CONRAD
«Tant les lettres de flexion la syllabe iss .* je fleu' rissais. Je languissais, f attendrissais. Cela forme deux conjugaisons distinctes des verbes en tr, et non des verbes irréguliers et des verbes réguliers. » (Hist. de la langue /V., 1, 121,)
Le système de la conjugaison française se retrouve, avec quelques variantes, dans les autres langues romanes, mais celui des langues germaniques en diffère notablement Là on trouve deux systèmes distincts : celui de la conjugaison ^aible ou nouvelle^ qui aioute au radical invariable tiré de Tinfinitif les diverses terminaisons des temps simples ; celui de la conjugaison forte ou ancienne, qui caractérise les temps par Tapophonie ou la modification de la voyelle du radical {Yumfaut des allemands).
Voici les exemples de deux verbes, en allemand «t en anglais, Tun de la conjugaison faible, l'autre de la conjugaison forte :
▲LLEVARD.
fnf. pr.:
Part. pr. :
Part, passé f nd. pr. :
Imparfait :
loben, louer.
lo'end.
: aelobt.
ich lobe,
du lobstf etc.
Ich lobte, àx4 lobtest,etc.
sprechen, parler.
sprechend.
Ich spreche, du spricftst, etc.
Ich sprach, du sprachst, etc.
fnf. pr. : to love, aimer. to give, donner.
Part, pr.: loving. givmg.
Part, passé : loved. given,
Ind. pr. : J love, 7 give,
thou lovest, etc. thou givest, etc.
Imparfait : / loved, Igave,
thou lovedst, etc. thou gavest, etc.
Les terminaisons sont d'aillours pexx nombreuses •et bien moins variées qu'en français.
L'allemand a trois verbes auxiliaires : hfibe», avoir, sein, être, et voerden^ devenir. Ce dernier Joint à l'infinitif sert à former le futur et le conditionnel et, joint au participe passé, il formels voix passive.
L'anglais a, outre les deux auxiliaires to hâve, «voir, et to be, être, les verbes to shall, devoir, et to mil, vouloir, qui Joints à l'infinitif servent h former los futurs et les conditionnels.
Ces indications très générales n'ont d'ailleurs pour objet que de faire comparer les deux systèmes de conjugaison dans leurs caractères généraux, et non d en donner une connaissance complète, ce qui est l'œuvre propre des grammaires.
La conjugaison dans les exercices scolaires, — Un des abus les plus fréquents dans les écoles est celui des conjugaisons écrites. Condamne bien souvent, U se maintient parce qu'il permet d'occuper l'élève assez longtemps et que ce devoir est bientôt trouvé et dicté. Que do fols un maître, embarrassé pour un devoir de grammaire. Jette à sa classe ces mots : « Vous conjuguerez tel verbe (en er le plus souvent) », et voilà tout le monde au travail. Mais à ce travail fastidieux, à cette suite monotone de formes dont beaucoup ne sont pas d'un usage courant, les élèves n'apportent aucun soii]yi et les fautes fourmillent. Que de fois on trouvera un verbe de la 4* conjugaison, comme mettre ou perdre, avec un passé défini ou un imparfait du subjonctif semblables à ceux des verbes en er! Les conjugaisons des temps simples constituent seules un exercice utile, et pour que rélèvo compare les formes, se rende compte des terminaisons, il faut lui donner plusieurs verbes à conjuguer à un môme temps, ou mieux encore à faire entrer dans des phrases courtes avec tel ou tel sujet. Puis il importe de prendre ces verbes Darml ceux oui dési(cnent des actes familiers à
l'enfant et qui peuvent alors entrer dans son usage courant. Les formes des exercices peuTent être très variées, si le maître sait choisir dans lea lec-
tures les verbes intéressants qui s'y présentent, pour en expliquer le sens et en faire étudier l'orthographe aux divers temps. fB. Berger.]
OuTrages à consulter. — Bracbet, Grammaire histO' rigue de la langue française (Hetzel): et Nouvelle mmmaire françaùe (Htchette); — Chabaoema, Bitiotre et théorie de la eomugaÎMon f^ançaim: — Ayer, Gramwiaire eomparée de la unçuê française; — B. Bergar. Coure de lamgwe fYançaîse (degré supérieur) ; •» ▲. Chassang, /Vmvelie grammaire française (eotr* supérieur)*
CONNAISSANCES USUELLES. — Nous réunissons sous ce titre un certain nombre de connaissances qui, sans appartenir rigoureusement à une science déterminée, font partie des premières et indispensables notions que l'enfant doit recevoir dans la famille ou à l'école (V. le même mot dans la !•• Partib).
A proprement parler, un programme complet de ces Connaissances usuelles efaiDrasseraît tontes les études primaires. Voici, du moins, les sujets principaux auxquels nous consacrons des articles distincts, sauf à renvoyer, pour l'étude plus méthodique et plus approfondie de la même matière, aux articles aes différentes sciences auxquelles elle se rattache: