‹ Dictionnaire de la langue TigraiChapitre 65 sur 188 · V. a. poussa, frappa de la tête, v. g. le veau · texte numérisé non relu

V. a. poussa, frappa de la tête, v. g. le veau

l’agneau, en tétant = sign. ou var. de #/oh«^

t^hïî (ou ♦ TiTi :) n. fondit, se liquéfia; v. g. le beurre,

la cire exposée au feu, au soleil. — c. -q —

inf. fonte, fusion, liquéfaction. — 5. a. od}]

qui se dissout, fond bien; qui se liquéfie. — ad.

P- fondu, liquéfié, dissous; — ad. liquide.

■ — 71. inst. : ou ♦ ^ moyens de faire

i fondre; 2^ spéc. ingrédients que l’on mêle au beurre bouillant pour le purifier (v. g. certaines graines, feuilles, Ü fruits, pelures d’oignons, farine, mêlés au beurre en ébul- I lition pour enlever les scories ou écumes).

phli- 71. S. «farine» que Ion met dans le beurre

! fondu pour le purifier.

n. s. 1° coussin pour s’accouder ou s’appuyer (ur.); \2^ nom de la célèbre reine du midi qui serait allée visiter le roi Salomon; 3° ronde de piétinement que l’on

fait faire aux bœufs^ etc. ... pour fouler, battre le grain sur Taire. — cfr. hPR v alias 0ol\^\ et '{i ; ou 'ïj, selon les régions.

î Jf° poussa, frappa de la tête, v. g. le veau,

un agneau, etc., en tétant; donne de la tête sur le pis pour en avoir le lait; 2° bouscula, poussa brusquement

de la main, v. g. son voisin = syn. tiDti'h.

n. s. garde de Tépée — c/r. • épée

de forme semblable à celles des arabes^ très estimée. (Guidi).

n. s. bouchon (de bouteille); couvercle. — Et en général tout ce qui sert à couvrir ou fermer — cfr. h

n. s. fraction, petite part, morceau de divisée pour le partage. — Pains que les clercs et les fidèles se partagent et goûtent ensemble après la messe, à la sortie de Téglise, dans le vestibule à Tentrée de ^

Tenceinte ou cimetière, M ù^inv • «maison du dimanche ou du sabbat» ou R*î : * «porte ou seuil,

de la salutation». — Cette distribution rappelle les*

agapes, ou le pain béni {cfr.

pains, «Ifl,;»'* ou b etc...., sont offerts chaque'

dimanche par les familles de la paroisse, à tour de rôle.' L’usage en est tellement ancré dans les mœurs qu’il n’est pas besoin que Ton reçoive avis du tour pour apporter ces galettes; absolument comme en nos paroisses de la campagne en France, pour l’offrande du pain bé nit {cfr. ph. •■) = syn. aofJltp.}, é'-Crt.î-

n. s. objet qui sert a ouvrir un meuble ou ap partement fermé : clef, verrou; tire-bouchon, etc....

2 ouverture, issue, débouché... — cfr.

OK'né.^' : var. {amh.j passée en tigr.) clef; 2° serrure

‘«•ii'Phç ! — ooat'fch !

<w»ilÇhÇ! n. inst. planche ou palette avec laquelle on frappe la surface des meules de paille, ou toits de paille, pour égaliser — cfr.

• n. s. 1° mariage, formalités du..., contrat civil entre les intéressés 5 :2° les agents du mariage, les contractants, les parents du fiancé et de la fiancée; 3° les beaux-parents, sont d’aucunes fois, désignés par ce terme

{cfr. (DAHO- — N. B. Le contrat qui doit unir les mariés est plutôt familial que personnel; au moins pour le premier mariage des enfants encore sous l’autorité paternelle. Il a donc pour contractants les parents qui, de part et d’autre, se donnent leurs enfants, ou s’allient entre eux dans le fils et la fille qui sont l’objet du contrat. Ceux-ci sont imposés l’un à l’autre, plutôt qu’ils ne s’unissent d’eux-mêmes personnellement. Aussi, mal-

gré la solemnité des serments de ce ' entre les

parents, le mariage qui en résulte est-il fort caduc. De fait, il est facilement résilié, dès que l’un des deux conjoints le veut.

n. s. quartz, ou pierre très dure, à rugosités aiguës, qui sert à marteler ou battre les pierres du moulin, pour rendre le mordant aux meules amorties, usées...

