‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 111 sur 562 · ASPHYXIE · texte numérisé non relu

ASPHYXIE

Comparez la Chine et le Japon, quant à la situation et à 1 étendue de leur empire, quant à leur civilisation, quant à leur rapports avec TEurope?

Où placez-vous Palmjrre, Ninive, Babylone, Antioclie ?.... etc.

Expliquez les mots cachemire, calicot, nankin^ (linge) fiamastéi et Torigine de ces noms.

Si vous alliez par terre de Jérusalem à Téhéran, de là à Boukhara, de là à Caboul et de Caboul à Bombay, quels États traverseriez-vous ? Dans quelles parties de ce voyage seriez-vous exposé aux plus grands dangers 7

Quelles sont les mers qui baignent la Perse 7

a. Problèmes oAograpbiqaes. — 1. La Cliine, proprement dite, a une superficie de 4,025,000 Icii. carrés et une population de 405,000,000 d*habiunu ; la Sibérie, 12,500,000 kil. carrés et 8,400,000 d'habitanU; llnde, 3,800,000 kil. carrés et 238,000,00n d'habitants. Quelle serait la population de la Sibérie, si elle était aussi peuplée que Tlnde et aussi peuplée que la Chine 7 R. 1* 787,000,000. 2* 1,262,500,000 hab.

8. Quelles contrées parcourrait un TOirageur partant de Péking, et marôhant toujours àTO. en restant à la même latitude, en Asie d'abord, puis en Europe ? -- Quelles mers devrait-il traverser 7 — Quelles chaînes de montagnes aurait-U à franchir 7 Quels fleuves traverserait-il 7 -— Près de quelles grandes villes passerait-il 7

4. La distance par mer de Suez à Aden est d*en- Tiron 2,500 kilom. ; celle d* Aden à Bombay de 2,6S0 Ul. ; de Bombay à Pointe-de-Galles, 1,750 kil. ; de Pointe de Galles à Calcutu, 2,100 kil.; d'Aden à Pointe de Galles, 8,300 kilom. ; de Pointe de Galles à Slngapore, v,650 kilom. ; de Singapore à Saigon, 1,100 kilom.; de Saigon à Hong-Kong, Macao et Canton, 1,500 kilom ; do Hong-koag à Chang-hai, 1,350 Ulom. ; de Chang-hai à Pékin, 1,400 kilom. ; de Chang-h^ à Yokohama, 1,900 kilom.

Combien un navire faisant 600 kilom. par Jour mettra-t41 à aller de Suez à Pékin, par la route d*Aden, Pointe de Galles, Slngapore, Salcon, Hongkong, et Chang-hai, en relâchant 12 heures au moins dans chacun de ces ports, mais moins de 24 heures 7 — R. De 26 à 29 Jonn

Quelle économie de temps réalisera un voyageur allant de Suez à Calcutta, si au lieu de suivre la route maritime d*Aden, Pointe de Galles, Calcutta, il va par mer d'Aden à Bombay et par chemin de fer de Bombay à Calcutta, sachant que la longueur de la voie ferrée entre ces deux villes est de 2,000 kilom. environ et en supposant que les trains y fassent 40 kilom. par heure. — R. 2 Jours, et 12 heures.

OuTragea à oonsallir. — Livres admii dans les bibliothèqoM popalaires, qui foamiiMat les plut nombrcui ■ajeti de leetarei sar L'ÂMtê .- Duvml ; iVb/ftf Pltmète. De Lanoye ; La Sibérie* ~ Pouatieigne, Voyage en Chine,

— Hoy. La Chine et la Cochinchine, — Lemire, Cochinehitie Françaite et Cambodge, — MouhoU Royaume de Siam, — D«Tille, Eœevrêiont dont VInde. — Burton Voyage à la Mecque^ ete., abrégé par Belin de Leunay.

— Kalfy, Lectures fféographii^ues • eofia et turtoot la collection du Tour du monde,

ASPHYXIE. — Zoologie, XXXV; Hygiène, XVL

— Ou appelle asphyxie un état de mort apparente produit, par la suspension de la respiration. Dans la iyncopCf U mort apparente résulte de Tarrèt subit du cœur.

