FRIED ELITE
p. 416). Les différentes tentatives faites pour transformer ce corps en glucose C6II>*Oc n’ont pas abouti, probablement à cause de la grande stabilité du trioxyméthylène.
L’aldéhyde formique peut donner naissance à un composé
rlI„^OCII3 ^ 1 ^ OCR3
le méthylal, dont l’étude a été déjà faite [voyez Méthylène (Duièthylate de)] et que l’eau dédouble en alcool méthylique et aldéhyde formique. Aussi ce corps est-il souvent employé dans les réactions à la place de cette aldéhyde.
L’aldéhyde formique donne de même une combinaison acétique
rTI, ^ O C*H30 sOC!M»0
que l’on obtient en chauffant à 100° un mélange d’iodure de méthylène CH2 IL d’acide acétique et d’acétate d’argent. C’est un liquide distillant vers 130°, que l’eau dédouble en acide acétique et aldéhyde formique [Baeyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 1094].
L’aldéhyde formique réagit comme l’aldéhyde ordinaire sur les hydrocarbures en présence d’acide sulfurique, avec élimination d’eau. Ces composés ayant déjà été décrits dans cet ouvrage, nous nous contenterons de les rappeler sommairement.
L’aldéhyde formique et la benzine donnent naissance à un grand nombre d’hydrocarbures, mais sans réaction nette.
Avec le toluène, on obtient du dicrésyle-mé- Ihane CH*(C6II4-CH3)*.
Le diphényle donne le diphényle-phényle-méthane CH*(CeH4-C6HS)*.
La naphtaline donne de même le dinaphtylméthane CH*(CK>H7)*.
Le mésitylène enfin fournit le dimésitylméthane CH*(C9H<i)*.
L’aldéhyde formique donne de même des combinaisons avec les phénols en présence d’acide sulfurique. La réaction n’a pas lieu avec le phénol luimême, mais avec son éther méthylique, l'anisol. Les réactions de l’aldéhyde formique sur les phénols sont toujours beaucoup moins nettes que celles des autres aldéhydes, probablement à cause de la difficulté de purifier convenablement l’aldéhyde formique. M. Hanriot.
FRANGULINE, C*<>His09 + H2 O. — Cette matière colorante jaune est un glucoside contenu dans l’écorce de bourdaine (lihamnus Frangula). Elle est probablement identique avec la rhamnoxanthine de Büchner et l’avornine de Kubly.
Pour préparer la franguline, on épuise la racine de bourdaine par l’eau; on précipite par l’acide chlorhydrique, puis on fait bouillir le précipité avec de l’acétate de plomb et de l’alcool qui s’empare de la franguline. La solution alcoolique est à son tour précipitée par le sousacétate de plomb, qui donne une matière rouge plombique. Celle-ci, traitée par l’acide sulfhydrique et reprise par l’alcool, abandonne la franguline pure [A. Faust, Zeitchr. Chem., 1869, p. 17].
La franguline est une masse jaune à texture cristalline, presque insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool et l’éther froids, plus soluble dans ces liquides chauds. Les alcalis fixes la dissolvent en rouge, l’ammoniaque fournit une solution incolore devenant rouge à la longue. La franguline est un acide faible, fusible à 226°.
Les acides dédoublent la franguline en sucre et acide frangulique :
C» H18 09 -f 11*0 = C“II804 + C6 H1* O6.
A. Étard.
FRANGULIQUE (ACIDE),
— Il se prépare par le dédoublement de la franguline ou bien directement en épuisant la racine de bourdaine par la soude caustique [Faust, Ann. Chem. Pharm., t. CLXV, p. 229].
L’acide frangulique est une substance cristalline, légère, jaune-orange, formée de prismes microscopiques fusibles à 252-254°. Cet acide perd à 120“ 1 mol. d’eau et le reste à 180°; il est soluble dans l’alcool et l’éther, peu soluble dans l’eau, le chloroforme et la benzine. Les solutions alcalines, rouges, sont précipitées par les acides et fournissent de l’acide inaltéré.
L’acide frangulique, chauffé avec de la poudre de zinc, donne de l’anthracène (Faust).
Acide diacétyl frangulique, Ci4H6(CsH30)*04.
— On l’obtient en chauffant l’acide frangulique à 150° avec un excès de chlorure d’acétyle.
