AÉROLITHES
n Tint mieux gagner peu d*une manière honarte que de deYonlr riche (fune manière malkaméte.
i* Dieter aux élères ou écrire au tableau le morceau soirant, en leur faisant souligner d'un trait les «iTerbeSy de deux traite les locutions adver-
b'Orléans. » La Loire est près dstmifois ami large à Orléans que la Seine Tm à Paris: iliortioa est très-beau de tous les cAté*. De chaque côté du pont on voit continwUsmeni des barques qui vont à voiles ; les Boes montent, les autres descendent. Rien n*empécbe qu*on ne les distingue toutes : on les compte, GD reoiarqne à quelle distance elles sont les Tin» des autres ; cVest ce qui fait une des bentés du fleuve : en effet, ce serait dommage Qa*ine ean si pnre fi^t entièrement couverte par des bateaux. Les voiles de ceux-d sont fort amples : cela leur donne «ne majesté de navires, et Je m'inaçiiBi voir le port de Constantinople en petit. D'aiUeors Orléans, à le regarder de la Sologne, est d>in bel aspect. Gomme la ville va en montant, on b découvre presque tout entière. Le Mail, et les titRs arbres qu'on a plantés en beaucoup d*endnits le long du rempart, font qu*elle parait à demi fermée de murailles vertes ; et à mon avis csh hd ned bien. Vous saures pourtant que le qsârtier par où nous descendîmes au port est fort hid, le reste aases beau; des rues spacieuses, nettes, agréables, et qui sentent leur bonne ville. Je n*eiis pas assez de temps pour voir le rempart. Biais Je m'en suis laissé dire beaucoup de bien, ain^ que de Féslise Sainte-Croix. Enfin notre compagnie, ^ui s'était dispersée de tous les côtés, reriot ntisfaite. ~ Lapontains. »
&* Faire relever aux élèves, soit sur cahier, soit an taMeau, les adverbes en italique du morceau siiiTaot,en indiquant les adjectifs aoùils sont tirés. El. égalementf de éaal, etc.
c Ls wÈMon, — Le Bonheur n'est pas également départi à tous les êtres sensibles ; et la nature ellemême parait avoir négligé certains animaux qui, par imperfection d'organes, sont fatalement condamna à endurer la souffrance. Enfante disgrad^, nés dans le dénùment pour vivre dans la privar tioD, leurs Jours pénibles se consument dans les toquiétudes d'un besoin toujours renaissant. Soufrîr et patienter sont évidemment leurs seules tW' sonrces, et cette peine intérieure trace trittement son empreinte Jusque sur la fisure.
• Le héron nous présente 1 image d'une vie de souffrance, d'anxiété, d'indigence. Ayant seulement Fembuscade pour tout moyen d'industrie, 11 passe des heures, des jours entiers à la même place, immobile, au point de laisser douter si c'est un être 4nimé. Lorsqu'on l'observe attentivement avec une 'jonette, car Û se laisse rarement approcher, il paraît eonmie endormi, posé sur une pierre, le cmps ]Miesque droit et sur un seul pied, le cou or" dûuunment replié le long de la poitrine et du ventre ; et, s'il change d'attitude, c^est pour en prendre une encore plus contrainte en se mettant en mouvement. B entre dans l'eau Jusqu^au-des- •ous du genou, la tète entre les jambes, pour guetter au passage une grenouille, un poisson ; mais, réduit à attendre que sa proie vienne s'offrir à lui, et n'ayant qu'un instant pour la saisir, Û doit néeeesairement subir de longs Jeûnes, et fré- 9Memmeni périr dlnanition ; car il n'a pas Tinstinct, lorsque Feau est couTorte de glace, d'aller pnidenment chercher à vivre dans des dimats plus tempérés. Lorsqu'on prend un héron, on peut le garder quinse Jours sans lui voir chercher ni prendre aucune nourriture ; il rejette même canetemment celle qu'on tente de lui faire avaler : sa mélancolie naturelle, augmentée sans doute par la ctpu'fité, l'emporte apparemment sur l'instinct de
sa conservation. L'apathique héron semble seoonsumer sans languir ; il périt sans se plaindre et sans apparence de regret. D après Buffon. »
6* Exercer les élèves à former des adverbes de manière avec les adjectlfli suivante :
l'inviolable, absurde, abusif, actuel.
