V. Matière amyloïde. — Grains de protéine
VI. Matières collagènes. — Tissu cellulaire, osséine et dérivés, gélatine.
Tissu cartilagineux, chondrine.
Tissu élastique.
VIL Matières mucilagineuses. — Mucine, paralbumine, colloïdine.
1. Le nom A'albuminate est impropre, comme celui de protéine. J’ai proposé de désignor la matière formée par l’action des alcalis sur l'albumine sous le nom i’albuminose, nom qui a été introduit dans la science il y a une trentaine d’années par MM. Bouchardat et Miahle et qui, bion quo très convenable, ne peut plus êtro employé dans l'acception que ces observateurs lui avaient donnée. Je suis heureux de pouvoir ajouter ici quo c’est à l'auteur de cet article, M. Schützenberger, que l'on doit un des progrès les plus considérables quo l'histoire des matièros albuminoïdes ait jamais faits, et les premières notions précises sur leur constitution. A. W.
Cette classification, plutôt physiologique que chimique, n’est que provisoire et devra bientôt céder la place à une autre plus rationnelle et plus scientiliquo, fondée uniquement sur la constitution et la nature des dérivés provenant du dédoublement. Les matériaux manquent encore pour donner une forme complète et satisfaisante a cette classification nouvelle, bien que la voie soit tracée pour y arriver.
ALBUMINES.
Albumine des oeufs et du sébum. — L’albumine des œufs purifiée, que l’on obtient par dialyse, n’est pas un principe défini. D’après les expériences de M. A. Gautier [Bull, de la Soc. chim. (2), t. XIV, p. 177 et t. XXII, p. 51], elle doit être envisagée comme un mélange d’au moins deux principes protéiques, qui se distinguent par leur pouvoir rotatoire et par la température à laquelle ils se coagulent. L’albumine coagulable à 63° possède un pouvoir rotatoire [a]j — = 43°; celle qui se coagule à 74° offre un pouvoir rotatoire de [a]i= — 20°. M. Béchamp a fait des observations analogues. Jusqu’à présent on n’est pas encore arrivé a séparer rigoureusement les uns des autres les principes albuminoïdes mélangés; les données précédentes ne doivent donc pas être prises en toute rigueur, mais on peut les accepter comme une preuve de l’existence de plusieurs albumines.
Coagulation. — Lorsqu’on coagule par la chaleur l’albumine purifiée par le procédé de M. Wurtz, le liquide séparé par filtration du coagulum n’est pas tout à fait exempt de matières fixes; évaporé, il laisse un résidu de saveur amère et riche en soufre, dont le poids est égal à 0,5 ou à 0,7 °/0 de matière coagulée.
E. Mathieu et S. Urbain [Compt. rend., t. LXXVII, p. 706] ayant retiré du blanc d’œuf, au moyen de la pompe à mercure, des quantités notables d’acide carbonique et un peu d’oxygène et d’azote, ont été amenés à considérer l’acide carbonique comme la cause déterminante de la coagulation de l’albumine par la chaleur. L’albumine coagulée serait une combinaison de matière protéique et d’acide carbonique, mélangée à des combinaisons résultant de l’action des sels du blanc d’œuf sur l’albumine soluble. L’albumine privée par la pompe de l’acide carbonique et des sels volatils qu’elle contient (carbonate et suifhydrate ammoniques) se comporterait comme la globuline; cette dernière parait être la matière génératrice aux dépens de laquelle se forment les autres substances albuminoïdes par addition de petites quantités de substances étrangères.
A. Gautier [Bull, de la Soc. chim. (2), t. XXII, p. 51] conteste l'influence attribuée par MM. Mathieu et Urbain à l’acide carbonique dans la coagulation do l’albumine. Du blanc d’œuf traversé pendant plusieurs jours par un courant d’hydrogène est encore coagulable par la chaleur.