Ce composé se dissout seulement dans 300 parties d’alcool bouillant, ce qui permet de purifier facilement l’acide frangulique; il cristallise en prismes rectangulaires obliques, aplatis sous la forme de tables et fond à 184°.
Acide dibromofrangulique , C14 II6 Br* O4. — Aiguilles microscopiques rouge pâle qu'on obtient en versant du brome dans une solution alcoolique d’acide frangulique. Cet acide est peu soluble dans l'alcool froid.
Acide di frangulique, C*8H,s09. — Cet acide diffère, selon Faust, de l’acide frangulique par une demi-molècule d’eau.
L’acide difrangulique fond à 245-250°. Il cristallise avec deux molécules d’eau qu’il perd à 120°.
L’acide frangulique, Cl4H804, fournissant des dérivés diacétylcs et de l’anthracène par la poudre de zinc est une dihydroxylanthraquinone isomérique avec l’alizarine. A. Etard.
FRANK LAN DITE (Min.). — Minéral en fibres longues, blanches et soyeuses; dureté 1; densité 1,65. Saveur salée et un peu alcaline. Formule, établie en faisant abstraction des chlorures de potassium, de sodium et du gypse,
2 Na* O, 2 Ca O, 6Bo*03, 15 11*0.
Province de Tarapaca, Pérou.
FRENZELITE (Min.). [Syn. Guanajuatite]. — Séléinosulfure de bismuth, 2Bi*Se3 -j- Bi*Ss. La quantité de soufre parait être variable. Compact, à structure finement granulaire; ou petits cristaux circulaires striés en long. Eclat métallique, couleur gris-bleu. Ductile. De Guanajuato, Mexique.
Dureté 2-3. Poussière gris noirâtre.
Densité 5,15-6,25.
Caractères. — Attaquable à l’eau régale; sur le charbon fond avec une flamme bleue et en donnant une odeur de sélénium.
FREYALITE (Min.). — Substance trouvée à Bredig, Norvège; de couleur brune, d’aspect résineux, et rapportée par M. Damour, soit à l’eucrasite de M. Paijkull, soit à la thorite, si l’on admet qu’une notable proportion de la thorine est remplacée par les oxydes de cérium, de lan thane et de didyme.
FltlEDELlTE (Bertrand). Min. — Silicate hydraté de manganèse, 4 Mn 0. 3 Si O*, 2 H* O, en masses d’un rose carmin, légèrement brunâtres, ou en petites lames cristallines hexagonales, do la mine d’Adervielle, vallée de Louron, Hautes- Pyrénées, avec rhodonite et élabendine.
Dureté 4 à 5. Poussière blanc rosé.
Densité 3,07.
Forme cristalline. Rhomboèdre de 123° 42'.
Clivage facile a*.
FRIESÉITE. v — 841 — FUMARIQUE (ACIDE).
FRIF.SE1TE (Min.). — Minéral très voisin de la sternbergite, dont il présente à peu près les angles et la composiiion ; trouvé à Joachimsthal, dans une gangue de pyrite blanche, dolomie et quartz, sous la forme de petits cristaux rhombiques, qui ont la forme de tables rectangulaires, dont une arête est remplacée par un double biseau.
FUCHSINE. — Nom commercial des sels de rosaniline.
FUCUSOE. — Cet isomère du furfurol (voir t.I, p. 1506) fournit, par l’action de l’aniline, la fucusaniline, dont le chlorhydrate cristallise en belles aiguilles pourpres ressemblant au sel de furfuraniline.
Lorsqu’on traite le fucusol par l’oxyde d’argent et l’eau bouillante, il se transforme en un acide ayant la composition de l’acide pyromucique C5H*Os, maisqui n’est pas identique avec lui. Stenhouso le nomme acide fi-pyromucique. Pour l’isoler, on décompose le sel d’argent par l’acide chlorhydrique, on évapore la solution et on reprend le résidu cristallin brun par le pétrole léger qui ne dissout que l’acide et qui l’abandonne par évaporation à l’état cristallin.
L’acide (3-pyromucique fond à 130" et cristallise dans l’eau en lames rhomboïdales (l’acide dérivé du furfurol fond à 133-134° et cristallise en aiguilles).
Le (1-pyromucate d’argent C5H3Ag03 cristallise en aiguilles aplaties, peu solubles dans l’eau bouillante. Ed. Willm.
