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L'air et sas propriétés chimiques. — Bien

3UC les alchimistes eussent depuis longtemps étuié le rôle do l'air dans la combustion des métaux et dans d'autres phénomène '^ la véritable

explication n'en fut trouvée que par Lavolsier en Fance et Priestley en Angleterre, à U fin du siècle denier.

Lavolsier avait chauffé, dans un Tase clos, do mercure en présence d'un volume d'air préalablement déterminé, et cela pendant plusieurs jours, S lis U l'avait laissé refroidir. Le Tolume d'air avait minué, celui du mercure avait augmenté, ou plutôt le mercure s'était recouvert d'une pellicule rouge semblable à ce Qu'on appelait la terre ou la chaux de mercure. Cétait précisément de cette substance aue l'illustre chimiste anglais Prietsley avait extrait quelque temps aupararant un gaz nouTeau ayant des propriétés semblables à celle» de l'air, mais plus énergiques.

Lavolsier, ayant fortement chauflé la substance rouge et ayant recueilli le gas qui s'en dégageait, vit le mercure redevenir bnllant et pur.

L'analyse de l'air était ûdte, et le rôle de l'air dans la caicination des métaux allait être déterminé pour la première fols avec précision et certitude. Le gaz que le métal n'avait point absorbé était impropre à la combustion et à la respiration ; des animaux qu'on y plongeait mouraient immédiatement ; Lavolsier le nomma et on le nonmie encore Vasote.

L'antre élément de l'air, celui que le mercure s'était d'abord approprié pour former avec lui la pellicule rouge, et qu il avait ensuite remis en liberté, à une température plus élevée, c'était l'air vital, l'oxygène. Les animaux y respiraient avec activité, une allumette y brûlait énergiquemeot, ainsi que le charbon, le soufre, le phosphore, et la combustion de ces corps donnait comme résultat les mômes substances que quand ils brûlent dan& l'air. Après ces expériences, Lavolsier pouvait donc dire que l'air contient deux éléments gazeux : l'oxygène et l'azote, le premier étant l'agent de la combustion et de la formation de la rouille à la surface de métaux.

Recueillant le gaz qui sort de la bouche pendant la respiration, Lavoisler le trouva plus nche en acide carbonique et plus pauvre en oxygène que l'air aapiré ; il découvrait aussi le rôle dumique de l'air dans ce phénomène universel de la vie aoinale, la respiration.

Ainsi, d'après cet illustre chimiste, « la respiration est une combustion lente d'une portion du carbone contenu dans le sang, et la chaleur animale est entretenue par la portion du calorique qui se dégage au moment de la conversion de l'oxygène en acide carbonique, comme il arrive dans toute combustion de charbon ».

Lea travaux accumulés des savants sur cet important sujet ont complété la découverte de Lavoisier sans Jamais en contredire le principe. Les nombreuses analyses de l'air, et principalement celle qui a été faite Dumas et Boussingault avec une

Erédsion extrême, ont seulement rectifié les nomres trouvés par Lavoisier. Toutes les analyses de l'air reviennent à mesurer exactement un volume d'air en nount la température et la pression au moment de l'expérience, puis à faire absorber l'oxygène par un corps très-oxydable quelconque : par le soufre, comme l'a fait à 1 époque de Lavoisier le* grand chimiste suédois Scheele, ou par le phosphore comme tout le monde peut le faire avec unsimple tube gradué, on par le mercure, comme Lavoisier, ou enfin par le cuivre chauffé au rouge, comme l'ont fait Dumas et Boussingault; on n'& plus ensuite qu'à mesurer le volume de gaz resunt, qui est l'azote ; l'oxygène est mesuré en poids ou en volume. Les chiffres suivants ont été trouvés par les deux savants chimistes français et paraissent aujourd'hui représenter le plus exactement possible la composition do l'air : 23*% 13 d'oxygène et 76*',87 d'azote pour 100 grammes d'air, ou en litres 20,93 d'oxygène et 79,07 d'azote pour 100 litres

AIRES

AIRES

VacUe earàomqtte de C<xh\ — Quand on laisse nposé à Pair un Tase rempli d*oaa de chaux, il se forodisa surface une pellicule opaque de carbo- Mtd de ebauz; en effet, .si on la ramasse et qu*on h mite par un adde, on observe un dégagement arec effenrescence d*acide carbonique. Ce gaz no pem pRirenir q«6 de Tair. En faisant passer un coannt d*air de plusieurs centaines de litres dans des tubes coDtenani de la potasse ou de la chaux, bus qoi retiennent Tacide carbonique en formant i\K\m un carbonate, on peut déterminer la quantité de ce gaz contenue dans Tair.

Faprès de Saussure, Tair contiendrait de 4 à 6 iUrei d*adde carbonique pour 10 000 litres d'air.

Cette quantité augmente dans les endroits habités; elle est un peu plus forte la nuit que le j'}Tir. Elle est moindre au-dessus des grands lacs. \V. Atmùtpftère.) [A. Jacquemart.]

Exsratoee etapplioatlona. — Matérialité de Voir.

