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ASSIMILATION

ASSOLEMENTS

.aes de sa Tie. Au fond, ee n'est pas ; ùk vie seule' qu*appartient ce mvstère, c*est à (tout phénomène naturel : quand la combinaison -éhimique se fait selon des nombres, o*est4t-dire selon une loi spirituelle, quand un cristal réalise un type idéal prédéterminé, nous sommes bien forcés d*in?oquer ici aussi cette direction cachée, cette « idée directrice », comme disait notre grand <21aude Bernard. De sorte que ce mystère sous- Jacent aux actes Titaux, loin d'en faire des actes d'une nature spéciale, les rapproche au contraire des actes physico-chimiques, les identifie à eux. liS nature est partout d'accord avec elle-même, ^t ses lois sont partout identiques.

Quels sont les matériaux que l'organisme em- •prunte au dehors pour te les assimiler? Us sont très nombrsux, et sont naturellement ceux dont -«st formé l'organisme lui-même; pour ne citer «que les principaux, ce sont l'oxygène, le carbone, 'l'asote, l'hydrogène, le soufre, le phosphore, le ffer, le caldum, le sodium, le chlore.

A l'exception de l'oxygène, que ranimai om- 'prante pour la plus grande partie an milieu

• aérien, par la respiration, tous les autret roaté- •riaux sont f>uisés uniquement dans le règne vé- «gétal, soit directement si l'animal est herbivore,

«oit indirectement par l'intermédiaire de Talimenlation animale, s'il est Carnivore ou omnivore (à Texception bien entendu d'un très petit nombre de matières minérales, le sel par exemple, que

' certains animaux supérieurs consomment directement). Tout animal se régénère donc exclusivement à l'aide de ta matière végétale, soit qu'il se nourrisse de végétaux, soit qu'il ingère des animaux nourris eux-mêmes de végétaux.

Or, il importe de remarauer que les déchets de ia vie, que la substance vivante usée et détraite disparaît toujours sous la forme minérale. L'animal, en effet, élimine sa substance sous trois grandes formes minérales : de l'acide carbonique,

-de Teau et des composés asotés dont le principal

-est l'urée.

Ainsi, d'une part, l'animal puise les éléments de sa vie dans le monde des plantes, et d'autre part il restitue ces éléments au monde inorganique.

^ Tant que dure sa vie» il est en quelque sorte le

-centre d'un tourbillon de matière qui vient du monde végétal et qui aboutit au monde minéral.

• L'animal est l'intermédiaire par leauol les végé- >taux restituent au monde inorganique les éléanents qu'ils lui empruntent sans cesse.

Par quel mécanisme l'animal réussit-il à s'incorporer les matières qu'il puise au dehors par 4 alimentation?

Ce mécanisme consiste à les réduire en particules assez ténues pour qu'elles puissent filtrer ' ati travers des membranes digestives, faire effracr ti m à travers les parois des vaisseaux sanguins

• ou lymphatiques, et entrer ainsi dans le torrent ' € rculatoire qui les charrie et les distribue aux

tissus. Les modifications chimiques que la diges-

• tion fait subir aux trois grandes classes d'aliments, féculents, graisses et albuminoides, ne sont Kpas en effet des modifications profondes, des

irinsformations totales : elles consistent seulement à donner à l'aliment une consistance infini- 4nent moindre, à l'amener à un état de division

"«xirème. C'est ainsi que les fécules se changent

•-en gluc0se$ solubles; que les graisses s'ému/xionnent^ c'est-à-dire se réduisent en gouttelettes d'une

-extrême finesse; et enfin que les albuminoides se transforment graduellement en peptones^ mo-

> dilication de l'albumine qui la rend soluble.

On le voit, l'animal est pourvu d un appareil cojipliqué, l'appareil digestif, dont l'action est très simple : elle consiste à exercer sur les matériaux yenus du dehors une série d'influences

<qui. les amènent à pouvoir passer dans la circu-

lation. Les glucoses, les graisses émulsionné* et les peptones sont en effet parfaitement proprei à ce passape, qui s'effectue en vertu d'une loi da physique bien connue, la loi des échançes ecosmoeniosmatiques. Voici cette loi : lorsqu'une miin. brane vivante sépare deux liquides dUiérents,il l'opère entre ces deux liquides une série d'échao^ei d'où résulte finalement leur mélange intime (V. Oimose). Or, dans l'animal une membrane vivaate, celle du tube digestif et des yaisseaux, iépir« deux liquides, le sang d'une part et le liqaide digestif de l'autre. Les subsunces digesublei étant, commn on dit, cristalloides, aptes à filtrer à travers les membranes organisées, traversent la membrane et vont se mêler au sang, tandis que le sang, ne contenant presque aucun élément cristallolde, ne prend point de part à l'échange et reste presque en entier dans les vaisseaux.