La respiration normale consistant à inspirer Tair atmosphérique qui contient vingt et un centièmes d*oxy^ne, ibut ce ^ui diminue la proportion de ce

Êaz dans Tair respiré tend à produire l'asphyxie. Ile résulte également de tout obstacle à rintroduction dans Ids poumons d'uno quantité d'air snfilsante.

Nous nous bornerons à indiquer les causes acci-

: dentelles de ces deux modes d^asphyxte et les soint ' à donner en attendant Tarrivôe du médecin.

Asphyxie par action chimique. — \* Air confiné. " Asphyxie résultant de l'air vidé soit par u respiration, soit par les miasmes, souvent aussi pir les émanations de fleurs d'autant plus dangereuse) que l'on est moins porté à les suspecter. Getio. viciation de l'air se manifeste par les symptômei suivants : maux de tète, étourdissements, nausées, oppression et perte de connaissance.

Les soins à donner sont ceux-ci : porter la peN sonne en plein air, maintenir la tète haute, enlever tout ce qui peut gêner les mouvements de U poitrine et de Tabdomen, asperger d'eau fraîche U face et le cou. Il importe peu de faire respirer da vinaigre, mais quelques gouttes d'éther dans de l'eau sucrée calment, s'il y a lieu, les acddeou nerveux.

2» Vapeur de duorhon—aeide carbonique,— oaz cTéclairacfe, etc. — Le gaz oxyde de carbone qiu se dégage du charbon en combustion cause un réritable empoisonnement du sang; le gaz d'éclainst agit également par ses propriétés délétères ; mu Tacide carbonique pur, tel qu'il se dégage des cuves en fermentation est simplement irrespirable et no cause pas des accidents aussi rapides.

Pour essayer de rappeler l'asphyxié à la vie, oa le porte à l'air libre, sans craindre le* froid, ayant soin de maintenir élevées la poitrine et la t6te Une personne comprime la poitrine, undis qu'une autre comprime le ventre en le refoulant en haut, puis on laisse subitement les organes reprendre leur position. On répète cette manoeuvre qui imit« les mouvements naturels de la respiration pour débarrasser les poumons de l'air viaé et y xaire pénétrer de l'air pur. En même temps on asperge le visage et la poitrine avec de l'eau très flroide que l'on essuie, pour recommencer au bout de quelque» minutes. On fora brûler une allumette sous le net, ou l'on y tiendra ouvert pendant quelques secondes un flacon d'ammoniaque. En même temps on frictionnera les membres et le corps, n faut refecir aux mêmes moyens à de courts intervalles et tortout ne pas te décourager avant que la mort ne ioii prouvée par la rigidité cadavérique ou corutatét par un médecin.

Pour rétabUr la respiration il aérait utile de joindre aux mouvements que nous venons d'indiquer, rinsufflation par laquelle on fait arriter de Tair dans le poumon au moment où la poitrine se dilate, par son élasticité après la compression. Pour cela, tandis qu'une personne tient fermées lei narines du malade, une autre lui souffle dans h bouche directement ou avec un tube, en prenant soin de fermer à l'air l'accès en en repoussant doucement le larjmx (la pomme d'Adam) maintena entre deux doigts. Lorsqu'un peu d'air a pénétré dons les poumons on le chasse par la compression simultanée du ventre et de la poitrine, et l'on recommence rinsufflation. On peut aussi insuffler de Tair, avec précaution, au moyen d'un soufflet dont le tuyau est introduit dans une narine, tandis one l'antre narine et la bouche sont soigneusement re^ mées*

Aussitôt que le malade donne quelques signes de vie, on le place dans un litchaua et l'on maintient autour de son corps une température élevée an moyen de bonteUles d'eau ou de briques chauffé^'* Lorsqu'il n'y a pas d*in(tices de congestion cérébrale, on administre un peu de vin chaud sucré; dtns le cas contraire en fait boire de la limonade et Ion applique des ainapismet aux pieds et aaiiainb«<- Si le visage est rouge violacé, les yeux saillants, u sera bon, en attendant le médecin, d'appliquer de^ rière chaque oreille six sangsues, ou ae prstiqQ^' j sur la nuque deux ventouses scarifiées. j

