PREFACE
DE LA DEUXIÈME PARTIE
Le Dictionnaire de pédagogie et d instruction primaire est un recueil destiné à servir de guide théorique et pratique à tous ceux qui s'occupent d'enseignement primaire.
II se compose de deux parties distinctes, formant chacune un ouvrage indépendant.
La PREMIERS PARTIE comprcnd les doctrines, la législation, l'histoire de renseignement: c'est, à proprement parler, un vaste traité de pédagogie théorique disposé sous la forme de recueil d'articles par ordre alphabétique.
La DEUXIÈME PARTIE — celJo que nous présentons au lecteur dans ces deux volâmes — fait l'application des principes pédagogiques aux diverses matières de l'enseignement et constitue amsi un cours complet d'instruction primaire, non pas à l'usage des élèves, mais à l'usage des maîtres.
Cet ouvrage offre une sorte d'encyclopédie pratique des connaissances nécessaires ou utiles h l'instituteur et au professeur d'école normale: il est pour eux ce qu'est pour l'homme du monde le Dictionnaire de la conversation, ou encore ce que sont, pour les professeurs spéciaux d'histoire, de sciences ou de littérature, les Dictionnaires de Bouillct ou de Vapereau.
Seulement, tandis que ces dictionnaires se composent d'autant d'articles qu*il y a de noms propres à recueillir, celui-ci divise la matière de chaque enseignement en un certain nombre de groupes ou de chapitres, formant autant d'articles distincts.
Ce n'est pas à proprement parler un dictionnaire de mots, mais un dictionnaire de leçons. Autant il y a dans chaque science de grands sujets à traiter, autant on trouvera d'articles fournissant à l'instituteur les éléments de la leçon ou de la série de leçons qu'il y devra consacrer. Cette disposrtion a l'avantage d'éviter un grand nombre de répétitions et de permettre une étude plus approfondie, plus ample et plus personnelle de cnaque question. Elle serait incommode pour l'homme du monde cherchant rapidement une date ou un fait; elle tromperait l'attente d'un candidat impatient d'obtenir le renseignement précis dont il a besoin et rien de plus ; mais ceux, au contraire, auxquels le Dictionnaire s'adresse, l'homme d'études, le professeur qui prépare sa leçon, l'instituteur qui veut étendre et fortifier son savoir, l'élève d'école normale qui achève et révise tous ses cours et qui veut digérer les connaissances dont son esprit s'est chargé, tous ceux-là trouveront dans ce Diclionnaire le genre de secours qu'ils demandeni cl la distribution de matières qui peut le mieux, croyons-nous, seconder leurs studieux cfforls.
Veulent-ils en effet entreprendre tout d'une haleine la révision d'un ordre quelconaue d'enseignement, de l'arithmétique par exemple? Ils se reportent à 1 article Arithmétique ; cet article contient un programme ou un IJan du cours, qm leur indiquera la succession méthodique des leçons ei e mot auquel ils trouveront chacune d'elles: d'abord Numération^ puis Addition^ Soustraction^ etc., et ainsi de suite jusqu'aux Logarithmes , aux Amortissements j et aux questions de Banque. Veulent-ils au contraire revoir non plus tout le cours, mais une question spéciale en vue de l'enseignement ? Ils recourront, cette fois encore, au mot général Arithmétique^ chercheront dans le programme, qui est en même temps la table des articles spéciaux, à (^uel mot est traitée la question dont il s'agit, et trouveront, dans l'article spécial indiqué, non pas une définition isolée ou un renseignement de détail, mais l'ensemble du sujet exposé avec les développements d'un enseignement complet, élevé et méthodique. Le Dictionnaire leur donnera ordinairement plus qu'ils n'auront eux-mêmes à enseigner; mais c'est l'esprit même des réformes scolaires contemporaines de ne pas proportionner la culture du maître aux nécessités étroites de son enseignement journalier, mais à ce qu'il doit savoir lui-même pour être en état de choisir, parmi les connaissances et parmi les méthodes, celles qui répondent aux besoins et aux facultés de ses élèves.
Nous avons donné en outre un certain nombre de modèles d'exercices pratiques, de lectures et de dictées, et un choix de questions et de sujets empruntés aux examens du brevet de capacité, du certificat d'études, et des concours cantonaux ; mais, pour ne pas dépasser les limites qui s'imposaient à nous, il a fallu nous borner, et nous contenter de quelques spécimens qui suffiront à indiquer aux maîtres la voie à suivre.
Une entreprise aussi considérable que la rédaction de cette espèce d'encyclopédie de l'instruction primaire exigeait, pour être menée à bonne fin, le concours d'un grand nombre de collaborateurs. Nous avons été assez heureux pour pouvoir associer à cette œuvre des hommes d'une compétence incontestée, et parmi lesquels figurent plusieurs des maîtres de la science ; nous leur adressons ici nos plus chaleureux remerciments pour l'appui qu'ils nous ont prêté : c'est grâce à leur bienveillante coopération que nous pouvons ofi'rir au personnel de l'enseignement primaire un in5;tniment de travail qui, nous osons l'espérer, ne lui sera pas inutile.