Une fois les substances alimentaires mêlées aa tourbillon circulatoire, elles sont réparties à toot l'organisme ; elles sont présentées aux élémeou anatomlques qui y puisent au passage tout es dont ils ont besoin. Elles deviennent partie ooo* stitutive de l'être; elles vivent, mais un ioitant seulement; l'instant d'après leur rêle est joué; elles meurent, elles forment des combinaisons minérales, et le sang qui les avait apportées les emporte, lea dépose à la surface exiérieare de l'être, ou bien à l'intérieur des cavités d'éracoation, et elles quittent l'organisme pour ne lui revenir ensuite qu'après avoir traversé le mondi végétal. Ainsi la mort est une condition ds la rie. Vivre, c'est se détruire pour se reconstruire. Soui l'apparente immobilité du typo, sous la constance de la forme, se cache l'étemel tourbillon de !i matière qui outre, vit un instant, meurt et disparaît pour revenir ensuite. Ce qui fut Jadis le cerveau d'un Homère ou d'un Alexandre le Grand constitue peut-être aujourd'hui celui d'un nègre de l'Afrique centrale, après avoir été le fruit d uo bananier ou la chair d'une antilope.

Les composés que l'animal puise dans TalimeQtatlon ne contiennent qu'une très petite quantité d'oxygène. Au contraire, les composés qu'il élimine en renferment une énorme quantité. C'en dans l'organisme, c'est à l'intérieur des tissus que ces composés alimentaires se sont oxydés si fortement, aux dépens de l'oxygène aspiré par lespoo; mous. Ces oxydations énergiques, intenses, qù s'exercent sur les substances assimilées, sont proprement la source unique de la force de l'être vivant. Toute force manifestée soit par la chaleur de l'organisme, soit par ses mouvements de locomotion, soit encore par les mouvements molécolaires de ses tissus, dérive d'une origine unique: l'oxydation des substances que l'alimentation a incorporées à l'animal. La somme de ces actions chimiques équivaut exactement à la somme de force dépensée par l'être vivant (chaleur ou uivall), exactement comme la somme de charbon oxydé sur la grille de la locomotive équivaut an travail qu'elle exécute ou à la ohaleur qu'elle génère.

Cette chaleur, cette force, qui est le ressort de la vie animale, nous avons dit que l'animal l'emprunte aux végéuux. Mais ces végéuux euxmêmes ne l'ont acquise qu'en emmagasinant dans leurs tissus la chaleur et la lumière 8oliires> C'est la force solaire qui subvient à l'organisation des molécules végéules et qui l'entretiost j c'est elle ensuite qui est mise en liberté quand l'oxyçène atuque dans Tanimal les éléments w ces tissus ; c'est elle qui devient alors la force de l'animal et fournit à toutes les manifesutions de sa vie. [D'Elie Pécaut.J

ASSOLEAIENT8.-Agriculture,Xl.— Danstoute exploitation agricole, il y a une plante qui s'idapM mieux que toutes les autres aux circonstsocet lo-

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taies, à la natare da boI, et qui donne le plus Erand bénéfice. Il semble donc naturel, au premier abord, one ragricalteur doWe s'atucher exclosivement à la culture de cette plante, la faire revenir chaque année sur ses champs. Pourquoi n*en estil pas ilndY Ces! qu'à cette succession ininter- Kmpue d*une seule ctilture s'opposent des difîScnlttt nombreuses, dont les principales sont les ioinntes : « Insuffisance d*engrais pour alimenter me Téffétation dont les produits sont exportés et

se reiâtnent pas au sof les éléments nutritifs qu'ils consomment ; propagation croissante de plantes adventices, inutiles on nuisibles, mêlées va cnltores des bonnes plantes dont la maturité devance la leur et qui souillent de plus en plus k temin par la dissémination de leurs graines ; difficohé économique ou matérielle d'obtenir le nettoiement du sol dans les conditions de certaines aùvom ; époque de la récolte de la plante choisie trop rapprochée de celle de Tensemencement qui doit toivre et ne permettant pas d'ameublir et de nettoyer complètement la terre. » (De Gasparin, CoHn (fagrieuiture).

Toutes ces raisons indiquent la nécessité de faire varier les récoltes demandées à un champ. De là k problème de trouTor Tordre à adopter. Le meillenr système de culture est celui qui dispose cette succession de la manière la plus neureuse à U fois au point de yue du produit en argent, et à celui de Taccroissement ou au moins du maintien de U fertilité du sol.

M. de Gasparin a donné le nom de eoun de culture à la succession des plantes qui se suivent sur le même terrain pendant une période d'années, au bout de laquelle on reprend la même succession de pkntes dans le même ordre. Ainsi un cours de CQlmre triennal ou de trois ans serait :

!■* année.... Jachère.

V — .... Blé.

S' — .... Avoine ou blé de mars.

Vauolement est la division d'un domaine en parties égales entre elles et au nombre des années de culture, de manière que durant la première année, dans l'exemple précédent, la première partie sera €fl jachère, la oeuxième en blé, la troisième en iToine. On donne le nom de sole à chaque partie da domaine ainsi divisé. La rotation comprend la «accession des récoltes que l'on obtient sur chaque sole. Ainsi, dans l'exemple choisi, le cours de coltore combiné avec l'assolement donnera les ré« nluts suivants :

1" année...

Jachère.

Blé.

Avoine.

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