‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 286 sur 562 · US · texte numérisé non relu

US

te», 1342.

Arbitrages

provinces de la Loire recon-

la régence de Blanche

2* Septième croi-

de saint

ieurê royaux; ap-

mendiants (fnii> ciacains, domi-

sade : prise de

Louis en-

nues françai-

pels et CM royaux;

di> ('.Nfliille

Damictte; fait

tre le pape

ses, i25S.

(léeende du chêne do VinceDoes.

nicains, carmes.

jusqu'en

pri sonnier a AIoHtouraht

et l'erope-

nugustios).

rcur, en-

Comté de Barce-

La QuaraniaiM le-

Atémoirttûfx sire

1250; long séjour «D Palestine.

tre le roi

lone rendu à

liùL

dm JoioTiiie.

d'Angle-

TAragon.

Progmntimtê tanttiOH, 1268.

terre et ses

Conqaéte dn

3* Les Pastou-

vassaux,

La Siiinte-Chapdle.

royaume de \*-

reaux.

etc.

l«s Quinse-Tingts.

pies par Charles

4« Dernière croi-

La Sorboone.

d'Anjou, frert'l

sade : mort de-

de Louis IX.

vant Tunis.

!• En Navarre et en Castille (infants de La

Ann. par mariage Ynlois. Poitou, Auvergne, Tou-

Premier exemple d'un roturier fait noble :

lettres d'anoblirae-

Vêpres sidlieohm. 1282.

Ccrda).

louse. Cède le

ment de i'argeotier

i> Guerre en 'Ara-

oomt.it Venais-

Raoul.

gon ; mort à Perpignan.

sio au pape.

CAPILLARITE. — Physique, VI. — ttym. : du latin cnpUtiu, cheveu (d'où tuyaux capillairei, c*e8trà-diro gros comme uo cheveu).

On nomme phénomènes capiUmres certains des

Bhénomènes que Ton observe au contact des sodés et des liquides, et qui sont surtout sensibles dans les tubes de verre dont le diamètre intérieur est assez fin pour qu'on puisse le comparer à celui d*un cheveu. Ils ont leur cause dans Tattraction que les molécules des corps solides exercent sur colles des corps liquides ; et c'est l'ensemble de ces phénomènes d'attraction qu'on appelle la capillarité.

Le plus fréquent et le plus facile à observer de ces phénomènes, c* est Y ascension ou la 'Répression d'un liquide contre les bords du vase qui le contient ou contre le corps que l'on y plonge, suivant que le liquide mouille ou ne mouille pas le vase. On sait qu'un liquide en équilibre dans un vase présente uno surface horizontale ; si Ton verse dans un vase bien propre de i'eau, de l'alcool, de l'éther ou tout autre liquide mouillant le verre, on remarque en effet une horizontalité parfaite de presque toute la surface du niveau; mtis vers les bords, le long des parois^ le liquide monte un peu et affecte une forme concave très visible.

Quand le liquide ne mouille pas le vase, la surface, vers les bords, se déprime et affecte une forme convoie ; c'est ainsi que se conduit le me."cure,ou même l'eau dans un verre dont la paroi a été graissée . Que l'on plonge dans Teau deux lames de verre. le liquide monte le long de chacune en' formant une surface concave ; et quand les deux lames sont à quelque disunce, il y a entre elles une portion plane ; mais si on les rapproche, cette partio plane disparaît, les deux courbure» so réunissent, et le liquide est plus élevé entre les lames très rapprochées qu'en dehors. Au lieu do plaques en verre, si l'on plonge dans l'eau un tube ouvert, d'abord large, le niveau au centre sera sur le môme plan horizontal qu'en dehors ; mais avec des tubes de plus en plus étroits, la surface intérieure deviendra concave, et le niveau s'élèvera dans le tube d'autant plus que lo diamètre sora moindre. L'expôrieoce a démontré que dans un tube d'un mflli- j mètre de diamètre, l'eau s'élève à près de trois |

centimètres au-dessus de son niveau extérieur. Si Ton répète ces expériences avec le mercure ou tout liquide qui ne mouille pas le tube étroit, on constate une convexité et une dépression du niveau qui s'accentue à mesure que le diamètre du tube décroît.

Ces phénomènes simples conduisent naturellement à admettre une action moléculaire du solide sur le liquide, d'où résulte une force qui fait équilibre au liquide soulevé dans un tube moaillé et qui explique la forme sphérique que prend une goutte d'eau Jetée sur un plan poussiéreux qu'elle ne mouille pas.

Un grand nombre de faits Journaliers dépendent des phénomènes captUairos. La plupart des substances contiennent en effet des pores qui font l'office de très petits tubes ou de canaux d'un diamètre très fin où les liquides s*élèvent avec facilité. Le papier buvard, le drap, l'argile cuite, la terre desséchée, se pénètrent de liquide, lors même qu'ils ne le touchent que par une partie de leur surface. La cire ou lo smf fondus montent par capillarité entre les filaments do la mèdie do la bougie ou de la chandelle. Un morceau de sucre en contact par quelques points avec Teau s'imbibe bientôt entièrement, parce que le liquide monte dans les petits tubes capillaires qui forment les

rres. On pense nue la capillarité contribue aussi l'ascension de la sève dans les valAseaux des plantes.

La dépression capillaire qui se produit autour d'un corps non mouillé par le liquide sur lequel il repose, permet de comprendre comment certains insectes glissent k la surface de l'eau ; leurs pattes sont couvertes d'un enduit qui ies empoche d'être mouillces, et la dépression empêche le liquide de les recouvrir.

Ezercice. — On peut vérifier l'ascension d'un liquide dans les tubes très capillaires en plongeant dans une solution de fuchsine, ou dans du vin fortement coloré, les fragments d'un tube de verre chauffé à la lampe et très vivement étiré ; on réussit à obtenir une élévation de niveau do plo^ de dix centimètres dans la partie la plus fine du tube ainsi fait.

[Harancoort.]

CARLOYINGIENS

CARNIVORES

CAiii.OVlllGlGXS on CABOLINGiecfS. — Histoire de France, XXXVIII. — On peut faire da ts* bleaa ci-deaaoïu le mime usage que du tableau analogue donné au mot Capélieia ,

Pépin traérùtal (T«n 714).

