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CHARLES-QUINT

CHAUFFAGE

Nord, où les impériaux échouèrent devant Hézières ; et en Itaiie, où Lantrec, vaincu à la Bicoque, perdit le Milanais. En môme temps, le mécontentement des Espagnols s'éuit traduit par une révolte sérieii.^e, dite des comuneros^ qui avait pour chef Jean de Padilla. Celui-ci, après une lutte opiniâtre et héroïque, fut vaincu et pris à la bataille de Villalar (1521). Cette défaite mit fin à la révolte, et la Castille perdit ses libertés.

L'année suivante, la trahison du connétable de Courbon, qui négociait avec Charles-Quint et Henri VIII le partage de la France, fut le motif d'une recradescence d'hostilités entre Charles-Quint et François I*'; ce dernier eut la faiblesse de confier le commandement de Tarmée française à Tincapable Bonnivet, qui se fit battre & Abbiate-Grasso et laissa les impériaux envahir la Provence et assiéger Marseille (1524). Hais ce pays n'offrant que peu de ressources pour le ravitaillemont d'une armée, Charles-Quint se hâta de repasser les Alpes à rarrivée de François I"% qui alla se faire prendre à Pavri9 (1525). Le vainqueur fit conduire son royal prisonnier en Espagne, et, après une captivité de plusieurs mois, lui imposa les dures conaitions du traité de Madrid (14 janvier 1526).

Ce traité onéreux, qui livrait la Bourgogne à Charles^ uint, ne fut point ratifié. François I*' avait compris que l'Europe commençait à s'effrayer de la puissance de l'empereur d'Allemagne. Le roi d'Angleterre, le pape Clément VII, et les princes italiens entrèrent dans la ligne de Cognac. Le danger était sérieux, mais l'expédition du connétable de Bourbon contre Rome (1527), la défection honteuse d'André Doria, qui sauva Naples assiégée par les Français, et surtout la défaite de ces derniers à Landriano, sauvèrent Charles-Quint. Le traité de Cambrai, dit Poix des ùamet (1529), laissa la possession de l'Italie à Charles, qui se fit couronner à Bologne roi des Lombards et empereur des Romains par le pape Clément VII.

Ces brillants succès n'assurèrent point la tranquillité de Charles-Quint ; deux ennemis redoutables restaient à combattre : les luthériens, qui nrtftutèrent contre les décisions de la diète de spire et formèrent la ligue de Smalkalde, et les Turcs, oui, sous la conduite de Soliman II, attaquaient l'Europe chrétienne par terre et par mer. Les princes allemands refusaient de se soumettre à la monarchie impériale, et ce ne fut pas sans difficulté que l'empereur fit nommer roi des Romains son frère Ferdinand, à qui il abandonna le gouvernement des provinces autrichiennes, avant de partir pour aller châtier le pirate Barberousse qu'il amena à composition en s'emparant de Tunis (1535). Cependant François I** réclamait le Milanais et recommençait la lutte en attaquant le duc de Savoie ; Charles, d'abord victorieux, entra une seconde fois en France, puis, menacé par les Turcs qui ravageaient la vallée du Danube, signa le traité de Nice (1538). Les deux rivaux paraissaient réconciliés. Charles profita des bonnes dispositions de François I*' pour traverser la France afin d'aller punir les Gantois révoltés. Peu après (1541), il entreprit sans succès une expédition contre Alger, et à son retour fut contraint de soutenir une quatrième guerre contre François I*.

Charles-Quint, soutenu par Henri VIII d'An- ^eterre et par les princes protestants d'Allemagne qn'U avait su gagner par des concessions, vit une de ses armées battue à Cérisoles par le comte d^Enghien ^(1544), échoua lui-même dans une invasion de la Champagne par la résistance de Saint- Dizier, et signa la paix de Crespy. Son activité se tourna alors contre les princes protestants d'Allemagne, que les décisions de concile de Trente et les tendances de l'empereur avaient effrayés. D'abord victorieux à Mahlberg où il fit prisonnier l'électeur de Saxe et le landgrave de Hesse-Cassel 2« Pastik.

(1547), il croyait l'Allemagne complètement soumise à son pouvoir, lorsque, par Vinterim d'Anesbourg, il irrita tous les partis, raviva la lutte, fut presque surpris à InsbrQck, et bientôt contraint de signer la convention de Passau (1552), convention oui prépara la paix d'Augsbourg (1555), triomphe du protestantisme en Allemagne. En même temps les succès des Français, alliés des princes allemands, lui enlevaient toute espérance do suprématie européenne. Henri II, maître des trois cvôchés. Metz, Toul et Verdun, paraissait sur les bords . du Rhin, et ce fut inutilement que, pour se venger, Charles vint assiéger Metz, ravagea le nord de la France ; défait à Renty, il fut forcé de signer la paix de Vaucelles (1555).