FULMINIQUE (ACIDE). — Voy. t. 1, p. 1499. — On ne connaît pas l’acide fulminique à l’état de liberté. Le plus important de ses dérivés est le fulminate de mercure.
Fulminate de MEncuns. — La détonation du fulminate de mercure dans une atmosphère d’azote fournit comme produits de décomposition de l’oxyde de carbone, de l’azote et du mercure métallique; la chaleur de décomposition de ce corps est -J- 116 cal. à volume constant et -) 114081,5 à pression constante; on déduit de là pour sa chaleur de formation — 62caJ,9 JBerthelot et Vieille, Compl. rend., t. XC, p. 946J.
Traité par l’iode en solution éthérée, le fulminate de mercure fournit de l’iodure mercurique, et un corps cristallisé en beaux prismes clinorhombiques ayant pour formule C.CAz.AzOM*. Ce corps se colore en jaune à 70", fond à 86» en un liquide rouge, et se décompose complètement a 170° avec dégagement d’iode ; il est détruit par les alcalis avec dégagement d’ammoniaque, par l’hydrogène sulfuré avec mise en liberté de soufre, par l’acide sulfurique avec dépôt d’iode; l’acide nitrique est sans action sur lui; par l’action de l’étain et de l’acide chlorhydrique, il est transformé en acide cyanhydrique et méthylamine [Sell et Biedermann, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 89J.
Lorsqu’on traite par l’acide sulfurique sec du fulminate de mercure en suspension dans l’éther anhydre, il se précipite du sulfure de mercure ; la solution étherée renferme de l’acide oxalique et du sulfocyanate d’ammonium, et abandonne par concentration de beaux cristaux incolores ayant pour composition CWAz^C^S. (Ce corps est insoluble dans l’eau, assez soluble dans l’alcool et dans l’éther.
La moindre élévation de température le décompose en soufre, acide carbonique, et acide sulfocyanique; l’eau agit lentement de la même manière; l’hypochlorite de calcium le décompose également avec formation de chloropicrine [A. Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch.. 1875, p. 1177; et 1876, p. 779]. ' '
L’ammoniaque aqueuse transforme le fulminate de mercure en urée, guanidine et en un
mélange de deux corps nitrés, l’un amorphe, l’autre cristallisé, ayant tous deux pour formule C7H13Az,103.
Si l’on opère en tubes scellés et à la tempéra ture de 70°, la réaction est un peu différente : il se forme encore de l’urée et de la guanidine, et un corps nitré ayant pour composition
C6H1J Az903.
Ce corps se présente en belles aiguilles, peu solubles dans l’eau froide, assez solubles dans l’eau chaude, insolubles dans l’alcool; il fonctionne comme acide bibasique et forme des sels bien cristallisés. L’acide chlorhydrique à 150° le décompose en CO2 et AzlI3. Chauffé à 120° avec de l’ammoniaque alcoolique, il donne de l’acide carbonique, de l’ammoniaque, de la guanidine ei des produits bruns amorphes. On doit envisager ce corps comme un dérivé de l’acide fulminurique, et l’appeler acide fulmitriguanurique, le nom d’acide fulmitétraguanurique étant réservé au corps C1H13Az1,03 [A. Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch. , 1875 , p. 518 , et 1876 ,
Chauffé à 80° avec de l’ammoniaque alcoolique, le fulminate de mercure donne du carbonate d’ammonium et de l’acide fulminurique [Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p 781].
Lorsqu’on traite le fulminate de mercure par l’aniline en solution alcoolique, on observe une vive réaction, dont les produits sont la nitrométhylaniline, C6H8.AzH.CH2Az02, la diphénylguanidine, la phénylurée et la diphénylurée. La paratoluidine fournit dans les mêmes conditions de la paracrésylurée et de la dicrésylguanidine [Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1244. et 1875, p. 518].
Sels doubles du fulminate db meiicure. — Le fulminate de mercure se dissout plus ou moins aisément dans un certain nombre de solutions salines en formant des sels doubles; les principales de ces combinaisons sont les suivantes :
Fulminate de mercure et cyanure de potassium, C2HgAz202 -(- CAzK. — Aiguilles très solubles dans l’eau et dans l’alcool, obtenues en dissolvant à chaud du fulminate de mercure dans une solution concentrée de cyanure do potassium, et laissant refroidir. Ce corps se décompose par les acides dilués en mettant en liberté le fulminate de mercure.