L’auteur de cet article n’a pas davantage pu vérifier les résultats annoncés par MM. Mathieu et Urbain. Après avoir épuisé par la pompe une solution filtrée de blanc d’œuf et éliminé tousses produits gazeux ou volatils susceptibles de s’échapper dans le vide à 40°, il a constaté que la solution se troublait, en déposant quelques flocons, mais le liquide clair séparé de ces flocons se coagulait toujours tiès bien sous l’influence de la chaleur
Le blanc d’œuf battu avec son volume d’eau, filtré à travers un linge de batiste et séché au soleil, en couches minces, ou évaporé sous l’influence de la chaleur d’une étuve, après une exposition de six jours à la lumière diffuse, laisse
un résidu entièrement soluble dans l’eau et non coagulable par la chaleur. En ajoutant au liquide quelques gouttes d’acide acétique ou de tout autre acide faible, on lui rend la propriété de se coaguler [D. Monnier, Bull, de la Soc. chim. (2), t. XI, p. 470]. Suivant M. A. Gautier, le blanc d’œuf séché à basse température perd son pouvoir de coagulation et le reprend sous l’influence d’un courant d’acide carbonique. Ces deux observations sont du même ordre.
Dialyse et solubilité. — IL Haas [Chem. Centralb., 1876, p. 795, 811, 824] aexaminé le pouvoir rotatoire et les caractères chimiques de quelques matières protéiques, et notamment de l’albumine dialysée. Il est arrivé aux conclusions suivantes :
1° La dialyse n’élimine pas tous les sels minéraux qui accompagnent l’albumine dans le sérum et dans le blanc '/œuf. Il reste environ 1 p. de matière minéra’ •, pour 100 p. de matière sèche.
2° Les solutions albumineuses aussi exemptes de sels que possible présentent,, lorsqu’on les porte à l’ebullition ou qu’on y ajoute de l’alcool, tout au moins une forte opalescence; le plus souvent elles se troublent fortement, quelquefois même elles donnent des précipités.
Les modifications qu’éprouve ainsi l’albumine, en présence de petites quantités de sels, sont les mêmes que celles qu’elle subit dans les solutions naturelles, bien que les apparences des liqueurs soient différentes dans les deux cas. On doit donc admettre que l’albumine est coagulable même dans le cas de l’absence presque complète de sels.
3° La précipitation en flocons de l’albumine par l’acide chlorhydrique et par les phosphates acides est intimement liée aux rapports pondérables entre l’albumine et le réactif précipitant et indépendant de la concentration.
La précipitation en flocons est donc pour l’albumine un phénomène chimique. La précipitation par les sels est au contraire dépendante de la richesse en eau et est un phénomène d’ordre physique.
4° A la fin d’une dialyse la réaction de la solution albumineuse était souvent acide, môme après une addition préalable d’un excès d’alcali ou de carbonate alcalin. On ne saurait dire si cette réaction acide est propre à l’albumine ou est due à des produits étrangers. Haas pense qu’il est plus probable que l’albumine n’a pas de réaction acide.
5° D’après le même auteur, le pouvoir rotatoire spécifique de l’albumine d’œuf est égal à
— 3S°,08; celui de l’albumine du sérum est
— 62°-55”,75; celui de la substance fibrinogène est — 59°, 75 et celui de l’albuminate de sodium
6° Les sels contenus dans les solutions albumineuses naturelles ne modifient pas le pouvoir spécifique do l’albumine d’œuf, quelle que soit leur proportion.
D’après H. Ludwig [iV. Rep. Pharm., t. XXV, p. 385J, la dialyse no permet pas d’éliminer tous les sels qui accompagnent l’albumine dans le blanc d’œuf.
Propriétés diverses. — Voici quelques autres indications sur les propriétés de l’albumine.
Selon M. A. Petit [Bull, de la Soc. chim. (2), t. XIV, p. 148], lorsqu’on étend l’albumine d’œuf avec neuf fois son volume d’eau et qu’on filtre, on obtient une solution claire qui ne se trouble ni par la potasse, ni par l’ammoniaque, mais bien par la neutralisation de l’alcali qu’elle renferme. Si l’on ajoute à 10 centimètres cubes de cette liqueur dix gouttes d’acide acétique concentré, la liqueur précipite par la potasse avant même
la neutralisation complète; l’ammoniaque n’y produit aucun effet à moins qu’on n’ait préalablement fait bouillir la solution acétique. La solution albumineuse traitée par le9 acides ou les alcalis à l’ébullition augmente son pouvoir rotatoire. L’albumine de l’urine se comporte autrement que celle du blanc d’œuf. Le noir animal enlève l’albumine de ses solutions neutres, acides ou alcooliques.
