‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 77 sur 589 · CO*II C«I13 — OH \ CH O · texte numérisé non relu

CO*II C«I13 — OH \ CH O

[Reimer et Tiemann, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IX, p. 1268, t. X, p. 1562 ; Bull, de la Soc. chim., 1877, t. XXVII, p. 420 et 1878, t. XXX, p. 289].

Réactions. — Les aldéhydes se combinent avec les alcaloïdes en donnant de l’eau, avec la conicine, la morphine, la strychnine, l’aniline, la toluidine (voyez ces mots) [H. Schiff, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXL. p. 113 et 125; Bull, de la Soc. chim., 1867, t. VII, p. 443].

ALDÉHYDES. — 85 — ALDÉHYDES.

Avec le bisulfite d’amylamine, elles se combinent comme avec le bisulfite d'ammonium ; ainsi Schill' a décrit, les combinaisons do bisulfite d’amylaminc avec l’œnanthol, le valeral et l’hydrure de benzoyle :

C7H,l.OH !o03-AzH3 (C«H“)

Œnanthol-sulfite

d’amylamine.

C7 II6. 0 II fe03-AzH3(C5FIn)

Benzoyl-sulfite

d’amylamine.

Leur formule n’est pas absolument comparable à celle de l’aldéhyde sulfite d’ammonium, qui renferme U2 O de moins que les autres aldéhydes sulfites, et qui parait être

C*H‘.OH C2 H* àOs.AzH*, °“ éoCÀzH*.

Les combinaisons étudiées par Schiff se dédoublent comme toutes les combinaisons des bisulfites par l’action des acides en excès, en mettant l’aldéhyde en liberté.

Par l’action de la chaleur ou des alcalis en excès, elles donnent des diamines renfermant le radical hydrocarboné.

Le sulfite d’aniline agit également sur les aldéhydes; les combinaisons sont analogues à celle que fournit le sulfite d’ammonium ; ainsi, on a avec l’aldéhyde ordinaire le composé

C*HLOH CMP

£>Os.Az HCeH5 °U S 03Taz H C« H5.

La chaleur le décompose en donnant la diéthylidène-diphénamine C|6H18Az* (voy. t. II, p. 870).

Avec l’aldéhyde valérique, l’aldéhyde œnanthylique, l’aldéhyde benzoïque, le sulfite d’aniline se comporte autrement et l’on a les corps

S O2, 2CHI'°0, 2C6H7Az, S02,2C7H‘*0,2C«H7Az,

S O2, 2 Cm8 O, 2 G6 H7Az

avec le corps que fournit l’action de l’aldéhyde sur la benzamide [Hepp et Spier, Deutsch. chem. GeseUsch., t. IX, p. 1424; Bull, de la Soc. chim., 1877, t. XXVII, p. 509]. t .

M. Bæyer a obtenu des dérivés très intéressants des aldéhydes, en les faisant réagir sur les phénols en présence d’acide sulfurique; il y a union des constituants avec élimination d’eau, et la réaction a lieu entre deux molécules de chacun d’eux; ainsi l’essence d’amandes amères donne avec le pyrogallol

2 C7 H6 O -f- 2 C6 II6 O3 = C!6II2207 + H2 O, avec le naphtol

2C7H60 + 2 C10IIsO = C3lH2603 -f- 1I20.

L’aldéhyde, le furfurol, l’aldéhyde salicylique, l’aldéhyde formique agissent de même; la réaction a lieu avec tous les phénols, et même les corps de fonction phénolique, comme l’acide gallique , qui réagit sur l’aldéhyde formique suivant l’équation

2 CH20 + 2 C1H*05 = C,6Hl2010 -f 2H*0.

Ces corps sont analogues aux phtaléines; ils se dissolvent dans les alcalis avec une coloration violette; ils sont souvent colorés et fixent l’hydrogène naissant en donnant des dérivés incolores. Ainsi le furfurol, avec la résorcine, l’acide pyrogallique ou le phénol, donne une belle substance d’un bleu indigo que l’eau dissout avec une couleur verte, et que l’acide chlorhydrique précipite de nouveau en flocons bleus [Bacyer, Deutsch. chem. GeseUsch., t. V, p.25, p.280, p. 1094; Bull, de la Soc. chim., 1872, t. XVII, p. 270 et 457; t. XIX, p. 264].

On doit également à M. Baeyer la réaction des aldéhydes sur les hydrocarbures, en présence de l’acide sulfurique, réaction qui fournit de nouveaux hydrocarbures. Ainsi l’aldéhyde formique 1 réagit sur la benzine suivant l’équation

[Schiff, mim. cité et Ann. derCliem. u. Pharm., t. CXLIV, p. 45; Bull, de la Soc. chim., t. X, p. 134].

Les aldéhydes réagissent sur les amides et fournissent des combinaisons cristallisées et formées par union de deux molécules de l’amide et d’une molécule de l’aldéhyde avec élimination d’une molécule d’eau : ainsi l’œnanthylidène-benzamide se produit par l’action de la chaleur sur un mélange d’œnanthol et de benzamide suivant l’équation

C1 H1* O -f 2G7H7 AzO = C21ll26Az202 -f II2 O

[Strecker, Zeitscli. fur Chem., 1808, p. 650. — Medicus, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLVII; Bull, de la Soc. chim., 1871, t. XV, p. 99. — Nencki, Deutsch. chem. GeseUsch., t. VII, p. 158; Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXII, p. 167],

Les aldéhydes se comportent avec les éthers carbamiques comme avoc les amides; ainsi l’aldéhyde acétique réagit sur l’uréthane : la réaction est facilitée par l’addition d’une très petite quantité d’acide chlorhydrique ou d’un autre acide (Nencki) [Bischoff, Deutsch. chem. GeseUsch., t. VII, p. 628 et 1078; Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXII, p. 282, et t. XXIII, p. 272].

L’action des aldéhydes sur l’urée ou les urées substituées a été étudiée par Schiff; ces corps sont décrits t. III, p. 572.

Les aldéhydes reagissent également sur le benzonilrilo en présence d’acide sulfurique concentré; ainsi avec la paraldéhyde, le benzonitrile donne l’élhylidène -benzamide , identique

CH* O + 2C«II« = C Lia (C6 II»)* + H2 O:

le carbure CFI2 (C6H5)2 est le diphénylméthane : il se produit en même temps un hydrocarbure fusible à 90°, C14ll12, qui résulte de l’action de l’aldéhyde formique sur le diphénylméthane formé d’abord ; on obtient en effet l’hydrocarbure C14F112 en traitant du diphénylméthane par l’aldéhyde formique, c’est-à-dire par le méthylal en présence de l’acide sulfurique.

Les aldéhydes chlorées, la dichloraldéhyde, le chloral, se comportent de même et fournissent les hydrocarbures chlorés [Baeyer, Deutsch. chem. GeseUsch., t. V, p. 1094; t. VI, p. 220; t. VII, p. 1180 et suivantes; Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XX, p. 207; 1875, t. XXUI, p. 359]. Un grand nombre d’hydrocarbures ont été obtenus, d’après cette méthode , par M. Baeyer et par ses élèves.

Les aldéhydes aromatiques, chauffées avec l’anhydride d’un acide gras et le sel sodique correspondant, s’unissent à l’acide avec élimination d’eau pour former un acide aromatique

]. Comme l’aldéhyde formique est extrêmement instable, M. Baeyer la remplace par le méthylal,

Page 1