- !• Enfoncer verticalement dans Teau une cloche raonTerre renrersé ; on constate que reaun*y pénètre pat ou presque pas, empêchée qu'elle est par rairdoDt le Tase est rempli.

Si ou indine le vase, Tair s*échappe en bulles visibles, et Teaii prend sa place.

2« Attacher uno poire de caoutchouc à un tube de terre coudé à angle droit et dont Fautre extRinité plonge dans Teau et presser la boule : Tair ^li en est ehaseé se dégage en bulles dans le 11qiide.

V Quand on Terse un liquide dans une boutefllê à l'aide d*an entonnoir, l'écoulement 8*arrôte

ÎQaodrab ne peut pas sortir et qu'il ne reste pas fespaee entre Tentonnoir et le col de la bouteille.

CoKfressiidlUé et élasticité de Cair, — On enfonce ao piston dans un çvllndre fermé par un bout ; on éprtmTe de plus en plus de difficulté à mesure ^ae Je piston approche du fond. Et si on l'abandonne, l'air comprimé le repousse peu à peu.

Trûjumission des pres^iam par Pair — On prend un flacon à deux tubulures supérieures et une Utérale: cette dernière et l'une des autres ftoot coiffées d'une lame de caoutchouc fixée à leur bord; U troiaiènie porte un tube dans lequel peut K ooavotr un piston. Si on enfonce le piston, on voit les deux lames de caoutchouc se bosseler vers le dehors, conune par une pression venue de Tintérieor; U pression du piston s'est transmise en tout sens par l'air du flacon.

4* On réunit par un long tube deux poires de caoatehoQC, l'une appuyée contre un ressort de timbre, l'autre libre; si on presse cette dernière, U pression se transmet à l'autre qui appuie contre le timbre. C'est le principe des sonneries à air.

Poids inégal de Pair chaud et de Pair p^id. — On entr'ouTre U porte de deux appartements, l'un plui chaud que l'autre ; l'air s'y trouve comme deoi liquides inégalement louras dans les deux branches d'un m6me vase ; l'air froid, plus lourd que Fair chaudy se précipite pour réublir Téquilib:e ; on constate ce courant par une bougie allumée placée sur le pas de la porte de communication: la flamme t'incline vers la chambre chaude.

[Uaraucourt.l

ilHES (Mesure des). - Géométrie, XVI, XVII.

- (iK/ym. du latin area^ même sens).

(h noaune aire d'une figure son étendue superfidelle. Sa mesure est le nombre d'unités do surface qo'sUe contient. On prend pour unité de surface U surface du carré qui a pour côté l'unité de longoear; en France c'est le métré carrée ou l'une de ses subdivisions. Dans les mesures agraires Vanité est Vare, etc. (V. Système métrique,)

i^onr mesurer les aires, on n'a jamais à effectuer que des mesures de longueurs.

1. Xxsimi ne rictangle. — Soii à mesurer l'aire iirecUDglc ABCD (flg. 1}; et supposons, pour plus

de simplicité, que sa base AB contienne 5 fois l'unité de longueur, et que sa hauteur AD contienne 3 fois cette môme unité.

Divisons AB en & parties égales, et par tous les

Fig. 1.

pomts de division menons des parallèles à AD; divisons de même AD en 3 parties égales, et par tous les points de division menons des parallèles à AB. La figure se trouvera divisée en figures partielles qui seront des carrés ; car tous les angles de la figure sont droits, et tous les côtés de ces figures partielles sont égaux à l'unité de longueur, comme parallèles comprises entre parallèles : ce sont donc des unités de surface: et, pour avoir la mesure du rectangle, il n'y a qu'à les compter. Or le long de la base AB on compte autant de ces carrés qu'il y a d'unités de longueur, c'est-à-dhre & ; ces S cairés forment une bande horizontale ; et l'on compte autant de ces bandes horizontales qu'il

La d'unités de longueur dans AD, c'est-à-dire 8. \ nombre total des carrés est donc le produit de 5 par 3, c'est-à-dire 16 ; en d'autres termes, le reotangleb renferme 15 unités de surface, et son aire est exprimée par le nombre 15.

Comme le raisonnement qu'on vient de faire ost indépendant des nombres 5 et 8, on voit que le nomore d'unités de surface contenues dans un rectangle est égal au nombre d'unités de longueur contenues dans sa base, multiplié par le nombre d'unités de longueur contenues dans sa hauteur ; ce qu'on énonce d'une manière abrégée en disant : Vaire dun rectangle a pour mesure le produit de sa base par sa hauteur.

Supposons, par exemple, que la base ait 121" et la hauteur 34- , l'abe du rectangle sera de 84 fois 121 ou 4114 mètres carrés.

Si la base a l-,25 et la hauteur 0-,83 ou 125*~^ et 83^S l'aire du rectangle sera de 83 fois 125 ou 10875 centimètres carrés ou l-«,3'475*«.

Remarque. ~ Si la base et la hauteur sont égales, le rectangle devient un carré ; et, en appliouant la règle ci-dessus, on voit que, pour obtenir raire d'un carré, il faut multiplier son côté par lui-même. C'est ce qui a fait donner le nom do corr^ au produit d'un nombre par lui-même.

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