Griiuoald.

Charlei Martel.

L'arloman,

Pîpix LB Brbv.

Carlnman.

Une Kl!c ép.

le due de Bavière.

Tiissillon.

duc de Bavière.

Cbabissaorb.

Berthe

ép. le comte

d'Angers.

Roland

(le Paladin^.

m. à Roncevauz

lOUia LK i)i(BO!«?IAlRK.

!■ Hennengarde, | 2* Judith de Bavière.

Péi»in.

Bernard,

roi d'IUlie.

du 1« loiAiiue /«. Pépm /•»

d'Aquitaine.

mariage :

Pépin II, d'Aquitaine

U Germatàque»

Carloman. Louis II.

Cbablbs LB Giioe.

• Cbablbs, .le Chauve.

• Louis II, .le Bègue.

LoDis m.

Caklomaic.

GaABLBS lU,

le Simple.

Gisèle,

ép. Rollon,

dac ae Normandie.

Louis IT,

d'Ov'.remer.

LOTBAIBB.

Charlei de Lorraine.

Louu Y, le Fainéant,

le dernier des Carlovingiens de ftune.

GARlflVOftSS. — Zoologie, IX. -^ Les Comasfierr, on pour mieux dire les Carnivores^ sout des mammifères quadrupèdes, dont les doigts sont année de griiTes, dont le ponce n'est pas opposable aux antres doigts, et qui ment essentiellement de chair.

La plupart des camiTores se nourrissent de proie vivante, de sangliers, de cerfs, d'antilopes, de moutons, de bœufs, et môme dlanimaux de leur ordre. Leurs dents, de trois sortes, sont appropriées i ce régime, et chaque mâchoire porte trois paires d'incisives, une paire de fortes canines et un nombre variable de molaires tranchantes. Certaines espèces toutefois, parmi les carnivores, joignent à la yiande qui constitue toujours le fond deleur alimentation de la graisse, des tendons, des os, de la moelle ou même du miel et des fruits, et ont les dents plus ou moins modifiées. L'ours, par exemple, a les molaires aplaties en arrière, toberculenses on mamelonnées. Mais entre cette espèce k peu près omnivore et une espèce essentiellement carnassière comme le tigre, on trouve une fonle d'animaux qui ont une régime intermédiaire et dont par conséouent la dentition tient le milieu entre cale des deux types extrêmes.

Le mnaeau est en général médiocrement sail- ^Qt*, mais k cet égard encore il y a de très grandes variations, et, pour s*en convaincre, il suftit d'examiner comparativement un chien, une fouine et un chat. Toutes choses égales d'ailleurs, le mu- Kan est d'autant moins proéminent et par suite

les mâchoires sont d*autantplus courtes que l'ani* mal a un régime plus carnassier. Voici en quelques mots l'utilité de cette disposition. Chacun sait que la mâchoire supérieure est immobile et adhérente au crâne, tandis que la mâchoire inférieure s'articule de chaque côté avec cette boite osseuse au moyen d'une branche montante et est mise en mouvement par des muscles particuliers qui la tirent de bas en haut. C'est par ce mécanisme que les deux mâchoires, se rapprochant comme les mors d'une pince, peuvent couper ou broyer les aliments. Mais ces derniers, qui consistent parfois en substances assez dures, opposent à la section ou k la trituration une certaine résistance, c'est-àdire une foroe qui tend k contrebalancer celle qui est déployée parles mâchoires et par les muscles qui les sollicitent. La mâchoire inférieure qui, prenant son point d'appui sur le crâne, peut être justement comparée kun levier, est donc sollicitée, pendant la mastication, par deux forces contraires, une force d'action^ représentée par les muscles masticatoires et une force de réadum, représentée par les aliments. Or, un principe de mécanique éublit qu'une force quelconque agit avec d'au* tant plus d'efficacité, qu'elle est appliquée k un levier plus éloigné du point d'appui, ou, comme on le dit communément, qu'elle s'exerce sur un bras do levier plus long, et vice versa. En conséquence plus les aliments, ou, d'une manière pliu générale, plus la substance à couper sera rapprochée du point d'articulation do la mâchoire infé-

CARNIVORBS

CARNIVORES

rieure, moins la résistance sera considérable. C'est même poar cela que, d^instinct, noas portons dans les parties les pins recalées de notre bouche, sous les dents molaires, les aliments les plus durs. Dans le cas particulier qui nous occupe, le raccourcissement du museau des carnivores a donc r)ur elTet de diminuer la résistance des matières broyer ou à déchirer, ou ce qui revient au même, d'augmenter le travail utile des mâchoires. Il est vrai qu'en revanche, les bras de levier sur lesquels agissent les muscles masticateurs se trouvant dimbiués, une certaine quantité de force se trouve perdue ; mids cet inconvénient est largement racheté par le développement inusité de ces mêmes muscles. Prenant leur insertion sur les os maxillaires inférieurs, ils remontent presque verticalement sur les côtés du crâne, passent sous deux arcades osseuses nommées arcade$ sygomatiques et vont s'attacher sur le haut des tempes, dans des fosses Qui sont séparées généralement par une forte crête osseuse longituainale.

La viande saisie par les dents, broyée et imbibée de salive, tombe dans l'estomac, y est soumise à l'action du suc gastriaue, et passe de là dans l'intestin, où elle doit abandonner ses dernières particules nutritives. Mais comme la chair est d'une assimilation beaucoup plus facile que les matières végétales, le tube aigestif et en particulier l'intestin n'apas besoin d%tre aussi développé chez les carnivores que chez les mammifères herbivores ; il est même en général assez court, et chez le lion, par exemple, il n'a oue trois fois la lonffueur du corps, tandis que cnez le bélier il égale vingt-huit fois cette môme longueur.

Les carnivores sont répandus partout, sauf dans les terres australes. On n'a signalé à la Nouvelle- Hollande ou'un animal de ce groupe, une espèce de chien, qui pourrait bien n'être pas originaire de cette contrée bizarre. En revanche, on trouve des «arnivores dans la grande lie de Madagascar où manquent cependant tant d'autres groupes de mammifères.

