‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 3 sur 562 · LISTE DES COLLABORATEURS · texte numérisé non relu

LISTE DES COLLABORATEURS

DE LA DEUXIÈME PARTIE

(Pml)» proretseur au Collège de France.

AsTEQc IE.-A.)9 grand-rabbin honoraire do Belgique. Am (Cyprien), profesMar à TAcadémie de Neu-

cfaâtei.

Bavjuffi (A.), capiuine de frégate.

BaBaAi.(J.-A.)>direetear du Journal (V agriculture, BsaiDiTB L.), pablidste.

BnsBa iB.), inspectear général, directeur du

■«•ée pédagogique.

BMt (Paul), professeur à la Faculté des sciences

de Pana.

Bcmixoif (Jacques), pnblidste.

Bsaxiii (V.), aide- naturaliste au Muséum. BonAiiD (C.-E.), r ~ ■ciaices de Lille.

professeur à la Faculté des

(Ch.), publiciste.

(Désiré), professeur au lycée Charle-

. (Eugène), directeur du bureau international de rUnioa postale» à Berne.

Boa rH.), inapecteor d'académie.

BoocisuT (A.), agrégé de renseignement spécial, professeur an lycée Saint-Louis.

BoiJLABT(R.), préparateur au Muséum.

BocsQiiVT (J.), préfet des études à l'Ecole normale dlnttituteurs de la Seine.

BooTiH (A.), inspecteur général de renseignement secondaire.

BoviBE-LâPiVASB (G.), ancien professeur à l'Ecolo de Clony.

Baéal (Michel), membre de llnstitut.

BvneoK (B.), eiamlnatear à TUniversité de Londres.

BcBAT (E.), professeur au lycée LouIs-lo-Grand.

BcBTOGF (Emile), ancien directeur de TEcole française d^Atbènes.

Cadct (F.), inspecteur général.

CA50!nriLLB(Thomas),professeurau lycée de Rouen.

CiaaàD (LndoTic), professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Besançon, maltro de conférences à la Faculté des lettres de Paris.

CAaaiTB (Pierre), a?ocat.

Clxsc (H.), inspecteur primaire à Paris.

Cocmmis (M"* P.-W.\ membre de la commission d'examen pour renseignement de la coupe et do Tassemblage.

GwFATBâ (G.;, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Toulouse.

Coocinr (A.), inspecteur du dessina Paris.

CccBETAL (Victor}, professeur à la Faculté des lettres de Paris.

CnssAST fE.), inspecteur primaire à Paris.

DacosTA (E.), professeur libre.

Dalséhb (J.;, professeur à TEcole normale d'instituteurs de la Seine.

DjtiraADSER (A.), inspecteur principal du chant dans les écoles de la ville de Paris.

DAsras (A.), professeur suppléant à la Faculté des srtenccs de Paris et maître de conférences \ rSeole normale supérieure.

Debidour (A.), pA)fesseur à la Faculté des lettres

de Nancy.

Defodon (Ch.), rédacteur en chef du Manuel général de Vinstruction publique, Dblacourtie (E.), avocat.

Delon (Ch.), professeur libre.

Dbsor (K.), professeur honoraire de TAcadémie do

Neucn&tef* Desprez (Adrien), publiciste.

Do Bbeuil, professeur d'arboriculture.

DucouDDAY (G.), bibliothécaire du ministère de

Tinstruction publique.

DuPAiGNE (A.), inspecteur primaire à Paris. Durand fC.-F.), homme de lettres.

DuRDY (Victor), membre do Tlnstitut.

DusâODCHBT (J.), profosseur au lycée de Vanves. Fedillerey (JP.), professeur au lycée de Bordeaux. Flanvarion if Camille), astronome.

FoNciN (P.), inspecteur général de renseignement

secondaire.

Frary (Raoul), publiciste.

Gasztowtt (V.), professeur libre.

Georges (IL), ancien chef d*insti tution. Gérando (A. de), publiciste.

GéRARDiN (Alfred), inspecteur g^énéral.

Gbrvais (H.), membre de Tlnstitut, professeur au

Muséum.

Girard (Maurice), professeur agrégé de TUniver-

sité.

GouRRAiONB (L.-G.), professeur au lycée Fon-

tanes.

GuiLLAouB (J.), secrétaire de la rédaction du Die

tionnnire de pédagogie .

GuiLLBMiN (A.), astronome.

Hallderg (E.), profosseur à la Faculté des lettres

de Tunlouso.

Haraucourt, professeur au lycée de Rouen. Hbment (Félix), inspecteur primaire à Paris. UiRscH (Al.-Aug.), inspecteur de l'enseignement

du dessin à Padministration des Beaux- Arts. Jacqcemart (A.), inspecteur primaire à Paris. Jalliffier (B.), professeur au lycée Fontanes. Jannettaz (B.), aide-naturaiiste au Muséum. JuQLAR (Cloment), économiste.

Lacomdb (Paul), publiciste.

Lafencstrr (Georges), inspecteur de s beaux-arts. Lappont (M.), docteur en médecine.

LARRivè, publiciste.

Lataste (Fernand), licencié es sciences naturelles. LÉGER (L.), professeur à TÊcole des langues orion-

ules.

Legrand (J.), professeur au lycée de Reims. Lehogecr 'P.), professeur au lycée Charlemagne. Lenibnt (A.), directeur de TËcole normale d*insii^

tuteurs de la Seine.

Lbvassedr (E.), membre do Tlnstitut.

LiNDENLAUD (Th.), publîciste.

Loiret (Ch.), inspecteur d académie.

LosTALOT (G. de), inspecteur d'académie.

— lY

iMABiLLE (Alfred^., chef de bureau de rinstruction publique à Tllôtel de ville, Bruxelles.

Maokabal {J.-G.)i ancien chef de division au ministôre de l^instruction publique.

Malarcb (A. de), publidste, secrétaire perpétuel de la Société des institutions de prévoyance de France.

Manuel (Eugène), inspecteur fçénéral de l'enseignement secondaire.

Marié-Oavy^ directeur de i'Observatoire météorologi |U0 de Montsouris.

Marion (H.)f professeur au Ivcéo Henri IV.

Martine (P.), professeur au lycée Fontanes.

Marty-Laveaus (Gh.), archiviste-paléographe, professeur d'histoire littéraire aux cours de l'Hôtel de ville.

Maspéro (G.)» professeur au Collège de France» directeur an musée do Boulaq.

Meissas (G.), géographe. •

Melouzay ( I.), professeur au lycée Fontanes.

Mbrlet (G.)f professeur au lycée Louis- le-Grand.

Mbunibr (Stanislas}, aide-naturaliste au Muséum.

MoRTiLLET (G. de), sous-directeur du Musée archéologique de Saint-Germain en Laye.

MoLLER (Eugène), bibliothécaire h TArsenal.

Oger (F.), professeur à Sainte-Barbe.

OusTALET (E.), aide-naturaliste au Muséum.

Parvillée (L. et A ), céramistes.

Passy (Frédéric), membre de l'Institut.

PÉcAUT (Elle), docteur en médecine.

Perrens (F.-T.), inspecteur d'académie.

Prrrier (Edmond), professeur au Muséum.

Philippon (G.) , professeur au lycée Louis- le- Grand.

Pigeonneau (H.)i professeur suppléante la Faculté des lettres de Paris.

Poirier (J.), aide-naturaliste au Muséum. Polguere (Ch.), correcteur-typographe.

PRESSARD (A.), professeur au lycée Louis-le- Grand.

PuisEox (Léon), inspecteur généra honoraire.

Rambaud (Alfred), professeur à la Faculté des letrtres de Nancy, chargé de cours à la Faculté des lettres de Paria, ancien chef du cabinet du ministre de rinstruction publique.

Raulin (V.), professeur à la Faculté des sciences de Bordeaux.

Ravaisson (Félix), membre de l'Institut.

Recltts (Elle], publiciste.

Reclus (Elisée), géographe.

Rssbecq (comte E. de Fontaine de)» ancien sousdirecteur an ministère de rinstruction publique.

Révillb (Albert), professeur au Collège de France.

Rdlbr (E.), directeur de l'Institut agronomique.

Robin (Paul), inspecteur primaire, directeur de l'orphelinat de Cempuis.

RoDBY (Ed.), chef d'escadron d'état-major.

RoussELET CL.), ancien secrétaire de la Société d'anthropologie.

RoussELOT (P.), ancien inspecteur d'académie.

RouzÉ (C), professeur an lycée Louis-Ie-Grand.

Saffray (Ch.), docteur en médecine.

Sagnier (H.), secrétaire de la rédaction du Journal dC agriculture.

Sauvage (E.), aide-naturaliste au Muséum.

ScHJSPBR (Paul), professeur au lycée Saint-Louis.

Schradbr (Franz), géographe.

Sonnet (H.), inspecteur d'académie honoraire.

Steeg (Juies), publiciste.

Steenstrop (Jobannes), professeur i l'Unirersitô de Copenhague.

TopiN (Marins), inspecteur général des bibliothèques populaires.

Van Hamel (A.-G.\ publiciste.

Vapereao (G)^ inspecteur général.

Villiers (A.), docteur es sciences.

Vincent (P.), inspecteur primaire à Paris.

Vingt ^Joseph), astronome.

Viollet-le-Duc (E.), architecte.

VVahl (Maurice), professeur au lycée d'Alger.

Zevort (Edgar), inspecteur d'académie.

Les articles non signés doivent être attribués à la direction du Dictionnaire.

(DEUXIÈME PARTIE

ABDICATIONS. ~ Histoire générale, XXXIX. — Oq appelle abdication l'acte volontaire par lequel un penoonage en possession du poufoir suprême consent à s'en dépouiller.

Les abdications volontaires, c'est-à-dire entièrement ^MMitanées, sont assez peu fréquentes. L'histoire ancienne en compte deux oui sont demeurées célèbres, celle de Sylla et celle ae Dioclétien.

Ce qn^on remarqua le plus dans celle de Sylla, ce fut que Vauteur des proscriptions, qui avait mis à mort des milliers de citoyens romains, pris un jour du dégoftt du pouvoir, ait pu mourir en paii dans la retraite qu il s'était choisie sans que oui tentât de venger sur lui ses innombrables victimes et de lui demander compte de tant de sang versé (!« av. J.-C).

L'empereur Dioclétien, après un règne d'environ 30 ans, où il avait organisé la défense au monde romain contre les barbares et la nouvelle constitution de rEmpire, abdiqua (en 305 après Jésus-Christ). Il passa les dernières années de sa vie dans ses jardins de Salone sur les bords de TAdriatique. a Je n'ai commencé à vivre, disaitril, que du jour de mon abdication ; » et comme un ami s étonnait de sa décision : « Tu n'entreprendrais pas, lui écrivait-il, de me faire regretter Rome, si tu voyais les belles laitues que je cultive, »

Au moyen âge, la plus célèbre abdication est celle de Louis le Débonnaire dans Téglise Saint- Médard de Soissons (833). Mais ce ne fut qu'une hnmi^nte cérémonie, imposée à ce prince faible par des fils révoltés.

Au XVI* siècle se place une abdication qui frappa d'étonnement tous les contemporains. Charles- Quiot, empereur d'Allemagne, roi d'Espagne, dominateur de ritalie, maître des Pays-Bas, souverain de presque toute l'Amérique alors connue, après avoir pendant trente ans agité ou combattu 1 Europe, abdiqua en 1556 et se retira dans le monastère de Yuste au fond de TEstramadure. Les mécomptes de la politique, le chagrin de voir les protestants d'Allemagne qu'il avait crus domptés et la France qu'il avait crue abattue, s'unir contre lui dans un effort victorieux, furent pour beaucoup 2* Partib

dans cette détermination. Le Saxon Maurice avait failli l'enlever dans Inspruck et l'avait obligé à fuir h demi nu à travers les monts et les torrents du Tyrol ; les Français lui avaient pris Metz, et il avait usé inutilement, pour reprendre cette ville, une armée de 60 000 hommes. Une certaine bizarrerie qu'il avait dans l'esprit, et qu'il tenait de sa mère Jeanne la Folle, lui faisait aimer ce contraste de la toute-puissance et de la retraite ; il voulait se donner à luimême comme un avant-goût du tombeau. Il déposa donc, après avoir signé avec les protestants la paix d'Augsbourg et avec Henri II la trêve de Vaucelles, tous ses pouvoirs et toutes ses couronnes. Il laissa l'Empire à son frère Ferdinand, le reste de ses Etats à son fils Philippe II. Il continua néanmoins du fond de son monastère à conduire les affaires et prit jusqu'à sa mort (1558) une part active au gouvernement de la monarchie espagnole.

