BOUSSOLE
daus la troisième classe ides écoles à six classes^.
3' et 3* classes. — Description de plantes phanérogames choisies, avec indication de leurs propriétés et de leur emploi.
r« classe. — Continuation de la description des plantes. Notions sur la manière de déterminer les plantes indigènes, avec indication de leurs pro-
Sriétés utiles ou nuisibles. Généralités sur la vie es véeétaux.
Bavière. — EcoU pnmaire — C/asse inférieure. — Les plantes usuelles, qui servent à la nourriture, à 1 habillement, etc., des enfants. Les élèves apprennent aussi à connaître quelques plantes vénéneuses, soit par des images, soit en voyant la plante elle-même.
Classe moyenne.^ Les parties des végétaux ; leur naissance, leur croissance, leur utilité en général ; étude spéciale de quelques végétaux utiles comme aliments, remèdes, siibstances tinctoriales, etc.
Classe hupirieure, — Les plantes vénéneuses. La connaissance de ces plantes, des divers caractères de Tempoisonnement par les végétaux, des remèdes à donner en cas d'empoisonnement, est prescrite comme un important objet d*étude par diverses ordonnances ministérielles. Chaque école doit posséder une publication faite à ce sujet par ordre du gouvernement et intitulée: Description et figure des plantes vénéneuses les plus dangereuses de la Bavière (TtK planches coloriées.) ^{Lehrordnung de I81lj.
Prussb. — Ecole primaire, — L*enseignement de la botonique ne commence que dans la 4* classe (àQ récole à u classes^.
4* classe, — Pendant Tété, les enfants apprennent à connaître quelques plantes du jardin, de la prairie et de la forêt, et à en décrire exactement la forme extérieure. Autant que possible, on fera voir aux élèves les plantes elles-mêmes, ou à défaut on leur en montrera de bons dessins.
a* classe. — Continuation de Tétude des plantes les plus ordinaires.
2* classe. — L'enseignement cesse d'être purement descriptif et s'attache à Tétude des phénomènes de la vie. Le maître fera observer aux élèves le développement de quelques plantes, depuis la germination jusqu'à la maturité du fruit ; il en expliquera la structure : il indiquera en même temps les propriétés utiles ou nuisibles des plantes mentionnées.
r* classe. — Classification des plantes et leur emploi. Développement graduel du végétal , conditions nécessaires à sa naissance ; procédés pour la culture et le perfectionnement des plantes fourragères, des céréales, des légumes, des arbres forestiers. Notions sar les plantes exotiques les plus connues, employées dans les usages domestiques ou dans l'industrie (^coton, thé, café, canne à sucre, etc. j — Pour l'école primaire^ la meilleure classification du règne végétal est la suivante: 1* arbres; t* arbrisseaux ; 3* légumes; 4"* herbes; &* mousses ; 6* lichens ; 7* champignons; 8* algues. (Programme du 15 octobre 1872.)
Z<eoturea et Dictées.
« Votre Idée d'amuser an peu la vivacité de votre fille et de Tezercer à l'attention sur des objets agréables et Taries comme les plantes me parait excellente,.... je TapprouTe de tout mon cœur, et j'y concourrai de même, persuaaé qu'à tout âge l'étude de la nature émouase le goût des amusements frivoles, préTient le tumulte des passions, et porte à l'âme une nourriture qui lui profite en la remplissant du plus digne objet de ses contemplations.
