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ARTICULÉS

ASIE

'çaSs, de mttne que de le est derenu deL Vers le XII* siècle, / s*a8sourdit en u (comme dans aube an lieu de a/ba \ autre de a/ter) et ai devint au. De même del est devenu deu, comme ehetjei, resté dans éhevtf/nre, est devenu cheveu. Plus tard deu s'est contracté en du^ par le changement de eu en u, comme dans les vieilles formes meu, beuvant, aujourd'hui mû, buvant.

De m6me que a le est devena successivement al, pals auf le pluriel a les donna le vieux français 'tUs et enfin aus^ aux. De le$^ contracté en deU à Torigine, s'est réduit au xii* siècle à des.

Articlb indéfini. — Notre article indéfini un, une y vient du latin unus^ una, qui avait déjà pris chez les Romains le sens de un certain.

11 ne faut ^a» confondre un article indéfini avec un adjectif numéral. Le premier ne marque qu'une indication vague, sans aucune idée d'unité ou de pluralité : un roi doit être le père de son peuple, c'est'à'dire to>it roi doit être., etc. Le second sert à marquer la quantité : il y en a im ou deux.

L'emploi de un comme article indéfini n'est pas IJlus étrange que l'emploi de le comme article iéfini. Etymologiqnement, un est adjectif munéral, comme le est adjectif démonstratif. Tous deux -^ennent du latin qui n'avait pas d'article, et n'a pu par conséquent nous léguer sur ce sujet aucune 'tradition grammaticale. Le dictionnaire de Puretière, les grammairiens de Port-Royal, Buffier, llestaut, la plupart des grammairiens modernes, ilallien, Lemaire, etc., regardent un, une comme article indéfini. D'autres ont essayé de le rattacher «ux adjectifs indéfinis, ce qui nous parait moins logique. Le pluriel naturel de ce mot, un homme. éks hommes, est une preuve de plus de sa parenté grammaticale avec l'article.

SsEoroioea. ^ Les exercices sur l'article appartenant presque exclusivement au cours élémentaire, nous ne croyons pas nécessaire d'en donner les modèles détaillés. On fera lire aux enfants un morceau daYis lequel ils signaleront de vive voix les articles. On leur fera souligner dans une dictée les articles définis ou indéfinis, élidés ou contractés, masculins on féminins, etc. On leur fera chercher dans des phrases choisies à cet effet (par exemple •dans celles que nous avons données pages 31 et 32) Iles noms propres qui prennent l'artide (Russie, Suisse, Seine, etc.) et ceux qui ne le prennent pas (Turm, Cherbourg, Voltaire, etc.).

[J. Dussouchet.]

ARTICULÉS. — Zoologie, XaIIL — Dans la dassification zoologique la plus usitée en France, on donne ce nom au premier sous-embranchement des AnneUs, caractérisé par des membres articulés, c'estrà-dire formés de pièces en série, repliables plus ou moins l'une contre l'autre. Le sang des Articulés est Incolore, poussé d'arrière en avant par un cœur divisé en chambres. Le fait essentiel âe leur circulation, c'est que les artères et les veines ne sont pas complètes, quoique la circulation soit régulière et entière. Elle devient toujoura Îilus on moins lacunaire, le fluide nourricier •épanchant entre les viscères internes.

M» Articulés comprennent la classe des Insectes y d'une organisation très élevée par la perfection des organes de locomotion et de relation, et la seule iqni présente souvent des ailes. Puis les MyriapodeSy vulgairement millepieds, qui ont de fortes «aalogies avec certaines larves ou états premiers d'insectes. Ensuite, moins rapprochée et offrant ceriaines analogies avec les Crustacés, vient la classe des Arachnides. Dans ces trois premières classes^ ies animaux respirent l'air à l'état gazeux, circulant «dans leur corps par des tubes plus ou moins renilés nommés trachées, parfois modifiés et localisés (poumons des Arachnides). La dernière classe, lormée presque exclusivement d'animaux aquati- ^VBs, est colle des Crustacés, resphrant Talr dissous

dans i'eau^ au moyen de br€mchie9 ; ces organes

Peuvent aussi, comme chex les poissons, absorber air libre, quand ils- sont maintenus à un état suffisant d'humidité» Dans toutes les classes des Articulés, beaucoup d'espèces subissent 4es métamorphosest c'est-à-dire accomplissent, hors de l'œuT, «ne partie de leur évolution, passant par des eut* transitoires avant d'arriver à la forme adulte ou d? reprodoctioa. TMaarice Girard.]

ASIE.— Géographie générale, II.

i. Situation. — Limitée. — Êtanduo. ^ Fopalation. -' OéogranAiie phy^i^iae.

Situation. •— Limites. — L'Asie est contigae à l'Europe, dont elle est séparée à Touost par les monts Ourals^ le fleuve de même nom, la mer Caspienne, le Caucase, la m^r Noire, le détr(At dé ConstantinopUy la mer de Marmara, les Dardanelîes et l'Archipel. Au sud-ouest, elle estratuchée à l'Afrique par Visthme de Suez; au sud elle est! voisine des îles de la Malaisie, dont elle n'est séparée que par le détroit de Malacca, de mèms ou'au nord-est le détroit de Behring forme lu étroit intervalle entre elle et l'Amérique. De toos les autres cétés, l'Asie est environnée de mers'.aa nord, la mer Glaciale ;k l'est, le Grand Océan Pacifique; au sud, la mer des Indes; à Tonest, h Méditerranée.

Superficie et popiUation. — L*Asie est donc le centre des cinq parties du monde, puisque le» quatre autres se groupent autour aelle. C'est aussi de toutes la plus vaste et la plus peuplée. Elle a quatre fois et demie la superficie de l'Europe, qui ne forme, à vrai dire, sur le globe, qu'un «p-

Sendice, une presqu'île de l'Asie; et sa population e 800 millions d*individus comprend presque les deux tiere des hommes existant sur la terre.

Côtes et iles. — Les presqt^iles de la mer du Indes, — Les rivages de 1 Asie sont très décoopés sur la mer des Indes, où ils forment trois grandes presqu'îles : VArabie, séparée de l'Afriotio par rétroite mer Rouge, nommée quelaueiois golfe Arabique, et de la Pêne par le golfe Ptrsique; VHindoitstan, terminé au sud par le cap Comorin, et dont le golfe d'Oman, à l'ouest, le golfe du Beneale, à l'estr baignent le littoral; et enfin Vlndo^hine, entre le golfe du Bengale et U mer de Chine. Cette dernière péninsule se termioe elle-même, au sud, par une presqu'île plus petite, celle de Malacca, dont l'extrémité sud, le cap Ro; mania, est le point de l'Asie le plus rapproché de l'équateur: il en est à 160 kilomètres.

Les mers secondaires dépendant du Grand Océan» — Du côté du Grand Océan, les côtes asiatiques baignent généralement dans des mera intérieures séparées du Pacifique par une série d'archipels. U mer de la Chine, entre l'Indo-Cbine et la Ghinet sur le continent, et les lies Bornéo, Philippines et Forraose ; la mer Jaune, entre la Chine et la presqu'île de Corée ; la mer du Japon, entre la Corée et les lies du Japon ; U mer d'Okhotsk, entre la Sibérie, les lies Kouriles et la presqu'île deKamtcbatb; et enfin la mer de Bekrmg, entre la Sibérie, les tles Aléoutiennet, et le territoire d'Alaska, en Amérique.

i4u^re^ lies de VAsie. — Outre les lies déjà nommées, il faut encore citer l'Ile de CeyUa^ séparée de l'Hindoustan par le détroit de Palk, Hjo d'Hainan dans la mer de Chme, et celle de SalLoalien, entre la mer du Japon et la mer d'Okhotst, lie séparée de la Sibérie par la Manche de Ta^ tarie. ,

Côtes de la Méditerranée. — Du côté de la Méditerranée, on rattache à l'Asie l'Ile de Ch^Pf et quelques-unes des iles turques de l'Ardup^'» telles que Rhodes, Samoset Chio,qni sont groupées autour de la presqu'île remarquable que rÀnatoiic, ou ancienne Asie Mineure, forme entre la mer IVOifc, l'Archipel et la Méditerranée.

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CuKAT. — Depuis le cap RomanU Josqa^à Textrémité septentrionale de la Sibérie, (|ui atteint presque le 78* degré de latitude, TAsie n*a pas oMMnft de 8 500 kilomètres do longueur, et est soumise à des climats bien différents.

La rives de t Océan glaciaL — Au nord, TOcéan reste glacé pendant plusieurs mois chaque année, etancon navire n'a pu jusqu'à présent se rendre de h NouYelle-Zemble au aétroit de Behring.

Les moussons de la mer des Indes. — Au sud, an cootraire, la mer des Indes est sillonnée par les TÛsseanx qui desserrent les contrées les plus fertiles et les plus peuplées du globe. Et avant que la npear eût permis aux navires de se passer des leou favorables, la régularité des vents mousaoQS, qui soufflent alternativement du sud-ouest peadant six mois et du nord-est pendant le reste de Fumée, permettait aux navigateurs d'opérer régulièrement leurs voyages d'aller et de retour, à h eoodition de choisir la saison propice.

La cychnes de la mer des Indes, — Par contre, ces panges sont souvent désolés par des cyclones dont la mages sont terribles. Malheur au navire oui K laisse atteindre 1 11 est infailliblement coulé à ffod sans qu'aucune épave laisse deviner Tendroit oà il a disparu. Malheur au littoral peu élevé sur leqsel la vague énorme soulevée par 1 ouragan vient s'abattre avec furie, renverser tout sur son passage, arbres et maisons, noyer hommes et anifluu, et changer en quelques minutes le pays le phiB prospère en une solitude désolée I

la sécheresie du plaHeau central. — Le centre de Xhik est trop éloigné du rivage de la mer pour en leuentir rhumidité. Du reste, les hautes montâmes cpû entourent de tous côtés le plateau du oeom de TAsie, sufQraient à. l'isoler de toute inftienee extérieure. C'est le pays le plus sec de la leire; rassi bien pendant l'été, quand il est brûlé ^firdeiir du soleil, que durant Thiver, où souffle m TeDt Racial. Les rares cours d'eau qui y prennent naissance, ou qui descendent des montagnes do poTutour, sont absorbés par les sables ou se perdent dans des lacs sans écoulement.

Obogbaphib et htdrogba^hie. — Les monts Altaï et Tian-Chan ou monts Célestes, au nord, et VHimaia^Oj au sud, forment la limite de ce grand plateas de l'Asie. L'Himalaya renferme les pics les phs élevés de la terre, qui atteignent à plus de MO mètres aurdessus du niveau de la mer.

U Tibet. — Au nord de cette chaîne, est le Tibet, pays excessivement élevé, de 3 à 4 000 mèim^oàsiirgissent des montagnes gigantesques, couvertes dimmensfls glaciers, d'où s'écoulent des fleuves considérables, le Sind ou Indus, le Brahmapoutre, le Méikong ou fleuve du Cambodge, le Yang-Tsé4Ciang ou fleuve Bleu.

U Mongolie. — Le rebord septentrional du Tibet est formé par les monts Kouenlun, d*où l'on redescend, au nord, sur le Turkestan oriental et la Mongolie qui n'ont plus guère que 1 000 ou 1 200 Bètre» d'élévation moyenne.

be Pamir. — L'Himalaya, les Kouenlun, l'Altaï, M réunissent à l'ouest en un nœud énorme, ou'on nomme le Pamir, ou toit du monde, que dominent ^pics de 6000 mètres et où des torrents roulent au ^ de Borges d'une profondeur effrayante. C'est de ce n«roû que se détache encore à l'ouest la hante ^ne de i'Indou-Kouch, qui couvre l'Afghanistan « le nord de la Perse.

La frontières de la Chine et du Tibet, — Du côté ^'est, les limites du plateau sont moins tran- ™^s> mais à l'angle sud-est il y a encore d*énomes monugnes, au travers desquelles les grands l^ves de la Chine et de l'Indo-Chine se sont ou |ert des passais très-rapprochés les uns des au- ^ pour s'échapper du bassin fermé où ils ont pn» naissance.

^u^M plateaux de VAsie. — Les plateaux élevés

au-dessus du niveau de l'Océan constituent un des ])rincipaux traits orographiques de l'Asie. V Arménie, au sud du Caucase, VAuatolie, la Perse, la Deccan , qui forme la partie méridionale de l'Hindoustan, sont autant de pays élevés de 1 000 mètres, ooelquefois de 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Dépressions de la mer Morte et de la Caspienne, -' Par contre, une partie des steppes qui s'étendent sur les bords de la mer Caspienne et les rivages de la mer Morte sont au-dessous du niveau de la Méditerranée et des océans.

Volcans. — Du côté du Pacifique, au Kamtchatka et au Japon, on rencontre des volcans, dont quel-

2ue8-un8 en activité, qui forment autour de cet kéan une ceinture de cratères continue avec ceux de l'Alaska, du Mexique, de l'Amérique centrale, de l'Amérique méridionale, des lies de la Sonde. Bassins principaux. -^Bassin de Vocéan Arctique.

— Au pourtour du plateau central de l'Asie, les eaux s'écoulent en quatre versants principaux. Au nord, l'océan Glacial reçoit r06i,puisr/énn^t, dont le principal affluent, l'Angara, vient du lac Baîkal, Tune des plus erandes masses d'eaux douces de la terre, dont on n a pas encore exactement sondé l'immense

{profondeur; et enfin la Lena, pour ne compter que es fleuves les plus considérables par l'abondance do leurs eaux et la longueur de leur cours. Tout ce versant s'incline en pente douce vers l'océan Arctique et l'on cherche en ce moment à établir sur les fleuves que nous venons de nommer des services réguliers de navigation qui amèneraient par mer en Europe les produits de la Sibérie.

Absence de frontièms tranchées entre la Sibérie et la Russie dEurqpe. — Les monts Ourals ne forment du reste du côté de l'Europe qu'une sorte de limite conventionnelle. La chaîne n'est nulle

Fart escarpée, et les routes qui relient TEurope à Asie, entre ôO» et 60* de lat. nord, la franchissent par des pentes très-douces. Plus au sud, la sépar ration est encore moins distincte. La steppe que parcourent les Kirghiz au nord du lac d'AraJ, est la continuation ininterrompue des steppes de la Russie méridionale. C'est par là qu'ont passé près» que toutes les invasions de barbares qui se sont précipitées d'Asie en l'Europe.

Versant du Grand Océan Pacifique. — L'Amour.

— Au sud des montagnes qui forment le prolongement des monts Altaï dans la direction du détroit de Behring, la Sibérie est arrosée par un nand fleuve qui traverse une partie des pays de la Mandchourie conquis sur Fempire chinois par les Russes depuis un ouart de siècle. C'est V Amour, qui va de l'ouest à l'est se Jeter dans la Manche de TarUrie, en face de Tile Sakhalien.

Affluents de la mer Jaune. — Plus au sud, le golfe de Petchili, au fond de la mer Jaune, reçoit le Pei-ho, qui passe à P<king, et le grand fleuve du Hoang-ho, ou fleuve Jaune, venu du pays de Koukounor, à l'angle nord-est du Tibet. Naguère, ce fleuve tombait plus au sud dans la mer Jaune, lorsqu'il s'ouvrit brusquement un passage à 60 ou 80 Ueues en amont de son embouchure, pour se diriger au nord-est vers le golfe de Petchili, où il aboutit aujourd'hui. Le Tibet envoie encore à la mer Jaune le Yang-tsé-Kiang, l'un des plus imposants fleuves du monde, que les navires remontent au loin Jusque près des rapides qu'il forme en s'échappant des montagnes où sa source reste encore cachée.

Mer de la Chine. — La mer de la Chine reçoit la rivière de Canton, et dans le golfe de Tonkin (que cette mer forme entre l'Ile uHainan et la côte orientale de l'Indo-Chine) débouche le fleuve Rouge, sur lequel flottent maintenant des navires français et qui semble la voie la plus favorable pour atteindre la riche province du Yunnan, au sud* ouest de la Chine, sur les confins du Tibet.

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En passant sur le yersant méridional de TAsie, le premier flenve qu'on rencontre est le Meï-, , Kong, ou fleuve du Cambodge, qui se dirige vers là ' mer de Chine en traversant notre colonie française de Cochinchine. Le cours en est obstrué par des rapides infranchissables aux embarcations, et la source, encore inconnue, doit se trouver an Tibet, près de celle du Yang-tsé-Riang.

Le golfe de Siam, entre la Cochinchine française et la presqu'île de Malacca, reçoit le Mei-Nam, sur lequel se trouve Bankok, la capitale du royaume de Siam.

Versant de la mer des Indes, — Golfe du Ben» gale. — Dans le golfe du Bengale tombent la Safouen, venue d'une source inconnue dans le Tibet, et riraouaddy, sorti des monts de TAssam, qui arrosent tous deux la Birmanie, puis le Brlahmapoutre et le Gange^ qui mélangent leurs eaux dans un delta ou réseau de canaux inextricable. Le Brahmapoutre semble avoir sa source au nord de THimalaya, dont il percerait le rempart. Le Gange, au contraire, naît au sud de rHimalaya, mais vers Textrémité de la chaîne opposée h celle par où débouche le Brahmapoutre. Sur son cours dirigé de Touest à Test, il recueille toutes les eaux descendues de rHimalaya, et reçoit sur sa rive droite la DJemna, néo comme lui dans rHimalaya.

Le Deccan envoie à Test dans le golfe du Bengale le Godavery et la Krichna.

Golfe d'Oman, — A Fouest, dans le golfe d'Oman, le Deccan verse la Nerbuddah. Là débouche aussi le Sind ou Indus, grand fleuve venu du Tibet, sur le versant nord de THimalaya. Dans le golfe Persique se Jette le Chat-el-Arab, formé par la réunion du Tigre et de TEuphrate, oui naissent tous deux sur les hauts plateaux de lArménie et du Kourdistan.

Bassin iuténeur de VAraU — Enfin sur le versant occidental du grand plateau central asiatique, les deux principaux fleuves sont le Syr-Daria et l'Amou-Daria, que les écrivains arabes nomment Sihoun et DJihoun, et que les anciens nommaient laxartes et Oxus. Le premier naît au nord des monts Tian-Chan, et finit dans le lac d'Aral, Le deuxième se forme sur le Pamir, et se dirigeait autrefois à l'ouest, vers la mer Caspienne. Maintenant il s'est retourné au nord, et finit au sud du lac d'Aral.

Comme la mer Caspienne, ce lac forme une sorte de mer intérieure.

Autres bassins intérieurs, — Les lacs analogues sont nombreux en Asie. Ainsi la mer Morte ou lac Asphaltite, qui reçoit le Jourdain, si célèbre dans l'histoire des Hébreux, les lacs Van et Sévanga dans l'Arménie, lo lac Ourmia, dans la Perse ; les lacs Balkachi et Issik-Koul, dans le Turkestan russe ; puis sur le plateau central : le Lob-Nor, où aboutit le Tarim, qui draine toutes les eaux du Tui^ kestan oriental, le Koukou-Nor, et beaucoup d'autres.

2. Ethnographie. — Races sibériennes, — L'Asie est habitée par des races bien différentes. Au nord de la Sibérie vivent de malheureuses tribus sauvages qui sont les frères des Samoyèdes et des Finnois du nord de l'Europe. Ils tirent de la chasse et de la pêche toute leur subsistance et se groupent de préférence sur le bord des rivières. Au midi de la Sibérie, où le climat devient moins rigoureux, où le sol se recouvre do belles forêts susceptibles de fournir par le défrichement des terres fertiles, au lieu des toundras marécageuses et presque toujours gelées qui bordent la mer Glaciale, les Russes, qui sont maîtres du pays, envoient des colons et de nombreux condamnés politiques ou criminels, qui ne paraissent clairsemés qu'à cause de l'étendue du pays qu'ils sont appelés à peupler. Les défrichements et le travail des mines constituent leurs principales occupations. Sous ce rapport, l'Oural et l'Altaï renferment des richesses

inépuisables en or, argent, cuivre, platine, pierres précieuses, charbon et métaux divers.

Races jaunes, pastorales et guerrières. — hxi sud de l'Altaï, les Asiatiques mènent la vie pastorale. C'est de leurs troupeaux qu'ils tirent leur nourriture, leur boisson, leurs vêtements, le feutre des tentes qui les abritent, et la fiente qui leur sert de combustible dans un pays où l'on ne rencontre pas un seul arbre. C'est de là que sont sortis les Huns, les Mongols, les Turcs et tant d'autres envahisseurs qui ont fait trembler l'Europe à Uen des reprises différentes, et qui ont fait à diverses époques la conquête de la Chine, de l'Inde et de TAsie occidentale. De l'est à l'ouest, les Mandchoux, les Mongols, les Kalmouks, les Turcs du Turkestan, mènent dans les pays auxquels ils ont donné leur nom la vie barbare. H on est de même des Kirghiz, au nord du lac d'Aral, que les Russes ont soumis à leur empire, et surtout des Turcomans qui exercent leurs pillages sur les frontières de la Perse, de l'État de fchiva, et des possessions russes à l'est de la Caspienne. Tous les peuples dont nous avons parlé Jusqu'ici, à Texception des Européens, appartiennent à la race jaune ou mongo ligue dite aussi ouf^alo-altaîque, à cause des lieux ou l'on pense qu'elle a pris naissance.

Races jaunes sédentaires, — Les Chinois^ les Japonais, — C'est à cette race jaune qu'appartiennent aussi les Chinois, qui ne vivent plus ni à l'état sauvage, ni à l'état barbare, mais sont parvenus, depuis une haute antiquité, à un état de civilisation relative fort avancé.

La race Jaune domine encore au Tibet, au Japon et dans l'Indo-Chine, où vivaient autrefois d'autres races inférieures, aujourd'hui réfutées dans les montagnes, où elles .traînent une existence Téritablement sauvage.

Race blanche indo-européenne, — Dans l^Infle, au contraire, c'est la race blanche qui domine. Nulle

fiart elle n'off^ un type plus beau, et c'est dans es montagnes du nord de l'Inde qu'on se plaît à placer le berceau des Aryas nos ancêtres.

Les Parias. — Mais il existe aussi dans l'Inde des races provenant du mélange des blancs et des Jaunes, et d'autres races primitives comme dans l'Indo-Chine. Ce sont celles-ci que rejettent les fiers Indous, en les nommant parias.

Autres races aryennes.— Races sémitiques. — Les Afghans, les Béloutchis, les Persans, les Arméniens do l'Asie Mineure appartiennent encore à la race blanche aryenne ou tndo-européenne, tandir que les Arabes et les Juifs senties represenunts d'une autre race blanche, la race sémitique, aujourd'hui déchue, mais qui dans l'antiquité a fondé les empires assyrien et phénicien et les royaumes Juifs.

Iraniens et Touraniens, — On donne souvent le nom d'Iraniens aux Persans et autres peuples de môme race qui habitaient l'Iran ou pays de l'Ouest par rapport au Touran ou pays de l'Est, qui est formé par le Turkestan. Les Touraniens et les Iraniens ont soutenu les uns contre les autres de longues et fréquentes luttes,amcnées naturellement par le voisinage de deux peuples de races différentes, menant les uns, les Touraniens, la vie nomade et guerrière, et les autres, les Iraniens, plus disposes aux arts, la vie sédentaire. Les uns et les autres sont mélangés dans le Turkestan actuel, où les Touraniens, maîtres du pays, ont adopté en partie les mœurs de la race qu'ils avaient vaincue.

