GODES
COLEOPTERES
de 1791 aTaity par un article spécial, décidé « qu*il serait ^t un Code do lois civiles communes à tont \e royaume ». En 1 703, la CotiTention posa les bases au code civil ; au milieu de la plus effroyable crise intérieure et des périls de 1 inTasion étrangère, elle consacra soixante séances à discuter le rapport que lui avait présenté Cambacérès ; et trouvant que le projet élaboré par ce légiste sentait trop t l'homme du palais, » elle le renvoya à un comité de philosophes. Les événements politiques qui suivirent détournèrent les esprits de cette grande œuvre. 3Sais Tidée fût reprise sous le Consulat, et un arrêté des consuls du 24 thermidor an viii confia !e soin de préparer un projet de Code civil à une coomiisBion composée oe Tronchet, Bigot de Préa- •neneu, Portalis et Malleville. Après que le travail de la commission eut été soumis aux observations 'iu tribunal de cassation et des tribunaux d'appel, !es divers projets de lois furent, conformément au mécanisme législatif de cette époque, discutés par le Conseil d'Ëtat et le Tribunat,^uis successivement votés par le Corps législatif. Ces lois, au nombrt» de trente-six, ont été réunies en un seul corps par une loi du 30 ventdse an xii (31 mars IftOI) sous le nom de Code ci*âl des Français. Le rA)de civil a pris en 1807 et en 1852 le nom de Code Napoléon ; depuis 1870 on est revenu à la dénomination originaire de Code civil.
4. Division du Code civil; modifications gui y ont été apportées. — Le Code civil est divisé en trois livres traitant, le premier, des personnes ; le second, des biens; le troisième, des différentes manières d'acquérir la propriété, des obligations et des contrats. Chaque hvre est divisé en un certain nombre de titres, les titres en chapitres, les chapitres en sections ; enfin tontes les dispositions du Code civil forment une seule série d'articles, au nombre de 2281. Cette division par articles rend les recherches et les indications simples et faciles. Le Code civil est considéré avec raison comme le monument le plus complet et le plus parfait de notre législation ; aussi les modifications qui y ont été apportées son^ellcs peu nombreuses et relativement peu importantes. Nous citerons parmi les lois qui ont introduit certains changements dans les dispositions du Code civil : la loi du 8 mai 1816 qui a aboli le divorce; la loi du 14 Juillet 1819, oui autorise les étrangers à succéder en France ; la loi du 16 avril 1M32, qui permet au chef de TÉUt d*accordev'dcs dispenses pour le mariage entre beaufrère et belle-sœur ; la loi du 31 mai 1854, abolitiveàcla mort civile.
h. Code de procédure. — La rédaction du Code civil a été suivie de la promulgation d*autres codes, dont nous devons maintenant parler. Le <>ode de procédure civile date de 1806; il règle ios formes à suivre pour les instances devant les juridictions civiles : Justices de paix, tribunaux de première instance, tribunaux de commerce, cours d'appel; il détermine et réglemente les toiea d'exécution, saisie des meubles et des immeubles, saisie-arrêt, et le mode de distribution des deniers entre les créanciers. Le Code de procédure a été Tobjet de modifications beaucoup nias considérables que le Code civil : toute la parie relative aux paruges et aux ventes Judiciaires, •' U saisie immobilière et à la distribution du prix 'les immeubles entre les créanciers, a été complètement remaniée par les lois du 2 Juin 1841 et la 21 mai 1858.
6. Code de commerce. — Le Gode de commerce tété mis en vigueur en 1808; il rèfflemente les Ktes qualifiés actes de commerce, traite des obll- I gîtions particulières aux personnes qui font du
commerce leur profession habituelle, ûes rapports entre les commerçants ; il organise la Juridiction 'pédale des tribunaux de commerce. — L*imperiecuon de certaines dispositions et les progrès du
I 2« PjUlTlS.
commerce et de Tindustrie, les nécessités nouvelles qui en ont été la conséquence, ont amené le législateur à remanier certaines parties du Code de commerce. La matière des faillites a été complètement refondue par la loi du 28 mal 1838 ; les sociétés par actions, qui depuis la promulgation du Code de commerce ont pris un grand déve* loppement, ont été réglementées par plusieurs loiSi dont la dernière porte la date du 24 Juillet 1867.
7. Code pénal ; Code d'instruction criminelle, — Le Code civil, le Code de procédure civile et le Code de commerce traitent des matières du droit privé; le Code pénal et le Code d'instruction criminelle constituent la plus grande partie de la législation pénale : le premier de ces codes énumère et définit les faits punissables, crimes, délits ou contraventions, et détermine les peines qui doi vent leur être appliquées; le second traite de la procédure à suivre devant les diverses Juridictions pénales, tribunaux de simple police, tribunaux correctionnels, cours d'assises. Le Code pénal et le Gode d'instruction criminelle ont été Tun et Tautre mis en vigueur en 1811. — Le Code pénal a été profondément modifié par une loi du 18 août 1832; cette loi a adouci un grand nombre de dispositions Jugées trop rigoureuses, et, en introduisant d'une manière générale la faculté pour le Jury ou le Juge correctionnel d'admettre des circonstances atténuantes, elle a permis d'abaisser notablement la pénalité. Une autre loi du 13 mai 1863 a également abrogé ou remplacé un grand nombre de dispositions du Code pénal. Le Code d'instruction criminelle a été aussi l'objet de réformes importantes ; citons en particulier la loi du !•' Juin i863 sur l'instruction des flagrants délits devant les tribunaux correctionnels, la loi du 14 juillet 18G5 qui a adouci la rigueur de la détention préventive en facilitant la liberté provisoire, la loi du 21 novembre 1872 sur le jury.
8. Code forestier. — Les bois appartenant à l'Etat, aux communes et aux établissements publics sont soumis à un régime particulier. La législation spéciale applicable à ces bois se trouve dans le Code forestier, qui a été promulgué le 31 juillet 1827. — Le Code forestier est le dernier des recueils législatifs auquel ait été donnée officiellement la dénomination de code. iDeiacourtie.]
COEUR. — V. Circulation.
COLÉOPTÈRES (Êtym. : de deux mots ^ecs signifiant ailes à étui^ parce que leurs ailes inférieures membraneuses sont protégées par deux ailes supérieures appelées élytres^ qui forment comme une gaine cornée). ^ Zoologie,XXlIL —Ordre.de la classe des insectes.
Les coléoptères sont les insectes les mieux connus, en raison surtout de leur facile conservation en collections, ce qui fait qu'un nombre considérable d'amateurs s'en occupent. Nous leur consacrons à ce titre, ainsi qu'aux lépidoptères ou papillons *, un article spécial.
On trouvera au mot Insectes Ténumération des caractères généraux de cette classe d'êtres organisés, ce qui nous dispense d'y revenir id.
Les coléoptères ont dos méumorpDoiies complètes ; entre les deux étau actifs de larve et d*adulte se trouve un état de repos et d'abstinence de nourriture, celui de nymphe^ à peau assez dure enveloppant les organes de l'adulte bien visibles, les pièces buccales, les antennes et les pattes repliées, les ailes en moignons, entourées de fourreaux.
Los mœurs des coléoptères sont des plus variées. Les uns volent sur les fleurs et sur les feuilios, d'autres nagent au sein des eaux qui sont leur principale station, et même quelques espèces vivent aux bords de la mer, dans les fissures des rochers, et sont submergées par le flot à marée haute. Beaucoup de coléoptères ne peuvent que
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Murir sur le sol, souvent privés d^ailes, ayant môme parfois les ëlytres soudées ; il en est qui se cachent sous les pierres, dans les mousses, d*autrès qui parcourent les sables à Tardeur du soleil. De nombreuses espèces ont des larves se nourrissant de racines ou perforant de leurs galeries Tintérieur des tiges des végétaux ; beaucoup do coléoptères, à Tétat de larves ou d*adultes, mangent les feuilles des plantes, et certains le pollen des fleurs. Les détritus animaux ou végétaux de toute sorte, les cadavres à divers degrés de décomposition, les matières stercoraires, les lîimiers, servent d'aliments à un pand nombre d'espèces, utiles agents de la salubrité atmosphénque ; d'autres sont malheureusement de granas destructeurs des matières animales ou végétales sèches, ils causent de graves j^réiudices à nos provisions, à nos vêtements, aux bois de construction. Quelques coléoptères habitent principalement le terreau et le sol arable, et il en est, objets de la curiosité ardente des collectionneurs, oui ont pour séjour exclusif rhorreur de la profonoe nuit des cavernes^ ou bien qui habitent, soit en ennemis, soit à titre de commensaux affectionnés, les fourmilières, les termitières, les guêpiers, les nids de divers insectes creusés dans le bois ou dans la terre.
Nous dirons, pour la préparation des petites collections scolaires, que les coléoptères récoltés se placent dans des flacons remplis de rognures de papier ou de grosse sciure de bois de sapin, imprégnées de Quelques gouttes d'essence de térébenthino. On aoit les piquer tous à la même hauteur, au milieu de la partie supérieure de l'élytre droite ; les trop minimes espèces se collent à la gomme arabique un peu sucrée sur un petit rectangle de carton ou sur une paillette de mica, qu'on pique à l'épingle dans la collection. Les trèsgrands seuls se mettent à Tétaloir pour ranger contre le corps les antennes et les pattes. Il ne faut placer les coléoptères en botte fermée qu'après leur complète dessiccation à l'air.
