au bain-marie.

M. Hanriot.

FER

FER

FEU. - Pour obtenir le fer pur, A. Matthiessen et S. Prus Szczepanowski réduisent dans un creuset de platine, par un courant d’hydrogène, l’oxyde de 1er préparé par la calcination d’un mélange de sulfate ferreux pur et de sulfate de sodium. L’éponge métallique produite, comprimée jusqu’au quart do son volume, est ensuite fondue au chalumeau oxhydrique dans un creuset de chaux [Chem. News, t. XX, p. 101].

Fer électrolytique. — Le fer déposé par la pile d’une solution de sulfates ferreux et de magnésium, maintenue neutre par du carbonate de magnésium est d’un gris clair, à 'grain fin, cassant et très dur (5.5 dans l’échelle des duretés) . Sa surface est d’abord polie, mais dans la suite de l’opération le dépôt prend un aspect velouté et est parsemé de bulles gazeuses. Chauffé au rouge,

11 devient très tenace et perd de sa dureté; il prend eu môme temps la couleur du platine, s’il est chauffé dans le vide. 11 est rapidement oxydé par la calcination à l’air et décompose l’eau, mais sans dégager d’hydrogène, ce gaz restant occlus dans le métal.

Le fer déposé de cette manière renferme, en proportions variables suivant les conditions du dépôt, des gaz où domine l’hydrogène. Voici la composition d’un mélange gazeux extrait d’un échantillon de fer galvanique : Acide carbonique

12 %; oxyde de carbone 15 % ; vapeur d’eau 3 °/„; azote 15 °/0 et hydrogène 45 "/•• L’origine de l’azote est difficile a expliquer fLenz, Journ. prakt. Chem., t. CVI1I, p. 438; Bull. Soc. chim., t. XIII, p. 551].

Lorsqu’on décompose par la pile une solution de chlorure ferreux additionnée de sel ammoniac, le fer se dépose au pôle négatif en mamelons brillants, fragiles et assez durs pour rayer le verre. Ce fer dégage sous l’eau de nombreuses bulles d’hydrogène". La quantité d’hydrogène occlus que le dépôt abandonne dans le vide est de 240 à 250 fois environ le volume du fer, ce qui correspond à la formule Fe,3Hs. L’exposition à l’air ne lui fait pas abandonner tout cet hydrogène. Une fois privé d’hydrogène, le métal ne le reprend pas à la manière du palladium lorsqu’on le fait servir comme électrode négative dans le voltamètre.

La présence de l’hydrogène dans le fer modifie profondément ses propriétés magnétiques en lui communiquant une force coércitive considérable. L’hydrogène agit à la manière du carbone [Cailletet, Compt. rend., t. LXXX, p. 31'.)].

Occlusion de l’hydrogène. — La fonte peut dissoudre jusqu’à la moitié de son volume d’hydrogène d’après Troost et Ilautefeuille, tandis que le fer doux n’en prend que 1/6 de son volume. D'après J. Parry, la fonte grise peut absorber 22 volumes d’hydrogène.

Fer réduit. — Le fer réduit de l’oxyde par l’hydrogène renferme généralement de l’oxyde ferreux et de l’oxyde magnétique qui lui communiquent une couleur noire. Quand il est bien préparé, ce qui exige une température uniforme et un courant d’hydrogène sec et rapide, il est d un gris de fer et entièrement soluble dans les acides étendus, tandis que le fer réduit noir laisse

toujours un résidu [Moissan, Compt. rend., t. LXXX1X, p. 176],

Passivité du fer. — L.Schœnn a montré en 1871 que le fer devient passif dans un acide azotique élendu, lorsqu’il est accouplé avec un élément très électro-négatif, tel que le platine ou le charbon de cornue. Ces corps du reste, comme on le sait, ne font pas cesser la passivité communiquée préalablement au fer. Lorsqu’on vient à toucher avec une lame de zinc le fer rendu passif par son contact avec le platine ou le charbon, la passivité cesse aussitôt, à moins que la masse de l’élément électro-négatif ne dépasse de beaucoup celle du 1er [Poggend. Ann., Supplementb., V, p. 319].

La température exerce une grande influence sur la passivité du fer: plus l’acidecontientd’eau, plus il faut abaisser la température pour déterminer le phénomène [A. Renard, Compt. rend., t. LXXIX, p. 159 et 508.] Les expériences de Renard, ainsi que celles de de Regnon [Compt. rend., t. LXXIX, p. 299] confirment, en outre, les indications de L. Schœnn.

D’après de Regnon, un courant électrique entrant par le fer (pôle positif) dans l’acide azotique rend le métal passif, en même temps qu’il se dégage de l’oxygène. Le courant inverse détruit la passivité. Un frottement sons l’eau du fer passif avec un autre fer passif ou avec une baguette de verre ne fait pas cesser la passivité. Les corps oxydants sont sans influence sur la passivité du fer; les corps désoxydants la détruisent. De Regnon attribue la passivité à une force voltaïque portant l’oxygène sur le fer et le polarisant à sa surface; la passivité cesse sous l’influence d’une force voltaïque inverse ou par une absorption de l’oxygène polarisé.

Les expériences de L. Varenne tendent à établir que la passivité résulte d’une couche de bioxyde d’azote condensé à la surface du fer. Toutes les circonstances qui provoquent la cessation de ce dépôt gazeux, ou qui l’empêchent de se produire, font cesser ou empêchent la passivité. De ce nombre sont le frottement, l’ébranlement, un courant d’air ou de gaz carbonique, enfin la diminution de pression [Compt. rend., t. LXXXIX, p. 783].

E. Ramann [Deutsch. chem. Gesellsch., 1881, p. 1430; Bull. Soc. chim., t. XXXVII, p. 117] combal l’explication donnée par Varenne, et déjà émise autrefois par Mousson. Il attribue, avec d’autres savants, la passivité à un dépôt d’oxyde ferroso-ferrique, dépôt qui est provoqué par un courant sur le fer employé comme électrode positive dans l’acide azotique étendu. L’azotate d’argent ammoniacal, l'azotate d’ammonium, les azotates de fer, en solution, rendent le fer passif. Ramann représente par des équalions la production d’oxyde ferroso-ferrique dans ces conditions. Ainsi avec l’azotate d’ammonium, on aurait 2 Az03Az H4 + Fe = (Az03)*Fe + 2AzIl3 + II*.

L’azotate ferreux serait ensuite décomposé, avec régénération d’azotate ammonique, d’après l’équation

4 (Az O3)2 Fe 4- 8 II5 O 4- 1 1 Fe = 4Az03AzII*

v + 5Fe30‘

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et l’hydrogène, au lieu de se dégager, réduirait une autre molécule d’azotate ammonique.

Actions chimiques. — D’après les détermina tions thermiques de Eerthelot [Compt. rend., t. LXXXVI, p. 028], la chaleur de combinaison du fer avec l’oxygène et les éléments halogènes est exprimée par les chiffres suivants :

Oxygène. Chlore. Brome. Iode.

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