Un siècle après, en 1654, une autre abdication eut presque autant de retentissement. La reine Christine, à qui son père Gustave-Adolphe avait laissé en 1632 la couronne de Suède, abandonna volontairement le pouvoir, se convertit au catholicisme et parcourut l'Europe. En France on s'étonna des étrangetés de son caractère, de ce mélange curieux des goûts les plus nobles et les plus relevés avec les passions les plus violentes. La même femme qui avait appelé en Suède le philosophe Descartes et qui assistait aux séances de l'Académie, faisait décapiter pour une légère offense son écuyer Monaldescni. En quittant la France, elle alla se fixer à Rome, où elle resta jusqu'à sa mort.

Le xiz* siècle a vu beaucoup d'abdications, mais bien peu qui fussent volontaires. En 1808^ Charles IV, roi d'Espagne, et son fils qui fut depuis Ferdinand Vn, abdiquèrent en faveur de Joseph Bonaparte. Tous deux étaient alors sous la main dé Napoléon, qui s'était immiscé dans leurs querelles, avait introduit des troupes en Espagne et avait attiré le père et le fils à Bayonne sous prétexte d'exercer entre eux une sorte d'arbitrage. Charles IV, qui n'avait plus guère dans l'âme d'autre passion que la haine de son fils, abdiqua sans trop de résistance. Ferdinand ne céda pas aussi facilement, et il

ABEILLE — î

fdllut une véritable contrainte pour Yy déterminer.

Six années après, Napoléon abdiquait h son tour. Après les inutiles efforts tentés par lui dans la campagne de France, voyant Paris occupé par les allies, il résigna ses pouvoirs le 6 avril 1814 en faveur de son fils le roi de Rome. On ne tint aucun compte de cette condition suprême, et le trône des Bourbons fut restauré. Après le retour de l'Ile d'Elbe et la bataille de Waterloo, une seconde abdication, conçue à peu près dans les mêmes termes, eut les mêmes résultats. Cette fois encore Napoléon fut remplacé par Louis XVIIl. ^

Napoléon avait abdiqué devant Tinvasion. Charles X, le 2 août 183o, Louis-Philippe, le 23 février 1848, abdiquèrent devant la révolution victorieuse. Tous deux désignèrent inutilement leur successeur : Charles X son petit-fils le duc de Bordeaux, Louis-Philippe son petit-Ûls le comte de Paris. Ni l'un ni l'autre de ces princes no fut reconnu roi.

Deux autres souverains européens furent plus heureux dans des circonstances analogues. Le 2 décembre 1848 l'empereur d'Autriche, rerdinand 1% se sentant incapable de résister au mouvement révolutionnaire qui soulevait alors ses EUte, abdiqua eh faveur de son neveu, François-Joseph, <^ui règne encore aujourd'hui. Le 23 mars 1849, le roi de Piémont, Charles-Albert, battu à Custozza, puis à Novare par les Autrichiens qu'il voulait chasser d'Italie, abdiqua en faveur de son fils Victor-Emmanuel.

[Maur. Wahl.]

ADEILLE.- Zoologie,XXIV.— Les abeilles appai^ tiennent à la famille dei Apididét, à laquelle elles ont donné leur nom {ApU), famille qui elle-même fait partie de l'ordre des Hyménoptères (sous-ordre des Aiguillonnés) : elles sont originaires des régions cnaudes et tempérées de l'Ancien Continent.

Trois classes d'abeilles dans chaque espèce. -^ Ces insectes constituent plusieurs espèces distinctes,

Fig. 3.

bre de nervures

qui comprennent chacune trois sortes d'individus : les mâles, appelés aussi faux bourdons (fig. 1), les femelles fécondes, nommées reines (fig. 2) et les neutres, désignées sous le nom d'ouvrières (fig. 3) ; ce sont des femelles dont les organes reproducteurs ont avorté.

Caractères communs à tous les individus. — Les abeilles ont quatre ailes, parcourues par un petit nomur« uo iio«*uic9, les ailes constituant la paire postérieure sont les plus petites. Leur tête, bien distincte du thorax et réunie au corselet par un cou très-petit, porte de chaque côté un œil composé fMQz grand ; on remarque, en outre, trois petits yeux 8imj)le8, disposés en triangle et placés sur la région antérieure et supérieure du front. Les antennes sont filiformes et coudées. Les palpes maxillaires sont formées d'un seul article ; les mâchoires et la lèvre constituent une sorte de petite trompe se repliant au-dessous de la tête. Le corselet porte trois paires de pattes, dont la postérieure, chez les ouvrières, présente à la face externe de l'article appelé jambe une petite dépression lisse qu'on nomme corbeille, et dans laquelle est déposé le

Page 1