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CONCILES

vendues ou qui sont employées. Pour les denrées qui subissent des transformations dans la ferme, le chapitre (^ui les contient doit renfermer plusieurs subdivisions. C'est ainsi que, pour le blé, par exemple, il «levra y avoir deux colonnes pour l'entrée et la sortie des gerbes, deux autres pour rentrée du grain battu et sa sortie, deux autres enfin pour la paille. Outre la date des sorties, pour chacune des denrées, le livre de magasin doit renfermer une courte indication sur la destination qu^elles ont reçue, si elles ont été portées au marché, ou si elles ont été consommées dans la ferme, et dans ce dernier cas, par qui cette consommation a été faite. Outre Qu'il permet de se rendre compte de la quantité des récoltes, aussi bien que de leur nature, le livre de magasin, quand il est bien tenu, a encore l'avantage de permettre au cultivateur de suivre le mouvement de la consommation de sa ferme, de faire distinguer ce qui est consommé par la bergerie, Fécurie, Tétable, et do faire apprécier les ressources nécessaires pour chacune de ces parties de Toxploitation.

Le livre du bétail doit ôtre tenu de la même manière que le précédent. Il est destiné à enregistrer tous les mouvements des animaux domestiques. U sera divisé en autant de parties que l'on compte d'espèces d'animaux employés dans la ferme : espèce chevaline, espèce bovine, espèce ovine, espèce porcine. Pour les animaux de l'espèce bovine, il sera utile de faire une distinction entre les animaux de travail et ceux de vente. Dans chacune des parties, cinq colonnes doivent ôtre tracées. Dans la première, on inscrit le nom de l'animal ou sa sp éducation, dans la deuxième colonne on met la date de l'entrée dans la ferme, dans la troisième la date et la cause de la sortie, vente, abattage, etc., dans la quatrième les dates des saillies, dans la cinquième les dates des mises bas. De cette manière, on peut très rapidement suivre un animal dès son entrée dans la ferme, jusqu'au moment où il en sort. Pour les troupeaux d^engraîssemcnt qui sont parfois assez nombreux, on peut sans inconvénient remplacer par des indications sur des lots les spécifications qui viennent^ d'être indiquées pour les individus. Aujourd'hui (}ue la plupart des chevaux de ferme sont immatriculés pour le service militaire, l'agriculteur trouvera avantage à reproduire, pour chacun de ses chevaux, sur son livre, les indications qu'il doit donner aux commissions militaires d'examen.

Le dernier livre est celui de la ménagère. Le rôle de la femme dans une ferme est multiple. C'est elle qui a la direction de la maison, qui surveille la laiterie, qui diriçe la basse-cour. Elle aura donc un livre spécial divisé en plusieurs

Sarties. La première partie sera un véritable livre e caisse sur lequel elle inscrira ses dépenses et ses recottes. Le résumé de ce livre devra être transcrit, à des époques déterminées, sur le livre de caisse de la ferme. Dans la deuxième partie, elle inscrira la production de la laiterie, la fabrication du beurre, sa consommation et sa vente, la fabrication et la destination des fromages. C'est par une double colonne d'entrée et de sortie que ces opérations seront consignées. Enfin la troisième partie renfermera des renseignements analogues sur le mouvement de la basse-cour, sur la production, la consommation et la vente des œufs. Pour ce livre, aussi bien que pour ceux du cultivateur, il ne faut que très peu de travail pour inscrire ce qui est relatif à chaque journée.

La comptabilité, telle qu'elle vient d'être décrite, n'offre aucune difficulté sérieuse dans une exploitation. Elle met en lumière l'ensemble et le détail des produits fabriqués dans la ferme ; elle est pour le cultivateur un guide qui lui permettra de juger les diverses parties de son système de

culture. La cause des bénéfices, celle des pertes.

Souvent être ainsi mises au jour ; on peut prendre es mesures pour arrêter celles-ci ou pour aogmen* ter ceux-là. Au contraire, le cultivateur qui n'a pu de comptabilité marche en aveugle ; ce n*68t que très approximativement qu'il peut se rendre compte de sa situation, et surtout il lui est souvent impossible d'expliquer pourouoi celle-ci augmente ou pourquoi elle diminue. En créant des primes Dovr les fermes dans lesauelles la comptabilité est bien faite, un grand nombre d'associations agricoles ont organisé un des systèmes de concours qui doit porter le plus de fruits. [Henry Saènier.]

(Ouvrages à consulter : Le lim^e de la ferme et des maisons de campagne. — Comptabilité de

la ferme t par Dubost.)

CONCHYLIOLOGIE. — Zoologie, XXVIIL — (Étym. : Science des coquillages). Partie de l'histoire naturelle qui traite des coquilles. Autrefois on classait les mollusques d'âpres la forme et les particularités de leur enveloppe testacée ; mais depuis Cuvier, ce sont surtout les caractères anatomiques que la science considère : l'étude des coquilles ne se sépare plus de celle de l'animaL V. Mollusques,

CONCILES. -* Histoire générale, XXIX -XL. ~ (Étym, : du latin concilium^ assemblée). — Un concile est une assemblée d^occlésiasiiques convoqués Sour régler ce qui concerne U foi, les mœurs et la iscipline ecclésiastique.

Quoique les conciles fussent en usage bien avant Constantin, c'est seulement à partir du rè-

§ne de cet empereur que ces assemblées, sortes *Éuts généraux catholiques, acquièrent une grande importance historique.

Les conciles sont généraux ou particuliers.

Généraux, ou œcuméniques, quand ils représentent rÉglise universelle ;

Particuliers, s'ils en représentent seulement une partie, et l'on a alors :

1* Des conciles nationaux, qui sont une assemblée des archevêques et évoques d'un royaume ou d'une nation, présidée par un patriarche ou un primat : ainsi la plupart des conciles de Tolède, de Carthage, d'Orléans, etc. ;

2* Des conciles provinciaux, composés des évè- Ques d'une province ecclésiastique, sous la prési* dence de l'archevêque ou métropolitain ;

3** Des conciles ou synodes diocésains, assemblée des curés du diocèse, présidés par l'évêque.

Les conciles œcuménioues sont les seuls dont nous ayons à parler. L'église en compte dix-neuf :

825. Concile de Nicée, convoqué et présidé à Nicée, en Bithynie, par l'empereur Constantui. Trois cent dix-huit évoques venus de tous les pays de l'Empire se trouvent réunis et condamnent la doctrine enseignée par un prêtre d'Alexandrie nommé Arius. Cette doctrine, qui eut de nombreux par> tisans avant et après Arius, était contraire au dogme de la Trinité, en ce qu'elle niait que le Fils fût égal au Père et ne voyait en Jésus-Christ que la première des créatures de Dieu. Varianisme fut énergiquement combattu par Athanase, patriarche d'Alexandrie. Arius fut anaUiématisé et exilé. Le concile dressa ensuite le symbole de Hicée^ dit symbole des apôtres.

Mais dans les années suivantes, les empereurs qui se succédèrent sur le trône ayant tour à tour pris parti les uns pour, les autres contre la foi orthodoxe, les prêtres ariens et les prêtres orthodoxes furent, tour à tour, persécuteurs et persécutés ; différents conciles particuliers se prononcèrent pour l'une ou pour l'autre doctrine

381. 1*' concile de Constantinopte^ convoqué par Théodose pour condamner deux conciles qui, eu 359, s'étaient tenus à Rimini et à Séleucie et avaient pris des décisions contraires à celles du concile de Mcée.

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