Religions. — C'est en Asie qu'ont pris naissance le judaïsme, le christianisme et Vislamisme, trois rehgions qui se partagent l'Europe.

Le bouddhisme, — Mais la plupart des hommes de race jaune suivent la religion Douddhiste, dont le dalai-lama ou grand pontife réside au Tibet, contrée où 80 trouvent de très nombreux couvents de bonzes (prêtres bouddhistes). En Chine on. suit

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ansst la religion de Confucms, et au Japon le culte particulier de Sinto.

le brahmanisme, — Dans Tlnde règne surtout le brahmanisme, religion plus ancienne que le bouddhisme et qui consiste on un polythéisme di* finisant les forces de la nature.

les Parus, — On y trouTO aussi des Guèbres ou Panis qui ont conserré Tancienne religion de Zonastra pratiquée autrefois en Perse, le culte du feu. Pour eux les environs de Bakou, sur la mer Casniesne au sud du Caucase, sont un lieu sacré, à came des sources de naphte qui s*y enflamment ipontanément.

L'ûlamisme. — Lislamisme a fait de grands progrès en Asie. A part quelques chrétiens dans U Syrie et rArménie, il comprend toutes les populations de la Turquie d*ÂBie, de TArable, de la Pe^, du Turkestan, de VAfghanistan, du Béloutdustan. Dans Tlnde, ses représentants sont aussi très nombreux ; sur plusieurs points de la Chine, ib iont devenus assex puissants pour fonder des tua indépendants.

Vais les Musulmans se divisent en deux grandes lectei, morteUement ennemies, les Sunnites et les Chiites. Les premiers reconnaissent trois califes entre Vahomet et Ali. Les seconds ne reconnaisleot qa*Ali. Aujourdliui les Turcs, les Égyptiens, les arabes sont Sunnites, les Persans sont Chiites. U Chamanisme, — Enfin les populations saunget de la Sibérie sont adonnées aux pratiques idolâtres du chamanisme. -^ ,

3. Géograpliie poUtlque da l'Asie. — Trois e;rindes puissances, la Russie au nord, U Chine ï reaft, l'Empire Britannique au sud, occupent la plTU grande partie de l'Asie et comprennent u grande majorité de ses habitants.

Possessions russes. — Sibérie. — C'est à la fin du leizième siècle que les Russes ont commencé U conquête de la Sibérie, d*où étaient sortis les XoDgols qui les avaient tenus sous leur domination. Depuis, leurs progrès ont été constants et, en dernier Ueu, leur frontière a changé presque d'année es année.

Limites actuelles. — Aujourd'hui, elle part de Ttngle sud est de la mer Caspienne sur les limites de la Perse, remonte au nord-est vers le lac d'Aral, suit la rive droite de l'Amou-Daria, depuis un embouchure jusqu'au sud de Khiva, passe entre Boukhara et Samarcand, où les troupes du tzar aont entrées en 1868 et qui a été définitivement annexée depuis 1874; gagne le plateau de Pamir, pms les monts Tian-Chan, laissant à l'ouest sur le territoire rasse tout le Khokand,le lac Issik-Koul, la Tallée de rili, affluent du lac Balkachi, qui avait été colonisée par les Chinois. La frontière se dirige ensuite vers le lac Baîkal, suit l'Argoun, une des deux grandes rivières dont se forme le fleuve Amoor, puis ce fleuve Jusqu'au confluent de TOus- WQri, qu'elle remonte au sud, pour venir finir sur la mer du Japon, vers le 42* degré de latitude. Superficie et population. — Dans ces limites la nperficiedes possessions russes est de 15 millions et demi de kilomètres carrés, et la population n'en «passe pas 8 millions d'individus. C'est surtout . an sud-ouest, dans les pays de VÂsie centrale^ qui fai^ent récemment partie des Khanats indépendante du Turkestan, que cette population se trouve concentrée.

f^omdation indiqène. — Nous avons dit plus haut <l^elenord de la Sibérie est habité par des hommes presque sauvages. Les chiens et les rennes sont i<^s seuls animaux qu'ils aient h leur service, les îourrures la principale marchandise qu'ils puissent wnrnir. Toutefois on retrouve dans le nord de la Sibérie les restes d'éléphants ou d'autres animaux ^y ont Técu autrefois sous un climat sans doute P'M clément que de nos jours, et qui ont été conlerrés intacts dans la glace qui les a emprisonnés.

Leur ivoire, sans valoir celui des éléphants vivants, mérite cependant d'être exploité.

Colons russes. — Au sud de la Sibérie vivent les colons russes, principalement occupés du trt* vail des mhies et des délHchements.

Localités principales, — Toute autre industrie est nulle, et la ville la plus considérable de la Sibérie proprement dite, Irkoulsk, près du lac Baikal, n'a que 80000 habitants. KUkhto, sur la rive droite de la Sélenga, affluent méridional du ike Baikal, et sur la frontière chinoise, tire quelque importance des caravanes qui y andvent du nord de la Chine à travers U Mongolie. Vladivostok, sur la mer du Japon, tout près de la frontière de la Corée, est l'arsenal de la Russie du côté du Pacifique.

Asie centrale. Pays des Kirghiz, -^ Les Klrghiz occupent entre la mer Caspienne et l'Altaï un vaste pays qui semble être le fond d'une ancienne mer. Les eaux s'y réunissent en lacs sans écoulement, dont plusieurs sont saumàtres. Le terraUi est plat, l'air y est glacé pendant Thiver, brûlant penoant Tété. Les chevaux sont la piineipale richesse des Kirghiz, qui possèdent aussi des troupeaux de moutons et de chèvres.

Le Turkestan. — Les provinces russes du Torkestan renferment de nombreuses steppes arides mais au pied des montagnes, et partout où les rivières portent les bienfaits de l'irrigation^ le sol se revêt de riches cultures. Ce pays produit des grains, des fruits, du coton, de la soie. Il a Tavantaçe de se trouver au eroisement des routes que suivent les caravanes pour aller de Russie dans l'Inde, ou de Perse en ChUie. C'est là ce qui explique l'importance actuelle de Tachkend, la capitale des possessions russes^ qui renferme plus de 80 000 habitans. C'est aussi ce c|ui a fait la grandeur de Samarkand, l'ancienne capitale de Tamerlan an XIV* siècle, qui conserve encore aujourd'hui de superbes mosquées. Pour éviter la pénible et dangereuse traversée des steppes des Kirghiz et du nord du Turkestan, les Russes proiettentun chemin de fer qui relierait Tachkend à Orenbourg sur la frontière de la Russie d'Europe. M. de Lesseps voudrait le prolonger jusqu'aux Indes.

Des anciens souverains du Turkestan, l'émir do la Boukharie et le khan de Khiva ont seuls conservé leur indépendance, et encore ont-ils été atteints assez fortement par les armes russes pour être sous la suprématie du tzar. Boukhara est une ville sainte de Tislamisme, très renommée pour ses écoles et ses docteurs, longtemps fermée aux regards impurs des infidèles chrétiens qui ne pouvaient y pénétrer qu'au prix de mille dangers. Pour ces petits princes musulmans, la vie humaine n'est du reste nullement respectable, et au moindre caprice ils ordonnent de sanglantes hécatombes.

Population du Turkestan, — Comme les Kirghiz, les Ouzbegs, qui dominent en Boukharie et à Khiva, sont de race turque. La population sédentaire qui s'adonne à l'agriculture ou aux métiers des artisans, est composée de Tadjiks ou Sartes, qui sont Persans de race et souvent même d'oriêine. Khiva a longtemps été un grand marché d'esclaves, approvisionné surtout de captifs enlevés en Perse. Les pillards turcomans des bords de la Caspienne étaient les principaux auteurs de ces razzias; c'est pour y mettre un terme que les Russes les ont récemment soumis à leur domination.

Transcaucasie russe. — Sur la rive occidentale de la mer Caspienne, les Russes possèdent encore en Asie plusieurs provinces au sud du Caucase

au'ils nomment Transcaucasie. Ces pays jouissent 'un heureux climat et abondent en productions diverses. C'est là que les Argonautes allaient chei^ cher la toison d'or, autrement dit, des métaux précieux.

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La Géofgtéet VArinênie, — C'est ïk que prospé* rèrent les royaumes de Géorgie et d'Arménie. Tiflis, la capiule du premier, est aujourd'hui le chef-Ueu des possessions russes du Caucase et ne renferme pas moins de 70000 habitants. Quant à l'Annénie, elle occupe en grande partie un plateau fort éleré, où Ton otstingue le mont Àrarat, haut de 4 à SOOO mètres. Elle est partagée aujourd'hui entre la Russie et la Turquie. Le sort de la dernrere guerre a fait passer entre les mains des Russes Kars, la principale ciUdeUe, que les Ottomans avaient Yictorieusement défendue en 1854.

On rencontra des Arméniens dans tout TOrient et dans plusieurs contrées de TEurope, où ils s'adonnent principalement au commerce et à la banque, comme les Juifs. Ils suivent la religion catholique, mais ont un patriarche particulier ; les Géorgiens sont plutôt ralliés à la religion chrétienne grecque. Les deux peuples appartiennent du reste au plus beau type de la race blanche ou caucasique. Mais à côté d'eux on trouve dans le Caucase les types les plus divers de Thumanité.

Empirb chinois. — Superficie et population • En comprenant dans les possessions chinoises la Corée, le Tibet^ le Turkestan oriental^ la Mongolie, Im Mandchourie, l'empereur de la Chine domine sur un territoire aussi étendu en Asie que le tsar de Russie. C'est, en tout cas, le souverain auquel obéissent le plus grand nombre de sujets, puisqu'on pense que la Chine proprement dite renferme plus de 400 millions d'habitants, et les pays annexes ou tributaires une vingtaine. La Chine proprement dite, qui occupe l'angle sud-est de c« vaste empire, est extraordinairement peuplée: elle renferme plus de 100 habitants par kilomètre carré en moyenne.

Cités populeuses. — On y rencontre un grand nombre de villes renfermant plusieurs centoines de mille âmes, des campagnes très populeuses, et en outre beaucoup de Chinois vivent sur les rivières en en tirant toute leur subsistance. Il leur suffit d'un radeau en bambou, sur lequel ils étendent de la terre ou de la vase retirée du fleuve pour s'y créer un Jardin.

Climat. — Les productions de la Chine sont très variées, suivant la latitude où Ton se trouve. Au midi, sur le 20* degré, on voit des cultures tropicales, puis le climat va en se refroidissant assez vite vers le nord. A Peking, sous la latitude de Naples, les étés sont fort chauds, mais les hivers très rigoureux, et la mer voisine reste prise par les glaces pendant plusieurs mois.

Maure des Chinois. — Les Chinois se nourrissent principalement de riz, et consomment beaucoup de poissons. Leur boisson habituelle est le thé, dont ils fournissent tout l'univers. Ils vendent aussi une très grande Quantité de soie. Le commerce est très actif en Chine, les rivières et les canaux qui les réunissent sont sillonnés par de nombreuses Jonques, de même que les mers voisines où les marins diinois font le cabotage et malheureusement aussi la piraterie. Cependant les Chinois sont généralement doux, patients, persévérants, sobres, économes. Ce sont les plus har biles commerçants du monde.