Après avoir marié à Marie d'Angleterre son fils Philippe, qu'il ne put faire nommer roi des Romains, Charles-Quint, épuisé par des attaques de goutte, dégoûté du pouvoir qu il n'avait pu étendre selon ses vues ambitieuses, abandonna à son fils Philippe II les Pays-Bas d'abord (15S5;, puis l'Espagne, ses possessions italiennes et l'Amérique en 1556 ; à son frère Ferdinand la couronne impériale et ses possessions autrichiennes, et se retira au monastère de Saint-Just dans TEstrémadure. X^à, sans vivre do la vie monastique, entouré d'une suite assez nombreuse, il partageait son temps entre les pratiques relisieuses et la direction des affaires politiques qu'il n'avait Jamais complètement abandonnée.

Rappelons, en terminant, que sous son règne les Espagnols avaient fait la conquête d'une grande partie du nouveau monde : Cortez avait soumis le Mexique et Pizarre le Pérou. [H. Georges.]

Ziectum et dictées. — Education de Charles^ Quint, — a Dans cette salle de Molines, où siège de côté, mal vu et négligé de son élève, le pédant Adrien d'Utrocht, regardez & la lampe cet enfant pâle en velours noir, figure intelligente et froide, où la lèvre inférieure accuse le sang d'Autriche, où la forte mâchoire rappelle la race anglaise. Le dur travailleur apparaît déjà en lui, avide, absorbé, insatiable de travail, d'intrieues et d'affaires. Des monceaux de dépèches et de papiers d'État sont devant lui. Tout ce qui vient, même de nuit, arrive ici et passe sous ses yeux ; son gouverneur, M. de Chièvres, veut que le prince lise, afin de lire luimême, et qu'il fasse rapport au conseil. Ainsi l'éducation de?iendra peu à peu le gouvernement... M. de Chièvres ne combattit pas Charles le Téméraire, mais le refiL Charles-Qumt son élève fut laborieusement, sagement élevé dans la folie de l'autre. Les visions de monarchie universelle, étranges et romanesques pour un duc de Bourgo-

f;ne, semblaient l'être bien moins pour colui en qui a fortune unissait les Espagnes, les Pays-Bas, les États autrichiens. L'empire ne pouvait guère man-

Suer à un petit-fils de Maximilien, maître de tant 'Euts. Charlemagne, agrandi, revenait pour l'Europe. Le monde allait reprendre l'unité et la paix du grand empire romain. Que fallait-il pour cela ? Rien que briser la France, la démembrer si l'on pouvait. Mais le succès était certain, écrit déjà dans la devise prophétique du sage fondateur de la maison d'Autriche Frédéric III : A. E. I. O. U. « Austrim eit imperare orbi univeno; il est réservé à l'Autricne de commander au monde entier, s (Michelet, Histoire de France au XVI* riécte.)

Lire aussi dans le Chariee-Quint de Mignet : le slèse et la belle résistance de Marseille, ch. vi; — la bataille de Pavie, cb. vn; — le beau récit de la mort de Charles-Quint, ch. vni, etc.

CHAUFFAGE. — Physique, XIX. — On chauffe chaque jour, dans l'économie domestique et dans Tindustrie, des corps solides et des liquides, et dans nos climats tempérés, pendant une grande partie de l'année, l'air des appartements et des

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erandes salles. Le chauffage des solides et des liquides, soit qu*on veuille les fondre ou simplement éloTer leur température, ne doit satisfaire qu*à la double condition d*ôtre rapide et économique; la dépense de charbon y est en fin de compte rélément principal. Le chauflTage des appartements est une question plus complexe à cause des conditions variables auxquelles il doit satisfaire suivant les lieux et suivant nos habitudes ; il constitue Tun des problèmes les plus importants de Véconomie domestique et de Thygiène, puisqu*!! occasionne pour cliaque ménage une dépense assez lourde et quMl exerce une influence considérable sur la santé et le bien-être. L'un et Tautre sont des applications d*un certain nombre de notions éparses dans la partie du cours de physique oui traite de la chaleur ; c*est à ce titre que nous les rassemblons dans cet article où nous allons passer en revue les meilleurs modes d*ntilisatlon du combustible et les appareils qui réalisent le chauffage de la manière la plus régulière.

