‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 519 sur 589 · cal. 41.003 cal. 33.000 cal. 20.000 cal · texte numérisé non relu

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La combinaison avec le carbone a lieu avec absorption de chaleur. Elle est donc comparable à une dissolution. L’union avec le manganèse est au contraire accompagnée d’un dégagement de chaleur [ Troost et Hautel'euille, Compt. rend., t.LXXX, p. 964].

Le fer réduit par l’hydrogène décompose l’eau bouillante. 10 grammes de fer réduit fournissent après quelques heures d’ébullition 12 centimètres cubes de gaz hydrogène [Ramann, Deutsch. chem. Gesellsch., 1881, p. 1433J.

H. Sait. te-Claire Deville, dans une étude approfondie de la décomposition de l’eau par le for à des températures variant entre 150 et 1600", a montré que la décomposition de l’eau s’arrête lorsque la tension de l’hydrogène mélangé à la vapeur d’eau a atteint uno certaine valeur, à une température constante, quelle que soit la masse de fer en présence. Lorsque la tension ma.vima de l’hydrogène est atteinte pour une température donnée et invariable, elle se rétablit bientôt par la décomposition d’une nouvelle quantité d’eau, si l’on vient à enlever rapidement une certaine quantité de gaz [Compt. rend., t. LXX, p. 1105 et 1201 ; Bull." Soc. chim., t. XIV, p. 368].

W. Mueller est arrivé à des résultats semblables. L’hydrogène dégagé arrête la décomposition de l’eau lorsqu’il a atteint une certaine tension.

On observe un fait analogue dans la réduction de l’oxyde de fer par l’hydrogène. Ici, c’est la tension do la vapeur d’eau qui marque la limite. Dans les deux cas ou observe, pour une température donnée, un rapport constant entre l’hydrogène et la vapeur d’eau [Poggend.Ann., t. CXLIV, p. 6Ü9J.

Le fer s’oxyde deux fois plus vite dans l’eau distillé: aéree et chargée d’acide carbonique qu'en l'absence de ce dernier.

L’inverse a lieu avec l’eau de fontaine. Une solution de chlorure de baryum ou de calcium rouille le fer très énergiquement ; l’acide carbonique ralentit l’oxydation. Les chlorures alcalins et de magnésium activent beaucoup la formation de la rouille. La soude et la chaux l’empêchent totalement. Le chlorure de magnésium attaque le fer, même à l’abri de l’air. [A. Wagner, Dingl. Polyt. Journ., t. CCXV11I, p. 70. j

Alliages. — Fer et chrome. — On obtient un alliage de fer et do chrome, renfermant 74 % de chrome et 25 % de fer, lorsqu’on réduit le fer chromé par le charbon. Cet alliage possède la dureté du diamant et un éclat argenté. S. Kern a aussi obtenu un alliage malléable et renfermant seulement 2,30 °/0 de chrome f Chem. News, t. XXXII, p, 136].

her et étain. — S. Kern décrit un alliage pouvant être fondu et coulé et renfermant 79 °/„ de 1er. 19,50 7„ d’étain et 1,50 °/0 de plomb [Chem. News, t. XXXU, p. 265].

, Fer et mercure.— Cailletet a déjà montré que l’hydrogène naissant favorise l'amalgamation du fer [voir Dict., t. II, p, 340], Los recherches de Casamajor [Chem. News, t. XXXIV, p. 3 il et de Ramann [Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. I434J viennent confirmer ce fait. Le fer n’est pas amalgamé par l’amalgame de sodium sec, mais facilement lorsqu’on fait intervenir l’eau!

Si l’on exprime le mercure en excès, il reste une masse cristalline renfermant 15,66 °/0 de fer

FER

ce qui correspond à la formule Ilg3 Fc2 (Ramann).

On obtienl facilement un amalgame de fer en plongeant une lame de fer dans de l’amalgame d’ammonium ou de sodium, recouvert d’eau acidulée, commel’avait fait précédemment Cailletet. Cet amalgame se forme aussi sur une lame de fer servant d’électrode négative et plongeant dans du mercure sous de l’eau acidulée. Enfin, au lieu d’employer un courant voltaïque, on peut,, plus simplement, ajouter du zinc au mercure dans lequel on plonge le fer. Ces amalgames résistent plus que le fer seul à l’action des acides (Casamajor).

Fer et manganèse. — Voir F en (Métallurgie).

Chlorure de fer inti-rmédiaire. — Hensgen a obtenu un chlorure, Fe3CR -f- 5II20, en fines aiguilles d’un vert clair, en dissolvant le sulfate ferreux dans l’acide chlorhydrique concentré et saturant la solution par du gaz chlorhydrique, au contact de l’air [Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1775; Bull. Suc. chim., t. XXXlI,p. 138]-

Chlorure ferroso-feiirique, Fe3Cl8 + 48 II2 O. — Lefort a obtenu ce sel en cristaux mamelonnés en évaporant sur l’acide sulfurique et sur la chaux la solution chlorhydrique de l’oxyde ferroso-ferrique [Journ. Pharm. (4). t. X, p. 81].

Chlorure ferriqub. — Voici, d’après B. Franz | Journ . prakt. Chem. (2), t. V, p. 274], la densité des solutions de chlorure ferrique à la température de 17°,5 :

Teneur.

Densité.

Suivant A. Vogel [A7. Bepert. Pharm., t. XVIII, p. 157], le chlorure ferrique en solution aqueuse se volatilise en petite quantité déjà avant l’ébullition. En solution élhérée, cette volatilisation a déjà lieu à 30".

La lumière, qui décompose les sels ferriques organiques en solution aqueuse, est surtout active sur une solution de chlorure ferrique additionnée d’acide oxalique [Eder, Munutsch. fur Chem., t.I, p. 755].

Dissociation des solutions de chlorure ferrique. — Une solution de chlorure ferrique, assez étendue pour paraître à peu près incolore, se colore à partir de 27" et se décolore de nouveau par le refroidissement. La coloration n’est pas due à une perte d’acide chlorhydrique, car le phénomène se produit en tubes scellés. La solution colorée par la chaleur est profondément modifiée. En effet, elle ne donne plus avec le ferrocyanure de potassium qu’un (précipité bleu-verdâtre assez pâle. De plus, elle est précipitée par le chlorure de sodium L’hydrate ainsi précipité, immédiatement lavé, se redissout dans les eaux de lavage aussitôt que celles-ci ne renferment plus de chlorure do sodium. Si l’on abandonne le précipité pendant 21 heures avant de filtrer, il ne se dissout plus dans l’eau. La -olution chlorhydrique colorée par la chaleur renferme de l’acide chlorhydrique libre et l’hydrate ferrique colloïdal de Grahum. Si l’on opère à 109°, c’est l’oxyde ferrique insoluble de Péan de Saint-Gilles qui se dépose. Enfin, à 250-306° sous pression, ce n’est pas un hydrate ferrique, mais le sesquioxyde anhydre qui prend naissance, ainsi que l’avait déjà montré de Sénarmont [Debray, Compt. rend., t. LXVUI, p. 913; Bull. Soc. chim., t. XI], p. 346],

Dans une étude sur le même sujet, qui confirme les indications de Debray, F. W. Krecke a recherché la relation entre la dilution de la solu-

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