Diminutifis
Les diminutifs désignent les objets comme diminuéB, amoindris, quant à leur étendue ou à leur force.
Les diminutifs substantifs sont à base de substantifs, tonneau de tanne^ et les diminutifs adjectifs à base d'adjectifs, doucet de doux. Les premiers sont de beaucoup les plus nombreux.
La personne ou la chose est représentée comme plus petite dans les substantifs diminutifs, et la
Sualité est représentée comme portée à un moindre egré dans les adiectifs diminutifs. On emploie aussi les substantifs diminutifs pour nommer les petits des animaux : chevreau, cochetj aigloriy oursin»
Un suffixe diminutif est souvent renforcé par la consonne r (er) ou par un antre suffixe intercalé entre le radical et le sufflxe final : mouche-r-on, lap-er-eau, cbap-eH)i, !ouv-e^-eau, carp*t7/-on.
Le français ren;erme un assez grand nombre de mots à désinences diminutives et qui, néanmoins, ne sont plus des diminutifs. Un mot formé par un suffixe diminutif n'exprime Fidéo de diminution ((ue lorsque son primitif existe encore en français ; ainsi les mots anneau^ couteaUy chapeau^ ne sont pas des diminutifs, bien qu'ils soient formés par le suffixe eau (e/). En pareil cas, un second sufdxe devient nécessaire pour faire revivre la force diminutive ; ainsi château fera chât-el-et.
La langue française n'a pas de suffixes augmentatifs. Pour exprimer l'augmentation, à laquelle s'ajoute souvent une idée accessoire de mépris, on se sert des suffixes diminutifs, par exemple on dans salf'nt caisson.
Les suffixes diminutifs sont eau, et, ot, on, in, aille et ille, as, ard, âtre, and.
1. Eau, au féminin elle, était autrefois ei, qui reparaît dans les dérivés : marteat<, martel (par ex. Charles Martel) , mzrieler, -~a) masculins ; beaucoup de mots en eau ont perdu leur force diminutive : bureau, cerveau, écriteau, faisandeau, fourn?au, pruneau, trousseou, cailleteau, louveteau, etc.; 6j féminins : cervelle, prune//e, tonne//e.
3. Et, fém. ette, est un suffixe très fécond qui forme : a) des substantifs : arche/, bosque/ et bouque/ pour bousque/ (bois), cheve/, coche/ et coque/, poigne/, sache/, cervele/, mantele/, roltel«/; charre//e, chevre//e, table//e, bandele//e, cOtele//e, etc. ; b) des adjectifs : aigre/, douille/ (du vieux français douille, mou, tendre), pauvre/, aigrele/, maigrele/.
8. 0/t fém. oite, est peu fécond et n'a conservé la forcé diminutive que dans quelques mots : a) substantifs : bacho/, billot, chaxio/, cuisso/, culo/, goulot. Ilot; culo//e, linotte, menotte; b) adjectifs : beWot, pâlo/, vieillo/ : ce sont les seuls.
4. On est employé à la diminution dans quelques noms de personnes, çx.: négrillo/i, mais surtout dans les noms des animaux : knon, cochoi, chaton, oison, raton, bouvUlon, oisillon, puceron, ainsi que dans les noms des choses : chiffon, Jambon, sablon , tronçon, feuilleton; dans ce dernier cas, le suffixe on marque souvent l'augmentation, à Tinstar de riulien : ballon, caisson, capuchon, sauvageon, etc. Médaillon est à la lois diminutif et augmentatif.
5. In, fém. tne, quand il marque l'idée diminutive, est le plus souvent renforcé par un autre
diminutif : gradin, oursin, diablotin, agnelûi, bouquetin, bulletin; bécassine, bottine, etc.
6. Aille forme des collectifs le plus souvent dépréciatifs, et ille des collectifs diminutifs, tous féminins : antiquat//e^ futat//e (de fût), terraille^ muraille, valetai/le; barbi//e, charmi//e, flottiZ/e» ramii/e.
7. As ou asse a, en général, une signification collective augmentative ou dépréciative : eoutelot, cerveloe, plAtra^^, bestia«ee, cuirasse, paperasse, etc*