L'émigration chinoise. — Partout dû ils s'éUblisscnt, ils ruinent les autres nations par la concurrence. Leur esprit n'est pas inventif, mais ils sont doués d'une remarquable faculté d'imitation, et arrivent rapidement à s'approprier les arts des autres peuples. Chaque année, des milliers de Chinois émigrent pour s'en aller en Amérique, en Australie, aux lies de la Sonde, aux Antilles, partout où il y a un métier pénible à exercer, ou quelque miette h glaner. Ce sont eux qui remplacent les nègres dans les planutions européennes, qui chargent les navires de guano aux lies Cbinchas, qui ont construit le chemin de fer de Panama sous un climat où le sol remué exhalait i

la fièvre et la mort à chaque pas. En Californie, ils reprennent les placera abandonnés comme trop pauvres par les mineurs américains ; ils sont d'excellents domestiques, font tous les métiers des femmes et ceux qui exigent Tadresse la plus délicate. Au dehors, les Chinois font généralement fo^ tune, et il y en a de colossalement riches.

Le culte du sol natal et des ancêtres. — Mais, si pauvres qu'ils soient, Us tiennent à ce que leurs restes soient rapportés sur la terre qui les a vus naître, et imposent généralement à la compagnie d'émigration qui les emmène la condition de rapporter lears cendres, s'ils meurent au dehors. En Chine, le culte des ancêtres Joue un grand rôle, les cimetières occupent une place énorme, et Ton tient durant m vie à se ménager une belle demeure pour le moment où l'on sera mort. On remarque dans les villes de nombreux marchands de cercueils, et c'est k qui choisira d'avance le plus beau.

Le jeu et Popium. — A côté de ce respect pour les morts, il y a deux vices fort répandus en Chine: le goût du Jeu et celui de fumer roplum. C'est de l'Inde qu'on tire généralement ce narcotique, et si les négociants anglais gagnent dans ce commerce un assez grand nombre de centaines de millions chaque année pour expliquer que l'Angleterre leur ait ouvert ce débouché à coups de canon par la guerre dite do l'opium, en 1842, on ne saurait trop déplorer, pour l'humanité, on vice qui plon;;e dans l'abrutissement les malheureux qui s'y adonnent et les conduit promptement à une mort certaine,

i)egré de la civilisation. — Les Chinois ont atteint depuis longtemps un degré de civilisation qu'ils ne semblent point dépasser. Ils connaissaient la boussole et la poudre à canon bien araot les Européens, ils fabriquaient depuis longtemps des porcelaines très recherchées pour la finesse de leur pâte et l'éclat de leurs peintures. Mais ils possèdent de grandes richesses minérales mal exploitées ou inutilisées. Le Yunnan, province an sud-ouest de la Chine, est extraordinaircmcnt riche en métaux, et le terrain houiller occupe en Chine une étendue considérable, sans qu'on ait encore tiré un parti avantageux de ces diverses ressources.

Relations avec les étrangers. — Remplis de méfiance pour tout ce qui vient de l'étranger, les Chinois sont restés longtemps sans vouloir laisser entrer les commerçanu européens ou américains dans leurs ports. Aujourd'hui k Canton et à Changhai, les Chinois ont abandonné des concessions aux Européens et aux Américains, qui y sont à peu prés indépendants, et ces négociants sont également reçus avec leurs navires dans une vinetaine deporU différents, sur les mers qui baignent la Chine ou le grand fleuve Yang-tsé-iUang. Mais les inventions de l'Occident inspirent encore tant d'horreur aux fanatiques habitants du Céleste-Empire, comme ils ap-

{>ellent eux-mêmes leur pays, ou'ils n'ont pas voola aisaer construire de chemins ne fer et v ennent de démolir quelques kilomètres de railway établis anx environs de Chang-hai par des Anglais. Us n[ont accepté que les arts de la guerre, où leurs défaites les ont obligés à reconnaître leur infériorité. Chacun se rappelle qu'il y a une vingtaine d'années, les troupes françaises et anglaises alliées sont entrées à Péking, sans que cet immense empire pût avoir une armée en état de résister à ces quelquci* milliers d'Européens. Les Chinois se sont donc adressés auX Français et aux Anglais pour monter leurs arsenaux de construction et aussi pour organiser les douanes dont ils tirent leurs revenus. C'est qu'en Chine les fonctionnaires ou mandarins sont gradés d'après les examens qu'ils ont passés sur les vieilles connaissances qui composent le bagage littéraire des lettrés chinois depuis des siècles, et nullement formés à satisfaire les besoins pratiques du gouvernement et du peuple.

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le ehrùtianisme en Chine. — Il y a déjà longtemps qae li religicm chrétienne a été pr^chée en Chine, et il y a iHO ans les Jésuites étaient fort en fa- Tear à )a cour de Péking. Ils avaient dressé une tirte de Tempire, qui est encore la meilleure base de nos cartes actuelles, établi un observatoire à Pékidg et enseigné beaucoup d*arts utiles. Aujourd'haï, malné la protection réclamée et promise dans tous les traités entre Européens et Chinois, les chrétiens sont souvent persécutés et d*horribles massacres amènent périodiquement de nouvelles DterventionB.

U commerce extérieur, — Le commerce deTEurope avec la Chine va en s*accroissant beaucoup. Les Anglais en ont la plus forte part. Ce sont eux qui importent Topium et qui sont les plus forts consommateurs de thé. Les Français envoient deux fois par mois un grand steamer des messageries tedosales de Marseille h Chang-hai, par Naples, Son, Pointe do Galles (dans Ttle de Ceylan), Sii)(sipore, Saigon et Hong-kong. Ces navires rappmenx principalement du thé et de la soie. Les Etets-Unis et' rAllemagne ont aussi des relations très Importantes avec les Chinois.

Grandes vilies. — On a estimé de manières très différentes la population de Péking. Elle renferme poor le moins un million d'habitants ; elle est formée de deux Tilles distinctes, la ville chinoise et la voie tarlare. La dvnasUe actuellement régnante eu d'origine mandcnonc, et c'est au centre de la TÎIle tartare que se trouve le palais de Teropereur. Mais Quel contraste entre la richesse et la splendeur de ces édifices et les quartiers pauvres où groidlle une population sordide I Aueone de nos TiOes d'Europe ne peut nous donner une idée des mitères ou*on trouve à Péking ou à Canton, la grande ville du sud. Les abandons d'enfants, Jetés qoeiqiiefois, dit-on, en pâture aux pourceaux, les suppoees infligés atu prisonniers, les excréments et les ordures avec lesôuels les malheureux cherdieot à tromper leur faim, forment un tableau hideux q[iii ne se répète que trop souvent.

lit mturrections. ■—'La Chine est soumise à un aatre genre de fléau, celui d'insurrections terribles. Entre 1850 et 186(», les T€à*pina$ ont exercé leurs rtrages au cœur de l'empire, à Nanking. l'ancienne capitale du sud (en chinois pé veut dire nord, et tiati, nd;MtiU7, c'est la capitale du nord; Nankins, U capitale du sud ; Pé-ling, les montagnes du nord ; Nan-fing, les monUgnes du sud). Nanking, qui était one ville de plusieurs centaines de mille âmes, est tombée en leur pouvoir, et a été entièrement ruiaée par eux. Des millions de personnes ont péri, d» campagnes prospères ont été entièrement dé» peuplées par ces barbares qui rappellent les Huns ou les Mongols. Et ce n'est qu'avec Taide des Européens que l'empereur de la Chine est parvenu à maîtriser ces hordes inhumaines.

ivfre» grande^ miles. Etablissements européem. hfUfmteris aux étrangers. <— La Chine renfenne encore beaucoup d'antres grandes villes. C«i/oii, au sud, est une ville d'un jodllion d'habitaau qui fait un immense commerce de thé. A femboudinre de la rivière qui lui sert de port, tes Portunis occupent Macao, et les Anglais l'Ile de Bong-kong. Macao a longtemps servi de point de départ à des navires qui emportaient des cosûiont de Chinois, décorés du nom de coolies libres, mais traités trop souvent avec une inhuiDvae barbarie. Par la possession de Hong-kong, les Anglais ont à la fois un poste d'observation ^ de relâdie pour leur marine dans ces parages, et >n entrepôt 06 ils peuvent emmagasiner leurs '^''chandises plus sirement qu'au milieu d'une Cnnde ville chinoise, toujours exposée à des dé- {*'dres imprévus. Au centre de la Chine, Han- «jo, sor le fleure Bleu, est comme Canton, CAan0^^ et une dousaine d'autres villes, un port

ouvert aux navires étrangers, et le centre de deux ou trois cités populeuses qui renferment encore une énorme ajgglomération d'habiunto, peut-être plusieurs millions. Sur le détruit de Fo-kien, en face de l'Ile de Formose, Fou-tcheou^ autre port ouvert aux étrangers, est le plus grand marché d'approvisionnement pour les thés. C'est de le que partent chaque année à la suite de la récolte ces fameux clippers anglais qui luttent de vitesse pour arriver les premiers dans les docks de Lon dres.

Grande muraille. — La Chine est enveloppée au nord-ouest par une grande muraille de 8 000 kilomètres d'étendue que les empereurs firent élever, deux ou trois siècles avant notre ère, pour se mettre à l'abri des invasions des Mongols et des Mandchoux. Franchissant sans interruption les montagnes et les vallées, la grande muraille est une œuvre gigantesque. TantAt bâtie en briques et Untôt simple rempart de terre, elle est défendue de distance en distance par des tours qui se regardent l'une l'autre, et offre partout une largeur suffisante pour que plusieurs cavaliers y puissent galoper de front.

Corée. ^ A l'est de la Chine, la Corée reconnaît nominativement la souveraineté de l'empereur de Pékinç, mais forme, en réalité, un royaume entièrement indépendant. Encore plus isolée que la Chine et le Japon, elle est fort peu connue des Européens, bien qu'une expédition française ait remonté jusqu'à sa capitale, il y a quelques années. C'est un pays peuplé de plusieurs millions d'habitants, et fort accidenté.

Japon. — État ancien. — Le Japon est resté plus longtemps fermé aux Européens que la Chine. Les Hollandais seuls étaient reçus à Nangasaki^ port de l'Ile de Kiousiou, la plus méridionale des lies dont se compose l'archipel. Il était défendu aux Japonais sous peine de mort de quitter leur pays. Aujourd'hui la situation est bien changée. Une révolution qui a eu lieu au Japon en 1867 a renversé l'antique système et mis à l'ordre du iour l'imitation des mœurs et des institutions de 1 Eu* rope et de l'Amérique. Il y a au Japon un empe* reur nommé le mikado; cet empereur éuit jadis une sorte de dieu, invisible pour ses sujets et revêtu de la puissance spirituelle et temporelle. Mais il n'exerçait point cette dernière, dont s'était emparé depuis des siècle un de ses vassaux por tant le titre de shogoun. Tandis <)ue le mikado restait enfermé au fond de son palais à Mia-ko ou Kioto (au sud-ouest de la grande lie de Niphon), le shogoun résidait à YédOf la ville la plus peuplée, et obligeait à y résider, pendant une partie de l'année, les daimios ou grands feudatairos de l'empire. Ceux-ci, Jouissant d'une situation analogue aux puissants seigneurs de l'Europe féodale, svaient des provinces et des troupes à eux. Mais ils ne pouvaient s'éloigner de Yédo sans y laisser des otages qui répondissent de leur fidélité au shogoun.

État nouveau du Japon. — Depuis la nouvelle révolution, qui a renversé l'institution dushogounat, le mikaao a ressaisi la puissance temporelle et est redevenu le seul souverain. U se montre nonseulement à ses sujetsi mais encore Quelquefois à des Européens. Les daimios ont dû renoncer à leurs prérogatives pour redevenir de simples officiers de l'empereur. Le nouveau gouvernement a fait Tenir des étrangers, et notamment des professeurs et des ofBders français, pour fonder des écoles et des arsenaux au Japon et y organiser des troupes à l'européenne. De jeunes Japonais fréquentent maintenant les écoles d'Amérique, de Franco, d'Angleterre ou d'Allemagne pour s'initier à nos sciences et à nos institutions. Plusieurs ports sont ouverts à nos nationaux, qui y commercent librement. Toutefois le nouvel ordre de choses

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est trop récent et soulève encore de trop nombrenses oppositions pour pouvoir être considéré comme définitif.

