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DENSITÉ DES MÉLANGES D’EAU ET D’ACIDE ACÉTIQUE

ACIDE

acétique

DENSITÉ

ACIDE

acétique p. 100.

DENSITÉ

ACIDE

acétique p. 100.

DENSITÉ

ACIDE

acétique

l’oeoi

Les méknges d’eau et d’acide acétique se solidifient a des températures variables, en rapport avec les proportions des substances consti-

tuantes. M. Rüdorff a proposé de doser l’acide cristallisable contenu dans l’acide aqueux, en déterminant le point de solidification. Pour

ACÉTIQUE (ACIDE). — \Q

Dire un essai d’acide, on commence par refroi- | l’.ir le mélange à 1° environ au-dessous de la (température approximative de solidification, on (introduit un peu d’acide solide, on agite avec un ^thermomètre et on note la température de solidification. D'après Rüdorff, la proportion d’acide, pour les mélanges les plus riches, peut être déterminée avec une grande approximation :

Points

d’acide

acétique

du méiange

do

sont mêlées avec

renfermont

solidification.

d’eau

0,0 d'eau

[Rüdorff, Deutsch. client. Gesellsch., t. III, p. 390; Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV, p. 215],

On voit, d’après les expériences de M. Rüdorff, que le point de solidification s’abaisse au-dessous de 0° dès que l’acide renferme 13 % d’eau : comme il doit remonter vers 0° quand le mélange ne renferme plus que des traces d’acide acétique. M. E. Grimaux a déterminé les points de solidification de mélanges plus riches en eau, pour fixer le maximum do la courbe, et a trouve que ce maximum, qui est à — 24°, correspond à un acide renfermant 37,5 % d’eau.

Le tableau suivant résume les observations de M. E. Grimaux; l’acide acétique cristallisable pris pour point de départ fondait à 14°, 4; l’auteur a admis, d’après Rüdorff, que cet acide renfermait 1 ,25 % d’eau.

Eau.

Acide

acétique.

Points

de solidification

(Moyenne).

Ces chiffres montrent que. jusqu’au mélange d’une richesse de 61,68 % d’acide acétique, correspondant a un hydrate C2II4Os,2 II2 O, c’est de l’acide acétique cristallisable qui se sépare dans sa solidification.

Pour les acides plus riches en eau, c’est de l’eau qui se solidifie, et le mélange resté liquide est plus riche en acide acétique que le mélange primitif. Aussi les anciens chimistes concentraient-ils le vinaigre en le soumettant à la congélation, et en rejetant la partie solide qui était de la glace. Pour l’acide acétique au contraire, on le concentre par solidification en rejetant les parties liquides qui sont plus aqueuses.

— ACÉTIQUE (ACIDE)

En traçant la courbe des points de solidification des mélanges d’eau et d’acide acétique, on voit qu’il y a, en outre, une déviation de la droite, un point singulier, à la température de

— 11°, 7 pour le mélange renfermant 23 °/0 d’eau, et qui correspond à l’hydrate d’acide acétique C-'IPO2, II2 O [E. Grimaux, Bull, de la Soc. chim., 4873, t. XIX, p. 393].

Réactions. — L’acide acétique chauffé à 100° avec du permanganate neutre de potassium est oxydé et converti en eau et acide carbonique; mais, en solution alcaline, il se transforme en acide oxalique [Berthelot, Bull, de la Soc. chim., 4867, t. VIII, p. 392].

Lossen a indiqué le mode opératoire suivant, pour transformer l’acide acétique en acide oxalique : il fait bouillir avec aussi peu d’eau que possible un mélange de 1 p. d’acétdte de sodium, 1 p. de soude caustique et 2 p. de permanganate, puis il dessèche la masse et la soumet à une légère calcination [Ann. der Chem. u. Phann 1868, t. CLXVI11, p. 174, et Bull, de la Soc. chim., 1869, t. XI, p. 311].