{cfr. W»Pd’.).

0D(D'l^ : V. n. (par contract. ahr. :) (g.) cfr.

: n. s. (g.) 1° chant ecclésiastique ou laudes du dimanche; 2° lieu ou chœur des chantres (des louanges

j divines), cfr. : (g.), vestibule ou premier parvis

de l’église, ou sous le porche, en avant du portail, —

I cfr. anal. •' laudes des grandes fêtes.

■ pour s. moyen de faire sortir,

de retirer, d’extraire. — n. comp. • P^lr •

moyen expulsif du démon, du mauvais génie. — sjjn. vulg. de spéc. liturg. 0Da9*kïi' hP

: exorciste (cfr. 0-

à mise au pré, aux champs; 2° sjoéc. troupeau en pâture, dans les prairies, etc. ... (c/r. œd.d-)-

0i>-'ïj ï n. s. d’arb. 1° bananier; 2° banane, n. s, (^.) psaume... (c/r.

: ou s* — comp. i^k'fhéL * ^

: livre des psaumes, le psautier; .2° : od

; OU ' m. à m. enfant du ou des

psaumes, qui apprend ou sait réciter les psaumes; 3° pa?’ extens. disciple {cfr. évang. geëz); écolier déjà avancé dans les sciences ecclésiastiques d’Abyssinie.

//n'H/ioij : Çg.) 1° v. a. défit, effila un tissu; 2 v. n. a rougi, est devenu rouge (d’inflammation), v. g. la peau

par l’application d’un remède. — p. • ^st

effilé... — a. •? — 'iii/- 9'^ 9^ Il ^711 ••

f^llCÜ-ü : passoire (cfr. UCdü

OoHCit: n. s. (g.) fl. de • bras, jambes : tout

l’ensemble de ces membres — de HC0‘ g-, e/)'. Dilm.

r/»lfn‘7rh. ! S- place où s’étendre, etc.... — c/r.

n. s. démêloir, etc.... — cfr.

; 71. s. gros bouchon de paille, d’herbe, ... gu’on enfo7ice dans l orifice du récipient, ‘ ’i9''fl ‘ 6tc.,

dans lequel on a fait cuire du grain à l’eau, afin d’y retenir le grain en versant l’eau. Passoire improvisée.

tfDHi: V. a. pesa, mesura; estima, évalua; examina atten-

tivement. — p. :, — c }%9''U7 — '^’éc.

ll7 : s’apprécia, se jugea comparativement avec

d’autres, 27I. • s’apprécièrent, se jugèrent les uns

les autres ; 2° calcula, estima l’un comparativement, relativement à l’autre : v. g. soupesa l’influence ou la puissance de qqun, comparativement k un autre, pour

If h

donner la préférence k l’un plutôt qu’k l’autre; pesa le choix k faire, réfléchit au parti meilleur k prendre. — réc. c. h^7tli ï fit comparer, etc. ... — ïnf. :

pesage, mesurage, expertise. — 5. a. peseur,

mesureur, expert. — p. ad. p. : pesé, mesuré,

évalué... — n. inst. <7iïÿ”jf Jr : moyens de... — balance

et poids. — n. s. "Î.H'Î! 1° balance, juste mesure ou poids...; 2° fig. justice, égalité sans acception de personne ...

S- souvenir, signe commémoratif — cfr. H

inù-

représentant, ou commissionné, chargé de rappeler une affaire recommandée ou convenue, cfr. id. : V. a. frictionna, frotta, massa — cfr. anal. :

et î' — e. hÿ'^^O) :, — p. ’j'fio'jja) — inf.