Caractère des Japonais. — Le caractère des Japonais est plus noble que celui des Chinois. Ils sont faits pour la g:uerre plus que pour le négoce. Leur courage leur fait mépriser la mort. Le port des armes entre dans leur costume national et les nobles ont toujours suspendus à leurs côtés ces énormes sabres aux tranchants redoutables dont ils frappent leurs ennemis ou dont ils 8*ouYrent le ventre sitôt qu'ils se croient déshonorés. Les Chinois n'envoient au dehors que des Srolétaires que la misère chasse de chez eux ou es négociants que stimule Tamour du lucre. Les Japonais, au contraire, choisissent leurs sujets les plus capables pour aller étudier au dehors une civilisation qu'ils apprécient et désirent s'approprier.

Arts et productions principales, — Les arts sont aussi plus développes au Japon qu'en Chine. Les porcelaines, les bronzes, les laques du Japon sont admirables. Les artistes excellent à peindre sur un éventail ou un paravent des sujets charmants de naïveté, ou à tailler dans le bois •u rivoiro mille petits objets qui exigent une dextérité merveilleuse. Les étoffes de soie brodées sont éblouissantes de couleur et de richesse. Le papier qui sert, entre autres usages, à faire les cloisons intérieures dcA appartements, est d'une souplesse et d'une solidité remarquables.

Dans les campagnes, les Japonais s*appliquent à bien cultiver leur sol. Les plantes parasites, et même les animaux qui, comme les moutons, sont à certains égards nuisibles à l'agriculture, sont soigneusement écartés. Le pays renferme aussi des mines précieuses de cuivre et d'autres métaux soigneusement exploitées. Gr&ce à l'étendue du Japon en latitude, Tarchipel produit une foule de plantes diverses. L'Europe en tire du thé, de la soie, des œuvres d'art et des cartons garnis de graines de vers à soie pour renouveler dans nos contrées séricicoles les races que les épidémies ont détruites.

Superficie et population. Villes remarquables. — La population du Japon est aujourd*hui de 83 millions d'habitants pour une superficie de 893 0(iO kilom. carrés, c'est-à-dire de 85 habitants par kilomètre. La France n'en renferme que 70. La population de plusieurs villes dépasse cent mille babitants. Les plus remarquables sont Yédo ou Tokio, avec 1 500000 hab., Miaco ou Kioto, 375000, Osaka avec la même population et Yokohama, port voisin de Yedo, où résident 3 00(i étrangers.

Indo-Chine. — Les Anglais en Indo-Chine. — L'Indo-Chine participe des deux contrées dont elle tire son nom et auxquelles elle sert de trait d'union. A l'ouest, les Anglais se sont emparés de toutes les côtes qui bordent le golfe du Bengale jusqu'à la presqu ile de Malacca et les ont annexées à leurs colonies de l'Uindoustan. Ils possèdent en outre les établissements des détroits et l'ile de Smgapore à l'ouest et au sud de la presqu'île de Malacca, où régnent plusieurs petits princes malais slliés aux Anglais et tributaires du royaume de Siam.

A l'est, l'empire d'Annam, qui s'étend le long de la côte de la mer de la Chine, éuit plus ou moins tributaire de l'empire chinois.

Les Français en Indo-Chine. — Au siècle dernier la France nt alliance avec l'empereur d'Annam. et les ingénieurs français élevèrent dans ses États des fortifications qui subsistent encore. Depuis une vingtaine d'années, nous sommes devenus maîtres de la basse Cochindiine, qui occupe les bouches du Mei-kong, et protecteurs du royaume de Cambodge, qui borne au nord les provmces françaises. Puis, par un nouveau traité avec l'empereur de Hué

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(la capllala de l'empire d'Annam), nous avoni ét6 confirmés dans nos possessions et sommes devenus les protecteurs de l'empereur d'Annam pour le soustraire à toute inftaence étrangère, chinoise ou autre. Ce dernier traité a ouvert au commerce français plusieurs ports du Tomkin^ qui forme au nord de l'Annam la partie la plus nc&A et Is plus peuplée de cet empire. Par le fleuve du Toiddn, on espère faire passer les riches produits minien de la province chinoise du Ynnnan, à laquelle ce fleevq conduit.

Siam et Birmanie. — Entre l'Annam et lei possessions britanniques, le royaume de Siara occupe le bassin du Meî-nam, au fond du golfe de Siam ; et l'empire des Birmans couvre le haut bassia de riraouaddy et celui de la Salouen.

Populations diverses. — Il s'en faut de beaucoup du reste que tous ces souverains, qui sont cependant des monarques absolus, puissent exercer pa> tout leur autorité. Les Laotiens, qui habitent sar les bords du Mei-kong, sont réclamés comme sujets à la fois par l'Annao» et le royaume de Siam. Ils mènent une vie à neu près sauvage ; cependant les Mois, qui vivent dans les forêts, sont encore ploi barbares et semblent appartenir à une race aborigène occupant le pays avant sa conquête par la race chinoise.

Les peuples de l'Indo^^ne sont très peu avancés sous le rapport de la civilisation. Comme les Chinois^ ils suivent la doctrine de Confucius, cale bouddhisme, ou des cultes moins élevés. Le commerce est entre les mains des Chinois, ou des Malais. Ceux-ci, qui appartiennent à une race intermédiaire entre la race blanche et la race jaaoe, sont des navigateurs hardis qui ont fondé des États prospères dans les riches lies de Tarchipel auqael ils ont donné leur nom et où l'on parle leur Isngue.

Productions de V Indo-Chine. — L'Indo-Chine est entièrement comprise dans la zone tropicale et excessivement fertile. Elle produit en grande abondance le riz, qui forme la pnncipale nourriture des habitants et dont on exporte en outre d'énormes quantités en Chine ou dans l'Inde. Les forêts sont remplies de bois précieux, et on y exploite entre autres le tek, remarquable par sa dureté et son incorruptibilité. La presqu'île de Malacca est un des rares pays du monde riches en éiain. Ailleurs on trouve de l'or, dont les temples de Bankok, la capitale de Siam, sont surabondamment ornés, et des pierres précieuses. Si les (orôts sont peuplées de hôtes féroces* on y capture du moins des éléphants sauvages, qui, une fois domestiqués, rendent les plus grands services dans les toriiis et les marécages, où ils sont les seules bètes de somme utilisées.

Superficie. Population. — Villes principales. - On estime à 37 millions environ le nombre des habiunts qui occupent l'Indo -Chine, dont U superficie est de 2300000 kilom. carrés, environ 4 fois et demie la France. La ville la plus peuplée est la capitale du royaume de Siam, Bankok dont on évalue la population à 500000 habitants. Une foule de gens v vivent sur des bateaux stationnés sur la rivière, comme dans les grandes villes chinoises, et son port est animé par un grand nombre de Jonques chinoises ou malaises. Hué^ la capitale de l'Annam, Hanoi ou Kécho, la capitale du Tonkin, Mandalay, la capitale des Birmans, sur riraouaddy, un peu en amont des anciennes capitales Ava et Oumérapoura, sont des villes dune centaine de mille Ames.

H en est de même de Rangoun^ la capitale dos possessions anglaises ou Birmanie britannique, pays dont la population totale approche de 3 millions d'habitants.

La Cochinchine française a pour chef-liou Sah gon, qui devient une belle ville bien bâtie, animée par le commerce, la garnison et les admini»-

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tntions doot elle est le siège. Mais son port n est pas tosfii fréouenté qae celui de Singapore, qui commande le détroit de Ualacca et qui est un des princinaox points de relâche sur la route de TExtrôme- Orient. Singapore est située dans une Ue séparée du continent par un détroit assez peu large pour que les tigres, le traTersant à la nage, viennent exercer leurs nrues jusque dans la ville. Depuis que les Anglais y 9ot établi un oort franc, la population y a très rapidement augmenté. Aujourd'hui on y compte 100000 habitants, en grande partie Chinois, et tous occupés de négoce, car nie ne produit rien par elle-même. Mais elle est située au point le plus favorable pour j opérer les échanges entre Tlnde, la Chine, les Ses de la Sonde et TAustralie.

Explorations flrançaUes. — Vart cambodgien. — Dfpais que les Français sont devenus maîtres de 11 Cochinchine, ils ont exploré le Mo!-kong, qui y débouche. Les rapides qui entravent son cours le rendent malheureusement impropre à la DtTi|[ition. Plusieurs de ses grands affluents sont «core inconnus. L*nn d'eux, qui vient du Camb(>dçe,Iemeten communication avec le lac Bien-ho oaTonlé-sap. Ce lac reçoit le trop-plein du fleuve pendant Tepoque des hautes eaux, puis les lui rend an moment de la baisse du niveau dans le Hei4ong. G^est sur les bords de ce lac et aux enliions que Ton a récemment découvert les ruines des monuments magnifiques qu y avaient élevés les Khmers, an moment de la splendeur de leur empire. Les plus beaux spécimens qu*on en ait rapportés forment aujourd'hui le musée cambodgien de Compiëgne.

HKDouaTA». — Limites, — L*Hindoustan forme «ne grande péninsule limitée au nord par les moDts Himalaya, à Touest par le golfe d'Oman, à Test par le golfe du Bengale, tous deux dépendances de la mer des Indes. Entre la mer et les montagnes, la frontière géographiaue est marquée par llndnB au nord-ouest, et par le Brahmapoutre au Dord-est.

Possessions analaises. — Mais depuis quelques innées les Anglau, maîtres de la plus grande partie de rinde,* ont étendu les limites de leurs possessions au delà de ces frontières naturellea en occapant à Test du Brahmapoutre, dans la péninsule de rindo-Chine, les provinces montagneuses ii YAssam et tout le littoral oriental du golfe du Ben^e, auquel on donne maintenant le nom de Birmanie anglaise. De môme à Toucst de Tlndus^ les possessions britanniques s*étendent jusqu'au pied des monts Snleiman, qui servent de contrefort aux plateaux de l'AfghanisUn et du Béloutchistan.

L'Himalaya^ U Gange, VIndoustan. — L*Himauya reçoit sur son versant sud des masses énormes d'eaux, en condensant sur ses flancs les nuages pompés par le soleil sur la mer des Indes, et auxquels U oppose une barrière trop élevée et infranchissable. Ces eaux forment au pied des monts une liàère marécageuse et malsaine, hantée seulement par les tigres et autres bêtes fauves, et qu'on oomme le Téraï; mais au sud du Téraî, le Gange et ^ principaux affluents, qui suivent comme l'Hima- Isy» la direction du nord-ouest au sud-est, parwarent un bassin d'une fécondité merveilleuse. ^ pottssent le rix qui forme la principale nourri- ^ (les habitants, le pavot à opium, et l'indigo <tu alimentent le commerce d'exportation. Là se P^tsie one population très dense ; de nombreuses ^es comptent plusieurs centaines de mille âmes : P^^Ài, où les descendants et successeurs de Tamer- ^ régnèrent sons le nom de Grands-Mogols, depuis »m* siècle fusqu'au commencement du zix*, fil^'^ «itoéy comme Delhi, sur la Djemna; *J^*J«i la prmcipale ville de l'ancien royaume "vrnde; Bénarés, la ville sacrée des Hindous, i ^ mna, sur le Gange; Calcutta enfin, la capi- 1

ule du Bengale, située sur THougli, une des branches du delta du Gange, qui donne accès aux plus grands navires jusqu^aux quais de cette métropole britannique. Cette résidence du vice-roi et des principales autorités anglaises renferme près d'un million d'habitants.