Classification^ indication des espèces de France les plus importantes. —La méthode tarsale, de Geoffroy, est la plus commode pour une étude très élémentaire des coléoptères, bien qu'elle offre, dans diverses tribus, des exceptions de détail. Selon qu'ils ont à tous les tarses cinq, quatre ou trois articles, on les nomme pentamères, tétramèrei et trimères; Us sont dits A^/éroméres, quand ils offrent cinq articles aux tarses antérieurs et intermédiaires et quatre seulement aux postérieurs.
1* Pemtaiièbes. — Les trois premières tribus qui suivent ont six palpes, deux labiaux, quatre maxillaires , l'interne de ceux-ci étant le lobe externe de la mâchoire modifié et divisé en articles.
Cidndéliens, — Formes élancées et longues pattes, un crochet articulé à l'extrémité de la mâchoire; odeur de tubéreuse ou de rose ; volent en général au soleil, mais à pou de distance; carnassiers d'insectes vivants, ainsi que leurs larves, qui se tiennent à l'aff(^t dans des trous verticaux des terrains sablonneux.
Espèces : Cicindela camptff /ru, verte à taches bian- . ^ ^ ^, , ches; C. hybrida^ bronxée
a taches dun blanc Jaunâtre ; C. germanica, petite espèce verte, ne volant pas, courant dans les chaumes.
Caraàiens. — Les carabes, à corselet en cœur, souvent sans ailes, dégageant de l'acide butyrique
Gciadile duuBpètrt.
par l'anus, sont exclusivement coureurs et chatsent, ainsi que leurs larves cuirassées, à la proie vivante; à introduire dans les fardins bien clos. Espèces: Carabusauratus (la Jardinière), vert doré
Carabe aor6 {la Jardinière),
Lartede Carabe.
OU bronzé, à trois fortes cêtes par élytre ; C, monilis, bronzé, noir ou violet, avec trois rangées de granulations par élytre ; C. purpurascens, fort allongé, noir, pourpré sur les bords. Dans un genre très voisin signalons le ffros Procnutes cortaceus^ noir et chagriné, grand destructeur de colimaçons et do limaces, sous les fagots, au pied des haies, dans les vignes. — Les calosomes ont des ailes soas les élytres élargies, p^rimpent aux arbres le soir et détruisent les chenilles, notamment les processionnaires dans leurs nids soyeux. Espèces: Calosoma sycophanta, à tête et corselet d'un noir bleuâtre, les élytres d'un rouge cuivreux mêlé de vert ; C. inquisttor, plus petit et d'un bronzé brillant. — Les brachins sont de petits carabiens, à corps roux, à élytres d'un bleu ardoisé, vivant sous les pierres et les débris végéuux, au pied des murs, souvent un peu enterrés ; ce sont les bombardiers, répandant parfois la nuit une faible luear phosphorescente et lançant par l'anus une vapeur acre, avec de légères explosions. Espèces: Brachinus crépitons f exploaens et sclopeia, — Lei f éronies sont des carnassiers principalement coureurs, plus aplatis que les carabes, ce qui leur permet de s'introduire à la recherche de la proie par d'étroites fissures, sous les pierres et les écorces. Une espèce très répandue et très utile, privée d'ailes, courant sans cesse par les chemins et les sentiers, est Feronia vtUgaris ou melanaria, d'un noir brillant, à élytres striées. — Les amaros et les harpales sont des carnassiers de faible taille, attaquant surtout les petites espèces d'insectes oui sont d'ordinaire les plus nuisibles. Citons, dans les cours, dans les moindres Jardinets, sur les places publiques, les Harpalus œneus^ de couleur bronzée verdâtre ; H, rufieomis, noir, à antennes, palpes et pattes Jaunâtres ; Amara triviaiis^ d'un doré étincelant.
Dytisciens, — Ces carnassiers dits faydrocantbires, à pattes aplaties et contournées en rames, habitent les eaux. Quand on les saisit ils répandent un fluide laiteux, d'odeur désagréable ; ilA respirent en faisant sortir hors de l'eau la région anale, soulevant les élytres et englobant une bulle d'air qui entre par les stigmates postérieurs. Les mâles ont les tarses de devant élargis en ventouses pour se cramponner aux femelles. Les larves et les adultes des grandes espèces sont nuisibles au frai des poissons et détruisent les têtards de Ba^ tracions, animaux utiles. Ex.: Dytiscus nuwgi' nalis.
Tous les coléoptères qui vont suivre n*ont plus
2ue quatre palpes, deux maxillaires, deux lid>iaux. itons, pour ne pas quitter les eaux douces, les gyrins ou tourniquets, à très longues pattes anté-
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sleores, laissant suinter, quand on parvient h les ftaiiir, un fluide laiteux fétide. Us se tiennent à la surface de Teau, tournoyant sans cesse avec vivacité, leurs yeux, divisés en deux, voyant à la fois dans l'air et dans Teau (Gyrintts natator^ d*un soir Ternisse un peu bleuâtre) ; les hydrophiles ou palpicomes, dont les longs palpes maxillaires dépassent les antennes, et qui ramassent l'air respiratoire au moyen de certains articles des antennes excavés en godet Le grand hydrophile brun IHydrophUus piceus) est un de nos plus forts coléoptères, allongé et ovalaire. mangeant souvent des végétaux, tandis que sa larve, le ver assassin de Réaumur, très carnassière, ne vit que de larves aquatiques ou de mollusques dont elle brise la coquille. Les femelles des hydrophiles filent des cocons cornés autour de leurs œufs.
Staphyliniens^ — Ce sont des carabiens dégradés, n^ayant plus que des élytres très courtes, paraissant porter une veste. La plupart vivent dans les fumiers, les grandes espèces chassent aux proies vivantes ou s*abattent sur les charognes, surtout pour y chercher des larves de mouches f ainsi ïmtM hirttis^ Creophiius maxillosus). Le staphylin le plus utile, à entourer d'une protection efficace, est celui si abondant en automne par les chemins et chassant aux chenilles et aux limaçons comme les carabes, rOcypttf olens qu'on nomme vulgaire-
Slaphyiia odonat {Oqfpus olens) dit le Diable.
ment le Diable, d*un noir terne, relevant son abdomen, d'oCi font saillie deux vésicules blanches à odeur d'éther nitreux.
Siiphiens, — Ce sont surtout des carnassiers de cadavres que leurs larves larges et noires fouillent en tous sens.
Les nécrophores enterrent avec rapidité les petits cadavres et y pondent leurs œufs, tels:
Necrophorus germanicus et humatot', tous deux noirs, le second avec le bout en massue des antennes roux; plusieurs r autres espèces sont bi-
ées en xig-zag do fauve et de noir, ainsi vttpillo. — Les silphes ou boucliers sont noirs
l^écrophore fowoyeur.
Silphe UtM, larve et eolimaçon déToré.
poTiT la plupart et vivent de cadavres, certains, ^ utiles, de proie vivante : S. Utvigata , de coli-
maçons, ainsi que sa larve ; S. atiadripunctata^ à élytres Jaunes avec quatre points noirs, volant entre les arbres à la chasse des chenilles : iS. thovacica, à corselet roux, à élytres carénées, d'un noir mat, courant sur le sol après les chenilles et les limaces. — Les histers ou escarbots ont un grand nombre de petites espèces vivant d'excréments et de détritus, ainsi Hister quadnmaeula' tus, eadaverinus, stercorariuSy etc.
Dermestiens. — Font partie des anciens clavicornés de Latreille, à cause de leurs antennes terminées en massue, très nuisibles, détruisant toutes les matières animales sèches, comme le lard et les peaux, fléaux des lainages, des pelleteries, des collections. Citons Dermestes lardaritu, Àttagenui
Attagèoe des peUeteriee, sa nymplie el sa lanre.
ÎteUiOf Anthenus varius ou musœorum, attaquant es boites d'insectes dans le monde entier. Larve poilues et très voraces. Employer contre eux le sulfure de carbone, la benxine phéniquée, la poudre de pyrèthre.
Lucanxens. — Curieux par les énormes mandibules des miles. Espèce principale : Lucanus cervitSj le cerf-volant. Larves perforant les arbres, nymphe dans une coque de débris ligneux.
Scarabéiens, — Sont appelés lamellicornes, à cause des lamelles de leurs antennes. — Scarabées de terre. Les uns sont des rouleurs de boules ou pilulaires, les femelles poussant entre leurs pattes de derrière une boulette de débris stercoraires, qui contient leur œuf, et l'enfouissant. Ai ns\ A teuchus sacer.le scarabée sacré des Egyptiens, uniquement des plages sableuses de la Méditerranée, et deux espèces du même genre plus petites, remon Unt jusqu'au centre de la France; en outre leiGt/mnopleurus flagellatus^ pilularius^ Sisyphus, Schœff'eri, suivant les troupeaux de moutons, recherchant les excréments humains. Les rouleurs de boule manquent dans le nord de la France. D'autres scarabées, nohrs aussi, ne font pas de boules, mais vivent dans les crottins et les bouses, comme les Copris et OnthaphaguSjlM Aphodius, de petite taille, dispersant rapidement les déjections azotées ; les Geotrupesj sillonnant les bouses de leurs galeries et les enfouissant avec leurs œufs, insectes parfois verts ou violets en dessous : G. stercorarius, ver-
Teit blases oo larres de hanneioo»
nalis, etc. — Scarabées de feuilles et de fleurs. Les plus noiiibles sont les hannetons, surtout le
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colEoptères
hanneton commun, Mehlontha vulgaris, à cône let noir, aTec ses lanres on Vers blancs, vivant trois ans, détruisant les racines, d*abord des plantes basses des Jardins, des prairies et des champs, puis des arbustes, les adultes dépouillant les arbres de leur feuillage. Le seul procédé efficace de diminution du nombre de cette terrible espèce est un hannetonnage avant la ponte, général et obligatoire. Bien moins nuisibles sont Te hanneton du chàutgoier, M. hippocastani, à corselet brun, et le foulon, Polyphylla fUllo, énorme hanneton marbré de blanc, de toutes nos dunes, les Rhizotrogus, petits hannetons blonds et poilus, volant le soir par myriades autour des arbustes et des haies, dont leurs larves dévorent les racines. Les cétoines volent très dvement au soleil, les élytres demeurant fermées ; telles sont Celonia aurata (la cétoine do-
Cétoine dorée Tolant.
rée) et morio (la cétoine noire), très nuisibles dans Textrème midi aux abricotiers, aux pruniers, aux poiriers, dont elles font avorter les fleurs en rongeant le pollen, et des espèces plus petites, Oxythyrea stictica et hirtella, nuisibles aux roses et aux fleurs d'arbres à fruit.
