CO-C6H3 / 0H CO-C«H*^01I
A. Étard.
FLUOR ESC! NE. — Cette substance est le dérivé d’hydrogénation de la fluorescéine; on la prépare au moyen du zinc et de l’acide chlorhydrique. Par oxydation, au moyen de l’acide chronique, la fluorescine, qui est incolore, régénère la fluorescéine (Baeyer).
FLUOSELS. — Fldoxyborates. — D’après A. Basarow, l’acide fluoxyborique n’est pas un composé défini. Cet acide, obtenu par dissolution de fluorure de bore dans l’eau, étant soumis à la distillation dans une cornue de platine, se partage en diverses fractions. A 140°, il se dégage du fluorure de bore. A 160-170°, il passe un liquide très épais, fumant fortement à l’air et
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d’une densité égale à 1 ,777. Les portions qui distillent ensuite sont de plus en plus fluides et moins denses. Celle qui passe à 200° fume à peine à l’air et offre une densité de 1,577. Toutes ces portions, sauf la dernière, sont décomposées par l’eau, avec séparation d’acide borique. L’analyse de ces diverses portions montre qu’on n’a pas affaire à des combinaisons définies, et ce n’est qu’accidentellement qu’on est arrivé aux rapports
BoO*H.3HFl.
L’acide fluoxyborique représente en résumé une dissolution d’acide borique et d’acide fluoborique BoFl4H. L’eau dissout 1057 fois son volume de fluorure de bore à 0° [Bull. Suc. chim., t. XXII, p. 8].
De même, le fluoxyborate de sodium,
Bo O* Na. 3 Na Fl + 4H80,
préparé suivant les indications de Bcrzelius, se dédouble par des cristallisations fractionnées. Les premières fractions sont formées de fluorure de sodium presque pur; les suivantes, par des mélanges de cristaux octaédriques et de cristaux aciculaires que l’analyse a montré être un mélange de fluorure de sodium, de borate neutre et de biborate de sodium.
La solution du soi-disant fluoxyborate de sodium donne avec l’azotate d’argent les réactions des borates; c’est-à-dire qu’il se précipite du borate d'argent et de l’oxyde d’argent [Deutsch. c hem. Gesellsch., 1874, p. 1121].
Landolph, qui a étudié l’action du fluorure de bore sur un grand nombre de combinaisons organiques (acétone, éthylène, anéthol), signale dans ces réactions la production d’acides fluoxyboriques auxquels il assigne lés formules
Bo* O1 IP . 3 H Fl et Bo* O9 II*. 2 H Fl ou
BoOsIl3Fl.
Le premier se forme dans l’action du fluorure de bore sur l’amylène (qui se trouve seulement polymérisé). C’est un liquide sirupeux fumant à l’air, distillant à 160° et décomposable par l’eau. Le second est un liquide limpide, distillant à 130° et se produit lorsqu’on fait agir le fluorure de bore sur l’anéthol [Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1583]. Il est a présumer que ces deux acides ne constituent pas plus que l’acide Bo O2 H. 3 H Fl des combinaisons définies.
Acide fluoborique. — Dans le cours de ce3 mêmes recherches, Landolph a obtenu un acide fluoborique BoFl3.3HFl, distillant à 130° en se décomposant et en attaquant le verre; l’eau le décompose [Compt. rend., t. LXXXVI, p. 601].
Fluoborale de potassium, BoFPK. — Pour préparer ce sel, Fr. Stolba chauffe 156 parties de fluorure de calcium bien divisé avec 62 parties d’acide borique cristallisé et 327 parties d’acide chlorhydrique étendu de la moitié de son volume d’eau. Après quelques heures, on étend d’un demi-volume d’eau, et on ajoute à la solution filtrée une solution saturée d’azotate ou de chlorure de potassium ; on recueille le précipité et on le fait cristalliser dans l’eau ammoniacale.