Le littoral, — La population se presse encore sur la côte de Coromanaely oui s'étend à l'est de la péninsule, et sur colle de Malabar, à l'ouest. C'est là que s'élèvent Madras avec 400000 habitants sur la côte de Coromandel, et Bombay avec 6&0 000 habitants sur le golfe d'Oman. Ce sont les contrées chaudes, dont le climat énervant épuise les Européens et les force à aller se refaire dans les sanilariums que les Anglais ont élevés dans TUimalaya ou sur les plateaux du Deccan.

Le Deccan. — Celui-ci occupe toute la partie méridionale de la péninsule entre Bombay, Calcutta et le cap Comorin ; les Gates, qui s'étendent le long des côtes de la Péninsule à l'ouest et à Test, et les monts Vindhyas, au nord de la Nerbuddah, forment les bords de ce plateau, dont l'altitude moyenne au-dessus du niveau de l'océan est d'un millier de mètres. Sur le Deccan, l'abondance des récoltes est subordonnée à la régularité des pluies, et si celles-ci viennent à manquer, on voit alors sévir d'horribles famines, dont le gouvernement anglais cherche à diminuer la fréquence en construisant de nombreuses voies ferrées qui permettent d'apporter partout les denrées qui font défaut, et d'immenses réservoirs qui accumulent pendant la saison dos pluies des eaux destinées à l'irrigation.

Le Pendjab, — Le Pendjab, ou pays des cinq rivières, est parcouru par l'Indus et ses affluents, et sa métropole, Lahore, ancienne capitale du pavs des Seiks, le dernier peuple soumis par les Anglais, est une ville de 100000 âmes.

Histoire. ~ L*Inde a de tout temps été convoitée par ses voisins, ou par les divers conquérants du monde. Les nombreuses races différentes que l'on y retrouve sont les preuves des invasions anciennes dont l'histoire n a pas gardé le souvenir. Ce pays a été le terme de la brillante carrière d'Alexandre. Après lui, les Afghans et les Mongols en 'ont fait la conquête, et c'est un mélange de persan avec l'ancien sanscrit qui forme la langue la plus répandue aujourd'hui dans la péninsule 4 l'hindoustani. Pendant longtemps les Européens n'ont connu d'autre route que celle des caravanes traversant l'Asie Mineure et la Perse pour aller chercher dans Tlnde les épices et les riches étoffes que ce pays avait le privilège de receler. Quand les Portugais eurent découvert la route du cap de Bonne-Espérance, plus courte comme temps et plus sûre, malgré les hasards de la navigation, que la route de terre traversant des pays semi-barbares, ils devinrent les maîtres du commerce de ces réglons. Les Hollandais, puis les Français au siècle dernier, prirent successivement la place des Poitugais. Maintenant ce sont les Anglais qui y dominent à leur tour. Petit à petit, la Compagnie anglaise des Indes,société de marchands, est devenue maltresse des divers Etats indigènes de la péninsule et de la plupart des possessions européennes. Les négociations, la force, la ruse, ont été mises en œuvre pour constituer le plus bel empire colonial qui soit au monde et qui aujourd'hui est devenu propriété immédiate de la couronne d'Angleterre.

Etats tributaires; Etats indépendants. — On ne considère pas l'Inde entière comme possession britannique. On y distingue encore des Euts réputés tributaires des Anglais, mais dont les souverains sont surveillés dans tous leurs actes par les résidents britanniques que le gouvernement ' de la Grande-Bretagne place auprès d'eux. Ces Etats tributaires renferment un cinquantaine de millions d'habitants, et les possessions britanniques près de

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quatre fois autant. Quant aux Etats vraiment indépendants, on ne les trouve plus que dans les montagnes de l'Himalaya, là où la supériorité des armes anglaises no servirait de rien et où le sol est trop

Emvre pour alimenter un commerce avantageux, à aussi les populations natives ont garde la force physique, Jomte à l'amour de l'indépendance. Partout ailleurs, la chaleur du climat a ôté toute vigueur aux caractères, et c'est ce qui explique comment 100 (HiO Européens commandent seuls à des centaines de millions d'Hindous. La résignation et l'esprit fataliste constituent un côté de leur nature. Ils meurent de faim sans proférer une plainte dans les grandes famines, et ils expirent sous la griffe du tigre ou la piqûre mortelle du serpent avec la même indifférence. Les Anglais ont eu grand'peine à détruire l'usage suivant lequel les veuves se faisaient brûler sur le bûcher où l'on incinérait le cadavre de leur époux. Et à la procession de l'idole de DJaggemaut, les fanatiques dévots se faisaient écraser sous les roues du char divin.

On n'a pas oublié la révolte d'il y a vingt ans qui a été sienalée par de si horribles massacres. Bien qu'elle fût fomentée par les régiments de cipayes, naturels enrôlés dans l'armée de la Compagnie, et que les régiments européens fussent réduits à leurs propres forces, l'Angleterre est sortie victorieuse de cette épreuve redoutable. Aujourd'hui les raJjahs, princes indigènes dont plusieurs possèdent des fortunes considérables, et qui éclipsent, par la magnificenco de leur luxe oriental les souverains les plus puissants de l'Europe, sont les sujets obéissants de l'Impératrice des Indes qui les gouverne de Londres. 150 millions d'Hindoua, 40 millions de Mahométans, des Bouddhistes, dea Guèbres ou adorateurs du feu composent la population mélangée et exubérante de ce vaste pays.

Productions principales. — Le commerce tire de l'Inde une grande quantité de plantes textiles. Pendant la guerre de sécession aux Etats-Unis, qui avait fait négliger la culture du coton dans son principal centre de production, Bombay était devenu le plus grand marché d'approvisionnement des manufactures anglaises. Avec le coton, l'Inde produit du jute, de la soie, de la laine. L'opium forme ensuite le pi^ncipal objet d'exportation. Les forêts sont riches en bois précieux pour leur dureté et leur incorruptibilité. On s'est mis à cultiver dans l'Inde depuis quelaues années le thé et le quinquina, et on en a tiré dans tous les temps du riz h la suite des récoltes abondantes, des épices, do V indigo.

Sans offrir le môme caractère de civilisation que les Européens, les Hindous ont le goût des arts. Leurs temples et les palais de leurs radlahs sont souvent des œuvres merveilleuses par l'élégance de leurs formes, la délicatesse de l'exécution, la richesse de l'ornementation. Les mousselines de rinde, les foulards, les châles fabriqués dans le Cojchemyr avec du poil de chèvre d'une espèce particulière sont toujours recherchés

Ï>our la finesse de leur tissu, et l'harmonie de eurs couleurs. C'est une ville du Malabar, Cnlicut^ qui a donné son nom au calicot-N'oublions pas non plus que c'est de l'Inde qu'on tirait les diamants de l'eau la plus pure et des plus grosses dimensions avant la découverte récente des gisements de diamants de l'Airiaue australe.

Mais malgré les ressources de l'Inde, la population y est si nombreuse, que beaucoup d'Hindous s'en vont travailler comme coolies aux Antilles ou en Afrique.

Possessions européennes. — Les Portugais et les Français ont seuls conservé des possessions dans l'Inde. Les premiers ne possèdent plus que Diu, Damao et Goa, sur la côte occidentale, qui sont de

simples comptoirs de commerce avec un pen plus de 400,000 habitants.

La France possède Mahé sur la côte occiden- Ule, Karikal, Pondichén/j et Yanaon, sur la côte de Coromandel, Chanaemaaor sur THougli, à quelque distance au nord de Calcutta, en tout un territoire qui est environ la millième partie de la France et qui est peuplée de 270,000 habiUnts. Pondichéry est la capitale administrative.

Quant aux provinces anglaises, il serait trop long d'énumérer leurs divisions. Les principales sont les présidences de Calcutta, Bomoay et Madras, dont les chefs-lieux sont en même temps les villes les plus peuplées et les ports les plus corn» merçants. Dans l'Ile de Ceylan, Pointe de Galles, ^ la pointe sud-ouest de Tile, sert de port de relâche aux navires qui vont d'Europe en Chine entre Aden et Singapore.

BÉLOUTCHISTAN ET AFGHANISTAN. — Au nord-OUeSt

de rinde, le Béloutchistan et l'Afghanistan sont peuplés par des hommes prescjue barbares, dont un grana nombre mènent la vie nomade sur les plateaux élevés qu'ils habitent. Les noms qui désî» gnent ces contrées répondent plutôt à des différences de races qu'à des empires politiques nettement définis. Les khans qui prétendent à la souveraineté sont nombreux et toujours en lutte les uns avec les autres. Les Anglais, maîtres de l'Inde, et les Russes, maîtres du Turkestan, les favorisent tour à tour pour se ménager des intelligences dans leur pays. En ce moment l'influence britannique est dominante.

Kélat est la seule ville importante da Béloutchistan, Candahar^ la principale ville du sud de l'Afghanistan ; au nord-est de celle-ci , dans les montagnes de l'Hindou-Kouch, Hérat est une place forte considérée comme la clef de l'Inde pour les conquérants venant du Nord. Elle est évidemment le point de mire des Anglais et des Russes. Enfin, la dernière ville importante de ces régions est Coboulf à l'est de l'Afghanistan, dans une région entourée de montagnes et sur une rivière qui porte ses eaux jusqu'à l'Indus. Partout ailleurs, sur le plateau, les cours d'eau, pour la plupart intermittents, vont se perdre dans des lacs sans écoulement vers la mer.

Au nord de l'Inde, on trouve encore, dans Tentassement des montagnes qui servent de contrefort au plateau de Pamir du côté du midi, une fouie de peuplades barbares qui y maintiennent leur indépendance et sont probablement les frères d'origine des Européens et des Hindous, restés fidèles au pays où la race entière semble avoir pris naissance.

Turkestan. — Voir ci-dessus les possessions

BUSSES.

Perse. — Limites. — La Perse s'étend depuis la mer Caspienne au nord, jusqu'à la mer des Indes au sud, ou plutôt jusqu'aux golfes Persique et d^Oman qui appartiennent à l'océan Indien. A Touest, elle touche à la Turquie d'Asie, depuis l'embouchure du Chat-el-Arab, jusqu'au mont Ararat dont la haute pyramide de 6000 mètres sert de limite commune à la Turquie d'Asie, à la Perse et à la Transcaucasie russe. C'est le point culminant de rArménie, aujourd'hui partagée entre ces trois contrées. A l'est de la Caspienne, la Perse touche aux nouveaux établissements russes du pays des Turcomans, puis aux possessions du khan de Khiva,et est séparée de l'Afpphanistan et du Béloutchistan ^ une ligne qui smt à peu près le 60* de longitude à Test de Paris. Ainsi délimitée, la Perse forme un vaste empire grand comme trois fois la France, mais singulièrement déchu du de^ré de puissance où il était parvenu dans l'antiquité, avant d'être détruit par Alexandre le Grand.

Climat. Orographie et hydrographie, — La Perse forme un plateau élevé au-dessus de la mer el

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flOQStnit à llnfiaencè de son voisinage par les monugnes qui t'en séparent. An nord, la chaîne de TElboiin ne laisse, le long de la Caspienne, qu'an riTsge étroit occupé par les provinces de Ghilan et de Mtzendénui. Le pic neigeux du Démavend, haut de S^ mètres, les domine de sa masse imposante. Ad nid, le golfe Persique est également bordé de hautes et épaisses rangées de montagnes. A Touest, elles 86 rattachent aux monts du Kourdistan, dont le oioot Blwend (entre Téhéran et Bagdad) forme le point culminant. Les rivières qui naissent sur le versant sad de ces montagnes vont seules gagner U mer 00 le Ghat-el-Arab, en parcourant des vallées et elles répandent la fraîcheur et la fertilité. Sur le Tersant nord, au contraire, les eaux sont bientôt absorbées par les sables altérés qui cou* ireatU plus grande partie de la Perse orientale. Léundue de ces déserts souvent salés, les sècheresMS qui y régnent trop souvent, l'absence absolue de voies de communication, économiques, snffseot à expliquer les terribles famines qui se- Tissent trop souvent en Perse. On évalue à ]^ 000 ou à % millions le nombre des victimes de U famine de 1873 sur une population aujourdboi réduite à 6 ou 7 millions d^faabitants.