1. Chauffagtr des solides et des liquides. — On se contente souvent de placer le coips à chauflTer sur le feu, ou le vase qui le contient directement en contact avec la flamme : c'est le chauffage à feu nu, de tous les modes le plus simple et le plus employé. 11 s'accommode de tous les combustibles : te coke ou la houille dans lïndustrio, le bois« le charbon de bois ou le gaz dans l'économie domestique. Mais il n'est réellement économique que s'il utilise bien la chaleur du foyer, c'est-à-dire si les produits gazeux de la combustion font plusieurs fois le tour de la chaudière à échauffer, avant de s'échapper dans l'atmosphère.

Quand le corps doit être échauffé lentement et d'une manière uniforme, que l'on craint pour lui les coups de feu, on emploie le ôain de sable directement en contact avec le foyer et cédant sa chaleur au vase qui repose sur lui.

Si l'on ne peut dépasser une certaine température, comme par exemple celle de l'eau bouillante, on se sert du bain-marie: le vase en contact avec la flamme contient de l'eau qui se résout en vapeur , et c'est la chaleur uniforme de cette vapeur qui échauffe le corps.

Enfin on emploie souvent la vapeur d'eau au chauffage des liquides, surtout aujourd'hui que les moteurs à vapeur sont devenus communs et qu'on dispose avec eux d'une source de chaleur toujours prête et d'un emploi commode.

Quand la vapeur peut sans inconvénient se mélanger au liquide à échauffer, on la fait venir dans ce liquide par un tube percillé de trous qui la laissent échapper; et en se condensant» elle aband onne la grande quantité de chaleur qu'elle possède.

Si au contraire la vapeur d'eau peut nuire an liquide à échauffer, comme c'est le cas dans les sucreries ou les teintureries, onne l'y fait pas dégar gcr directement ; on l'amène dans un serpentin qui fait plusieurs tours dans la chaudière, et c'est ce serpentin qui communique au liquide la chaleur que la vapeur lui a cédée.

Il semble au premier abord que l'industrie, avec ses grands appareils, puisse seule utiliser ce mode de chauffage a la vapeur aussi propre que rapide, aussi commode qu'économique. Il n'en est rien ; et dans bien des cas, l'économie domestique peut aussi s'en servir avec profit. Pour n'en citer qu'un exemple, nous considérerons le cas d'un ménage de campagne ou d'une ferme où pendant plusieurs mois de l'année on fait cuire chaque Jour des pommes de terre pour le bétail.

Le procédé le plus anciennement pratiqué consistait à mettre dans la flamme d'un foyer ouvert le vase de fonte contenant les corps à chauffer. Un premier progrès a été réalisé par l'emploi d'un foyer fermé, entourant la chaudière dun canal

contourné où les produits gazeux de la combostioD puissent abandonner, avec profit, la majeure partie de la chaleur qu'ils emportent. Mais on arrive à une cuisson bien plus rapide en munissant U chaudière d'un double fond où. Ton met de Tean. Cette eau se vaporise, et la vapeur qui s'élève et qui se répand dans tout le vase autour des tubercules leur cède la grande chaleur qu'elle possède et lei cuit en très-peu de temps.

2. Chauffage des appartements. — Le mtème le plus anciennement pratiqué pour chauffer les lieux habités est le chauffage direct par combustion. Les sauvages allument le feu au milieu de leur hutte ; l'air afflue du pourtour par les portes mal fermées ou les fissures des murs en terre, et U s'élève avec la fumée pour s'échapper par l'ouverture pratiquée au sommet de la nntte. Chez les peuples civilisés de l'antiquité, du combustible brûlant sans fumée était placé dans des vases ouverts au milieu de la pièce à chauffer. Ce système est encore pratiqué en Italie, en Espasne et dans le midi de la France où s'est conservé Insige des braseros. Bien (^u'il Jette dans la salle, avec la chaleur, les produits gazeux de la combustion, le brasero est sans inconvénients graves dans les contrées du Ifidi où les pièces à chauffer sont grandes, élevées, à fermeture incomplète ; on ne le garnit que de charbon bien allumé, à demienfoul dans la cendre, de manière que la combustion ne dégage que de l'acide carbonique sans oxyde de carbone: il deviendrait très-nuisible sll était garni de charbon noir. Le chauffage qa*il procure est très-léger. Dans nos climats rigooreux, il serait tout à fait insuffisant. Il faut à dos appartements bien clos des appareils qui empo^ tent les produits gazeux de la combustion, qm

{>rovoquent un renouvellement de Tair au lieu de e vicier et qui produisent beaucoup de chaleur : on y emploie les cheminées^ les poêles et les calorifères,

A. Chauffage par cheminées. — Une cheminée se compose d'un foyer où brûle le combustible, qni communique sa chaleur par rayonnement, et d'an conduit vertical élevé destiné à emmener la fumée. Les plus anciennes ne remontent pas au-delà dn quatorzième siècle ; elles étaient d'une dimension considérable; le foyer, adossé contre un grand mur, n'était pas limité latéralement; une immense hotte formant l'ouverture du conduit vertical coavralt une aire de 15 à 20 mètres carrés sur laquelle toute une famille nombreuse trouvait place autour du feu. Ce n'était guère qu'une modification du chauffage primitif des huttes réalisant seulement une sortie plus régulière et plus rapide de la ftimée. On n'en rencontre plus que dans quelques cuisines de fermes dont la construction remonte à plus d'un siècle. Depuis Rumford, on a apporté de nombreux perfectionnements à rétablissement des cheminées, à l'effet de les rendre 5 lus hygiéniques et de mieux utiliser la chaleur n combustible ; on limite latéralement le foyer par des murs inclinés et on fait les conduits à fumée plus étroits et plus élevés.

Quand on allume le feu dans le foyer d'une cheminée, la colonne d'air du conduit s'échauffe, ss dilate et s'élève. L'air chaud est remplacé incessamment par de l'air froid qui, en passant par le foyer, y af>andonne son oxygène et active la cowr bustion. Cet air, à son tour échauffé, tend ainii • s'élever et appelle de l'air froid ; on dit qu'il M fait un tirage. Ce tirage est d'autant plus fort que la cheminée est plus haute dt plus étroite; en effet, plus la cheminée est élevée, plus est grande la colonne d'air chaud, plus est considérable la différence de son poids avec celui d'une même colonne d'air froid, c'est-à-dire la force ascensionnelle qui appelle l'air sur le combustible et entraîne la famée. D^autre part, si comme dans les anciens

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tpptfeils. le foyer est très spacieux et le conduit à famée très large, tout Tair qui y pénètre n*a pas pâsié sur le combustible et ne s*est pas suffisamment échauffé, et il peut se produire un courant descendant d*air froid qui contrarie le courant ascendant et fasse refluer la fumée dans Tappartement.

Dans les cheminées d*usines que Ton fait trèsétroites et d*nne hauteur de 60 i 80 mètres, il ne passe guère par kilogramme de combustible brûlé ^ue S à 10 mètres cubes d'air porté par la combusdon à une température de plus de lOO"*, et dont la force ascensionnelle est par conséquent considénble.

Dans nos cheminées d'appartement, pour la même quantité de combustibie, il passe 60 mètres cab<» aair au moins; sa température n*est dès Ion guère supérieure à 50*, et sa force ascensionoelle est faible. Aussi suffit-il de circonstances eitérieures peu puissantes pour modifier le cours delà Aimée. La principale cause qui agisse par en haut pour faire refluer la fîimée, c'est Taction du Teot qui passe au-dessus du conduit avec une gnnde vitesse horizontale, ou s'y engouffre parfois poassé obliquement avec une grande force ; Tair chaud ne peut pas le refouler pour s'échapper au dehors. Pour remédier à cet inconvénient, on rétrécit la partie supérieure du conduit à fumée et on la munit d'une buse conique, à ouverture latérale, qae le vent dirige dans la direction de son courant.

La grande quantité d'air ontralné par une cheminée présente un double inconvénient; il emporte avec lui une proportion notable de la chaleur que le fover a letee dans l'appartement, et il est remplacé par 1 air extérieur entrant par des ventouses ou par les Joints des portes ot des fenêtres et créant un courant continu d'air froid vers le foyer. Si l'on remarque en outre que la chaleur rayonnante est seule utilisée par les cheminées ordinaires, qu'elle n'est pour le bois qu'environ 25 p. 100 de la chaleur produite, ot qu'il n'en pénètre pas plus d'un quart dans la pièce chauff^ée, le reste éUQt absorbé par les parois du foyer et perdu, on en conclut que les cheminées ordinaires sont des appareils défectueux qui n'utilisent en réalité que 6 à 12 p. 100 de la chaleur totale du combustible. Les contructears habiles parviennent à supprimer une partie des défauts reprochés aux cheminées, en disposant le foyer de manière qu'il envoie dans la pièce le plus de chaleur possible, en réduisant le volume d air absorbé par la cheminée à la quantité d'air nécAssaire aux conditions hygiénioucs de la respbation, en remplaçant cet air, non plus par de l'air froid, mais par de l'air qui, avant d'arriver dans la pièce, s'est échauffé par la chaleur perdue an foyer. .