A. Danileyvsky [Zeitschr. f. Chem., 1809, p. 41] prétend avoir isole du blanc d’œuf une albumine optiquement inactive, contenant 2 % de soufre. L’auteur admet que toutes les espèces d’albumine renferment 0,7 °/0 de soufre, combiné directement à l’oxygène comme dans les acides sulfoconjugués. Le reste du soufre varie en quantité depuis 0,2 jusqu’à 1,3 %.
ftl. H. Lissagaray [Munit . scient., 1871, t. XIII, p. 125] prétend obtenir des cristaux d’albumine en évaporant une solution de ce produit dans l’acide chlorhydrique. Cette assertion paraît inexacte.
Suivant MM. Gréhant et E. Modrzejewski [Compt. rend., t. LXXIX, p. 231], le blanc d’œuf, privé de gaz dans le vide, dégage vers 45 à 00° des quantités notables de gaz, lorsqu’on l’abandonne à lui-môme pendant quelques jours. Ce gaz est un mélange d’acide carbonique, d’hydrogène et d’azote. Le sang et le sérum se comportent de môme.
Contrairement aux indications de Lehmann, l’acide chlorique , l’acide arsénieux , l’acide lactique, le sucre de lait et la caillette de veau ne fournissent pas de précipité dans les solutions d’albumine. L’iodure de potassium, l’iodate et le chlorate de potassium, le cyanure et le sulfocyanate de potassium donnent des précipités.
Mercadante [Gazz. chim. ital., 1875, p. 311] a observé que le phosphate de calcium se dissout dans une solution d’albumine. Un litre de solution d’albumine à 7 % dissout 3 grammes de phosphate. Ceci expliquerait la présence constante des phosphates alcalino-terreux dans les liquides albumineux.
Action du brome sur l'albumine. — W. Knop [Chem. Centralb., 1875, p. 395, 411, 426] a étudié l’action du brome sur l’albumine et sur la caséine en opérant comme il suit : La substance sèche est mise en contact avec du brome dissous dans l’acide chlorhydrique ou dans l’acide bromhydrique (100 p. albumine, 150 p. brome, 200 p. acide bromhydrique). Après un jour de contact à froid, on chauffe pendant quelques heures au bain-marie. La masse devient épaisse. On ajoute 200 centimètres cubes d’alcool absolu et l’on distille au bain-marie pendant 4 à 5 heures. Il passe du bromure d’éthyle et de l’alcool bromé. Après cela, on ajoute 1 litre 1/2 d’eau et quelques lames de zinc platiné. Il se sépare un peu de graisse et d’oxybutyrate de zinc.
Le liquide filtré est évaporé à sirop et additionné de 1 litre 1/2 d’alcool absolu bouillant, qui précipite un sel de zinc, tandis qu’il reste en solution du bromure d’ammonium et le sel d’un acide non azoté.
On a trouvé pour le sel de zinc la formule C'MI^BrüAz^Zn^O'o,
et pour l’acide que l’auteur nomme bromo-dioxylcucine-ammon-bromo-tyrosique
Ci«H*7Br*Az»08.
Eet acide renferme les groupes H- 0.AzlI3.C6II12BrAz02 -f- Os (bromoxyleucine) et C9Hl0BrAzO3 (bromotyrosine).
L’auteur en déduit la constitution des produits '
de dédoublement que cet acide fournit par l’ébullition avec l’eau do baryte.
La caséine a donné un produit analogue, mais renfermant un atome d’oxygène de moins (acide bromoxy-leucine-ammon-bromo-tyrosique :
C15II2,Br2Az3 O7.