L’acide acétique chauffé avec du chlorure de silicium Si Cl* fournit l’anhydride silico-acétique

Si(C2H302j*

Friedel et Ladenburg, Bull, de la Soc. chim,. 867, t. VII, p. 213].

Il réagit à 100-120° sur l’oxychlorure de carbone, donner du chlorure d’acétyle :

CH3-COsH. -f- CO Cl2 Acide acétique.

= CEfi)-COCl -j- CO2 + HCl

Chlorure

d'acétyle.

[Kempf, Journ. für prakt. Chem., nouv. sér., t. I, p. 402; Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV, p. 281].

Le sulfocyanate de phényle chauffé à 130-140° avec de l’acide acétique donne naissance à de la phényl-diacétamide, en même temps qu’il se dégage de l’acide carbonique et de l’hydrogène sulfuré [Hofmann, Deutsch. client. Gesellsch,, t. III, p. 770]. Avec le sulfocyanate de potassium, l’acide acétique se transforme en acétamide, et il se dégage de l’oxysulfure de carbone :

CHAzS -f CSI130,0H Acide Acide

sulfocyanique. acétique.

= C2 II3 O, Az H2 + COS Acétamide. Oxysulfure de carbone.

[Letts, Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 669; et Bull, de la Soc. chim., 1872, t. XVIII, p. 318].

L'acide acétique chauffé à 110-120° avec de l’aldéhyde benzoïque et un peu de gaz chlorhydrique ou de chlorure de zinc fournit une petite

Suantité d’acide cinnamique [Schiff, Bull, de la oc. chim., 1870, t. XIV, p. 317].

L’acide acétique s’unit à froid au brome et à l’acide bromhydrique; quand on le sature de gaz bromhydrique, qu’on y ajoute du brome et que l’on refroidit, le mélange se prend en une masse formée d’aiguilles cristallines ou de tables assez volumineuses. Ces cristaux sont colorés par un peu de brome; ils fondent à 8° en se dissociant, ils renferment

(C* H* O2)* Br2, H Br

[Steiner, Deutsch, chem, Gesellsch., t. VII, p. 184 Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXII, p. 105].

Ce composé, si toutefois il constitue un corpi. défini, perd facilement de l’acide bromhydrique

ACÉTIQUE (ACIDE)

ACÉTIQUE (ACIDE)

lorsqu’on l’abandonne sous une cloche sur de la chaux caustique; la teneur en H Br diminue jusqu’à 8,0 °/0, et, à partir de ce moment, le composé se volatilise intégralement. Il correspond alors à la formule (GsfI4Os.Br2)4, H Br.

On peut préparer directement un corps possédant cette composition en employant les acides acétique et bromhydrique et le brome dans les rapports théoriques. On l’obtient encore en ajoutant une très petite quantité de sulfure de carbone à un mélange de brome et d’acide acétique; la masse s’échauffe et se prend bientôt en cristaux. Le sulfure de carbone favorise, dans cette réaction, la substitution du brome à l’hydrogène et la production de la quantité d’acide bromhydrique nécessaire; mais le mécanisme de cette action est inconnu ; ce qui est certain, c’est que le brome et l’acide acétique seuls n’agissent pas l’un sur l’autre à la température ordinaire, môme au bout d’un temps assez long.

Le produit d’addition (C2 11* O2. Br5)4 II Br constitue de beaux prismes de couleur aurore ou des aiguilles orangées, fusibles à 36-37°, d’une odeur de brome. L’eau le dédouble en ses composants avec abaissement de température. Par la chaleur du bain-marie, il perd du brome et de l’acide bromhydrique et laisse un résidu riche en acide bromacétique [C. Hell et O. Mühlhaüser, Deutsch. cliem. Gesellsch., t. X, p. 2102; t. XI, p. 241; t. XII, p. 727]. Si l’on substitue dans la préparation du composé d’addition l’acide chlorhydrique à l’acide bromhydrique, on obtient un corps

(C* ll4Oî.Br*)4HCl

en cristaux d’un rouge aurore, un peu moins stable que le composé bromhydrique.

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