Dans la nature, les carnivores jouent un rôle modérateur ; ils sont spécialement chargés d'arrôter la multiplication exagérée de certaines espèces. <}uelques-uns, comme les ours, les fouines, les belettes, abondent surtout dans les régions boréales; d'autres, comme les mangoustes, les dvettes et les senettes sont plus nombreux dans les régions chaudes. Les félins (panthères, tigres, Jaguars et lions), se trouvent à la fois en Afrique, en Asie et en Amérique; il en est de môme oies canidés (loups, chiens, renards, etc.)

Les espèces très nombreuses de l'ordre des carnivores peuvent être réparties en six familles principales, que nous examinerons successivement, dans l'ordre suivant: 1* Félidés, 3» Hyémdés, 3* Canidés.h' Vioerniiii, h* Mustélidés,^^ Ursidés.

1. Félidés.— Les Félidés, c'est-èrdire les animsux construits sur le type de notre chat domestique, réunissent au plus haut point les caractères distincUfs des carnassiers. Chez eux les dents canines atteignent un développement considérable, et parmi les molaires, celles que Ton appelle, à cause de leurs fonctions, dents carnassières, sont hérissées de Ismes aiguôs, tranchantes comme des ciseaux. La langue elle-môme, garnie de papilles rugueuses, peut agir comme une râpe et déchirer en léchant les tésuments délicats. Les membres sont souples et robustes, et les doigts sont munis d'ongles recourbés, qui, grâce à un mouvement de bascule de la dernière phalange, peuvent se relever pendant la marche oie manière à ne pas s'user par le fh)ttement sur le sol En rentrant ainsi ses ffriifes,. l'animal peut à volonté faire patte de velours.

On connaît dans la nature actuelle une soixantaine d'espèces de Félidés, qui sont également ré-

pandues dans l'Ancien et dans le Nouveau-Monde, et qui, tout en étant établies sur le même plan d'organisation, se distinguent assez fadlement lei unes des autres par leurs proportions on par la couleur de leur pelage. A leur tôte se place le Uon, qui mesure près de 3 mètres de l'extrémité da museau à Toriglne de la queue, et dont la hauteur est d'un mètre environ. On le voit si fréquemment dans les ménageries, il a été si souvent figuré dans les tableaux et dans les traités populaires d'histoire naturelle qu'il est Inutile de le décrira en détail. Les en&nts môme connaissent cet animal redoutable à la tôte carrée, qrnée, chez le mâle, d'une épaisse crinière, aux membres robustes, au pelage fauve, à la queue terminée par un flocon de poils. Tout le monde a pu lire également des livres où l'on célébrait la force, le courtge et la magnanimité de ce superbe carnassier. Pour ce qui est de la force, il n'y a certainement riend'eugéré dans tout ce qu'on a pu dire, et il est certain que d'un coup de patte le lion brise parfois les reins d'un cheval et que d*un coup de queue il terrasse l'homme le plus robuste ; mais quant an courage et â la magnanimité il y a certainement beaucoup à rabattre des récits des anciens voyageurs qui ont été accueillis avec trop de confiance par Buffon.

Le portrait que ce grand naturaliste a tracé du lion est certainement plus poétique que fidèle, et il résulte des observations de hardis chasseurs, tels queLivingstone,Delegorgue, J. Gérard, Bonibonnel, que le Uon, cet animal dont Tintrépidité a été tant vantée, se conduit parfois comme un ]»> ron vulgaire, qu'il se cache pour surprendre sa proie au lieu de l'attaquer en face et que des femmes et des enfants ont pu le mettre en faite en agitant des morceaux d'etoflTes et en poussant de erands cris. Somme toute, le lion paraît moins redoutable que le tigre ou la panthère ; et dans les conditions ordinaires, lorsqu'il n'est ni serré de près, ni poussé par la faim, il ne s'attaque guère à Iliomme. « Il arrive tous les Jours, dit Delegorgue, que les Cafres, qui n'ont pomt d'armes à feu, traversent avec leurs familles des espaces où circulent de ces animaux, et pour ces nommes la présence du lion n'est pas une cause d'effroi. Un ou plusieurs lions bondissent à dix pas et se maintiennent à trente, les Cafres passent sans y prendre garde, et jamais je n*ai oui parler d'accidents dont les lions eussent été les auteurs sans provocation. Ces mômes Cafres chassent-Us devant enx des bœufs ou des vaches, la question peut changer; Je ne réponds pas des hôtes à cornes, non plus que des propriétaires qui voudraient les protéger. • On voit par là que le lion est un voisin fort incommode pour les tribus qui s'adonnent à l'élevage des bestiaux ; aussi, de tout temps, les Arabes, les Cafres, les Nègres du Soudan lui ont-ils fait une guerre acharnée. La chasse du lion à TaflÛt exige beaucoup de prudence, de sang-froid et do courage, car, comme le ditDelegorgne, csi le lion a devuié la présence du chasseur, s'il l'a entrevu, celui-ci court les plus grands risques. Cette fois, le lion se considère maître de ce qu'il a conquis, et d'ordinaire, il ne souffre pas de partsge. Gare a l'homme I que tout son sang-froid lui vienne eo aide, qu'il n'ait pas la malheureuse idée de ter^verser, ou'il tienne bon. qu'U s'accroupisse. Celte mesure le sauvera peutrôtre de lattaque, où le tir est si inexact et si difficile; et si ranimai, dans son hésitation, se présente bien à découvert, que le coup parte et retende roide sur place, sinon lo lion sera lo maître.

» Cependant, il arrive quelquefois que, psr w caprice inexplicable, généralement qualifié do générosité, le roi des animaux ne tue pas l'homme qu'il tient sous lui, bien qu'il ait été blessé le premier par lui. Quelquefois, il se contente de divers coups de dents qui brisent et broient le»

CARNIVORES

CARNIVORES

vembrest on d*an seul qn! laboore la poitrine d« quatre sillons. Il borne là sa vengeanco et l'en w. »

Les lions sont répandus dans tonte rAfriqne, depuis r Atlas Jnsqn'an cap de Bonne-Espéraoce, maN présentent quelques yariations suivant les r^iiioQs; ils ont la crinière tantôt claire, tantôt adritre, le pelage d'une teinte plus on moins «niforme, etc. Il est impossible toutefois de recoQualtre plusieurs espèces parmi les lions dn cooUoeot africain. Ceux qui habitent en Perse et eo Anbie ne paraissent pas non plus notablement différeots, et constituent tout au plus une race puticolièifie.