admirable,
adroit,
aj;ile,
aigre,
ambitieux,
amer,
ample,
ancien,
âpre,
arbitraire,
2* abondant, ardent, brillant, pesant.
autre,
brave,
brutal,
candide,
cavalier,
certain,
chariteble,
chaste,
chiche,
dair,
honnête,
honteux,
froid,
frais,
Airieux,
fin,
fier,
fertile,
ferme,
intérieur,
intime,
intrépide,
invincible,
ironique,
habile,
grand,
doux^
direct,
héroïque,
honorable,
rapide,
sincère,
sobre,
soigneux,
solide,
prompti
sa^e,
sain,
saint,
secret,
plat,
petit,
différent, fréquent,
évident,
constant,
méchant,
apparent,
suffisant.
imprudent, innocent, prudent, insolent, obligent, arrogant, concurrent, conséquent, violent,
7* Faire composer de courtes phrases où TélèTt aura à choisir entre plus tôt ou piutôL
[J. DussouchetJ
AEROLITHES — Météorologie, XIU. ~ {Etym.
du grec lithos^ pierre, et aéros, de l'air, c'est-à-dire pierres qui tombent de l'air.) On les a primitivement désignées du nom de pierres météoriques on de météorites^ parce que l'on croyait qu'elles se formaient dans l'atmosphère.
Les aérolithes, les bolides et les étoiles filantes ont une commune origine. Ce sont de très-petite corps célestes qui drculent, comme la terre, auteur du soleil, ou qui voyagent dans les espaces à la manière des comètes, et que leur extrême peti« tesse rend invisibles dans les conditions ordi« naires. Mais s'ils passent assez près de la terre pour traverser notre atmosphère, ils s'y échauf« font par l'effet de leur énorme vitesse et deviexnent lumineux.
Tant qu'ils restent dans }es hautes régions de l'atmosphère, ils nous apparaissent comme un point lumineux semblable à une étoile qui se détacherait du ciel pour le traverser rapidement et disparaître bientôt : d'où le nom d'étoile filante*,
8'Us pénètrent plus avant dans l'air, ou si leur volume est plus considérable, leur diamètre apparent est sensible à l'œil : Téteile filante devient un bolide. On a vu des bolides édairer le ciel d'une lumière asseï vive pour être perçue en plein jour. Souvent ils sont accompagnés d'une traînée lumineuse qui persiste après leur passage ; souvent aussi Ils éclatent avec un bruit qui peut être entendu sur de grandes régions de la surface terrestre. Leurs éclate en tombant sur le sol constituent les aérolithes.
Les pierres météoriques ont été connues de toute antiquité. Les plus vieilles légendes en font mention. Les auteurs grecs, latins et autres ont enregistré avec soin de nombreuses chutes de météorites, et plusieurs de ces pierres ont été mises au rang des divinités, dont on les considérait comme des émanations.
Malgré ces nombreux témoignages, les savante du siècle dernier révoquaient en doute les chutes de pierres météoriques, lorsque, le 26 avril 1808, une pluie de pierres eut lieu en plein Jour, près de l'Aigle, dans le département de rOme. M. Biot fat chargé de fahre une enquête. U fut consteté que sur un terrain d'environ 10 kilomètres de long sur 4 kilomètres de large il ételt tombé deux à trois mille pierres, dont la plus grosse pesait 1 7 livres. Depuis cette époque aédsive, on a dressé
AÉROSTATS
AÉROSTATS
le catalogae de toutes les chutes de météorites consignées par les auteurs anciens et modernes : on recueille avec soin toutes les observations contemporaines; on réunit dans les collections publiques des échantillons des pierres météoriques qui sonV analysées et classées d'après leur composition. Le Muséum de Paris et 1 École des Uines sont très-riches en produite de cette origine.