L’acide non azoté donne un sel de calcium dont la formule est
C«H'*Br*Ca*0«
= (C2II«0)2 + 2 Br II -f 2 CaO -f COL
L’auteur déduit de ses recherches les constitutions suivantes pour l’albumine et les acides azotés bromés :
C Az
C° H13 Az O2 C!H" AzO3
C16H-S Az‘Os (?) ! I
H5 O Az H3
C«Hl2BrAzOJ + 0‘ C9H'»Br AzO3
CISH,: Br?Az308
Tout cela nous paraît fort contestable.
Combinaisons de l’albumine avec Iqs acides. — G. Stillingfleet Johnson [Chem. Soc. Journ. (2), t. XII, p. 734] a préparé les combinaisons de l’albumine d’œuf avec les acides azotique, chlorhydrique, sulfurique, phosphorique, mélaphosphorique, citrique, oxalique, acétique, tartrique, en plaçant l’albumine dans undialyseur en papier parchemin; la solution acide est mise dans le vase externe et on laisse 24 heures en contact.
La plupart de ces composés sont gélatineux. L’albumine G72 H112 Az18 S O22 s’unit à 2 molécules d’acides azotique et chlorhydrique, à 1 molécule d’acide sulfurique, à 2/3 de molécule d’acide phosphorique. Ces composés sont précipités par les acides azotique, sulfurique, chlorhydrique, métaphosphorique, picrique. Le cyanure jaune, le sel ammoniac, l’acétate basique de plomb, l’alcool, la créosote, le sublimé, le chlorure de baryum, le nitrate d’argent et le tanin précipitent quelques-uns de ces composés, mais pas tous.
O. Loew [Journ. f. prakt. Cliem. (2), t. III, p. 180] décrit plusieurs dérivés de l’albumine qui offrent avec elle des relations directes de composition. Pour les obtenir, il traite 30 grammes d'albumine sèche en poudre fine par 90 grammes d’acide azotique fumant, additionné de 270 centimètres cubes d’acide sulfurique concentré, en maintenant le mélange à la température ordinaire et en remuant bien. Le produit se dissout peu à peu sans dégagement de vapeurs nitreuses et fournit une solution limpide; après 10 heures on verse le liquide dans 15 fois son volume d’eau , on filtre les flocons qui se séparent et on lave à l’eau froide, puis à l’eau chaude, enfin on sèche à la température ordinaire, puis à 100°. On obtient ainsi une poudre jaune, légèrement amère, insoluble dans l’eau, l’alcool et les acides étendus, soluble en rouge dans les alcalis étendus, et précipitable à nouveau de ces solutions, sans décomposition. Ce corps serait l’acide hexanitro-sulfonique de l’albumine
C72 (AzO2)6 j Az,8S022.
Loew admet pour l’albumine la formule
C72 H108 Az18 SO22,
qui diffère de celle de Lieberkühn par H* qu’elle renferme en moins.
Albumine ( Nitrile oxalique. .. .
d'œuf Xmidogène
dêsulfurce. ( Tyrosine".'.!
/ Eau
Acide 1 Ammoniaque
bromé. ] Bromodioxyleucine.
\ Bromotyrosine
Dissous dans l’ammoniaque caustique et traite par l’hydrogène sulfuré, l’acide nitrosulfonique se réduit. La liqueur séparée du soufre fournit, après neutralisation par l’acide acétique, un précipité volumineux, jaunâtre, qui, lavé à l’eau et a l’alcool, puis séché, se présente sous la forme d’une poudre jaune-brunâtre. Ce serait l’acide sulfonique de l’hexa-amido-albumine
H101 (AzH*)8 S O3 H
Az'8SO**.
La saveur de ce composé est fade. Il se dissout dans les alcalis étendus; les alcalis concentrés le décomposent à chaud avec un abondant dégagement d’ammoniaque. Dans l’ammoniaque il se j gonfle avant de se dissoudre. L’acide azotique le i dissout avec dégagement de vapeurs nitreuses. Les \ acides concentrés le dissolvent. Avec le réactif de Millon, il ne donne pas la coloration caractéristique des matières albuminoïdes.