Fulminate de mercure et sulfocyanate de potassium, C*HgAz202 -f CAzSK. — Lamelles peu solubles dans l’eau froide, lentement décomposées par l’eau chaude en sulfocyanate de potassium et fulminate de mercure.
Fulminate de mercure et sulfocyanate d’ammonium. — Ce corps ressemble beaucoup au sel de potassium; il est un peu plus stable que lui [A. Steiner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, P- 786]. Ad. Fauconnier.
FUMARIQUE (ACIDE) C>H’*0>. —11 se produit ;
1° Par dédoublement de l’acide pyromuciquc sous l’influence du brome [Limpricht; — Baeyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1362].
2° Par l’action du brome sur l’acide maléique (Pétri), en même temps qu’il se forme de l’acidc isodibromosuccinique.
3» Par l’action de l’amalgame de sodium sur les acides isobromo et bromomaléique.
4° Carius a reconnu que l’acide phénaconique était identique avec l’acide fumarique.
5° Par l’action sur l’acide aspartique de l’iodure de méthyle et de la potasse alcoolique (G. Kcerner et H. Menozzi).
6° Par l’action du brome et de l’iode sur les éthers maléiques (R. Anschütz).
7“ Par l’action de 11 Cl aqueux et bouillant au
FUMARIQUE (ACIDE). — 842 — FUMARIQUE (ACIDE).
réfrigérant ascendant, sur l’éther cliloréthényltricarbonique (Bischoff) :
CH*-C02Cni5
C Cl (C O5 C* II8)* ^
C H - C Os H
= 11 -F COs + II Cl + 3C2II60.
Cil- CO2 H
8° Par réduction en solution acide de l’acide dibromosuccinique. Kekulé l’avait déjà vu se produire en solution alcaline (Ossipof, Deutsch. client. Gesellsch., 1880, p. 2403].
9" Par l’action des acides chlorhydrique ou bromhydrique, aqueux ou alcooliques, sur l’acide malique. L’acide chlorhydrique anhydre (Dorn) n’effectue pas cette transformation.
10° Le perehlorure de phosphore transforme l’acide maléique en chlorure de fumaryle (Perkin).
11° Par dédoublement à 100° dans l’eau de l’acide bromosuccinique (Dorn, Pétri).
12° Jungfleisch prépare l’acide fumarique en chauffant en vase clos à 180° l’acide malique avec un peu d’eau. La transformation est presque théorique.
Réactions. — L’acide fumarique, chauffé pendant 56 heures avec de la soude aqueuse à 100°, se transforme en acide malique inactit (Loidl).
Jungfleisch a montré que vers 150° l’eau seule, employée en grande quantité, opère la même hydratation. Il s’établit un équilibre entre l’eau, l’acide malique et l’acide fumarique. D’une manière analogue, T. Purdie a montré que l’éthylate de sodium transforme l’éther fumarique en éther éthylmalique.
L’acide azotique (D = 1,2 à 1,4) n’attaque pas l'acide fumarique; avec le permanganate de potassium à 10 °/0, on obtient de l’acide carbonique, des traces d’aldéhyde et un acide fusible à 99-101°, facilement soluble dans l’eau et précipitant le sulfate de calcium (Ossipof). Si l’on verse une solution saturée à froid de 2 p. 1/2 de permanganate de potassium dans la solution maintenue froide d’acide fumarique à l’état de fumarate acide de potassium, on obtient de l’acide tartrique inactif (Aug. Kekuléet R. Anschiltz).
L’iode, en réagissant sur le fumarate d’argent, donne de l’anhydride maléique et ses produits d’oxydation, eau, acide carbonique, oxyde de carbone (Birnbaum et Gaier).
Le chlorure d’acétyle n’attaque pas l’acide fumarique à sa température d’ébullition (R. Anschiitz et Wilhelm Pétri); mais, mêlé à un peu d’acide acétique, il l’attaque en tubes scellés à 100° en donnant de l’anhydride maléique (Perkin). De même, le chlorure de fumaryle, traité en présence de la benzine par l’oxalate d’argent, le fumarate ou le carbonate d’argent, fournit le même anhydride.