Buprestiens. — Ces coléoptères, nommés richaras à cause de leurs couleurs étincelantes, existant à peine dans le nord de la France, ont des larves presque sans pattes, renflées antérieurement, vivant dans les troncs et les branches d'arbres, souvent pendant plusieurs années. Citons Chalcovhora Mariana, grande espèce bronzée attaquant les pins, Lampra rutilans faisant périr les ormeaux, etc.
ElaUriens. ^ On appelle ces insectes taupins ou maréchaux, car ils sautent, en se retournant,
KlatérieB sautant.
avec un bruit sec comme un coup de marteau, quand ils sont placés sur le dos, et retombent sur leurs pattes. Leur régime est mixte ; il en est de carnassiers et utiles à ce titre, d*autres dévorant les feuilles pendant le jour; ainsi les Agriotes, offrant des espèces communes et nuisibles, noir&-
Larre de l'EIatèra murin.
très à pubescence roussâtre: A. segefis, Imeatus, striatus^giLvellus, stmtator, etc. Leurs larves (Fer# fiU de fer des Anglais) aUongées et cylindriques,
mâle
et 'femelle {y et luisant).
Lampyre noctUuaue, r II '
cuirassées, munies de pattes, détruisent les racines des céréales et des prairies, au point d*exiger parfois une alternance de culture, et aussi les racines des choux, des laitues, etc.
Lampt/riens. — La mollesse des téguments de ces coléoptères leur a valu la désignation de malacodermes. Les lampyres ont des ^meUes sans ailes, ressemblant à leurs larves, pourvues en dessous et au bout de Tabdomen d'une sécrétion phosphorescente qui les fait nommer Vers lutsaTtts : ainsi Lampyris noctiltica, de toute la France ; L. splendiduia, du midi. Il faut les ramasser dans les prés et sous les haies, et les apporter dans les Jardins, car ce sont de grands mangeurs de limaces» de colimaçons, de chenilles, n est bon de rechercher de même la grosse femelle poilue et vermiforme, non phosphorescente, du Drilus flfivescenSf qui vit exclusivement de colimaçons. Les mâles, ailés et volant bien, viennent d'eux-mêmes trouver les femelles.
Les téléphores volent dans les buissons e' les arbres au prin temps et sont à leurs deux états actifs très cai^ nassiers ; les plus communs sont : Teiephorus fuscus^ rusticus, livifius, rufUs, melanurus, le plus tardif. Les malachies, de petite taille et d'un vert brillant, ont des larves qui détruisent les insectes sous les écorces ; ainsi Malachius ceneus^ hipustutattis, etc., faisant saillir sur les côtés, quand on les inquiète, des caroncules rouges, qui leur ont valu le nom de cocardiers.
Clériens. — Ce sont encore des insectes A larves carnassières, tels les clairons {Trichodes opiarttis et alvearius), à corps poilu avec bandes rouges ou Jaunes sur fond noir, les Thanasimus formicarius et mutillariiLS, d'aspect de fourmi^ chassant sous les écorces ; les Corynetes et Necrobia, dont certaines espèces vivent dans les maisons aux dépens des larves lignivores.
Ptiniens, — Par contre cette tribu renferme de très funestes coléoptères, les ptines, rongeant des matières animales sèches comme les dermostes, notamment le Ptinus jPur, vivant dans les armoires à provisions, les greniers, les poulaillers, détruisant les étofi'es, les collections; le Limexylon navale, des chênes du nord-est de la France, perforant les bois dans les chantiers maritimes; les anobies on vrillettes, ainsi appelées à cause des trous ronds, paraissant percés à la vrille,où vivent leurs larves nommées vei*s de bois, qui détruisent nos bois ouvrés, meubles, charpentes, frises de parquet, boiseries, et répandent des petits Us de poussière Jaune qui les décèlent . Les adultes volent au printemps et s'ap-
f sellent la nuit par des coups secs, qui leur ont valu e nom d'horloges fie la tnort. Les plus funestes espèces des malsons sont les Anobium perlinox, striatum, tessellatum et panicettm; ce dernier, outre les bois, dévorant les livres, les archives, les plantes sèches, les pains à cacheter, etc. Il faudrait passer tous les bols de construction à i'étuve sèche à 90 degrés pour tuer toutes les larves des vrillettes et aussi celles d'un lîgnivore d'une tribu voisine, le Lictus canaliculatus, causant souvent de grands dommages aux charpentes du chêne.
20 HÉTâROMiRES.
Ténébrioniens, — Les mélasomes, à corps généralement noir, présentent de nombreux genres des sols secs et des rivages, et ne se trouvent guère en France que dans l'extrême midi. Les blaps, privés d'ailes, dits bétes noires des caves, se traînent
COLÉOPTÈRES
COLÉOPTÈRES
dans les ca^es «t les celliers. Le plas commun est le Biaps mortisaga, qui a une petite utilité eo mangeant les limaces des caves. Les ténébrions ont pour espèce principale le Tenebrio molitor, des boulangeries, dont nous trouvons souvent les débris noirs dans le pain. Sa larve allongée et cuirassée, munie de pattes, est le ver dit de farine, substance dont elle se nourrit. On s'en sert pour élever les rossignols, les lézards, etc.
Cantharicfiens. — Les coléoptères de cette tribu vivent tous dans les nids d'hyménoptères, où ils sont apportés à rétat de premières larves par les femelles qui butinent sur les fleurs, et ils y subissent une série de transformations compliquées (hypermitamorphoses). Les Méloés, à suintement Jaune, faisant entier les bestiaux qui les avalent en raisor. de leur principe vésicant, traînent dans les prairies leur énorme corps gonflé, sans ailes, à élytres déhiscentes. Le plus commun, noir, est le MeioeproscarabcBus; le M. variegatu^^ d'un bronzé cuivreux, a sa première larve très nuisible aux abeilles, les faisant périr dans la rage ou maladie
BUpS Ot>tU8.
Cantharida mÂle Tolant et Cantharida femelle.
de niai. Les cantharides [Cantharis vesicatoria), d'un beaa vert> s'abattent en Juin par essaims sur les frênes et les lilas qu'elles dévorent, et s'emploient, séchées ou pilées, en raison de leur cantharidine pour produire des vésications ; cette substance a une action irritante sur les organes urinaires et peut amener de graves empoisonnements. De même pour la substance vésicante des mylabres, ainsi du Mylabris variabilis, noirâtre avec trois bandes fauves, du midi de la France.
3* TÉTRAIIÈRBS.
Scolytiem. — Les ravageurs des forêts, passant aux charansons par leur petit rostre, à corps cylindroide, dur, nérissé d'aspérités, de couleurs noirâtres ou ferrugineuses ; larves sans pattes^ aveugles et courbées. Les femelles recherchent les arbres déjà vieux ou affaiblis^ pour que la sève n'obstrue pas les galeries de ponte qu'elles creusent entre l'écorce et le bois et sur lesquelles les lanes embranchent des galeries transversales qui vont en s'élargissant.
Les Scolytus attaquent les ormes (S. destructor) • et les chênes (S. pygnuBUS, intricatus) ; les Hylesinu8 le frêne, l'ohvier, etc. i les Hylurgus Les conifères (ff. piniperda), les Tomicus tous les arbres (T. biàens, typographîis, etc.). Le décortiquage et le goudronnage sont des moyens peu emcaces.
11 est mieux d'enlever et de brûler les premiers vbres atteints, ou de placer dans les allées des
arbres abattus, dits arbres-pièges, qu'on emporte au loin quand ils sont pleins de scolytiens. Les entomophages Internes (Hyménoptères) et les
Larve de Scolyte, très grossie.
nylurge pinfperde, très grossi.
agents atmosphériques sont les seuls destructeurs efficaces des scolytiens. Les ormes en avenues, les arbres des grandes villes, toujours plus ou moins malades, deviennent leur proie aisée ; ils respectent les essences exotiques (robinier, allante) qu'il est bon de choisir pour les plantations urbainer, en ayant soin d'aérer et d'arroser, les racines.
Curculioniens. — Ces coléoptères si nuisibles sont aussi nommés charansons (telle est l'orthographe adoptée par Geoffroy) ; leur tête est plus ou moins prolongée en bec ou rostre, avec des antennes terminées en massue serrée, ovalaire ou fusiforme. On les rencontre en général sur les
{)lantes, herbes ou arbres, qui ont nourri leurs arves, parfois enterrés au pied, ou sous les pierres ou sur les sols sablonneux. Une partie de ces insectes, dits recticomes, ont les antennes droites. On V range les Bruches, à bec court et large, dont les femelles pondent dans les jeunes gousses des
Bruche du pois, grossi et de grandeur naturelle, et pois percé
légumineuses, pois, fèves, lentilles, pois chiches ou garvances, vesces ; la larve vit dans la graine mûre que l'adulte perce pour sortir d'un trou rond, et n'attaque pas en général l'embryon, mais seulement les cotylédons, de sorte que la graine peut encore germer, ce qui propage l'espèce. 11 faut rejeter comme semence les graines qui flottent sur l'eau. Les Hhynchites, ennemis des arbres et arbustes, nommés lisette^ bêche, becmare, bécare, urbec, etc., roulent les feuilles, ou piquent les bourgeons, ou coupent à demi les petites branches, afin de diminuer la sève, ou percent les Jeunes pommes et les Jeunes poires. Il faut enlever et brûler les parties attaquées. Le genre Apion renferme de très petits charansons, vivant en nombreuses colonies dans les fleurs et les bourgeons, sur les feuilles et les tiges, parfois produisant des galles.
La grande majorité des charansons sont fracMcornes, offrant l'antenne coudée au second article Le premiei article très long prend alors le nom de scape et se loge en partie dane un sTobe ou sillott latéral du rostre, le reste de l'antenne formant le ^' ntcu/e.Nous citerons seulement les genres Hylobius
COLÉOPTÈRES
COLÉOPTÈRES
«t Pissodes, très nuisibles aux arbres résineux, Polydrosus, formé de charansons verts et assez mous, dangereux pour lei arbres fruitiers ; Otiorhyndius,
Charançon du pin, Piatodeê noia^.
constitué au contraire par des charansons nocturnes et sans ailes, à téguments très durs. Il faut recueillir les adultes pendant la nuit et les tuer, ou bien les chercher le jour, cachés au pied des arbustes : ainsi 0, ligxtsticU gros charanson gris, nuisible à tous les arbres d'espaliers ; 0. raucus et picines, faisant beaucoup de tort aux Tignes. Les Anthonomus pomorum et piri pondent leurs œufs, donnant les larves dites vers (f hiver, dans les bourgeons à fruit des pommiers et des poiriers ; couper .et brûler. Le ver des noisettes est la larve du Balaninus nueum, le ver des châtaignes du B, eiephas, espèces à bec très grêle et très long. Il faut ramasser et brûler les noisettes, avelines et marrons attaqués. Les Baridius ont dos larves rongeant les tiges des choux, celles des Ceuthorhynchttt produisent des galles sur les tiges des navets, des choux, des colzas ; arracher et brûler les tiges atteintes. Deux très petits charansons, bruns, sans ailes, sont les fléaux des réserves de
Calandre du blé, très grossie, et grain attaiiaé.
grahis de blé et de riz {Sitophilus granarius et orizM) . Ces calandres lucifuges vivent à Tintérieur des tas de grains amoncelés. On a recommandé contre elles le pelletage des grains, l'emploi des tarares à choc qui, par la force centrifuge, tuent les insectes, séparés ensuite, par la ventilation, des grains sains plus lourds, le chaufournage ou usage du four et bien mieux des étuves à air chauffé à la vapeur d'eau, à température constante, trop basse pour altérer la farine, les silos en maçonnerie bien secs avec la vapeur de sulfure de carbone. Les dégâts sont trèsdhninués aujourd'hui, car la facilité des transports rend court l'emmagasinage des grains.
Femelle de rAstynome édile longicome attaquant les pins et sapins.
Céramhyciens, — Appelés aussi longicomes, en raison de l'extrême longueur de leurs antennes, égalant et souvent dépassant celle du corps ; ils sont tous plus ou moins nuisibles, car leurs iarres vivent & l'intérieur des tiges des végéuux qa*elles percent do leurs galeries. La plupart de ces larres ont six petites pattes tout à fait rudimentaires. Il y a d'abord à citer deux espèces d'un brun noir : le grand capricorne [Cerambyx héros) vivant dans les chênes, le petit capricorne (C. cerdo) dans les pommiers et les cerisiers ; YAromia moschata, d'un beau vert et à odeur de rose, attaquant les saules ; les Clytus, noirs à bandes sinueuses Jaunes; le Callidium snnguineum, d'un rouge velouté, qu'on voit sortir au printemps de tous nos bois de diauffage, etc. Dans le groupe des lamies les larves sont absolument sans pattes , à citer : Astynomtis edilis, d'un gris cendré, avec les antennes du mâle dépassant plusieurs fois le corps, dont la larve fait beaucoup ae dégits dans les pins et sapins ; Lamia textor, d'an brun noir, atUquant les saules ; Saperda carefiarias, couvert d'une fine villosité d'un jaune roux, dévastant les plantations de peupliers, ainsi que S. populnea^ espèce plus petite, à élytres annelées, piquetée do fauve ; S. scalaris, à grandes Uches jaunes ou verdâtres, des bouleaux, des cerisiers, etc. Il faut tuer les longicornes adultes, qui sont toujours d'assez grande taille, car il n'est pas possible d'atteindre les larves.
Chrysoméliens. — Cette dernière tribu de tétramères formait les phytophages de Latreille, leurs larves, à pattes développées, vivant d'ordi* naire à découvert sur les feuilles qu'elles dévorent ainsi que les adultes. Les Cassida ont l'aspect de petites tortues plates, comme C viri'fis, vert ou rougeâtre, sur les feuilles des artichauts, C.nebulosa, d'un gris nébuleux, sur celles de la betterave rouge. Les larves des cassides portent en dessus de leur corps un paquet d'excréments, retenu sur une fourche anale, comme un parasol protecteur. Il faut écraser les larves et les adultes; de même pour les Criocerisy dont les larves se recouvrent d'un manteau d'excréments : ainsi C.
merdigera, d'un beau rouge, vivant sur les lis ; C. asparagi et duodecimpunctatOy détruisant les plants d'asperges portegraines. Bien plus nuisible encore est VAdoxus ou Bromivs vitis, petit coléoptère noir, à élytres roussos, connu sous le nom d*Èumolpe de la vigne, d'Ecrivain, car ses morsures sur les feuilles de vigne ressemblent à des réglures de musique ; la larre ronge sous terre les racines des vignes et peut les faire périr. Il faut ramasser ce fléau des vignobles dans de grandes poches de toile attachées à un cercle de fer et le brûler. Le colaspe des luzernes, tout noir, dit le Négril {Colasuidema atrum ou barbarum) dévaste les luzernes dans le midi de la France. Il faut le ramasser dans des poches de toile, engourdi par la fraîcheur du matin, ou avec une faulx en bois, derrière laquelle est une grande poche flottante. Ce ramassage sera
Criocère du lis.
COLÉOPTÈRES — 439
COLÉOPTÈRES
le meiUear moyen à employer contre le chnrsomélien-' des pommes de terre on doryphore {Leptinotar»a decemlineata), si ce funeste insecte, importé d'Amérique, fait son apparition en France. Les peapliers et les trembles sont attaqués par deux chrysoméliens à corselet bronxé et à élytres
rouges {Lina populi et tremulœ), dont les larres ont des suintements Tisqueux propres à dégoûter les oiseaux. Les galëruques et les adimonies, à téeiuments mous, à femelles gonflées d'œufs, sont très nuisibles à divers arbres, notamment la galeruque de Terme, qui découpe les feuilles de cot
Colaspe des Inieroet, 1 mAle, 2 femelle, 3 iarte.
arbre en dentelle. Les altises ou puces de jardin (genres ÂUica et PhyUotreta) sont de très petits chrysoméliens sauteurs, criblant de trous les feuilles des crucifères, radis, navet, navette ; certains très nuisibles aux colzas, rendant les siliques difformes et stériles, d^autres aux lins, une espèce ravageant les vignes dans Textrème midi de la
France et en Algérie. On emploie contre les altises des appareils secaueurs, qui les font tomber dans des auges où elles 8*amassent contre des re-
gards vitrés, en cherchant à sortir. Il faut les rûler et non les noyer, car elles résistent K la submersion comme presque tous les insectes. Gomme moyen préventif, on projette dans les
Altisc de la vigne et sa larte* — > Feuille attaquée et appareil ramasseor.
champs et les potagers un mélange de sable et de naphtaline ou de goudron de houille, afin d'écarter les altises par Todeur.
4<* TRIlftRBS.
Coccinelliens. — La plupart sont très utiles, dévorant les pucerons et les cochenilles ; nos auxiliaires sont surtout les larves munies de pattes des coccinelles, avec taches blanches, rouges ou Jaunes, qui saisissent les pucerons entre leurs pattes de devant et les dévorent. Les adultes^ ap-
pelés bétes à bon Dien^ sont très bombés, rouges ou Jaunes avec taches noires, ou parfois à Tin verse, noirs, tachés de rouge ou de Jaune. Ils laissent suinter, à Tarticulation de la Jambe et de la cuisse, des gouttelettes Jaunes et fétides, cette mauvaise odeur étant un caractère de tous les mangeurs de
{)Ucerons. Il ne faut Jamais détruire les cocdneles, qui passent souvent Thlvcr dans les greniers et les granges : il est bon d'introduire ces précieux insectes sous les châssis et dans les serres. Les espèces les plus communes sont Cocânella septem" punctata à sept points noirs, et ilc2a/ta bi-punctata^
COLONIES
COLONIES
à deux points noirs. Par inversion de rd^nime
auelques coccinelliens sont nuisibles et dévorent es végétaux. Les Epilachna attaouent les cucur-
CoocineUft i lept pointg et n larve gfOMie.
bitacées et les Lasia (L. globosa^ de forme très globuleuse) détruisent les trèfles, les luzernes et les vesces.