Les météorites ont toutes Taspect d*un fragment recouyert d'une sorte de Ternis mince dû à la fusion superficielle du corps produite par la haute température et la pression résultant de son énorme vitesse. Cette vitesse peut aller, en effet, Jusqu^à 80 et même 60 kilomètres par seconde, du moins à l'origine ; elle se ralentit énormément à mesure
aue le corps ou ses firagments pénètrent plus avant ans Tatmosphère, et cela d'autant plus que les ^agments sont plus petiu.
Les météorites sont quelquefois composées de fer métallique compacte et presque pur: il est extrêmement rare ôu^elles n*en contiennent pas des traces sensibles; entre ces deux termes extrêmes, la décroissance dans la proportion de fer passe par tous les degrés.
Les météorites exclusivement composées de fer associé à une petite proportion de mckel sont relativement très-rares ; on a pu les travailler directement pour en faire des armes : fers de flèches, haches, épées. D'autres fois, la proportion de nickel et autres corps est asses forte pour rendre le fer cassant sous le marteau. Plus souvent, le fer forme une masse dans laquelle sont englobés des grains pierreux, ou, inversement, la pierre forme une gangue parsemée de grenailles de fer plus ou moins volumineuses et abondantes.
Parmi les météorites dépourvues de fer, il s'en trouve avA renferment, outre du charbon libre, des composés de carbone, d'hydrogène et d*oxygène, analogues à ceux de la chimie organique, sans qu'on soit aucunement en droit d*en conclure que ces composés aient eu pour origine la vie sous l'une quelconque de ses formes. Mais on comprend qu'avec une pareille composition les météorites portées à rincandescence puissent laisser après elles une traînée lumineuse persistante. Au reste, le fer à lui seul peut déjà produire un semblable effet, et il est rare que le microscope ne décèle pas dans les poussières de l'air quelques grains arrondis de fer météorique provenant des bolides ou dos étoiles filantes. On peut, il est vrai, objecter aux observations faites dans l'air de Paris que ces granules ont pour origine les usines où on travaille le fer; mais on en trouve dans l'air des régions les plus éloignées de ces usines, et M. Tissandier en a rencontré dans des terrains géologiques bien antérieurs à la présence de l'homme sur la terre. [Marlé-Davy.]
AÉROSTATS. — Physique, XIIL — Les aérostats ou ballons sont les appareils qui peuvent s'élever dans l'air. Ils se composent toujours d'une enveloppe légère, mais suffisamment résistante, remplie d'un gas moins lourd que Tair atmosphérioue. On leur fait souvent supporter une nacelle où s'installent les aéronautes avec les divers accessoires nécessaires à leur manœuvre.
Il faut que le poids du gas qu'ils contiennent, augmenté du poids de l'enveloppe et des accessoires, soit inférieur au poids de l'air qu'ils déplacent. Alors un ballon gonflé et retenu sur le sol est, par rapport à l'atmosphère, comme un morceau de liège retenu au fond d'un vase plein d'eau. Le ballon comme le liège ont un poids moindre
aue la poussée qu'ils subissent (V. Arehimède); s tendent à s'élever avec une force égale à la différence de ces deux quantités. On donne le nom de force ascensionnelle à cette différence.
C'est le 5 Juin 1783, à Annonay, que fut lancé le premier ballon, par les frères Montgolfler. Ce
ballon, fait en toile recouverte de papier, était une sphère d'environ 12 mètres de diamètre, présentant à sa base une large ouverture ; on alluma au-dessous un feu de paille, et quand il fût plein d air chaud, plus léger aue l'ab ordinaire, il s'éleva à une hauteur de plus de 1000 mètres anx acclamations de la foule rassemblée pour cette curieuse expcrfenee. L'appareil pesait 31& kilogr. et emportait avec lui une charge de 200 kilogr. Le nom du montgolfières est resté depuis anx Dallons gonflés avec de l'air chaud.
