‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 8 sur 589 · ACÉTÉN Y L-B EN ZI NE. — 9 — ACÉTIQUE (ACIDE · texte numérisé non relu

ACÉTÉN Y L-B EN ZI NE. — 9 — ACÉTIQUE (ACIDE

et M. Hoffmann, Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 1567; Bull, de la Soc. chim., t. XXVI,

Mercure acétanilide (C6 IH.Az.C3 H3 O)- Hg. — Par fusion de l’acétanilide avec de l’oxyde de mercure. Aiguilles incolores, solubles dans l’alcool, fusibles à 215" [Oppenheim et Pfaff, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1874, p. 623; Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 465). M. Wassermann.

ACÉTÉN Y I.-lt EXZI.NB (voyez Phknylacétylène, t. II, p. 834), C6 H5- C = C H — Ce carbure prend naissance lorsqu’on fait passer les vapeurs de bromure de phényléthylène à travers un tube chauffé au rouge sombre [Radziszevski, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VI, p. 493; Bull, de la Soc. chim,, t. XX , p. 460). Il se forme aussi par la distillation du dérivé chloré d’acétophénone

avec de la chaux sodée [T.-M. Morgan, Chem. Soc. Journ., 1876, 1. 1, p.' 164).

ACÉTIQUE (ACIDE).— Modes d'obtention.— L’acide acétique peut être formé au moyen de l’acétylène, par l’action de la potasse aqueuse à 230°, ou de la potasse alcoolique à 100° sur le dichlorure d’acétylène :

C!H2 Cl* -D 3 KIIO =C*H9OîK 2 KC1 -J— II* O.

Chlorure Potasse. Acétate d’acétylène. de potassium.

Il se forme aussi par oxydation directe du carbure. Cette oxydation se produit directement à froid, quand on abandonne a lui-même, pendant six mois, un mélange d'oxygène et d’acétylène, en présence d’une solution étendue de potasse. L’acétylène en solution aqueuse est également oxydée à froid par l’acide chromique [Berthelot, Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 25, et t. XIV, p. 1 13].

Propriétés. — Oudemans a déterminé les points de fusion et d’ébullition de l’acide acé-

tique; il l’a purifié par distillation sur le peroxyde de manganèse et l’acétate de sodium, < puis par distillation fractionnée et cristallisa- > tion, jusqu’à ce que la densité fût constante. D’après ses déterminations, l’acide acétique put possède une densité de 1,05533 à 15°, fond a 16°, 45, et bout de 117 à 117°, 6, sous une pression de 763 millimètres [Oudemans, Jahres • bericht für Chem., 1866, p. 300).

D’après Rüdorff, il fond à 16°, 7 et bout à 117°, 8. Par un refroidissement, lent, la température de l’acide acétique fondu peut descendra jusqu’à 8°, sans que celui-ci se solidifie; mais si on l’agite ou qu’on y projette un cristal, il se solidifie, et le thermomètre remonte à 10", 7 [Deutsch, chem. Gesellsch,, t. III, p. 390).

La densité des mélanges d’eau et d’acide acétique a été déterminée de nouveau par Oudemans, et ses chiffres ne' concordent pas avec ceux de Mohr; Oudemans pense que Mohr avait employé un acide cristallisable renfermant 5 % d’eau.

On avait admis, d’après la table de Mohr, que le maximum de densité correspondait à l’hydrate CîH40?,H20, contenant 77 °/0 d’acide acétique et 23 parties d’eau; mais Oudemans, Roscoe, Van Toorn ont montré que la densité des mélanges aqueux est la même pour des acides variant de 76,5 à 80° %; ainsi Roscoe a donné les chiffres suivants, qui sont presque identiques avec ceux de Van Toorn et d’Oudemans :

Acide pour 100 . 76,5 77,5 79 80

Densité à 15», 5.. 1,0752 1,0754 1,0754 1,0754

[lloscoe, Journ. of the Chem. Society, t. XV, p. 270; Van Toorn, Journ, für Chem., t. VI, p. 171).

Roscoe en conclut que l’hydrate G* H4 Os, 11*0 n’existe pas ; cependant un acide de cette composition distille d’une façon constante sous la pression ordinaire à 106°, mais cet hydrate est peu stable et facilement dissociable en eau et acide acétique (voyez Caiibéiunks).

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