Malgré ces progrès, la cheminée reste un des modes de chauffage les moins économiques; en revanche, c'est le pias hygiénique et le plus agréable. La vue du feu récrée ; l'air se renouvelle rapidement et se maintient à une température modérée; il reste frais et pur, c'est-a-dire dans les conditions qui permettent un bon travail et assurent une bonne santé.

B. Chauffage vnv poêles, — Les poêles sont de tous les appareils de chauffage les plus simples, les plus économiques et les plus répandus. Leurs formes sont très différentes, mais on peut les grouper tontes sous trois types principaux : le poêle de fonte, le poêle en terre cuite, et le poêle à circu- UUon d'air.

Les poéUs de fonte sont les plus généralement employés dans les petits ménages parce qu'on les ^pose souvent pour cuire les aliments. Ils chauflent rapidement et avec une grande énergie, surtout quand on les munit d'un tuvau de tôle assez ^Qg destiné à emmener les gaz ae la combustion.

et à céder encore à la pièce la chaleur qu'il reçoit. Ils permettent d'utiliser presque toute la chaleur dégagée du combustible ; mais ils se refroidissent vite, et on ne peut guère obtenir avec eux une chaleur douce et uniforme sans supprimer presque complètement le renouvellement de l'air. Us ont un autre inconvénient, c'est de répandre une odeur désagréable, parce que les poussières organiques de l'air se grillent au contact de la fonte chauffée. On dit qu'ils dessèchent l'air, parce qu'en dévelop-

Fant une température un peu élevée, ils rendent air capable de tenir plus ae vapeur d'eau ; il en résulte une activité plus grande dans l'évaporation du corps et notamment une fatigue des organes de la respiration. Mais on combat aisément cet inconvénient en plaçant sur le poêle un vase d'eau dont la vapeur rend à l'air un degré convenable d'humidité. Il est moins facile de porter remède au défaut de renouvellement de l'air ; aussi faut-il conseiller aux personnes qui chauffent leurs chambres avec des poêles de fonte de faire de fréquentes promenades à l'air libre.

Les poéief en terre cuite, qu'ils soient en briques avec un revêtement léger de têle leur donnant un aspect métallioue» ou bien en faïence, s'échauffent lentement ; il faut un certain temps pour en avoir de la chaleur ; mais ils se refroidissent aussi moins vite et produisent une chaleur douce et uniforme. On ne peut guère y brûler que du bois ; la houille et le coke y donneraient une température élevée dont l'effet immédiat serait de faire fendiller l'enveloppe et de la mettre rapidement hors de service. Ils ne produisent pas de mauvaise odeur; aussi les recommande-t-on pour les appartements.

Dans les pays du Nord, les maisons sont chauffées par de très grands poêles en briques occupant tout un pan de mûr, et construits de telle manière que la fumée et les produits de la combustion parcourent un long circuit placé dans l'épaisseur du poêle avant de s'échapper au dehors. On allume le matin un feu de bois qu'on maintient deux ou trois heures, après quoi on ferme toutes les issues ; la braise incandescente qui s'éteint lentement cède peu à peu sa chaleur aux parois du poêle qui rayonnent longtemps vers la chambre et y maintiennent une température de 14 à 15 degrés si l'appartement est bien clos.

Le grave inconvénient de ces appareils, c'est de transformer les appartements en serres chaudes où l'air ne se renouvelle pas ; aussi les efforts des constructeurs se sont-ils appliqués à monter des poêles qui, tout en chauffant avec régularité et économie, puissent jeter dans la salle où ils sont éublis de l air chauffé à leur contact, mais puisé à l'extérieur et ayant par conséquent toutes les qualités hygiéniques désirables. On a eu alors les poêles calorifères f qui présentent des formes diverses, mais dont le principe, qui est le même dans tous, consiste h présenter une grande surface de chauffe et à faire passer sur cette surface, en sens contraire du mouvement de la fumée, un rapide courant d'air frais puisé au dehors et ne pénétrant dans la salle qu'après avoir emprunté de la chaleur au long conduit du gaz de la combustion.

C. Chauffage par calorifères. — Les calorifères sont différents des poêles en ce que le foyer est établi en dehors des pièces à chauffer, et qu'il envoie de la chaleur dans chacune par des conduits convenablement disposés. Le véhicule de la chaleur peut être l'air, l'eau ou la vapeur d'eau ; de là trois sortes de calorifères. Ces appareils volumineux, coûteux de premier établissement, ne conviennent

âu'aux très grands espaces ou à un grand nombre e pièces à chauffer en même temps, comme c'est le cas dans beaucoup d'établissements publics.

Le calorifère h air chaud est employé dans les cathédrales et les maisons à étages où Ton chauffe

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