Submersion, — La submersion simple proow l'asphyxie sans empoisonnement du sang. uÈnsra

ASSIMlLiATION

ASSIMlIiATlON

•MCI grmd Bombre de cas le noyé toml>â en syncope ta premier conUct de Vêtu» de sorte qu'il ne pénètre point de liqmde dans les voies respiratoires. Si l'ean n*est pas très froide, le sujet peut y dmearer assex longiemps sans que la mort apparente ae change en. mort réelle.

Lorsqu'il n y pas ou ^ynoope immédiate, Teau pénètre dans restomac et un pou dans les bronehes. U tft donc utile d*indîner modérément 1» tète du lajet pendant quelques secondes pour faciliter I écoulement du liquide, après quoi Ton procédera, comme nous Tenons de Texpliquâr, ayant soin leslonent do débarrasser imméoiatement le noyé de Ms Tètemento et de le maintenir à une tempéruore élerée an moven de bouteilles d'eau ebaUde, df briques, de flanelles, etc. ÀTsnt de commencer rinsifflation, on aspirera au moyen d'un soufflet, oa d'osé seringue privée de sa cannelle, les mucoàtéi écumeuses qui remplissent la bouche et otesent l'entrée des bronches.

Simgulatûni. — Un lien fortement serré autour do ooQ empêche Tair de pénétrer dans les pouaooi et s'oppose à la circulation du sanç dans le ffinesa, causant ainsi asphyxie et congestion cérébnle. Dtns le cas de pendaison il peut y avoir, en ottie, ime lésion de la moelle épinière qui cause iomédiatement la mort; mais cette lésion n'étant pu Tuibte. on doit traiter les pendus comme les astres asphyxiés.

raos les cas d'asphyxie par strangulation, qu'il j lit oa non pendaison, la première chose à faire est de déucher on mieux de couper les liens, Mitt aUendre f arrivée de fautoriiéi on enlève U emate, la ceinture, le corset, les Jarretières, eo SB not tout ce qui pourrait gêner la respiratîMietla circulation, et l'on procède comme pour les aotres cas d'asphyxie.

Les personnes appelées à secourir un asphyxie doirent procéder avec méthode et sang-froid. Qu'elles soient bien persuadées surtout qu'un aofé peut avoir séjourné plus d'une heure sous reao et être ramené à la ine ; que Ton peut aussi Ure revivre après longtemps les victimes d'asphyiio par les gaz irrespirables, ou ensevelies sous des décombres. Souvent os n'est qu'au bout de m on boit heures d'efforts intellieents que l'on nppclle quelque signe de vie ches les sujets <nppés de mort apparente. Il faut donc, même i»i les circonstances qui paraissent le plus déc>wai»eantes, continuer les soins préliminaires en uteDdant la venue du médecin qui seul pourra apprécier Topportunité de quelques moyens énercqnes que nous n'avons pas mentionnés. — V. l^s tnott tepiVahcm, Accidents. [D' Saffray.]

Aflinni.ATl01l. ^ Soologle, XXXn ; Botani.

qw.?, VIII. --(étym. : du latin, rendre eemOlaUe),

Oq doit entendre par OMsimUation l'ensemble

des actes par lesquels l'organisme vivant enn

pniote ao milieu extérieur lea éléments qui lui

Kot nécessaires et les incorpore à sa propre sub-

luaee.

La sQbstanee de l'être vivant n'est Jamais, à au-

CQn moaaent de l'existence, dans un état sution-

MW, ou de repos. Elle est, tout au contraire,

«r.tnlnée, depuis le premier insUnt de la vie Jus-

<:8ia dernier, dans un tourbillon incessant, dans

UBoiiTemeot perpétuel de rénovation. Elle s'use

H'u renontelle à mesure qu'elle s'use; elle se

^«tnit, et se reconstruit an fur et à mesure,

CQBBe U toile de Pénélope. Elle est le siège d'un

MBble mouvement, l'un de composition perpé-

ndle, par lequel l'animal régénère son propre

^nisffle, l'autre de décomposition, qui désa-

r«fe les matériaux vivanu et les élimine.