Le tigre, cbei lequel le type chat est encore plus marqué qne ches le lion, se distingue facilement de ce dernier par Tabsence do crinière, le développement sur les Joues de poils formant une sorte de barbe, rallongement de la qneue qui ne porte pas de tonlTe terminale, et enfin par la coloration du pelage dont la teinte fauve est recoupée par des bandes transversales noires. A l'état adulte, on tigre mesure 2 mètres 50 environ de longueur totale sur 70 centimètres de hauteur au garrot.

Cest alors un animal des plus redoutables, qui s'attaqae indifféremment aux êtres les plus forts comme aux plus faibles, à lliomme, à 1 éléphant, iQ rhinocéros, au buffle, à Tantilope, ou môme à l'oiseau et au reptile. Embusqué dans un taillis, fers le coucher du soleil, il attend sa proie, fond lor elle d'un bond irrésistible et enfonce dans la ouqae de sa Tictime ses pifTes acérées avec ooe telle puissance que Tanimal le plus vigoureux s'abat immédiatement, souvent pour ne phx se relever. Dans l'Iode, chaque année* oulgré les primes offertes pour la destruction des tigres, des centaines de personnes sont égorgées par ces botes féroces, dont l'audace est sans égtle et qae l'incendie d'une forêt peut seul faire recaler.

On ne trouve de tigres qu'en Asie, aussi les Romains ne conniirent-ils ces animaux que lorsqu'ils eurent étendu leurs fh>ntières Jusqu'à l'em Pire des Parthes ; Scaurus le premier, en l'an 743 de la fondation de Borne, exhiba un tigre enfermé dans one cage; mais plus tard Héliogabale attela quitre de ces cainassiers à son char, où il figurait le diea Baccbus.

En Amérique, depuis le sud-ouest du Mexique josqu'aa Paraguay, le tigre est remplacé par un latre félin, le jaguar, qui est en général de taille un peu plus faible et coloré d'une manière différente. .

Le jaguar est ordinairement (car il y a dans cetie espèce de nombreuses variations individuelles) don Jaune rougeâtre avec le museau et ht gorge d\in blanc pur et de nombreuses taches noires sur la tète, le cou, le dos, la croupe et les Bancs. Ces taches affectent souvent la forme d'anoeani, parfois celles de raies transversales. Doué ^m force prodigieuse et d'une merveilleuse agilité, poorvu de sens d'une finesse incomparable, u jagoar est un animal aussi dangereux que le tigre; il mange tous les grands vertébrés qu'il trouTe à sa portée et saisit sa proie dans 1 eau w&sibien que sur terre. Des voyageurs lui ont vu prendre des poissons avec beaucoup d'adresse. L homme devient fréquemment sa victime, le nè- ^e surtout, dont la peau exhale une odeur partcollère qui attire ce grand carnassier.

u grande panthère ou léopard d'Afrique, dont iiistoie a déjà fait mention, se trouve non seulol^ent en Afrique, comme son nom semblerait l'in- ^oer, mais dans l'Asie Alineure, dans l'Inde et ^squ'en Mongolie. Sa robe est vraiment splendide. ^'Jr un fond jaune orangé, passant au blanc sur le Wûtre se dessinent des Uches tantôt annulaires, 2* Partie.

tantôt composées de quelques points disposés dr* culairement, taches qui, sur le dos, figurent quatre bandes régulières, et sur les côtés des raies moins bien définies. Les forêts ou des taillis épais couvrant les intervalles laissés par les grands ar bres sont les repaires ordinaires des léopards, qui font une guerre acharnée aux singes, aux antilopes, aux moutons et aux brebis, et qui parfois ne craignent pas de se Jeter sur l'homme lui-même.

Sous le nom de chats, les naturalistes comprennent une foule de carnivores de petite taille, qui vivent en Europe, en Asie, en AfHque et en Amérique. La seule dont nous ayons à parler, c'est le chat sauvage, des forêts de l'Europe et de l'Asie. Un peu plus gros que le chat domestique ordinaire, et de formes plus robustes, le chat sauvage a le pelage plus fourni, orné de bandes et de taches régulièrement disposées, d'un brun foncé sur un fond gris-launfttre. Il vit dans les grandes forêts et fait la chasse aux oiseaux et aux petits mammifères, tels que les rats, les lapins et les lièvres. Jusqu'à ces derniers temps on supposait que cette espèce, apprivoisée par l'homme dans les temps reculés et modifiée par des croisements successifs, avait donné naissance à notre chat domestique ; mais aujourd'hui on est plutôt disposé à admettre que le chat de nos habitations dônve de quelque forme africaine comme le chat ganté du Sahara. Ce qui vient à l'appui de cette hypothèse, c'est que le chat domestique se trouve figuré dans les plus anciens monuments de l'Egypte, tandis

3u*il ne parait avoir été connu dans l Europe occlentale qu'à partir du x' siècle.

Les lynx ou loups-cervlers des marchands fourreurs se rapprochent par leurs mœurs des chats sauvaees et habitent comme eux les forêts de contreos montagneuses; mais ils se distinguent facilement par leur taille égale à celle d'un gros chien, leur pelage moelleux, rouss&tre ou eris, moucheté de brun; leur face encadrée dune longue barbe et leurs oreilles terminées par un pinceau de poils. Le lynx ordinaire, Jadis répandu sur une grande partie de l'Europe, ne se trouve plus guère que dans les Alpes et sur quelques points de TAllemagne. En dépit de la lenteur de ses allures, il se rend maître facilement du gros gibier et même des chevreuils et des cerfs , sur lesquels il s'élance du haut d'un arbre et qu'il maintient avec ses griffes acérées. Une autre es pèce vit en Espagne et en Portugal, et une troi sième dans l'Asie septentrionale. La fourrure des lynx est très estimée ; une peau vaut en moyenne 50 lianes.

Le gué]iard, qui ressemble à la panthère par la coloration de son pelage, est moins fortement charpenté et plus haut sur Jambes. En Perse et dans l'Inde on l'emploie pour la chasse.

2. Hyènidês. ~ Les hyènes, qui constituent la famille des Hyénidés, sont digitigrades conmie les Félidés, c'est-à-dire marchent en s'appuyant sur les doigts et en tenant la plante des pieds légèrement soulevée. Par leur dentition elles se rattachent aux chats et aux martes, mais elles ont des molaires moins tranchantes et plus épaisses, ce qui annonce des instincts moins féroces: les hyènes en effet ne se nourrissent que rarement de proie vivante; elles recherchent surtout les cadavres dont elles brisent les os entre leurs mâchoires puissantes. A cause de ce régime, elles ont été de tout temps l'objet d'une sorte de réprobation, ot, par suite, souvent accusées de méfaits dont elles étaient parfaitement innocentes. On a dit qu'elles éuient d'une férocité épouvantable ; qu'elles égorgeaient les bestiaux, qu'elles savaient imiter la voix humaine, appeler les bergers et les charmer au point de leur faire oublier leurs troupeaux. Fublpf absur'^^s qui ont déjà été démenties par Bu^on, et qui ont été inspirées par la démarche

CARNIVORES

CARNIVORES

dtadicante et tortueuse de ces animaux, due principalement à rinégalitô de leurs membres antérieurs et postérieurs, par TouTerture effrayante de leur gueule, par Taspect hérissé de leur pelage, par leur vois, étrange qui ressemble tantôt à on gémissement, tantôt à un éclat de rire, et surtout par leurs habitudes nocturnes et leurs instincts dégoûtants. Après avoir vécu ladis en Europe, les hyènes sont confinées aujourd hui dans le midi de l'Asie et dans le continent africain. On en compte plusieurs espèces, Thyène tachetée ou crocotte qui se trouve depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'en Abyssinie, l'hyène brune nui vit à peu près aans les mêmes contrées, et Thyène rayée qui est propre à TArabie, à TAsie méridionale et au nord de l'Afrique. Cette dernière espèce, qui est assez commune en Algérie et dans la vallée du Nil, atteint la taille d'un chien de garde ; elle a les poils lonçs, principalement sur la nuque et le dos, où lis forment une crinière flotunte; le dessus de son corps et ses flancs sont d'un gris fauve zébré de brun noirâtre, sa gorge est marquée d'une grande tache noire, ses Joues sont ornées de points de môme couleur, et son ventre est d'un gris blanchâtre. La hyène brune est plus velue et plus foncée en couleur, et la hyène tachetée a, comme son nom l'indioue, le pelage parsemé de nombreuses taches sombres.

3. Canidés. ~ La troisième famille des cami vores, celle des Canidés, renferme non seulement les chiens, mais les loups, les chacals, les renards et d'autres animaux digitigrades, dont les membres élancés se terminent par des doigts munis de grifi'es non rdtractiles. Ces doigts ^nt au nombre de cinq aux pattes antérieures et de quatre seulement aux pattes postérieures. Les mâcnoircs, quoi que puissantes, sont plus allongées et moins fortement armées que celles des Félidés ; la dent molaire qu'on appelle dent camas8ièi*e est moins tranchante et les autres semblent plutôt destinées à broyer des os qu'à couper de la chair et des tendons. Le pelage offre d'ordinaire des teintes plus uniformes Que chez les chaU et les hyènes, et la queue est allongée et plus ou moins touffue. Les Canidés sont des animaux fort intolligents, dont le cerveau présente un assez grand nombre de circonvolutions, et dont les sens ont beaucoup de finesse, principalement celui de l'odorat. Au lieu de vivre isolés ou par couples, comme les Félidés, ils se réunissent en général en petites troupes pour atuqucr les animaux dont ils font leur proie.

Parmi les carnivores de cette famille qui habitent en France, le loup est le seul qui soit réellement redoutable. Encore, dans notre pays, ne devient-il dangereux pour l'homme qu'en hiver, lorsque la faim le chasse de ses repaires et le force à se rapprocher des habitations. En revanche, il peut faire, en toutes saisons, beaucoup de mal aux troupeaux, aussi lui fait-on une chasse active et a-t^on établi, dans plusieurs de nos départements, des compagnies de louveterie. Mais dans les pays où la culture est moins avancée, et où leur domaine n'a pas été aussi restreint par le déboisement, les loups sont encore fort communs : en Russie et en Sibérie par exemple ils so réunissent souvent en grandes bandes et attaquent les chevaux et les voyageurs. Dans d'autres contrées au contraire ils ont totalement disparu, et en Angleterre il n'y en a plus un seul depuis le commencement du dix-huitième siècle.

Tout le monde sait que le loup, par son aspect extérieur, se rapproche beaucoup des grandes races de chiens avec lesquelles il se croise assez facilement. Son pelage en ^néral, d'un eris fauve varié de poils noirs, devient d'un brun foncé ou môme d'un noir uniforme chez quelques individus atteints de mélantsme.

Le loup des prairies de l'Amérique du Nord, dont

il est si souvent question dans les récits des tnp

Î leurs et des voyageurs canadiens, ne diffère qus égèrement par son crâne et par son pelage d« loup de nos forèto. Le chacal en est beaucoup plu distinct. Il est plus petit que le loup, et plus claii en couleur, et par ses mœars offre quelque analogie avec les hyènes. Vivant en Asie et en Afrique, dans les mêmes contrées que les lions et d'autres grands carnivores, les chacals se contentent volontiers des débris laissés par ces derniers; ta besoin même ils se repaissent des cadavres d*ani' maux domestiques ou même des immondices rejetées des habitations. C'est pendant la nuit qu'ils se mettent en chasse en troupes nombreuses qui font retentir l'air de leurs hurlements. Les chacals s'apprivoisent assez facilement, mais cons^nrem toujours un fonds de sauvagerie. Frappés des ressemblances que ces carnassiers présentent avec ceN taines races de chiens, quelques naturalistes ont voulu voir dans les chacals la souche de nos chiens domestiques. Mais plusieurs raisons écartent cette h vpothèse, et, comme le fait observer F. Cuvier, los chacals répandent une odeur si forte et si désagréable qu'elle seule aurait empêché l'homme de rapprocher de lui ces animaux pour en faire sei compagnons et en quelque sorte ses commensaux.

D'où viennent alors les chiens domestiques? C'est ce qu'il est malheureusement impossible de dire, malgré toutes les recherches faites à ce sujet. On peut affirmer ou'ils sont d'apparition récente, au point de vue géologique, puisqu'on n'a point trouvé leurs traces dans des couches antérieures aux teirains modernes. Mais quels ont été leurs caractères primitifs ? quelle est la contrée d'où ils sont originaires ? C'est ce qu'on ignore. On ne sait pas davantage s'ils procèdent d'une ou de plusieurs espèces primordiales, et le problème semble presque impossible à résoudre quand on songe à la variété presque infinie des races de chiens que l'homme élève pour ses besoins ou pour son agrément. Quelques-unes de ces rtces remontent à la plus haute antiquité et se tronvent représentées, avec les caractères qu'elles offrent encore aujourd'hui, sur les anciennes monnaies étrusques, et sur les monuments de l'Egypte et de l'Assyrie. Le chien est partout le compagnon de rhomme et s'est modifie et perfectionné à mesure que ce dernier atteignait un plus haut degré de civilisation: aussi l'on peut diro, d'une manière générale que c'est chez les peuples les pins barbares que le chien se rapproche le plus des car* nassiers sauvages de la même famille. Cet animal était totalement inconnu Jadis dans certaines Des de rOcéanie et en Amérique, mais dans cette der nière contrée, depuis l'arrivée des buropéens, il s'est rapidement multiplié, et même sur certains pointe est revenu à l'état sauvage, n nous serait difficile, pour ne pas dire hnpossible, de décrire successivement toutes les races de chiens domestiques qui diffèrent les unes des antres par It uille, la forme de la tête, la nature du pelage, 1» coloration, aussi bien que par les instincts et les mœurs. Pour la commodité de l'étude, ces nées peuvent être rangées en un certain nombre de catégories, savoir:

l* Les lévriers, au crftne allongé, aux formes sveltes, aux Jambes fines, au poil Untêt ras (lévrier turc, lévrier d'Egypte et lévrier de Grèce), tantôt assez long (lévrier de Perse, lévrier de Russie, 1^ vrier d'Ecosse).

2* Les chiens mâtins, aux formes robustes, aux oreilles souvent droites (mfttin proprement dit, danois, eto.).

3* Les chiens à poil laineux, propres aux région* arctiques des deux mondes (chien des Esquimaux, chien du mont Saint-Bernard, chien de berger, chien-loup).

CARNIVORES

CARNIVORES

4* Les baibeU (barbet, griffon, petit chien blanc

de Cuba). «

S* Les épagneuU (setter, épagneul proprement dit, king*s-charles, bichon, etc.).

6* Les chiens de chasse à poils ras, à oreilles tombantes (chien courant, fox-hound, braqne).

** Les cidens dogues (dogue proprement dit, tnll-terrier, roquet, petit danois), qui ont le crâne élevé; le museau court et tronqué, la queue droite, les membres robustes, et qui habitent exclusivement les régions tempérées de l'ancien continent. Toujours plus petits que les loups, les renards ont le museau plus effilé, le crâne plus aplati et la qoene plus touffue. Le renard vulgaire a généralement le pelage d'un fauve plus ou moins vif en dessas, et d*un ton blanchâtre en dessous ; mais dans certains cas, il prend des teintes enfumées, le dos étant brun, la queue noirâtre et le ventre ffisàtre {renard e'iarbonnier). Fort commun en Europe, il vit isolé et se tient pendant le Jour caché dans le creux d*un arbre, dans une crevasse de rocher ou dans quelque terrier de blaireau dont il 1 chassé le propriétaire, et qu*il a agrandi pour son usaee. Sa demeure est toujours située à proximité aune ferme, où, lorsque la nuit est tombée, il va subrepticement dérober un lapereau ou one Tolaille. Souvent aussi il égorge quelque pièce de gibier, et, comme la fable nous l'apprend, il est fort ande de raisins. Les villageois lui ont déclaré une guerre à mort; mais sa prudence est telle qn'il ne tombe que rarement dans les pièges qui lai sont tendus. Les erands seigneurs anglais éièrent pour la chasse de ce carnassier une race de chiens particulière, les fox-hounds, et montés sur des chevaux rapides, poursuivent le renard à travers les halliers, les rochers et les rivières, au risqae de se rompre les os.

Le fennec est un Joli petit ronard, aux oreilles très longues, à la physionomie éveillée, à la robe Isabelle, qui vit dans fb Sahara algérien et en Nubie. 4. YiTerrldte. — La famille des Viverridés comprend an très grand nombre d'espèces, les unes plantigrades, les autres digitigrades, les unes se rapprochant des Félidés par leurs dents carnassières très développées, les autres ayant dans leur dentition des affinités avec les Ursidés ou même avec les Insectivores. Tous ces animaux sont à peu près de la grosseur d*un chat, et pourvus d'une

aoeue très longue et parfois voiubile comme celle e certains singes américains.

On a établi dans cette famille plusieurs croupes secondaires sur lesquels nous n'avons pas à insister, parce quHls n'appartiennent pas à notre pays : les ratons comprenant le raton laveur, de 1 Amé-

rique du Nord, plantigrade qui rappelle un peu le blaireau, avec des formes moins lourdes et qui a la singulière habitude de plonger dans Teau les

subsUnces dont il fait sa nourriture, et le raton crabier de l'Amérique tropicale, qui vit an bord de la mer, et se nourrit de crustacés ; les pandas, des monts Himalaya, qui sont remarquables par les teintes vives de leur pelage et qui ont le corps d'un roux éclatant, la gorge et la face interne des membres d*un blanc presque pur, et la queue élégamment annelée; les coatis, les kinkajous du Meiique,de la Guyane et du Brésil, etc.