Les coléoptèresi qui comptent en France environ dix mille espèces, ne peuvent être étudiés complètement dans cet article. Nous recommandons aux instituteurs, pour les collections scolairoa, un petit ouvrage d*nn prix peu élevé: Faune élémentaire des Coléoptères de France^
ÊarLéon Fairmaire, 1 vol. in-12, 4* édlt., Paris, . Deyrolle. [Maurice Girard.]
COLOiNIES. — Histoire générale, XXI, XXXVI; HUtoire de France, XXXVIII-XL. — Différentes sortes de colonies, — Le mot de colonie, dans son acception la plus générale, désigne un établissement formé par un peuple en dehors du pays qu^il occupe ordinairement.
Il y a eu et il peut y avoir encore plusieurs sortes de colonies : la colonie militaire créée pour surveiller une région ou pour garder une route importante ; la colonie commerciale, composée de quelques comptoirs où viennent s'établir des traficants ; la colonie proprement dite, où les émi-
nts s'installent tout à fait, transportent ou fondes familles et sont ainsi à la mère-patrie comme un prolongement lointain.
Colonies dans l'antiquité, — Dans Tantiqulté, trois peuples surtout ont établi des colonies : les Phéniciens, les Grecs et les Romains.
Colonies des Phéniciens. — Les Phéniciens habitaient un pays étroit, resserré entre les montagnes et la mer ; leur sol présentait en abondance le bois, le cuivre, le chanvre, c'est-à-dire les matériaux nécessaires à la construction des navires. Ils . devinrent de bonne heure des marins habiles et les * premiers commerçants du monde. Pour fournir des points de relâche à leurs navires, des entrepôts à leurs marchandises, ils songèrent à former de tous côtés des établissements durables. La plupart de leurs colonies ne furent guère, surtout à Torigine, que de simples comptoirs. Ils les échelonnaient le long des routes maritimes qu'ils suivident de préférence : dans les lies de Chypre et do Rhodes, dans les Cyclades, à Thasos pour aller vers la mer Noire ; en Crète, en Sicile, sur la côte d'Afrique et d'Espagne, pour aller vers l'Océan et les contrées occidentales. Quelques-uns de ces comptoirs devinrent des villes plus puissantes que lours métropoles. Adrumète, Leptis, Utique, Carthage formèrent comme une Pnénicie africaine. Carthase surtout, enrichie par le commerce et la BavlgaUon, maîtresse d'un vaste empire continental et maritime, surpassa en prospérité et en puissance les grandes cités de Tyr et de Sidon.
Colonies des Grecs, — Les colonies grecques n'eurent ni la môme origine, ni le môme caractère. Les émigrants par lesquels elles étaient fondées avaient abandonné leur pays devant l'invasion d'autres peuplades ou s'éuient exilés à la suite de querelles intestines. Ils emportaient les traditions, les lois, le culte de leur cité natale, avec laquelle Ils continuaient d'entretenir des rapports suivis.
Répandues en Asie Mineure, en Sidle, dans I^ulie méridionale et sur les côtes de l'Afrique, co« colonies contribuèrent pour une large part ao développement et à l'éclat de la civilisation hellénique. Les hommes qui les premiers donnèrent à la Grèce une poésie, une histoire, une philosophie, une science, étaient presque tous originaires de l'Asie- Blineure ou des lies voisines : « Hérodote naquit à Halicamasse, Hippocrate à Ces, Thaïes à Milet, Pvthagore à Samos, Anacréon à Téos, Anaxagore à Clazomène, Homère partout. •
Colonies des Romains, — Les colonies romaines éuient essentiellement militaires. Dans les pays nouvellement conquis on installait des familles d'émigrants auxquelles on distribuait en partie le territoire des vaincus. C'étaient comme des garnisons permanentes qui se renouvelaient d'ellesmêmes : leur fidélité était certaine, leur vigilance était garantie par le soin de leur propre sécurité. Ces colonies n'étaient point placées au hasard; elles gardaient de distance en oistance les grandes voies stratégiques, comme la voie Appienne qui menait de Rome à l'extrême sud de l'Italie. Rome leur dut souvent ses succès, quelquefois son saint. Lors de l'invasion d'Annibal, par exemple, elles tinrent en respect les populations les plus mal disposées, et l'élan victorieux du général carthaginois se brisa contre leur résistance.
Colonies dans les temps modernes, — Pendant toute la durée du moyen âge, où les peuples de l'Occident vécurent repliés sur eux-mêmes, on ne s'occupa guère de coloniser. Il faut noter cependant IB, fondation par les marins Scandinaves d'établissements en Islande, au Groenland et dans le nord de l'Amérique actuelle. A la fin du xv* siècle seulement, la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, celle de la route maritime aes Indes par Vasco de Gama, déterminèrent un mouvement qui dure encore aujourd'hui.
Cinq nations européennes ont possédé et possèdent encore d'importantes colonies : le Portugal, l'Espagne, la Hollande, l'Angleterre, et enfin la France.
Colonies des Portugais. — Comme autrefois les Phéniciens, les Portugais furent poussés aux expéditions maritimes par la nature môme de leur pays. Ils commencèrent par longer timidement la côte occidentale de l'Afrique, gagnant de proche en proche sur le domaine de l'inconnu. Il y avait dix ans que le cap de Bonne-Espérance avait été découvert ouand Vasco de Gama, en 1498, se risqua dans 1 Océan Indien. Il aborda à Calicut, et commença la conquête de l'Hindoustan. Ses successeurs, Alméida et Albuquerque, continuèrent son œuvre. L'empire colonial des Portugais s'étendit bientôt sur un espace immense. Le centre principal était à Goa, sur la côte du Malabar ; les dépendances comprenaient Ceylan, Malacca, les Moluques, Macao, à l'est; et à l'ouest Socotora, Ormuz, le Mozambique, la Guinée. Le tout offrait un développement de 5000 lieues de côtes.
Les Portugais ne colonisèrent Jamais sérieusement ces immenses territoires. Ds se bornèrent à établir sur le littoral des comptoirs. Leurs gouverneurs et leurs marchands venaient ▼ faire une fortune rapide, sans se préoccuper de l'intérêt général ni de l'avenir. Leur avidité et leur barbarie les firent détester des peuples indigènes. Dé]à la décadence avait commencé quand se produisit en 1580 la réunion du Portugal à l'Espagne. L'Espagne, qui avait peine à se protéger elle-mêma, laissa tomber en ruines l'empire colonial des Portugais .
Aujourd'hui il ne reste plus au Portugal que des débris de ses vastes possessions, le Brésil, sa dernière grande colonie, s'étant déclaré indépendant en 1821. Goa et Diu dans l'Inde, Macao sur les côtes de la Chine, quelques points dans l'ile de
COLONIES
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Timor, en Afrique les établissements de Mozambique et do Congo, les lies da Cap-Vert, de Madère et des Açores, rappellent les grandeurs du passé. (Y. Déeouverte$\.
Colonies des Espagnols. — LadécouTerte de VAmérique par Christophe Colomb avait donné Tessor h la colonisation espagnole. Etablis d'abord dans les Antilles, à Saint-Domingue, à Cuba, à Porto-Rico, à la Jamai<|ue, les Espaniols se répandirent ensuite snr le continent voisin. Ponce de Léon leur donna la Floride, Cortex le Mexique, Balboa TAmérique centrale, Pisarre le Pérou. En 1564 ils se rendirent maîtres aussi dans Textréme Orient des lies Philippines et Mariannes qu'avait découvertes Magellan. (V. Découvertes, Mextgtte, Pérou.)
Les conquUteuiores ou conquérants du Nouveau- Monde firent preuve d'une éclatante bravoure; mais ils déshonorèrent leurs exploits à force de emauté et d'avarice. Accablée par eux de mauvais traitements, la population indigène diminua rapidement et en certaines contrées disparut tout à fait. Le gouvernement royal ne Ait guère plus humain m plus habile, n n'eut d'autre préoccupation que d^extorquer le plus d'or possible à ses lointaines colonies. Les Indiens et, plus tard, les nègires amenés d'Afrique par Tinfime commerce de la traite, étaient employés au travail des mines. Tous les ans le convoi régulier des salions apportait dans les ports de la métropole 1 or américain qu'on derait convertir en monnaie. Ces mêmes navires partaient d'Europe chargés des marchandises que les négociants espagnols de Cadix avaient seuls le droit d'expédier. Il était sévèrement interdit aux indigènes et môme aux colons d'origine espagnole de commercer avec les autres pays; la production des articles les plus essentiels, tels que le vin, le sel, le chanvre, le lin, ne leur était pas permise. Pas plus de liberté religieuse ou politique que de liberté commerciale. Llnquisition avait été importée d'Europe dès les premiers temps ; les deux vice-rois, celui de Lima et celui de Mexico, Que n'inquiétait pas beaucoup le contrôle lointain uun conseil des Iodes résidant à Madrid, pouvaient sejpermettre impunément tous les abus.
Ce régime inintelligent ne profita à personne et nuisit également à tout le monde. L Espagne se désaccoutuma du travail et se ruina en comptant toujours sur les salions ; les Indiens souffrirent et périrent en grand nombre; les colons prirent en naine la mère-patrie. Dès le commencement du XIX* siècle, ils se soulevèrent, et presque partout se constituèrent en Ëtats indépendants. L'Espagne n'a pu conserver que ses colonies d'Océanie, quelques stations sur les côtes nord et ouest de l'Afrique, et eu Amérique les deux lies de Cuba et de Porto-Rico.
Colonies des Hollandais» — La Hollande est une terre conquise sur la mer ; ses habitants ont dû de bonne heure se familiariser avec l'Océan. Longtemps cependant ils naviguèrent et commercèrent sans bruit. Vers la fin du xvi* siècle seulement ils se hasardèrent à poursuivre dans l'Océan Indien les Espagnols contre lesquels ils soutenaient une lutte acharnée. Telle fut l'origine de leur puissance maritime. Les établissements portugais passés sous la domination des rois d'Espagne étaient négligés par ceux-ci; les Hollandais les ravagèrent d'abord, s'en emparèrent ensuite. En Asie et en Océanle ils créèrent cinq gouvernements dont les sièges étalent à Java, a Amboine, à Temate, à Macassar et à Ce^rlan; en Afrique ils colonisèrent le Cap ; en Amérique ils s'établirent à Tabago, à Curaçao, dans la Guyane, dans le Brésil. De puissantes compagnies administraient et exploitaient en même temps ces lointaines possessions.
Gr&ce à leurs colonies, les Hollandais recueillirent l'héritage maritime de l'Espagne épuisée et du Portugal asservi. Ils furent, aès les premières
années du xvu* siècle, « les rouKers des mers ». Leurs flottes et leurs richesses leur valaient en même temps une importance politique égale à celle des plus grands Euts. Hs eurent la gloire de tenir en échec Louis XIV et sa fortune.
£a décadence commença avec le xviii* siècle. La Hollande s'effaça devant la supériorité navale de l'Angleterre. Mais  son empire colonial fut diminué, il ne fut pas détruit. La Hollande a perdu le Brésil, le Cap^ Ceylan et le continent australien découvert par ses navigateurs; mais elle conserve en Amérique Saint-Eustache, Curaçao, une partie de la Guyane; elle conserve surtout ses magnifiques possessions d'Océanie, Java, Sumatra, Célèbes, Bornéo, les Moluques, Timor, ses « Indes néerlandaises i , administrées avec une véritable habileté qui semble devob y perpétuer sa domination.
Colonies des Anglais, — Longtemps distancés par l'Espagne, le Portugal et la Hollande, les Anglais durent à leurs discordes civiles et religieuses leurs premières grandes colonies. Les puritains, bannis par les Stuarts, allèrent chercher pour leurs croyances un asile sur la terre d'Amérique. Ils y fondèrent les établissements de la Nouvelle-Angleterre, dont le voisinage favorisa l'occupation de plusieurs points importants aux Antilles. A la fin du zviu* siècle, la Nouvelle-Angleterre se détacha de la métropole pour former la république des Etats-Unis; mais déjà les Anglais s'étaient rendus maîtres du Canada et de l'espace compris entre le Saint-Laurent et les régions polaires. En môme temps, en- Asie, ils s'assuraient la possession des Indes. Les voyages de leurs navigateurs et surtout du capitaine Cook attirèrent leur attention sur les terres australes, et la colonisation de l'Australie fut commencée. Les guerres de la Révolution et de l'Empire leur fournirent une occasion pour ruiner tous leurs rivaux et s'agrandir aux dépens mômes de leurs alliés. C'est ainsi au'ils prirent Sainte-Lucie et Maurice à la France evlan et le Cap aux Hollandais.
L'Angleterre possède actuellement ouatre grandes colonies : l'Inde en Asie, l'Australie en Océanle, le Canada en Amérique et le Cap en Afrique. Beaucoup parmi les autres ont par elles-mêmes une valeur Intrinsèque considérable, telles la Jamaïque avec ses 508000 habitants, Maurice en Afrique (340000 hab.), la Nouvelle-Zélande en Océanle. Mais le plus souvent elles sont surtout des positions stratégiques destinées à surveiller ces mers et à garder les communications. Ainsi, en Europe même, Hcligoland observe l'Allemagne ; Gibraltar, Malte, Chypre tiennent le milieu et les extrémités de la Méditerranée.
L'Inde avec son immense population (191 000000 hab. pour les pays directement soumis), composée en grande majorité d'indigènes, a son organisation à part. Elle est administrée par un gouverneur général ^ui porte le titre de vice-roi, et auquel sont adjoints un conseil d'état et un conseil du gouverneur général. La reine d'Angleterre porte le titre d'impératrice des Indes ; un ministre des Indes figure parmi les membres du cabinet anglais.
Les trois autres grandes colonies, Australie, Cap, (knada, où domine une population européenne, possèdent des institutions libres. Un gouverneur y représente la métropole, mais il ne peut exercer le pouvoir exécutif qu'avec le concours de ministres responsables pris dans le pays. Les lois et le budget sont votés par des Parlements électifs. La domination anglaise, en se restreignant ainsi elle-même à un simple protectorat où elle trouve des avantages commerciaux et politiques, s'est rendue supportable et durable.
Colonies françaises, — On reproche à tort aux Français de n'être pas colonisateurs. Il est seulement vrai de dire qu'ils ne sont point portés à
émigrer. S'ils se décident à le faire, ils déploient dans la fondation d'établissements lointains des
3atlité8 de premier ordre. Ils ont, comme tant antres peuples, Tamour du travail et l'esprit d'entreprise, ils ont de plus ce qui manque aux autres, la sympathie. Presque partout ils on\ su lier avec les populations indigènes des relations d'amitié ; au Canada la race métisse des Bois-Brùlés est résultée de leurs alliances avec les tribus indiennes.
Les insuccès de la France dans ses entreprises coloniales sont dus, non pas à une infériorité nationale, mais à des circonstances malheureuses ou à des fautes politiques.
Les marins français semblent avoir précédé dans les voyages à la côte d'Afrique les navigateurs portugais. Le dieppois Jean de Béthencourt, contemporain de Charles VI, fut roi aux Canaries ; pendant le seizième siècle, Jacques Cartier découvrit le Canada, et Coligny s'efforça de fonder en Amérique des établissements de calvinistes. Plus tard, Champlain créa la ville de Québec, et les voyages de Cuvelier de la Salle agrandireot en Amérique le domaine de la géographie et celui de la France. Les compagnies commerciales et maritimes organisées par Colbert et surtout l'immense mouvement imprimé aux affaires par le système de Law, favorisèrent à la fin du dix-septième siècle et au' commencement du dix-huitième le développement des colonies françaises.
Vers 17&0, la France possédait aux Antilles Sainte Domingue, la Martinique, la Guadeloupe, Sainte- Lucie ; sur le continent, le Canada et la Louisiane, que reliait l'occupation de la vallée de l'Ohio. En Afrique, sans compter l'établissement tout commercial du Sénégal, l'Ile Bourbon et TUe de France rivalisaient de prospérité avec les Antilles, promettaient pour l'avenir la conquête de Madagascar, et, en attendant, gardaient la grande route des Indes. Aux Indes, le génie de Dupleix rêvait et préparait la conquête de toute la péninsule ; ce fut le temps de la grandeur coloniale do la France.
L'indifférence et rîncapacité du gouvernement royal et les désastres de la guerre de sept ans ruinèrent cet empire maritime. Au traité de Paris, en 1763, Louis XV abandonna le Canada, la Louisiane, une partie des Antilles et toutes nos chances de succès dans l'Inde. Sous Louis XVI, la guerre d'Amérique (I7:8-I783) rétablit la réputation de la marine, mais non la prospérité des colonies françaises. Plus lard la révolte de Saint- Domingue, les guerres de la Révolution et de l'Empire où l'Angleterre garda consiamment une écrasante supériorité navale, portèrent les derniers coups à nos établissements d'Amérique.
Pour la géographie des possessions actuelles de la France, voir l'article ci-dessous.
[Maurice Wahl.]
GOLOIVIES FRANÇAISES. — Géographie de la France, IX. — PoaseasionB en Afrique. — Le Sené^aL — Outre l'Algérie, qui a fait l'objet d'un article spécial, la France possède encore en Afrl- Que : le Sénégal et quelques postes sur le golfe de Guinée, du côté de 1 Océan Atlantique ; l'Ile de la Béunion et plusieurs petites lies voisines de Madagascar, dans la mer des Indes.
Sénéoal. — C'est sous le 16* degré de latitude N. que le Sénégal, fleuvo long de 400 lieues, débouche dans l'Océan Atlantique. Les premiers établissements français dans cette région remontent aux navigateurs dieppois du quatorzième siècle. Aujourd'hui la colonie française comprend nominalement le cours du fleuve et le littoral depuis le cap Blanc, situé par 21* de latitudo N., jusqu'à la baie de Sierra Leone, voisine du 9* degré de latitude N. 200 000 indigènes environ reconnaissent l'autorité de notre drapeau ; ce sont tous des nègres. Les Européens, y compris les mUiuires et
fonctionnaires, ne sont pas au nombre de 2000.
Saint-Louis, le chef-lieu de la colonie, bâti sur lo Sénégal, à IS kilomètres au-dessus de son embouchure, n'est séparé de la mer que par une étroite bande de terrain sablonneux, et, comme la barre du fleuve ferme souvent l'accès de la rîllo aux navires venant du large, c'est par terre que Saint-Louis communique dans ce cas avec l'Océan. Cette ville, dont la population n'est que do 15 000 habitants, est le siège d'une Cour d'appel.
La petite lie de Gorée, qui fait face au cap Vert. dont elle n'est distante que de 2 kilomètres, est à une cinquantaine de lieues au S. O. de Saint-Loais. Très forte par sa position insulaire, elle Jouît en outre de l'avantage d'une excellente rade. C'est à Dakar, situé sur le continent, en face de Gorée, que relâchent les grands transatlantiques qui foot la traversée de France au Brésil, en partant de Bordeaux.
Les autres établissements situés sur le bord da Sénégal sont des postes où les noirs apportent leurs marchandises pendant la saison sèche, et dont les communications régulières avec le bas du fleuve se font au contraire au moment des ploies qui gonflent ses eaux. C'est pendant notre été, de juin à novembre, (ju'a lieu au Sénégal la saison' des
Eluies, dite hivernage, tandis que, durant notre iver, le temps est sec et la température sourent très élevée. Ces chaleurs, plus fatigantes encore par leur continuité que parleur élévation, les miasmes qui se développent à la suite des inondations, rendent le climat au Sénégal très meurtrier pour les Européens et expliquent le peu de développements de la colonie, malgré sa situation relativement voisine de la France (4500 kil. de Marseille). Médine^ sur le Sénégal, à 200 lieues de Saint- Louis, est le point extrême de notre occupation.
Les principaux objets d'exportation du pays sont les aracliides, graines oléagineuses, et les gommes, plus estimées oue celles d'Arabie. L'importation fournit aux indigènes des cotonnades et spécialement celles qui sont teUates en bleu à Rouen ou dans l'Inde et qui ont reçu le nom de guinées, du pays auquel elles sont destinées. Le commerce total de la colonie s'élève à 40 millions environ, dont moitié avec la France.
Côte de Guinée, — Sur la côte de Guinée, la France possède les postes de Grand-Bassam, Dabou et Assinie, qui ne sont même plus occupés par une garnison. Là on échange surtout des guinées, des liqueurs, des armes, des verroteries, contre des arachides, de l'huile de palme, de l'ivoire.
Le poste du Gabon, sur Téquateur, est plus important à cause du voisinage de l'emboucnure du grand fleuve Ogououé. On en tire beaucoup de caoutchouc. Les populations noires qu'on y rencontre sont entièrement adonnées au fétichisme le plus grossier.
La Réunion, ^ Cent encore à un Dieppois que la France doit le premier établissement ibndé à la Réunion en 163«(. Longtemps 1 lie s'est appelée Bourbon. Traversée par le 21* degré de latitude S. et le 53* de longitude E. de Paris, elle est située à 600 kilomètres à l'est de la côte de Madagascar. Elle appartient au groupe des tles Mascareignes, comme l'Ile la plus voisine, l'Ile de France ou Maurice, qui a longtemps été une possession française, et a été perdue par la France en 1810 sous l'empire.
L'Ile est d'origine volcanique ; au S.-E. le piton de la Fournaise (3625») est encore en activité; au centre le piton des Neiges, volcan éteint aujourd'hui, forme le point culminant de la Réunion (3000 "). De là descendent des ravins qui, se remplissant rapidement avec les orages, produisent de grands ravages.
La Réunion est, en effet, exposée aux typhons, aux ras do marée, qui y amènent trop souvent de
grandes calamités, d*aiitant plas qu^elle manque absolument de port, et que les navires qui se trou- ▼ent sur ses côtes doivent alors fuir au large, pour éiriteruoe perte certaine.
Clorame tous les pays situés entre les tropiques, rile traverse une saison pluvieuse ou d'hivernage et une saison sèche. La première dure de novembre à mai. C'est pendant ce temps qu'il tombe 1*80 d*eau <et que la température est le plus éle- Tée. Les Européens vont alors chercher sur les plateaux un air plus frais et plus salubre.
L.es productions de cette colonie varient avec Taltitude. Dans les terres chaudes et basses croissent la canne h sucre, qui est la plus imporunte de toutes les productions, le vanillier, le giroflier, le caféier.
L«e8 pontes des plateaux offrent de belles forêts, et leurs sommets des cultures de manioc, de patates et de légumes qui ne suffisent pas à la nourrituTe des habitants. Ceux-ci tirent des bœufs de Madagascar; de la morue de Terre-Neuve ; du riz et des cotonnades de llnde ; des meubles et des machines de France. Le sucre alimente à lui seul f>resqae toute l'exportation ; le commerce total de *tle est de 60 millions, dont plus de moitié avec la France. La Réunion communioue avec la France par des services postaux réguliers qui suivent la voie de Marseille^ Sues, Aden, et font le toi^et en un mois environ.
L*lle de la Réunion a 2500 kilomètres carrés de superficie et 188000 habitants, dont le tiers formé de coolies, travailleurs libres recrutés dans l'Inde ou en Afrique.
La colonie renferme trois villes importantes, toutes trois situées an bord de la mer : Saint-Denis^ au nord, qui est le siège du gouvernement, d'une cour d'appel et d'un évèché, et renferme 36000 habitants ; au sud, Saint-Pierre (80000 hab.), où les vaisseaux trouvent un meilleur abri, et entre les deux, à l'ouest, Saint-Paul (25000 hab.).
lies voisines de Madagascar, — La France a cherché, à plusieurs reprises, à prendre pied dans la grande lie de Madagascar. Elle occupe actuellement trois lies voisines :
Sainte-Marie (175 kil. car.), située sur la côte est de Madagascar, dont elle n'est séparée que par un canal de quelques kilomètres de largeur. Elle est par 17* de latitude S. et 47*80' de longitude E. Sa population, de 7000 habitants, ne comprend guère que des Malgaches.
Nossî-Béf sur la côte N.-O., est située par 13* de latitude S. et 46» de longitude E. Son sol est extrêmement fertile en canne à sucre, indigo, riz, patates, manioc, ignames, etc. ; sa population est de 7600 habitants, sa superficie de 136 kilomètres carrés. Elle dépend administrativement de l'Ile suivante.
Mayotte, située par 13* de latitude S. et 43* de longitude E., dans le canal de Mozambique qui sépare le continent africain de l'Ile de Madagascar, est à 300 kilomètres de celle-ci. Elle appartient au groupe des lies Comores. Son sol, d'origine volcanique, est fertile et porte des cannes à sucre, des cocotiers, etc. La population de l'Ile est de 15000 habitants ; sa superficiel de 366 kilomètres carrés.
Gcdonias françaises en Asie. ^ La France n'a plus dans l'Inde la suprématie dont elle y Jouissait au siècle dernier sous l'habile gouvernement de Dupleix. L'Angleterre s pris le rang que cet homme de génie avait rêvé pour la France. Il ne nous reste plus dans la péninsule de l'Hindoustan que dnq villes : Mahé, située sur la côte de Malabar; Karikal et Pondichéru^ sur la côte de Coromandel : Yanaon, près de l'embouchure du Godavcry dans le golfe de Bengale ; Chandemaaor^ sur lllou^i, à 85 kilomètres au nord de Calcutta. Avec le territoire qui entoure chacune d'elles, ces I
villes couvrent une superficie de 490 kilomètres carrés et ont 270000 habitants. La France possède en outre quelques factoreries ou loges^ k Surate, au nord de Bombay ; à Calicut, au sud de Mahé ; à Mazulipatam, près de Yanaon. Pondichéry est le chef-lieu administratif et le siège d'une cour d'ap-
Sel. Son territoire comprend à lui seul ia moitié e toute la population soumise à l'autorité française. On y trouve près d'un millier d'Européens. Le reste est formé d'indous musulmans ou brahmistes.
Le climat de ces différentes localités est généralement sain. Elles sont soumises à un hivernage (saison des pluies) de trois mois, entre Juillet et octobre. A Qiandernagor, la température moyenne de la Journée s'élève Jusqu'à 37* en été. Nulle part ailleurs le thermomètre ne monte aussi haut.
Les colonies françaises de l'Inde produisent du riz, qui forme la base de la nourriture des habitants, de l'indigo qui sert à teindre les guinées, principal objet de fabrication des indigènes, des noix ae coco, et une grande quantité de fruits. L'indigo, le ris et les guinées forment les principaux produits exportés. Pondichéry et Karikal font presque tout le commerce extérieur qui s'élève à un total de 20 millions.
Cochinchine française, — La Coekmchine, que la France occupe depuis une vingtaine d'années, est située dans la presqu'île Indo-Chinoise, à l'est du golfe de Siam^ et au S.-O. de l'empire d'Annam. Elle est comprise entre 102* et i05* de long. E., depuis 11* 30' de lat. N., Jusqu'à 8* 40' de lat. N. Sa superficie est de 56 000 kil. carrés et sa population actuelle de 1 600 000 habiUnts.
Sous le rèene de Louis XVl, la France avait conclu un traité d'alliance avec l'empereur d'Annam» par l'entremise de l'évèque d'Adran, Français d'origine, qui avait conquis une grande influence à la cour de ce souverain. Plusieurs places, Saigon entre autres, furent alors fortifiées par des ingénieurs français. Dans la suite, au contraire, les successeurs de Gia-Long^doni l'évèque d'Adran avait été le conseiller, persécutèrent les missionnaires européens. Ce fut le prétexte de l'intervention française 2ui aboutit, en 1860, à la cession par l'empereur 'Annam à la France des trois provinces de Saigon, Bien-Hoa et My-tho. Quelques années plus tard,
Jour assurer la colonie contre la révolte des manarins restés hostiles, les troupes françaises durent occuper les trois autres provinces de Vin-Lonff, Chandoc et Hatien, situées au S.-O. des premières. L'empereur d'Annam a définitivement renoncé à la possession de la Cochinchine par le traité qu'il a conclu avec la France en 1874.