Le brome se combine plus difficilement avec l’acide fumarique qu’avec l'acide maléique; il se produit uniquement de l’acide dibromosuccinique ordinaire, décomposable sans fondre entre 200 et 230° (Pétri).
De même, l'acide bromhydrique fumant saturé à 0° n’attaque pas l’acide fumarique à froid. A 100°, en tubes scellés, il s’y combine lentement. Pour 1 gramme d’acide et 4 centimètres cubes d’acide bromhydrique, la transformation en acide monobromosuccinique finit par être complète (Dorn).
Étiieiis fumaiuques. — Ces éthers se produisent: quand on traite les acides fumarique ou maléique en solution dans les alcools correspondants par l’acide chlorhydrique (Ossipof, Anschiltz) ; quand on traife par les iodures alcooliques le fumarate d’argent; quand les éthers maléiques
sont exposés à l’action de l’iode, même à l’état de traces à chaud, ou à des vapeurs dS' brome (Anschiltz). Ce mode de formation s’observe quand, dans la préparation du maléate d’éthyle par le maléate d’argent et l’iodure d’éthyle, on n’écarte pas soigneusement les moindres traces d’iode libre. Les éthers fumariques prennent naissance en outre quand on traite le malate d’éthyle par le perehlorure de phosphore (Henry), enfin en même temps que l’acide éthylfumarique, quand on chauffe l’acide fumarique avec l’alcool éthylique.
Fumarate d'éthyle. — Les données sur ce corps sont contradictoires. Suivant Ossipof, son point d’ébullition serait situé à 225-227°, suivant Laubenheimer et Anschiltz, à 218°(p = 740inm) ; D à 17°, 5 = 1,0522. Le brome le transforme en éther dibromosuccinique fusible à 58° de forme orthorhombique a : 6 : c = 0,55888 : 1 : 0,39498 et décomposable à 130-170°.
Acide furmar éthylique,
C°H,Ov = C2H* C CO2 H °!
(Laubênheimer). — Le produit de l’action de l’acide fumarique sur l’alcool à 120° est étendu d’eau, saturé par le carbonate de sodium et précipité par l’azotate d’argent. Le dépôt, bouilli avec de l’eau, lui abandonne l’éthylfumarate, qui, traité par l’hydrogène sulfuré, donne l’acide éthylfumarique. Ce sont des lamelles grasses, fusibles à une douce chaleur, peu solubles dans l’eau.
Le sel d’argent , C®H7Ag04, est en petites aiguilles solubles dans 439 parties d’eau à 8°, 9, et dans 321 parties à 12°, 1.
Fumarate de méthyle, C4H2 (C1IS)204. — Cet éther fond à 102-105° (Ossipof) et bout à 192°; peu soluble dans l’eau froide, plus dans l’eau chaude, il est volatil avec la vapeur d’eau. Il se sublime aisément même à froid. Peu soluble à froid dans les alcools méthylique, éthylique et butylique, dans le sulfure de carbone, mais très soluble à chaud et dans le chloroforme froid. Le brome le transforme en un éther fusible à 61-62°, clinorhombique, a: b : c — 0,51107 : 1 : 2; angle des axes = 84°27'.
Acide bromofumarique, C4H3BrOL — Sous ce nom sera décrit l’acide isobromomaléiqoe, qui, ainsi que l’a montré Pétri, se comporte absolument vis-à-vis de l’acide bromomalèique comme l’acide fumarique vis-à-vis de l’acide maléique.
Cet acide prend naissance par la décomposition en présence de l’eau à 100° de l’acide isodibromosuccinique. Il est identique, ainsi qu’il a été dit plus haut, avec l’acide isodibromomaléique (Ig Kekulé.
Il fond à 177-178°. Chauffé, il donne de l’anhydride bromomalèique régénérant par l’eau l’acide bromomalèique. L’acide bromhydrique fumant ne le transforme qu’à la longue à froid, rapidement à chaud, en un mélange des deux acides dibromosucciniques.
L’acide bromofumarique se produit aussi par ébullition avec l’acide bromhydrique étendu de l’acide bromomalèique (Pétri).
Le bromofumarate de méthyle forme des cristaux compacts, transparents, fusibles à 30°, qu’on peut obtenir, soit directement, soit par l’action de l’iode sur le bromomaléate de méthyle. Cet éther attaque la peau avec formation d’ampoules douloureuses (R. Anschiltz).