Cette découverte des frères Montgolfler excita partout un grand enthousiasme, et quand le professeur Charles eut donné l'idée de substituer à l'air chaud le gas hydrogène (14 fois et demie plus léger que rair), les ascensions en ballon devinrent plus faciles et plus nombrenees.
Il est facile de se rendre compte do la force ascensionnelle d'un ballon* S'il est gonflé avec l'hydrogène, un mètre cube de ce gas pesant seulement 90 grammes et tenant la place d*un mètre cube d'air qui pèse 1298 grammes, c'est par mètre cube une différence ou une poussée de J,2iio grammes; quand le ballon présente un volume de 100 mètres cubes, que son enveloppe et ses accessoires pèsent 50 Idioçr . , c'est donc encore avec une force de 70 kilogr. qvnl est poussé dans les airs. Gonflé avec l'air chaud ou avec le gas d'éclairage, il a, pour le même volume, une force moins grande ; on augmente alors sa grosseur pour augmenter sa force ascensionnelle. Aujourd'irai on ne gonfle plus à l'hydrogène que les petits bidions en baudruche ou en caoutchouc qui servent de jouets aux enfants; ce gas passe trop facilement an travers des parois qui le contiennent. On a renoncé aussi aux montgolfières et à l'air chaud, excepte pour quelques ballons lancés dans los fêtes publiques. C'est le gas d'éclairage qui est toujours employé.
Le Dallon que l'on veut remplir est ordinairement en taffetas rendu imperméable par une lame de caoutchouc interposée; il est terminé par un boyau qui sert à y amener le gas. H porte sa nacelle suspendue à un filet qui le recouvre. On le retient solidement sur le sol pendant le gonflement, et on ne le gonfle pas entièrement, car, k mesure qu'il s'élève, la pression de l'air dimhiuant, le volume du gaz intérieur s'accroît et il pourrait faire éclater l'enveloppe. On met dans la nacelle où montera l'aéronaute des sacs de sable qui constituent le lest; ils sont utiles d'abord pour diminuer la vitesse au départ et ensuite pour les manoBUvres de Tappareil. Le ballon gonfle s'élève sitôt qu'il' est débarrassé de ses liens. Jusqu'à ce Qu'il arrive à une couche d'air telle que le poids de l'air déplacé soit égal au poids de la macnine* Si l'aéronaute veut s'élever plus haut, il Jette du lest et allège ainsi son appareil. Pour descendre, il ouvre une soupape qui laisse sortir du gaz et rentrer de l'air plus lourd. Il juge de la hauteur à laquelle il est parvenu et du sens de son mouvement vertical par un baromètre qui baisse à mesure que le ballon monte.
Parmi les ascensions aérostatiques les plus célèbres, il faut citer celle ouo Gay-Lussac exécuta en 1804 et dans laquelle il parvint k une hauteur de 7000 mètres. Depuis, on en a fait beaucoup d'autres en vue d'étudier les différentes couches de l'atmosphère et la décroissance de la température à mesure qu'on s'élève dans les airs. Une des dernières et des plus célèbres ascensions scientifiques est celle du Zénith (V. la dictée 3 cidessous). On s'est maintes fois serri des ballons captifs pour faire des observations sur les positions de l'ennemi en temps de guerre. Déjà sous l'inspiration de Guyton de Morveau, la |!bnvention avait créé une compagnie d'aérostiers, commandé» par Coutelle, qui rendit des services notamment à la
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batMDe éa Fleuras, le 36 Juin 1791. On a utilisé In ialkkos pour sortir d*une ville investie, notamnaeot pendant lo siège de Paris en 1870.
Les voyages aérostatiques appliqués aux observaiisos atmoqihériques sont nombreux et les expé* riences répétées ; des chercheurs tenaces appliquent leurs eiiBrtsà la découverte des moyens de diriger les ballons ; le succès n'a pas Jusqu'ici répondu à Icnn snérânces : la noxigaiion aérienne est encore à rétttoe problème sans solution. [Haraucourt.]