• • aoumc ■■ « s- roue, etc. — cfr.

aom : V. a. 1° dégaina, tira du fourreau (l’épée, le sabre...); 2° tira dehors, retira, fit sortir, v. g. une épine du pied, un feuillet d’une liasse, un morceau de bois d’un fagot,

un fil d’une étoffe, etc.... — p. 'J-tf/nif : ou '/'•îl”If If —

c. — mf. : extraction. . — s. a. ao

Ifft, ! dégaineur; extracteur... — ad. p. s que

l’on peut retirer... — p. ad. p. ODjp'jf : arme dégainée,

arme au clair... — n. ad. dér. ' menaçant de

l’arme, du couteau, méchant, violent, etc... — n. inst. r/o

rifiL: occasion, provocation...

^fjp : n. 1° ad. fécond, qui donne du fruit ou du grain ' très gros (arbre, plante...); 2^ s. esclave, qui est sous ’ la dépendance d’un autre, par suite d’une servilité personnelle, V. g. de son insolvabilité. — Dans ce deuxième sens le mot : est usité au lieu de : par

interv. lût. — cfr.

n. 1° ad. préoccupé, en proie a un chagrin concentré; morne, taciturne, fermé par grande douleur

(c/r. H‘^rh.0; chose affligeante, pénible; malheur,

ennui, embarras.

n. s. piège pour grande fauve, v. g. léopard, hyène. — Une caverne bâtie en pierres ou pieux, avec une porte à bascule, qui se referme sur la fauve dès qu’elle touche à l’appât fixé au bout... (comme une sou-

ricière) — cfr. s.

: n. s. (g.) trésor, magasin, dépôt d’or, d’argent, de choses précieuses...; 2^ se dit, en langage d’école, pour V exemplair e complet d’un livre, v. g.

antiphonaire complet; par opposition à antiphonaire incomplet; 3° appui, fourche, pierre, etc. sur lequel on pose le canon du fusil pour bien viser,

sans bouger — cfr.

n. s. (g.) 1° eau; 2° pluie; 3° source. — 7i. spéc. de

pluie :, de source :. — loc. v. comp.

la pluie tomba, battit = HÛrtl ï ••• foid.

— n. comp. 1° : déluge ((/.); 2° \

m. à m. eau de la prière; eau bénite; .2° eau 1 lustrale : source, fontaine où se lavent les malades espérant un effet merveilleux, de guérison; 3° qqfois vulg.

eau sulfureuse, minérale; n. spéc. ' «eau en

ébullition». — N. B. Les bains ou lavages dans les eaux lustrales et les eaux minérales sont ordinairement accompagnés de sacrifice de chèvre ou mouton au génie de la source ou au saint dont elle porte le nom, v. g. '{•f]

A ! î ù l’effet d’assurer le recouvrement de la

santé.

•P 9- n. s. faveur, bonnes grâces; distinction d’excellence, d’importance, de préférence, de supériorité ou valeur...

— 11. comp. n'JA i 1°^ ■ favori, homme de grande estime, remarquable, renommé, v. g. pour un beau fait

d’armes, ou exploit. Ex. d^em'ploi : fit une,

faveur, une grande grâce... — se com¬

porta avec distinction, v. g. au combat, dans une chose de grande importance. — cfr. amh. journée, sa¬

laire d’un jour, Guid. Dict. 554; d’où, eut une heureuse

journée, un jour de bonne fortune — cfr. (DOti'>

: et a h. «Xrt ! V. a. fit de la boisson (fermentée),

spéc. de l’hydromel. — c. fit faire..., destina

à la confection de l’hydromel, v. g. une réserve de miel.

— inf. !, — s. a. : faiseur d’hydromel,

chargé de faire... — n. inst. o«9"?Ù. : ce qui sert à la con-

fection de... — 7i. s. s hydromel, boisson miellée et

fermentée. • — n. comp. s ' vin (de raisin).

Le sens primitif de ce mot serait donc boisson. La boisson la plus en usage étant l’hydromel, ce terme l’a

désigné spécialement. — var. et #7D(f :.

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