In auire groupe de Viverridés comprend : les civettes, les genettes, les hémigales, les paradonres, etc.

Les civettes, qui ont pour patrie l'Afrique et le iQd de l'Asie, sont les animaux les plus intéressants de cette tribu à cause des produiu qu'elles Garnissent à l'industrie. Elles ont en effet, à l'extrémité postérieure du corps, au-dessous de la ^eue, des glandes qui sécrètent une substance mosquée dont on fait usage en parfumerie et en pharmacie et oui depuis longtemps est l'objet don commerce important.

La civette d'Afrique oifire dans son pelage ceiw taines analogies avec les hyènes, les flancs éunt marqués de taches et de raies noirâtres sur fond gris, la queue étant ornée d'anneaux foncés et une crête de poils allongés s'étendant sur la nuque et la ligne dorsale ; mais la taille de la civette n'épie Jamais celle de la hyène, et ses pattes antérieures et postérieures ne présentent pas cette disproportion qui donne à la hyène des allures si étranges. Les civettes sont d'un naturel farouche et hrasdble; on prétend cependant oue dans certaines contoées de l'Afrique, les indigènes parviennent à les garder en captivité, afin de les soumettre à une sorte d'exploitation méthodique .

La civette de l'Inde et des Moluques, ou si* beth, est un peu plus petite que la civette d'Afrique, elle est couverte d'un poil moins touffu, et n'a qu'un rudiment de crinière.

Les genettes qui habitent le midi de l'Euro^u, l'Asie et l'Afrique, ont des glandes à parlùm moins développées que celles des civettes, et une rob(j. colorée d'une manière différente : dans l'espèco vulgaire, qui se trouve dans la plupart de nos départements du centre et du midi, le pelage est fauve, marqué de tacfaei et d'anneaux d'un brun foncé. Plus élancées que le chat et plus élégantes que la fouine, les genettes ont, comme ces animaux, des habitudes nocturnes et font la guerre aux volailles, aux petits mammifères, tout en se nourrissant de temps en temps d'œufs et d'insectes.

Le paradoxure de Geylan, l'bémigale de Bornéo et l'euplère de Madagascar diffèrent notablement des civettes et des genettes par la forme du museau, le système dentaire, les proportions du corps et la couleur du pelage.

Avec leur corps svelte et leurs pattes courtes, les mangoustes, qui forment encore une autre tribu de Viverridés, ont des allures vermiformes et semblent glisser sur le sol lorsqu'elles marchent. Elles ont un pelage soyeux, tiqueté, une queue allongée et des doigts armés de gnffes non rétractiles. Leur crâne aplati renferme un cerveau peu volumineux et leurs molaires, pour la plupart fortement tuberculeuses, dénotent un régime légèrement insectivore. Aux petits mammifères et aux oiseaux qui constituent le fond de leur alimentation, les nungoustes Joignent en effet non seulement des œufs, mais aussi des insectes. . .

Les mangoustes proprement dites sont originaires de l'Afrique et de l'Asie méridionale, et l'on trouve dans la vailée du Nil une espèce de ce genre oui jouit d'une certaine célébrité et qui a été tenue en grand honneur par les anciens Egyptiens : c^est la mangouste Ichneumon ou rat de Pharaon, Les fables les plus absurdes ont été débitées sur ce carnassier : on a prétendu, par exemple, qu'il s'introduisait dans la gueule des crocodiles pour leur dévorer les entrailles. Ce qu'il y a de vrai, c'est

2ue la mangouste Ichneumon ne se contente pas e petiu mammifères et d'oiseaux et qu'elle est aussi très avide de serpents et d'œufs de crocodiles. En Egypte, on la garde parfois en domesticité pour la destruction des souris.

5. KostèUdès. — La famille des Mustélidés a pour type la belette (en latin mustela), mais comprend encore, à côté de cette espèce, plusieurs autres animaux tels oue les blaireaux, les mouffettes, les gloutons, généralement de taille médiocre ou petite, revêtus d'une fourrure soyeuse, et doués d'instincts très carnassiers. Le corps est Untô^ trapu, tantôt vermiforme et la queue Untôt développée en panache, tantôt rudimentaire.

Dans une première tribu de cette famille se placent les blaireaux et les mouffettes, animaux qui marchent en appuyant la majeure partie <\u pied sur le sol, et qui par là offrent déjà une transitiop vers la famille des ours. Le blaireau ordinaire esl

CARNIVORES

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bas sur pattes ; il a le corps trapu, le museau pointu et la queue très courte. Sa taille est à peu près égale à celle du chien basset, et son pelage est d^n gris glacé de noir avec trois larges bandes blanches sur la tète. Cest un animal fort rusé, qui mène une vie retirée, au fond des bois, et se nourrit do miel, de fruits, de racines, de lézards, de mulots et même de Jeunes lapereaux. Sa chair est, diton, mangeable et ses poils servent à faire des brosses pour la barbe.

Les mouffettes doivent leur nom (tiré du latin mephitis, puanteur) aux émanations qu'elles répandent et dont rôdeur est telle que tout animal en est pour ainsi dire suffoqué. Cette odeur provient dun liquide sécrété par des glandes spéciales et constitue pour les mouffettes un moyen de défense. U en existe une espèce aux Etats-Unis, deux autres dans TAmérique au Sud.

Les gloutons forment avec les ratels, les martes et les putois une seconde tribu. Par ses formes lourdes, le glouton arctique qui se trouve dans les réglons bonlales des deux mondes ressemble au blaireau, mais il est plus haut sur ses pattes, il a le corps plus velu, la queue plus fournie, et grimpe facilement sur les arbres ; il est très redouté des trappeurs canadiens auxquelles il ravit le produit de leur chasses. Le ratel du Gap et celui de rinde sont conformés à peu près comme le glouton, mais sont plutôt fouisseurs que grimpeurs.