k Vous avez coounencé par apprendre à la petite les noms d'autant de plantes que vous en aviei de communes sous les yeux : c'était précisément ce qu'il fallait faire. Ce petit nombre de plantes qu'elle connaît de Tue sont les pièces de comparaison pour étendre ses connaissances; mais elles ne ■aflise»^ pas.... Ne connaître simplement les plantes que de Tue, et ne saToir que leori noms, ne peut être qu'une étude trop insipide. •• . Je tous propose de prendre quelques
notions préliminaires de la structure végMale on de Por^ nisation des plantes, afin, dussier-TOus ne faire que qaelqwi pas dans le plus beau, dans le plus riche des trois reçnei d« U nature, d'y marcher du moina aTec quelques lomières. Il ne s'agit donc pas encore de U nomenclatiire, qui n'nt qu'un savoir d'herboriste. J'ai toujours cru qu'on courût être un très grand botaniste sans connaître une seule plante par son nom ; et, sans vouloir faire de Totre fille un très grand botaniste, je crois néanmoins qu'il lui sera toujours utile d'apprendre à bien voir ce qu'elle regarde. •
J.-J. Rousseau. Lettres éUmenUares svr U Botanique^ à Madame Deleasert (Lettre I, du SSaoâti77l.)
BOURGEON. — V. Tige»
BOUSSOLB. -- Physique, XXV. — (Etym.: de Tiulien bossolo, petite boite en bois.)
Toute aiguille aimantée, posée en équilibre sur un pivot, prend d*elle-mème la direction du méridien magnétique, y revient quand on Ton écarte et marque ainsi une ligne parfaitement déterminée. Montée au-dessus d un cercle gradué qui permet la mesure des angles, elle constitue U boussole. Ordinairement Taiguille a la forme d*un losange très-allongé dont une des moitiés (celle qui se dirige vors le nord) est bleue et l'autre blanche; elle est traversée en son milieu par une chape en agaie qui est percée d*un trou conique et qui repose sur rextrémité effilée d'un support vertical placé au centre du cercle où sont inscrites en degrés ou en grades les divisions de la circonférence.
L'appareil est enfermé dans une boite en bols oa en cuivre, de forme ronde ou carrée, recouverte d'un verre qui le garantit contre les agents atmosphériques. Un petit bouton extérieur au système presse sur l'extrémité d'un levier et permet de soulever Taiffuille à volonté et de U dégager de son pivot en la fixant contre le verre. Par ce moyen on évite l'usure rapide du pivot, oui se produirait par les mouvements désordonnés de l'aiguille quand on transporterait l'appareil.
La boussole sert aux savants à étudier les variations du magnétisme et à déterminer la déclinaison ; aux voyageurs et notamment aux marins, pour s*orienter ; aux géomètres pour les levers de plans. Elle présente dot formes un peu différentes suivant sei usages.
On attribue l'invention de la boussole aux Chinois qui l'auraient employée de temps immémorial. Son usage ne parait s être répandu en Europe qu'au XII* siècle ; mais il est ceruin que c'est à elle qu'on doit les grandes découvertes de la fin du XV* siècle.
1* La boussole des observatoirfs est trop com« plexe pour que nous la décrivions ici ; elle est montée avec tout le soin possible pour permettre de trouver avec exactitude la valeur variable de la déclinaison. On trouve d'ailleurs très approximativement la déclinaison avec une boussole quelconque, surtout avec CQlle dont la boite carrée porte une lunette ou une alidade sur la face parallèle à la ligne 0-180*. La déclinaison étant l'angle que fait l'aiguille aimantée avec le méridien géographique, on détermine avec soin celui-ci sur uo plan horizontal: on pose la boussole sur ce plan de manière que la ligne 0-180* du limbe soit parallèle au méridien ou coïncide avec lui ; Taiguille marque l'angle de déclinaison quand elle a cessé d'osciller, et elle indique s'il ost occidental ou oriental. Actuellement cet angle est de 18* à l'ouest de la ligne des pôles.
(^tte opération suppose connue la méridienne da lieu où Ton opère; si cette liçne est inconnue et qu'on dispose d'un cadran solaire vertical, on place la boussole de manière que son alidade ou sa lunette soit dans le plan vertical du stylo de ce cadran ; l'aiguille marque encore la déclinaison.
La connaissance de la déclinaison permet à son tour de trouver la méridienne du lieu où l'on est ; il suffit de placer la boussole de manière oue la pointe bleue de l'aiguille s'arrête sur l'angle ae 18* a gaa*