Villes principales. — Téhéran^ la capitale de la Fme, est situé sur le plateau central, à plus de 1100 mètres d*altitude. £n été, la chaleur y devient il iatolérable, que la cour et tous les riches habitants quittent la ville et vont vivre dans les montagnes. L'hiver est au contraire très froid. L'Aderbaidjan, au nord-ouest, Jouit d*un plus doux climat. Lu eaux sy rassemblent dans le grand lac Onnnia, et c'est près de là que s'élève Tauris, la tiUeUplus peuplée de toute la Perse (130 0()0 hab.) 9ice k rimporunce de son commerco avec l'Europe par l'Arménie turque et avec la Russie par la IVuscaucasie. An sud de Téhéran, au centre de la contrée, on trouve Isptihan, l'ancienne capitale du grand Abbas (fin du xvi* siècle), pleine encore de mosquées, de palais, de monuments superbes tombant en ruines, et réduite à une population de JO à 60 000 habitants après en avoir renfermé ài fois autant. C'est encore au sud d'Ispahan, à moitié chemin du golfe Persique, qu'on trouve Ciiraz, réputé comme le paradis de 1 Orient pour ses Jardins embaumés de roses. A l'extrémité opposée, sur les frontières de l'AfghanisUn et du piys de Kbiva, Mëchehed, la métropole du Khora- :m persan, est un des lieux de pèlerinage les plus fréqaeotés par les 'Musulmans. Toutes ces villes sont Mties à une grande altitude. On ne trouve sur lè littoral qu'Aboucher sur le golfe Persique, Recht et Balfrouch près de la mer Caspienne, qui soient de ^elque importance.

Proditdtons principaies, — Les Persans ne man-

r)t pas d'industrie. Ils fabriquent des chAles et tapis qui sont partout recherchés pour l'harmonie de leurs couleurs, des cafetières et divers objets en métal qui se font remarquer par les formes les pins élégantes et les dessins qui les onent On trouve aussi en Perse de la soie, des pvfimis, des chevaux de belle race, des métaux et dM pierres précieuses. Cest de la Perse et de lAik centrale que sont originaires plusieurs es- P«M de fruits très estimés, comme les pèches, «abricots, etc., et qu'on a importé en France la y^rmce qui a fait la fortune du ComUt-Venaissin aiant la concurrence des nouvelles matières tinctomles extraites de la houille.

.AaiBB. — Aspect général et climat, — La Péjmsus arabique est grande comme six fois la rnacê. Des déserts immenses de sable s'étendent entre elle et la Syrie: la mer l'entoure de tous les titres oètés. L'Arabie est. bien plus encore que la Perse, le pays de la sécheresse et de la soif. De toutes parts, le littoral étroit est dominé par des «wntapiet dénudées et arides qui enveloppent le V PAavii.

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{tlateau intérieur. Pendant neuf mois de l'année, e ciel ne se voile d'aucun nuage ; pendant le reste du temps, on volt quelquefois se former des orages. Aussi la température est-elle accablante. A Aden, où les Anglais ont planté leur drapeau au passage de la mer Rouge dans l'Océan Indien, on a souvent vu des matelots européens foudroyés par une insolation pour avoir traversé une place au milieu du Jour. On ne pourrait parcourir les immenses espaces qui séparent les oasis habitées au milieu de cette vaste mer de sables sans les chameauXi oui supportent la faim, la soif et la fatigue de marches forcées de 200 kilomètres par Jour pendant une semaine.

Divisions de V Arabie. — LeNedjed. — Au oentro de l'Arabie, le Nedjed n'offre pas une région tout entière fertile et arrosée, mais riche en oasis, où sourdent quelques sources au pied de montagnes pelées. C'est là qu'on trouve les chevaux de la plus belle race arabe. Mais c'est aussi le pays musulman le plus formé aux chrétiens par le fanatisme des Ouahabites^ qui se prétendent appelés à réffénérer l'islamisme.

VHedjaz. -^ Du côté de la mer Rouge> les Turcs ottomans dominent sur l'HedJaz, la terre sainte de leurs coreligionnaires. Là se trouve la Mecque ^ où les Musulmans doivent venir en pèlerinage, une fois dans leur vie, fkire leurs dévotions dans le temple de la Kaaba, qui perpétue le souvenir d'Abraham, l'un des pères des Arabes, et celui do Mahomet. Tous les ans on voit arriver à la Meooue des représentants de toutes les nations où s*est répandue la religion du prophète. Les uns viennent d'Afrique par les grands navires ou les barques

3ui les descendent à Djeddah^ le port de la Mecque ; 'autres, partis de l'Asie centrale, traversent en caravanes la Perse et l'Arabie. Cette agglomération énorme d'individus et d'animaux est un foyer d'épidémies et l'un des points de naissance du choléra. A cent lieues au nord de la Mecque, les dévots vont visiter Médine^ la seconde ville saintOi qui renferme le tombeau de Mahomet.

Le Sinai. — Au nord de l'Hedlaz, le vice-roi d'Egypte est maintenant maître de la presqu'île du Sinai, si célèbre dans la Bible.

LYémen. — Comme l'HedJaz, l'Yemen, qui le touche au sud, est une possession du sultan de Constantinople. On donne le nom de Téhama à la Eone côtière embrasée qui règne le long de la mer Rouge, ce long golfe étroit où les rayons du soleil ont assez d'ardeur pour pomper ciiaoue année sept mètres d'eau. C^st le pays du café qui a fait la célébrité du port de Mokha, à quelque distance au nord du détroit de Bab-el-Mandeb.

Établissement anglais d^Aden. — C'est à Test de ce détroit que l'on rencontre le port d'Aden, dont les Anglais ont pris possession depuis 1840 et qui est aujourd'hui tine des grandes éupes sur la route des Indes.

Hadramamit. Oman. — Au nord-est d'Aden, la côte de l'Océan Indien s'appelle THadramaout, et le littoral qui fait face à la côte persane au sud du golfe d'Oman, s'appelle l'Oman. C'est là que s'élèvent les plus hautes montagnes de la Péninsule au voisinage de Mascaté, le port le plus important de cette région, dont l'ancien Iman avait fondé un puissant empire sur la côte orientale d'Afrique, et qui était maître de Zanzibar. Plus au nord, sur le golfe Persique, le Labsa comprend les lies fiahrein, où l'on pèche les plus belles perles du monde.

Population et commerce. — Dans sa vaste étendue, l'Arabie ne renferme que quelques millions d'habitants. Comment en savoU: le nombre précis dans un pays où l'on trouve si peu d'hommes attachés au sol, et au contraire beaucoup do nomades vivant sous la tente et cherchant à piller les caravanes trop faibles pour leur résister. La vie

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«mntes, ilf U mentient déjà aux temps légendaires d'Abraham, qui comme eux était fils de Sem, et Toa sait avec quelle ardeur guerrière ils ont smyi Mahomet pour conquérir un vaste empire aussi rapidement détruit que formé.

Le commerce tire d'Arabie du café, de la gomme, des dattes, des chevaux, des perles.

ToRQUiB D*AsiB. — Races diverses. — La contrée qui s'étend au nord de TArabie et à Touest de la Perse jusqu'à la mer Noire et la Méditerranée, porte le nom de Turquie d'Asie, à cause de ses maîtres actuels, qui n'y forment guère que la moitié de la population. Les Arméniens et les Kourdes à Test, les Grecs sur les côtes de TArchipel à l'ouest, sont de race arj^enne. Les Arabes, les Syriaques et les Juifs sont de race sémitique. Géographiquement, on partage la Turquie d'Asie en cinq parties, l'Anatohe, l'Arménie, le Kourdistan, la Mésopotamie et la Syrie, sur chacune desQuelles nous allons successivement Jeter un coup u'œil. Elles renferment en tout 12 millions d'habiunts sur 1 300000 kilomètres carrés.

Anatolie. — La grande presau'lle que limitent la mer Noire au nord et) la Méditerranée au sud, et dont la mer de Marmara, les détroits de Consuntinople et des Dardanelles,' et l'Archipel baignent les côtes occidentales, porte le nom d'Anatolie. La plus grande partie en est occupée par un plateau fort élevé, de 1500 à 2000 mètres, qui s'appuie au sud à la chaîne du TauruSt à l'est à 1 anti-Taurus et aux montagnes de l'Arménie, et dont les eaax s'amassent en lacs sans écoulement, ou s'en vont à la mer par des torrents dont le cours est singulièrement tourmenté par les montagnes au travers desauelles ils ont à s ouvrir un passage. Les côtes de l'Archipel. — Dans l'antiquité, l'A- • natolie s'appela l'Asie par excellence, et comme les plateaux de l'intérieur, glacés en hiver, brûlants en été, conviennent mieux à la vie {)nstoraie qu'à un grand développement de la civilisation, c est au pourtour du plateau, sur les rivages tempérés de l'Archipel ou ae la Méditerranée, que l'on rencontre le plus de souvenirs historiques et les villes les plus importantes dans les temps modernes. Sur la presqu'île qui touche immédiatement au sud des Dardanelles, s'élevait la célèbre ville de Troie, si fameuse par le siège qu'elle soutint dix ans durant contre les Grecs. Au sud de la Troade, les côtes de l'Archipel étaient couvertes de colonies grecques florissantes, célèbres par leurs richesses, l'imporunce de leur commerce,* la science de leurs docteurs. Un peu au nord de Smyrne, sur le rivage qui regarde l'ancienne lie de Lesbos (aujourd'hui Mételin), s'élevait Phocée^ la fondatrice de Marseille et d'autres colonies du sud de la Gaule. Smyrne est aujourd'hui la ville la plus populeuse (150000 bab.) de la Turquie d'Asie, la plus riche et la plus commerçante. A la sortie du golfe sur lequel Smyrne est assise dans un site charmant, on trouve l'Ile de Chio, habitée par des Grecs, qui possédaient, au moment de la guerre de Tindé-

gendance de la Grèce, une marine puissante et de ardis matelots. Les Turcs se vengèrent par de cruels massacres des désastres que leur avaient fait éprouver les Chiotes. Au sud de Chio, on rencontre les ruines Ù^Ephèse^ célèbre par le temple de Diane, qui passait pour l'une des. sept merveilles du monde, et par les conciles qu y tinrent tes premiers chrétiens. Puis c'est Miletf la reine des villes ioniennes, la rivale en puissance maritime de Tyr et de Carthage, dont la marine comptait à elle seule cent vaisseaux de guerre et dont les habitants soulevés citre Darius, roi de Perse, provoquèrent les guerres médiquos. Entre Milet

et Ephèse, on voit l'Ile de Samos, la patrie de Pythagore. A l'angle sud-ouest de l'Anatolie, sur la limite de l'Archipel et de la Méditerranée, voici

de l'Anatolie, sur a Méditerranée, vo l'Ile do Rhodes t si célèbre dans l'antiquité par son

commerce et par le colosse qui s'élevait à rentrée de son port, oien plus illustre à nos yeux par le séjour des chevaliers de SaintJean de Jérusalem et leur défense héroïque contre les Turcs. Les tremblements de terre qui se répètent fréquemment dans cette région n'ont pas encore renrersé toutes les maisons qui portent encore les armes de leurs fiers défenseurs. A l'est de Rhodes, Chypre est encore célèbre par ses vins, mais ne nonrrit plus la dixième partie des habitants qu*elle renfermait dans l'antiquité. Toute cette terre, si riche en souvenirs,! est habitée par des Grecs, commerçants comme ils le sont tous ; elle Jouit du climat riant et des productions précieuses des borda de la Méditerranée. La soie, les huiles, les froits en forment les principales productions et alimentent le commerce avec les lames, les tapis, les métaux apportés de l'intérieur.

