ALUMINIUM
et de chlorure de calcium. Lorsqu’on concentre la solution, on obtient des cristaux rhombiques, extrêmement hygroscopiques, solubles dans l’alcool. Le sel tombé en déliquescence laisse déposer après quelques semaines de belles tables rhombiques limpides [E. Thorey, Huss. Zeitsclir. Pharm., t. X, p. 32 IJ.
Chlorure double d'aluminium et de sodium. — 11 n’est pas décomposé par l’eau [Flavitzky, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 195].
Chloroplatinite d’aluminium,
Al* Cl6. 2 Pt Cl2 + 21 112 0.
— Prismes obliques, volumineux, rouges, déliquescents. On le prépare par doublo décomposition entre le sulfate d’aluminium et le chloroplatinite de baryum fNilson, Bull, de la Soc. chim., t. XXY11, p. 212].
Chloroplatinate d'aluminium,
Al* Cl6. 2 Pt Clv + 3011*0.
— Prismes allongés clinorhombiques, d’un jaune orange, hygroscopiques , qui se déposent lorsqu’on évapore sur l’acide sulfurique une solution des deux chlorures. Ce sel double est très soluble dans Peau et dans l’alcool, insoluble dans l’éther. Il fond à 52° et perd 24 H* 0 à 120°; il se déshydrate complètement à 200° en se décomposant [A. Welkow, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 304].
Chloropalladite d'aluminium,
A1*C1G.2 PdCl* + 2011*0.
— Cristaux clinorhombiques d’un brun foncé, hygroscopiques, solubles dans l’eau, l’alcool et l’éther. Il perd 16 H* O à 140° et se déshydrate complètement à une température plus elevée, sans se décomposer. On l’obtient comme le chloroplatinite [A. Welkow, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 802; Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 499].
Bromure d’aluminium. — Sous l’influence de l’eau, il dégage 30 calories pour se transformer en oxyde, supposé anhydre. Chauffé dans un courant d’oxygène sec, il brûle et se transforme entièrement en oxyde, en perdant tout son brome [Berthelot, loc. cil.].
Iodure d’aluminium. — Dégage 109 calories en se transformant en oxyde. Il brûle dans l’oxygène en perdant tout son iode (Berthelot).
Fluorure d’aluminium et de sodium. — On sature à moitié une solution d’acide fluorhydrique par de l’alumine, puis on y ajoute une quantité de chlorure de sodium telle, qu’il y ait 6 atomes de sodium pour Al*, et l’on sépare le fluorure double (cryolithe) qui se précipite [Bull, de la Soc. chim,, t.XX, p. 330, brevet, n° 95,522].
Azoture d’aluminium, A1*Az*. — Mallet a obtenu ce composé dans diverses expériences dans lesquelles l’aluminium était porté à une température élevée, dans un creuset de charbon; l’azote provenait évidemment de l’air ayant traversé les parois du creuset ; l’azoture forme à la surface de l’aluminium des particules cristallines jaunes, qui sont mises en liberté en môme temps qu’une masse amorphe jaune, lorsqu’on traite le régule métallique par l’acide chlorhydrique. L’azoture est toujours accompagné de plus ou moins d’alumine cristallisée.
L’azoture d’aluminium est d'un jaune pile quand il est amorphe, d’un jaune de miel et translucide quand il est cristallisé. Les cristaux présentent l’apparence de prismes orthorhombiques courts, à sommets dièdres. Exposé à l’air humide, l’azoture d’aluminium se transforme peu à peu en alumine, en dégageant de l’ammoniaque. L’azoture amorphe est plus altérable que