En traitant l’albumine par quinze fois son poids d’acide sulfurique concentré, précipitant par l’eau, lavant à l’eau et à l’alcool, redissolvant le précipité dans la soude étendue, précipitant de nouveau par l’acide acétique, lavant à l’eau et à l’alcool et enfin séchant, Loew a obtenu l’acide sulfonique de l’albumine
C75Hi07(SO3H)Azi8SOs8
sous forme d’une poudre blanche, sans odeur ni saveur, insoluble dans les acides étendus, soluble dans les lessives alcalines.
Pour obtenir une combinaison d’acide sulfurique et d'albumine, W. Knop [Zeitschr. f. Chem., 1808, p. 212 jtraite le blanc d’œuf par un mélange d’acide sulfurique et d’alcool ou d’esprit-de-bois et chauffe le mélange. Il obtient des produits définis de dédoublement qu’il décrira plus tard.
O. Loew [Journ. f. prakt. Chem. (2), t. V, p.433] obtient la trinitro-albumine.
C7* H105 (AzO*)3Az18SO**,
en traitant l’albumine en poudre fine par quatorze à seize fois son poids d’acide nitrique monohydraté bien refroidi, exempt de produits nitreux. Après 10 à 15 minutes, on verse la masse gélatineuse dans une grande quantité d’eau et on lave. Il reste un produit jaune clair, sans saveur. Après un contact prolongé de plusieurs heures du produit gélatineux avec l’acide fumant, à une température inférieure à 10°, le tout se dissout et l’eau précipite de la solution l’oxytrinitro-albumine
(AzO*)3
C«H‘00 | (OH)* Az18S027
jaune foncé et sans saveur.
La trinitro-albumine est soluble sans décomposition dans les alcalis étendus, avec une couleur jauno-rougeâtre; les acides la reprécipitent de cette solution. Sa solution dans l’acide chlorhydrique concentré peut être soumise à une ébullition prolongée sans décomposition sensible.
Action des sels. — Suivant F.-W. John [Arch. Journ. d. Gescllscli. Phys., t. III, p- 70], le sérum précipité par l’alcool donne un dépôt qui, lavé avec de l’eau et filtré au moyen d’un appareil spécial, n’est pas exempt de sels. 11 en conclut que l’albumine du sérum ne se dissout pas dans l’eau pure sans le concours des sels.
Le précipité formé par le chlorure de zinc dans une solution filtrée d’albun=,’„ t est un peu soluble dans l’eau et devient facilement soluble après addition d’une petite quantité d’acide acétique.
H. Kiimmercr [IV. Rep. Pharm., t. XXIII, p. 412], ayant additionné une solution filtrée d’albumine d’œuf d’une quantité de sublimé assez petite pour qu’il n’y ait pas de coagulation , a chauffé le tout vers 30 à 40°. Il se produit du calomel. Il cherche à expliquer par là l’action toxique du sublimé introduit dans le sang.
Action du chloral. — J. Personne [Compt. rend., t. LXXIII, p. 129] a reconnu que le chloral est décomposé en chloroforme vers 40°, non seulement sous l’influence des alcalis caustiques, et d’un grand nombre de sels alcalins, mais aussi par les liquides animaux à réaction alcaline, tels que le sang, l’albumine d’œuf.
Le sang frais est entièrement coagulé par le chloral ; il conserve sa couleur rouge et ne se modifie pas davantage. Le chloral préserve les muscles de la putréfaction à la température ordinaire. Le blanc d’œuf fournit avec le chloral une combinaison
C7* II11* Az180**S -f 2 (C* II Cl3 0.11*0) — 11*0.
La production de ces combinaisons explique la longue durée de l’action du chloral hydraté [Byasson Compt. rend., t. LXXV1II, p. 649].
Préparation industrielle. — Selon G. Witz [Dingl. polyt. Journ., t. CCXIX, p. 84 et 93], 366 œufs fournissent ! kilogramme d’albumine sèche et 4 kilogrammes de jaune.
Le sang d’un bœuf peut fournir de 750 à 800 grammes d’albumine; celui d’un veau de moyenne taille en donne 350 à 400 grammes; le mouton en fournit 200 grammes.