Ce sel forme une poudre cristalline, soluble dans 223 parties d’eau à 20°. Densité = 2,524. La solution, d’abord neutre, devient peu à peu acide, par suite d’une dissociation. L’addition de silice soluble à la solution de ce sel en sépare du fluosilicate de potassium [Centralbl., 1872. p. 395]. ’
Acide fleosii.iciqüe. — Kessler a obtenu cet acide cristallisé en dirigeant du fluorure de silicium dans une solution concentrée d’acide fluorhydrique. Les cristaux, qui ne se déposent qu’à basse température, sont durs, très hygrosccni-
ques, fusibles à 15°; ils émettent à l’air d’épaisses fumées. Ils ont pour composition
Si Fl3 na 4. 2n*0
[Compt. rend., t. LX, p. 1285].
Fluotellurites. — On obtient les sels d’ammonium, de potassium et de baryum en évaporant sur l’acide sulturique des solutions d’acide tellureux et des hydrates ou carbonates correspondants dans l’acide fluorhydrique. Ces sels cristallisent assez bien et deviennent opaques à l’air. L’eau parait les décomposer.
Le sel d'ammonium, Te Fl5 Az IP -f- H8 O, forme des prismes incolores.
Le sel de potassium, Te Fl5 K, cristallise en aiguilles allongées.
Le sel de baryum, Te*Fl10Ba + 11*0, forme des lamelles irrégulières (A. Hœgbom, Bull. Soc. chim., t. XXXV, p. 601.
Fluozirconates. — On obtient le fluozirconate tripotassique, ZrFP.3KFI, lorsqu’on verse une solution fluorhydrique saturée d’hydrate zirconique dans une solution concentrée, et en excès, de fluorure de potassium. C’est le sel dipotassique qui se dépose lorsqu’on opère en sens inverse. Le premier cristallise dans l’eau bouillante en aiguilles microscopiques. Le second se dépose en belles aiguilles [B. Franz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 58] .
Fujoubanates. — Ces fluosels ont été décrits à l’article Uranium.
Fluoxyvanadates. — Ces sels ont été récemment étudiés par H. Baker [Liebig's Ann. Chem., t. CCII, p. 25 1].
Fluoxyvanadates de potassium,
Va8 Os . 2 Va O Fl3 . 6 K Fl + 2H80 ou
Vav O7 FU* K6 -f 211*0.
— Ce sel se sépare en lamelles nacrées jaunes d’une solution d’anhydride vanadique dans le fluorbydrate de fluorure de potassium.
Lorsqu’on dissout ce sel à chaud dans l’acide fluorhydrique, il se dépose par le refroidissement des aiguilles incolores qui ont pour composition
2 Va O Fl3. 3 KII Fl*.
Ces cristaux émettent à froid des vapeurs d’acide fluorhydrique.
Fluoxyvanadate d’ammonium,
Va*05.2Va0Fl3.6AzH4Fl + 2H*0.
— On l’obtient comme le sel potassique, mais il ne se sépare que par l’addition d’un excès de fluorhydrate de fluorure d’ammonium. Il forme des lamelles hexagonales transparentes et jaunâtres. Un nouvel excès de fluorure acide d’ammonium ajouté à la solution de ce sel en sépare un sel de forme pyramidée, qui renferme
Va* O». Va O Fl». 12 Az II* Fl.
Enfin, la solution du premier sel dans l’acide fluorhydrique chaud abandonne par le refroidissement des aiguilles jaunes qui ont pour composition 2 Va O Fl3 . 3 Az IP H Fl8.
Fluoxyvanadate de zinc,
2VaOFl3.ZnO.ZnFl8 -f 14 H* O.
— Prismes clinorhombiques jaunes qui se déposent par l’évaporation d'une solution fluorhydrique d’acide vanadique et de carbonate de zinc. Les cristaux présentant les faces m, g 1, h1, p, a1. Rapport des axes = 0,93 : 1 : 0,83. Inclinaison 46°.
Fluoxyhypovanadate d’ammonium, VaOFl*.2AzII‘Fl -f H*0.
— On l’obtient par l'addition de fluorure d'am-