[Carius, Deutsch. chcm. Gesellsch. 1871, p. 928 et Bull. Soc. cliim., t. XVII, p. 59; — Hübneret Schreiber, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 809 et Bull. Soc. chim., t. XVIII, p. 335; — Anschütz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1886; 1879, p 2282; 1880, p. 1539; 1878, p. 1644 et Bull. Soc. chim., t. XXXIII, p. 363, t. XXXIV,
— 843 — FURFURACRYLIQUE (ALDÉHYDE).
FUMARIQUE (ALDÉHYDE).
p. 489; — Kekulé et Anschütz, Deutsch . cJicm. Gesellsch., 1880, p. 2150 et 1881, p. 713; — Van’t Hoff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1622;
— Menet, ibid., 1873, p. 1413; — Loyal, ibid.,
1876, p. 923 et Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 220 ;
— Fittig et Dorn, Deutsch. chem. Gesellsch.,
1877, p. 516 et Bull. Soc. chim-, t. XXVIII, p. 83;
— Landolt et Fittig, Deutsch, chem. Gesellsch., 1877, p. 516 et Bull. Scc. chim., t. XXX, p. 42;
— Jungfleisch. Bull. Soc. chim., t. XXX, p. 147;
— Baeyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1362; — Henry, ibid., 1870, p. 707; — F. Barisch, ibid., 1879, p. 2020; — J. Ossipof, ibid., 1879, p. 2096 et 1880, p. 2403; Bull. Soc. chim., t. XXXIV, p. 42 et 346; — Bischoff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 2163 ; — Birnbaum et Gaier, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 1275;
— Markownikoff, ibid., 1880, p. 1845; — H. II ü fa-
ner, ibid., 1881, p. 210; — T. Purdie, ibid., 1881, p. 2238; — G. Kôrner et Menozzi, ibid., 1881, p. 2238; — Perkin, ibid., 1881, p. 2540; — Amé Pictet, ibid., 1881, p. 2648; — De Richter, Bull. Soc. chim,, t, X, p. 456; — Limpricht, t. XIX, p. 464J. E. Demarçay.
FU.MAItIQUE (ALDÉHYDE),
CMR O3 = COMl-CMR-CIIO.
(Limpricht, Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 461 ; Ann. Chem. Pliarm., t. CLXV, p. 253J.
Ce composé se prépare par l’action du brome sur l’acide pyromucique. On opère en solution aqueuse et l’on emploie 1 molécule d’acide et 5 atomes de brome. Le liquide aqueux que l’on obtient ainsi est agité avec de l’éther à plusieurs reprises. La solution éthérée est distillée pour chasser l’éther et le résidu est exposé à l’air sec. On peut aussi préalablement débarrasser le liquide du brome qu’il contient par l’oxyde d’argent, enlever l’excès d’argent par l'hydrogène sulfuré et traiter le liquide comme il a été dit plus haut. On obtient ainsi un résidu sirupeux qui, au bout de huit à quinze jours, se remplit de cristaux. Ces cristaux sont purifiés par compression, par lavage à l’eau, et enfin par deux cristallisations lentes dans l’eau.
Leur composition est celle de l’aldéliyde fumarique acide G* IR O3.
Ce composé, très altérable, se colore déjà en brun en se décomposant’ au-dessous de 100° : aussi ne peut-on déterminer son point de fusion. Les alcalis le colorent en jaune, de même que la baryte ajoutée jusqu’à réaction alcaline, en même temps qu’il se forme un précipité jaunâtre.
L’alcool précipite de la solution barytique neutre le sel (Cl IR 0:')a Ba.
L’acide sulfurique en régénère le corps primitif. La solution aqueuse de ce produit est également précipitée par l’acétate de plomb. Le précipité se redissout à chaud. Cette aldéhyde réduit le nitrate d’argent ammoniacal ut fixe l’hydrogène naissant, mais en perdant en même temps de l’eau. On a obtenu les deux produits
G8 II10 O5 et CMI8 O2,
corps très solubles, difficilement cristallisables, dont le second constitue peut-être la lactone de l’acide oxybutyrique normal.
L’aldéhyde fumarique ne se combine pas aux bisulfites, et donne par l’ammoniaque un précipité brun, très soluble dans l’alcool faible et l’eau.
, E. Demarçay.
FU R FU R ACETONE,