Les martes sont des animaux au corps mince, aux appétits féroces, qui font leur proie des petits quadrupèdes, des oiseaux et des reptiles et qui portent souvent le ravage dans les poulaillers où elles S'introduisent par les plus petites ouvertures. Elles sont à juste titre redoutées par les fermiers qui les détruisent sans pitié. La marte ordinaire habite les forèu, principalement les forêts de sapins, et se reconnaît à son pelage bran clair marqué d'une grande tache jaunâtre sur le devant du cou. Sa fourrare douce et très fournie est estimée. La marte fouine, nommée plus communément fouine, se tient plus que la précédente dans le voisinage des habitations, et est répandue dans toute l'Europe et dans le nord de l'Asie. Elle est brane avec la gorge d'un blanc pur. Sa peau est moins recherchée que celle de la marte ordinaire. Un peu plus petits que les martes, les putois sont encore plus sanguinaires. L'un d'eux, qu'on désigne sous le nom da putois fétide, et qui n'est pas rare en France, répand une odeur infecte : c est peut-être l'ennemi le plus dangereux des volailles, qu'il éçorge et dont il abandonne les cadavres après en avoir sucé le sang. Son corps, qui mesure environ 40 centimètres de long, est brun et son museau est marqué d'une tache blanche. Le furet, au pelage jaunâtre, aux yeux roses, qu'on élève en domesticité et qu'on emploie pour la chasse aux lapins est considéré par plusieurs naturalistes comme un albinos du putois vulgaire. L'hermine au contraire, ou putois hermine, constitue une espèce bien distincte. En hiver son corps est d'un blanc pur ou .légèrement Jaunâtre, et le bout de sa queue est d'un noir profond ; en été, au contraire, le corps est marron clair, la queue restant toujours noire à l'extrémité. Dans nos pays l'hermino est beaucoup moins commune que dans les contrées du nord, en Suède, en Norvège et dans l'Amérique boréale. C'est de là que viennent ces peaux si belles qui servent à doubler les manteaux et à orner les robes de nos professeurs de facultés et de nos magistrats.

La tribu des loutres se distingue nettement du reste des Mustélidés par ses habitudes aquatiques, son régime ichthyophage, son corps surbaissé, terminé par une queue souvent aplatie, et ses pieds plus ou moins palmés. La loutre vulgaire, qui est déjà mentionnée par Aristote, se rencontre dans toute l'Europe et dans une grande partie de l'Asie

septentrionale. Elle firéquente les cours d'eau et naçe avec une grande facilité. Sur le sol, au contraire, sa démarche est fort embarrassée. Les poissons constituent le fond de sa nourriture. La four» rure moelleuse de la loutre est employée en chapellerie. Une autre espèce, la loutre marine, ou enhydre, est maintenant presque complètement anéantie. Elle était autrefois fort répandae sur les côtes de l'océan Pacifique boréal. Beaucoup plus grande que la loutre vulgaire, elle est reTôtue d'une fourrure beaucoup plus douce et plus lustrée; aussi a-t-elle été depuis longtemps Tobjet d'une chasse active. Une belle peau de loutre marine vaut aujourd'hui près de 2,000 francs.

6. Uraidès. — Les ours, qui forment la famille des Ursidés, diffèrent des autres carnivores pir leurs allures ; car au lieu de marcher comme les Félidés sur la pointe du pied, ils s'appuyent sar la plante, ils sont plantigrades, ce qui donne à leur démarche quelque chose de grave et de solennel. Leur tête, prolongée en un museau conique, porte des oreilles médiocres, et est animée par de petits yeux assez brillants ; leurs dents incisives et leurs canines ressemblent à celles des autres carnivores ; mais parmi leurs molaires qui sont au nombre de six paires à la mâchoire supérieure et de sept à la mâchoire inférieure, les deux grosses dents postérieures ont une couronne tuberculeuse et de forme carrée, ce qui annonce un régime omnivore. Leur corps trapu, coureit d'une fourrure épaisse et presaue unicolore, n'offre en arrière qu un rudiment de aueue et repose sur quatre pattes robustes, terminées par cinq doigts munis d'ongles puissants, mais non rétnctiles. Les femelles ont à chaque portée plusieurs petits qui, en naissant, sont aveugles, à peu près dépourvus de poils et partant assez disgracieux.

Cette famille compte des représentants en Europe, en Asie et en Amérique. Dans la partie septentrionale de cette dernière contrée, depuis le nord des Etats-Unis Jusqu'à la Californie, on trouTe Tours féroce, au pelage gris ou brun, épais et bien fourni. Cette espèce lutte avec avantage avec ]» bison des prairies et parfois ne craint pas de s'atr taqucr à rhomme. Par ses caractères ostéologi-

2ues, elle mérite d'être séparée de Tours brun 'Europe. Gelui-d était autrefois très-répandu dans les provinces montagneuses de la France, mais aujourd'hui il ne se rencontre plus que sur certains points des Alpes et des Pyrénées. £o Angleterre, il a disparu depuis longtemps. L'ours brun vit solitaire dans les bois et se retire pondant la mauvaise saison dans les cavernes où il tombe dans une sorte de sommeil léthargique. Il se nourrit de végétaux et de proie vivante, et sans ôtre aussi féroce que son congénère américain, doit néanmoins êtie considéré comme un animal fort dangereux. Les montagnards des Pyrénées ne craignent pas cependant d aller chercher les ours dans leur retraite ; ils luttent corps à corps avec eux et, profitant d'un moment favorable, leur plongent uo couteau dans le ventre. La peau de Tours brun est très recherchée et sert à fabriquer des bonnets; sa chair est assez estimée des gourmets, et sa graisse a souvent été vantée comme spécifique contre les douleurs et contre la chute des cheveux. On voit souvent entre les mains des bateleurs des ours bruns qui ont été pris en bas âge et dressés avec beaucoup de peine.

Le pelage et la taille des ours d'Europe varie considérablement suivant les localités : les ours des Asturies sont plus petits que ceux des Alpes, ils sont d'une teinte plus grise, et dans le jeune âge ne présentent pas un collier blanc comme ces derniers. Cette marque au contraire persiste oennant toute la vie chez les ours de Sibérie.

L'ours blanc a la tête autrement conformée et les membres plus élevés que Tours bran et Tour».

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