Chypre a récemment acquis une grande importance politique. En vertu d'une convention conclue (Juillet 1878) entre la Porte ottomane et V Angleterre, cette dernière puissance a le droit de tenir garnison à Chypre et s'est chargée dn protectorat de FAsie Mineure pour arrôter de ce côté les progrès des conquêtes russes.

Les hauts plateaux et le littoral de la mer Noire. — Au centre de l'Anatolie, Angora est célèbre par ses chèvres an tissu soyeux, Tokat par les cafetières qu'elle fabrique. Sur le littoral de la mer Noire, trébizonde est le port le plus actif parce qu'il sert de débouché sur cette mer à rArménie. Sinope, qui occupe l'extrémité septentrionale de FAnatolie, rappelle le souvenir de Diogène le cyodqne, et pendant la guerre de Crimée son port a yu brûler la flotte ottomane incendiée par les Russes.

Sur le Bosphore, Scutari est un grand faubourg de Constantinople, célèbre par ses frais ombrages de cyprès, oh les Turcs aiment à placer leurs tombes. Plus au Sud, à quelque distance, Brous,<e^ malgré les tremblements de terre, est une grande ville de près de 100,000 habiUots, qui a été la résidence des sultans ottomans avant qu'ils transférassent lo siège de leur empire à Andrinople et de là à Constantinople.

Arménie turque. — A Test de l'Anatolie, T Arménie turque, qui touche au mont Ararat, est un pays montaeneux fort élevé. Sa capitale Erxerown est à près de 2000 mètres. Au^si y voit-on quelquefois de la gelée au mois de Juin, bien que soos une latitude plus méridionale que Naples. C'est dans l'Arménie turque que se trouve le lac de Van grand de 865,000 hectares et tout entouré de hautes montagnes souvent couvertes de neige.

Kourdistan. — L'EupIirate prend sa source près d'Erzeroum. Il coule d'abord à l'ouest comme s'il devait finir dans la Méditerranée, puis se retourne au sud en traversant le Kourdistan. Gomme les Arméniens, les Kourdes sont de race aryenne, mais ils ont embrassé l'islamisme, tandis que les Armônlens lorment une secte particulière du catholicisme romain. C'est dans les montâmes du Kourdistan que le Tigre prend naissance.et les deux fleuves, qui semblent un instant prêts à se réunir au voisinage de Diarbékir, se séparent de nouveau pour envelopper l'antique Mésopotamie.

Mésopotamie. — Que de souvenirs se pressent sur ces bords I Babylone, sur l'Euphrate, et Ninive sur le Tigre, n'ont laissé quo des ruines diflicilement retrouvées, après avoir atteint un développement que ne connaissent peut-être pas encore nos capitales modernes. Bogdad^ le chef-lieu actuel de l'Eldschézireh, n'est plus que l'ombre de la brillante résidence d'Haroun-al-Raschid et des puissants califes, ses successeurs.

Grâce à son climat, grâce aux eaux abondantes que l'Euphrate et surtout le Tigre puisent dans les neiges de l'Arménie et du Kourdistan, la Mésopotamie pourrait être un des plus riches pays du

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Bonde. C'est Vexcès de leur fortune qnl a perdu M empires assyrien et babylonien. A cette époque, a moios, on avait tout fait pour aménager les eaux srtilisaates. Les digues, les canaux notaient pas aoîos menreilleux que les palais superbes de BaiTione. Aujourd'hui les Arabes qui occupent cette è^on trayaillent péniblement peur verser des ri'bats énormes dans les trésors des pachas turcs |ai n ont d*autre souci que de s'enrichir sans rien lire d'otile. Un seul exemple suffira à montrer Iccnrie du gouTemement ottoman. Depuis 40 ans jTie ITophrate a crevé ses diffues en amont de son joflaent avec le Tigre, ce désastre n'a pas été réparé. Le pays s'est transformé peu k peu en un ma- •éc^e pesUlentiel, et la ville de Bassorah sur le ciavel-Arab, qui était un port commerçant, peuplé it 00,000 âmes, est tombée peu à peu au rang de bourgide malsaine et déserte.

Syie. — Le désert, qui gagne de plus en plus s^j ries terres cultivables à mesure que la barbarie 00 l'incarie l'emportent sur la civilisation et les innui qu'elle amène, s'étend à l'ouest de la Mé- Mpoumie jusqu'au pied des chaînes parallèles du Lbin et de TAnti-Liban. Au pied de ce dernier et do Qont Hermon qui le domine, Damas forme une ^ii Terdoyante, où a vécu de tout temps une popaUtion nombreuse et industrieuse ; Damas passe £«Dr on des paradis de l'Orient. On y fabrique de belles étoffes de soie, et les lames qu'on y trempait jonissûent autrefois de beaucoup de réputation. C est encore aujourd'hui la ville la plus peuplée de la Snie. Elle renferme 150 ou 300000 haoîtants. A moitié chemin entre Damas et TEuphrate, Paimyre «teignit on instant un haut degré de prospérité sous UreTneZénobie, alors qu'elle était le centre du commerte entre la Méditerranée et l'Euphrate, entre Rome et llnde. Il n'en reste plus aujourd'hui au mibea da désert que des ruines qui attestent son uitiqae splendeur.

Cest plus au nord, au point où l'Euphrate se npproche le plus de la Méditerranée, aue passent ujofiid'bui les marchands qui vont de la Méditer^ ruée k l'Euphrate. Alep occupe le nœud des routes de cette région, et c'est ce qui en fait l'importance. Ene renferme 80000 habitants. Si l'Euphrate éuit phu régulièrement navigable, un chemin de fer trarenant Alep irait du golfe d'Alexandrette au fond ^ la Méditerranée, à quelque port de l'Euphrate, «t ce serait encore là rme des grandes voies de trafic entre l'Europe et les Indes et celle que suivait eCommerce avant que les Portugais n'eussent doublé le cap de Bonne-Espérance, et les Français ptrcé l'isthme de Suez.

Eotre Alep et la mer, on rencontre l'Oronte, qui né entre le Liban et l'Anti-liban coule d'abord au ^'ord en traversant Emèse et Epiphanie, célèbres dans l'histoire de l'Ëglise, puis se recourbe au S.-O. mt finir dans la mer entre le Taurus, au nord, et le Liban au sud. C'est dans cette dernière partie de un cours qu'il traverse Antioche^ une des trois ^des métropoles du monde ancien avec Rome et Aleiandrie.

lAcAtt Méditerranéenne. — Sur la côte étroite <pi l'éiend an pied du Liban, en partie couvert de ^*^ au feuillage sombre, les ports se pressent et iOMi les souvenirs. Ce sont du N. au S. Latakieh, ir^ii, Beiroutt qui de nos Jours est le premier 9^ 4e U Syrie, gr&ce surtout au commerce de la ^«, et dont la population atteint bientôt 100,000 fiwitante. Pais voici Sidon et Tyr, les deux métrol^oi^sdetant d'États maritimes delà Méditerranée, - ^^^ ^*^® civilisation si antique et pourtant y déreloppée. Ensuite on rencontre Saint-Jean ucre, où vint échouer la fortune de Bonaparte, ^ promontoire du mont Carmel, Ja/^a dont le nom Wle UpesiA sévissant surl'acmée d'Egypte, puis «a qui touche presqu'aux frontières d'Egypte. '^cn loin de la source de l'Oronte. dans cette

môme vallée creuse qui sépare le Liban 'de l'Ant!- Liban, et qu'on appelait la Célésyrie, le Léonte» prend sa source, un peu au sud de Tantique Bal' oek, pour venir finir dans la Méditerranéo entre 1^ et Sidon.

Le Jourdain, — Enfin près du Doint où le Léontes tourne à Touest vers la mer, commence le Jouiw dain, si célèbre dans l'histoire du peuple Israélite, n traverse le lac Mérom, puis celui de TIbériade,. et vient finir dans la mer Morte à 400 mètres audessous de la Méditerranée. La stérilité desrochertqui entourent la mer Morte, la solitude qui y règne,. 1 infécondité de ses eaux chargées de principes minéraux et d'asphalte qui lui ont valu le nom de lac asphaltite» sont en harmonie avec co que rapporte la tradition sur les villes maudites située» jadis sur ses bords et qu'aurait détruites le feu dv ciel.

La Palestine. — C'est dans les monUgnes à l'ouest du Jourdain que se sont passés les principaux événements rapportés dans la Bible. Au ff.-O. de la mer Morte voici Bethléem, puis Jérusalem^ la dté de David et de Salomon, la ville sainte des chrétiens et aussi une de celles des Musulmans qui y possèdent la mosquée d'Omar, un de leurs plu^ célèbres califes. Plus au nord, on rencontre Sichem,. puis Samarie^ la capitale du royaume d'Israôl, etenfin Nazareth entre le Carmel et le lac de Tibériade.. Les Juifs etles Chrétiens qui ont fait la célébrité de; ce pays n'y sont plus ni les maîtres ni les habitantslesplus nombreux. De l'efl'ort gigantesque déployépendant les croisades, il ne reste plus aujoura'huii que des souvenirs illustres. Les chrétiens maronites, qui sont quelques centahies de mille, vivent dans les montagnes où les poursuit souvent la^ haine des Druses. Les puissances chrétiennes et la France en particulier ont fondé en divers points des » maisons religieuses qui veillent sur quelque lieu> saint, et secourent leurs coreligionnaires. En Asie^ . du moins, la croix n'a pas encore reconquis la prépondérance sur lo croissant. [G. Meissas.]

1. Questionnaire géographique. — Spécimen de questions. — 1* Sur la géographie physique. — Décrivez la forme de l'Asie? — Donnez une idée de sa superficie et de sa population comparées à celles de- TEurope. — Faites un voyage de circumnavigation de l'Asie en partant de la mer Noire : quelles mers, . quels détroits, quels golfes, quelles presqu'îles, quels caps rencontrez-vous? — Quels sont les* grands fleuves dont vous verriez l'embouchure en suivant la côte de Suez à Péking ? — L'Asie a-t-elle de grands fleuves qui ne se Jettent dana aucun des océans qui l'entourent? -* Comment^ vous figurez-fOUS un paysage de Sibérie? -* Un« paysage dans les Indes? — L'Asie est-elle séparée par de grandes distances des autres parties du monde?— Estelle tout entière dans l'hémisphère boréal? — Quelle idée vous faites- vous du« massif central de l'Asie?— de l'Himalaya? etc. — Distinguer les grands versants et les principaux bassins de l'Asie, etc.

2" Sur l'ethnographie. — Quelles sont les principales races de l'Asie ? — Où habitent^lles ? ~ Quelles religions suivent-elles? — Quel genre d» vie mènent-elles?

8* Sur la géographie politique. — Passer en revue les principaux États, en indiquant leur situation, leur capiule, leurs principales productions, les établissements européens, etc.

Où feont situés en Asie, les principales colonies européennes ? — Quels sont les ports ouverts aux Européens dans l'océan Pacinque ? — Quels sont les grands ports de relâche entre** l'isthme de Suez et le Japon ?

Supposez un vaisseau partant de Llverpool pour aller faire le commerce en Asie : où pensez-vous qu'il peut aller, qu'emporte-t-il et que rapporterat-il?

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