Le Mékong a ses bouches comprises dans lé' territoire de la Cochinchine et l'a fertilisé de ses alluvions. Ce grand fleuve, dont la source n*est pas encore connue, ne peut malheureusement pas fournir de voie commerciale pour pénétrer à Tintérieur de la Chine, à cause des nombreuses cataractes qui en obstruent le cours, mais en revanche la rivière de Saigon, cheMieu de la colonie, offre un chenal navigable de 10 mètres de profondeur, et la Cochinchine est sillonnée de nombreux canaux par lesquels les transports se font très-facilement d'un point à un autre.
Le sol est partout ttdn fertile. Il produit une énorme quantité de riz, des noix d'arec et de coco,, du sucre, du coton, du tabac, du poivre, des arachides. On y élève des vers à soie, et on y récolte de nombreuses plantes textiles, Joncs ou autres. Les forêts fournissent des bois précieux, les cours d'eau une poche abondante. Aussi ce pays semblet-il offrir un grand avenir. Malheureusement^ son climat chaud et humide est très malsain pour les Européens qui n'y peuvent faire de longs séjours,, et qui n'ont pas la ressource d'aller retrouver la santé sur les points élevés comme à la Réanion. Il'
-n*y a encore dans la colonie qa*an millier d*Euro- ^eens environ, en dehors des fonctionnaires et de .a garnison. Les Chinois sont près de 50 000 ; les Annamites, ?5 000, et les Cambodgiens an peu moins nombreux. Le reste est formé des Cochinchinois indieènes. Le commerce total de la colonie est évainé 1 30 millions ; il comprend sartont, à Texportation, le riz et le poisson salé.
Sa^on est le siège da gouvernement, d'une •cour d'appel et d'un évèché. La ville, dont la population est de 65 à 70 000 habitants, est régulièrement construite et animée par le commerce et la garnison. Les Français y ont déjà élevé plusieurs édifices remarquables. Son port est desservi par les navires français qui vont de Marseille à Shanghai •et qui font le trajet en 35 Jours jusau*à Saigon.
Protectorat du Camàodge. — Au Nord, la Cochinchine touche au royaume de Cambodge (30 000 kil. carrés) dont le royaume de Siam et Tempire •d'Annam se disputaient la suzeraineté, et qui s*est mis sous le protectorat de la France. Il renferme 900,000 habitants seulement. C'est dans ce royaume que se trouvent les ruines d*Angcor, d*où Ton a apporté à Compiègne tant de merveilleux restes •de Tart des Kmers (nom de Tancienne population indigène, qui avait atteint à un degré ae civilisation plus élevé que les Cambodgiens actuels). Au nord de TAnnam, la France a récemment obtenu, par un traité conclu avec cet empire, le droit de naviguer sur le fleuve du Tonicin, qui semble être fia meilleure voie pour pénétrer dians les riches 4>rovinces du S.-O. de la Chine.
Ain6ri<ia6. — En Amérique la France possédait au siècle dernier le Canada, ainsi que la Louiisiane, qui comprenait alors tout le bassin du Mis- •sissipl. Par le traité d'Utredit, en 1713, elle dut •céder aux Anglais TAcadie et Terre-Neuve. Au traité de Paris en 1763, elle abandonna la Louisiane aux Espagnols, ses alliés, et le Canada aux An-
tlais, ses adversaires. Il ne lui reste plus aujour- 'hui en Amérique que les Ilots de Samt-Pierro et Miquelon, près de Terre-Neuve, quelques-unes des Antilles et la Guyane française.
Les deux lies de Saint^Pierre et de Miquelon sont situées au sud de Terre-Neuve ; Miquelon, la ;pluB grande et la plus septentrionale, est traversée par le 47* degré de lat. N. et voisine du 59* de long. E.EII0 n^estqu'à 15 kilom. de la cdte de Terre- Neuve, mais à plus de 6 500 kil. de Brest, le port 'français le plus rapproché. Ces deux Iles sont rocheuses et stériles, elles ne nourrissent que quelques bestiaux. Mais elles sont le centre de ravitaillement des bateaux français qui vont pécher la morue dans ces parages. La population normale des lies n'est que oe 5 0«0 individus pour 210 kil. •carrés de superficie. Elle est considérablement augmentée pendant la saison d'été où se fait la |>èche. La France a conservé le droit de pécher et de préparer la morue sur une portion des 'Cotes de Terre>Neuve. On estime à 12 millions les produits préparés par les pécheurs français tant à xerre-Neuve qu'à Saint-Pierre et Miquelon.
La Guadeloupe et ses dépendances, ^\jx France
{>ossède, dans les petites Antilles, une partie de a petite lie Saint-Martin, la petite lie Saint-Barthélemv, récemment abandonnée par la Suède, la Désirade, Marie-Galante et les Saintes groupées autour de la Guadeloupe. Cette première série dlles est considérée comme dépendance de la Guadeloupe : elles ont ensemble une superficie de 1673 lil. carrés et une population de 145,000 habitents. La Guadeloupe, la plus considérable de ces lies, se compose de deux lies séparées par un étroit canal que l'on appelle la Rivière Salée. La Guadeloupe proprement dite, dirigée du N. au S., est traversée par le 64* degré de long. E. et le 16* de lat. N. C'est une lie d'origine volcanique, sillonnée de montegnes, dont le point culminant, le
volcan de la Soufrière, atteint près de 1500 mètres d'altitude, et est encore en activité. Ces montagnes sont couvertes de forêts. La Grande-Terre« située à l'Est de la Rivière Salée et au N.-E. de la Guadeloupe, est au contraire peu accidentée, déboisée et soumise à des chaleurs rigoureuses, mais très fertile. C'est sur la Grande-Terre, au bord de la Rivière Salée, dontla largeur ne dépasse pas 60 mètres, que se trouve la Pointe-à-Pitre (15,000 habitants), la princinale place de commerce de llle. A l'extrémité S.-O. de la Guadeloupe se trouve la Basse-Terre (10 000 habitants), siège du gouvernement, d'une cour d'appel et d un évèché.
La princioale production de la Guadeloupe est la canne à sucre ; on y récolte aussi du café, qui se vend sous le nom de café de la Martinique, et du manioc. Le commerce total s'élève à une cinquantaine de millions et se fait presque exclusivement avec la France.
La Martinique, — La Martinique est traversée par 14*30' de latitude N. et par 63o30' de longitude E. Elle est d'origine volcanique comme la plupart des Antilles, et couverte d'anciens volcans ; le plus élevé, la montagne Pelée, a 1,360 mètres d'altitude. Les monugnes sont couvertes d'épaisses forêts et sillonnées de ravins. Ceux-ci sont parcourus par des torrents furieux au moment des pluies de la saison d'hivernage, qui versent 2 mètres d'eau sur le sol.
La Martinique couvre une superficie de 987 kilomètres carrés et a une population de 160,000 habitants, dont les deux tiers de nèçres ou de mulâtres. Pour suppléer au travail des anciens esclaves, on Introduit aujourd'hui dans l'Ile des coolies indous, africains ou chinois.
C'est sur la côte occidentale de l'Ile que se trouvent les meilleurs ports : Saint-Pien^e (25 OfK) hab.), le principal centre du commerce et le sicee d'un évèché, et Fort-de-France (15 000 hab.), le siège du gouvernement et d'une cour d'appel. Son port est situé sur une baie oui offre une excellente rade, et où relâchent les transatlantiques qui do Saint-Nazaire se dirigent sur l'isthme de Panama.
La Martinique produit surtout de la canne, qui sert à fabriquer du sucre, du rhum, du tafia, de la mélasse; du cacao, base de la composition du chocolat. Les forêts de la Martinique et de la Guadeloupe sont riches en bois précieux. Le commerce de la Martinique atteint une valeur de 60 millions, dont les deux tiers avec la France.
La Guyane. •— La Guyane, où les Français ont commencé à s'établir sous Richelieu, est située sur la céte de l'Amérique Méridionale, entre l'embouchure de TAmaxone et celle de TOrénoque, depuis 4* de latitude N. jusqu'à 6*, et depuis 540 de longitude E. Jusqu'à 56o. Deux rivières moins considérables en forment les limites: au nord, le Maroni la sépare de la Guyane hollandaise ; au sud, TOyapok la sépare du Brésil. Cependant la France prétend avoir le droit de s'étendre plus au sud de ce côté. C'est pourquoi on évalue approximativement seulement la superficie de la Guyane française à 90000 kilomètres carrés.
La Guyane comprend un littoral composé de terres basses, marécageuses, et des plateaux couverts de superbes forêts. La température y est très élevée durant toute l'année (25 à 35* centigrades) ; la saison pluvieuse dure de sept à huit mois, de décembre à Juillet, avec une courte interruption en mars. Il tombe pendant ce temps près de 8 mètres et demi d'eaU. C'est ce qui rend le climat de la Guyane si dangereux pour les Européens. La fièvre Jaune y fait de terribles ravages et l'on a renoncé à y déporter les criminels comme on le faisait autrefois. Le pénitencier de Cayenne e comprend plus que des noirs ou des Arabes.
La population de la Guyane française ne s'élève