Ces actes contraires, les premiers é' assimila-

•<'<^ les seconds de détassmiiation , constituent

^nfdritm^ telle du moins qu'elle existe ches les

cornai d'ordre supérieur.

On -lo voH, rassimilatlon est nne des d^ux races, une des deux moitiés de la nutrition. Elle constitue l'une des principales différences entre l'animal et l'objet appartenant au monde inorganisé.

La force assimilatrice^ qui soutient et entretient la vie, va en décroissant de la nmssance à »a mort.

Dans les premiers temps do ta vie, elle est d'uno extrême énergie: te Jeune animal assimile avec une intensité énorme, et dépense relativement peu, en sorte que le budget vital se solde par un grand excédent des recettes^ Ou bien, pour quitter la métaphore, l'organisme emprunte an milieu extérieur beaucoup plus de matériaux qu'il ne lui en restitue. Le résultst est l'accroissement rapide dn volume de l'animal»

Mais bientôt cet excédent eusse d'être si considérable : la force assimilatrlce perd chaque Jour un peu de son activité première» Il vient enfin un moment où elle est Juste suffisante pour compenser les dépenses vitales. Cet état stationnal^e, où l'animal recouvre exactement ce qu'il perd, correspond au plein de la vie : la croissance est terminée, les forces sont à leur maximum. Cet équilibre parfait dure plus ou moins longtemps, selon que la vie subit ou non des accidents qui entravent, dévient ou brisent son cours régulier.

Enfin la diminution de la puissance rénovatrice fait de nouveaux progrès, et l'équilibre se rompt. Les phénomènes d'acquisition se ralentissent peu à peu, tandis que l'usure des organes reste la même ou augmente encore. Le résultat est la diminotion graduelle de l'organisme, son dépérissement. La somme des actions chimiques accomplies au sein des tissus va diminuant tous les Jours, mettant ainsi l'animal à la merci du plus léger choc; elle finit par n'être plus surfisanto pour entretenir la vie, qui s'éteint alors à la façon d'un foyer auquel le combustibte vient à manquer.

Ainsi, il semble que la cellule originelle de laquelle procède tout être vivant soit douée, d'une quantité donnée de force créatrice» laquelle va diminuant toujours, et s'épuise enfin, amenant ainsi la mort de l'animal.

Bemarquonsque ces termes que nous employons « force créatrice, puissance d assimilation, vertu rénovatrice », ne sont et ne peuvent être que de pures métaphores. Ils expriment l'ignorance où nous sommes de la manière dont sont causés et diriges les phénomènes de ta rie. Le comment de ces phénomènes, leur mode, leur nsture, nous ■ont aujourd'hui parfaitement connus. Tandis que nos prédécesseurs, moins bien outillés que nous pour l'étude de ces actes intimes et d'ailleurs privés de bien des lumières qui nous éclairent auiourd'hui, ne pouvaient s'expliquer les phénomènes de la vie et les attribuaient à un ordre tout spécial. Tordre vitale tandis qu'ils y voyaient les manifestations de lois particulières, différentes des lois physico-chimiques et spéciales à l'animai, nous, an contraire, nous avons reconnu que ces

I Phénomènes sont de l'ordre physique; que les ois de la nature inorganisée los régissent tous sans réserve ; qu'en un mot il n'v a pas deux mondes, ici celui de la vie, là celui de la non-vie, chacun soumis à ses principes particuliers, mais que la nature est la même partout, et que les actes par lesquels l'animal vit, sent, se meut, pense, no diffèrent nullement de ceux que le chimiste observe dans son laboratoire. Hais, en revanche^ nous constatons l'impossibilité d'expliquer le pourquoi de ces phénomènes : si le corps, a dit Paul Bert, est la cornue du chimiste, la vie est ce chimiste même, qui prépare les conditions des phénomènes et les force ainsi à f exécuter. Tout se passe comme si 1 snimal vivant était doué d'une force particulière, qui provoque et règle les actes

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