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DICOTYLÉDONES

sn rëpartissant la charge sar un pins grand nom* Dre de tôtes, en rendra le poids plas léger, quoique la masse soit plus lourde.

n en sera de môme si la richesse marche du oaftme pas que la dette : la part qu'on en retire pour le paieioentdes intérêts, quoique plus grande, be fera pas une brèche proportionnellement plus grande aux revenus de la nation.

En Angleterre, si on estime le revenu de la nation en 1784 et en 1870, on constatera qu'une dette de 9000000, dans le premier cas, absorbait 60/0, tandis qu*une dette de 34000000000, dans le second cas, ne prélève que 2 0/0 1

Comme dans la plupart des phénomènes économiques, les chifRres, les sommes que Ton constate n*ont toujours qu*une importance relative, et on se tromperait si on voulait conclure sans tenir compte des curconstances dans lesquelles on les observe.

En France, malgré Taccroissement inouï de la dette (36 milliards de francs), pour un revenu nsr tlonal qu*on estime de 24 à 26 milliards, le prélèvement annuel pour payer les intérêts dépasse à peine 5 0/0 1

La répartition par tète de la dette de chaque nation ne donne pas une idée aussi Juste de la charge qui en résulte. Le tableau ci-dessus établit que pour 1* Angleterre, en 1870, la proportion par tète était de 19" ,65, alors qu'elle n'était que de 12", 15 en France. Éb. bien, la différence des deux sommes indique sans doute là où on porcoitla plus forte, mais ne peut faire sentir le poids dont elle pèse sur les épaules des contribuables, parce que ces deux chiflfres n'indiquent pas la richesse de ces derniers et la proportion qu'on retire sur leur avoir.

Pour rendre le problème moins complexe et se rendre un compte immédiat du poids de la dette, il est plus simple de comparer le chiffre de la dette à celui du budeet et de rechercher pour quelle part elle entre dans les dépenses publiques.

La proportion que Ton observe indique tout de suite si les contribuables peuvent supporter le sacrifloe qu'on leur demande sans compromettre les services publics indispensables à la marche des affaires.

Si nous étudions la question à ce point de vue, void ce que l'observation nous apprend :

FBOFOinOIl DK LA DBTTE DANS LES BUDGETS

Paya. Badgat Dalla. PraporlioB

Pnuse eMOOOOOOmaict 80000000 1^1%%

Grande-Bre-

Ugne 74 000 000 Ut. tt. S7000000 80 0/.

France S 791 000 000 francs itOOOOOOOO 43 0/.

Italie 1400 000 000 francs 700 000000 60 O/^

Sauf en Prusse, où le domaine de TËtat loue un très grand rôle, on voit pour quelle part la dette entre dans les dépenses publiques : 36 0/0 dans la Grande-Breugne, 43 0/0 en France, 50 0/0 en lulie. Ici, nous sommes arrivés à la limite extrême, car quand la proportion s*élève au-dessus de ce chiffre, et nous en avon^ des exemples en Espagne, en Turquie^ en Egypte, alors la suspension des paiemenu est inéviuble, les recettes provenant de rimpôt éUnt à peine suffisantes pour faire marcher les services publics.

D'après ces observations, la somme nécessaire pour le service des intérêts de la dette ne devrait Jamais dépasser la proportion de 85 à 40 p. 100 des recettes du budget, et, à ce taux, on sent quel effort il faut faire pour le supporter.

[aémentJuglar.l

DIAMANT. — V. CAorôon.

DICOTYLEDONES. — Botanique, XVI. — On appelle Dicotylédones celles des plantes phanérogames dont Tembryon présente deux feuilles sémi-

nales ou cotylédons, que ces feuilles soient oppo* séesou non.

Nous nous bornerons, dans le présent article, à indiquer les caractères généraux de Tembranchement des Dicotylédones, en renvoyant, pour Tétude des principales familles botaniques qui le composent, aux articles spéciaux que nous leur' consacrons.

Le rapport du volume de Tembijon des Dicotylédones à celui do la réserve nutritive (albumen) qui raccompagne dans le tégument séminal est très variable. Tantôt Talbumen est volumineux et Tembryon très petit, tantôt c*est Tinverse qui a lieu ; toutes les dispositions intermédiaires sont possibles. Ge rapport déjpend de la durée de la germination et de la solubilité des substances mises en réserve. Lorsque Talbumen semble fidre défaut, c*est que Tembryon Ta consommé avant la germination. Rarement l'albumen est double; alors Pembryon est très petit et la durée de sa germination fort longue.

Lorsque Tembryon des Dicotylédones est fort petit, on ne peut décomposer sa forme en parties distinctes (Monotropa, Pyrola). Le plus ordinairement cet embryon présente une partie centrale que Ton appelle tigelle ou axe hypocotylét terminée inférieurement par un filament très grêle qui est le suspenseur; cest ordinairement de la partie inférieure de la tigelle que naît la première racine (pivot). A Textrémité supérieure de la tigelle, on trouve un bourgeon nommé gemmule ou vlumule; ce bourgeon est abrité par les cotylédons qui l'embrassent en s'appliquant l'un contre l'au* tre. La gemmule est mise en liberté par l'écartement des cotylédons lorsque ceux-ci sont entièrement libres(exemple:germination du haricot); ou par écartement de la base de ces mêmes urganes lorsque leur partie supérieure reste enfermée dans la graine (exemple : germination du chêne)

Ordinairement chaoue embryon dicotylédoné présente deux cotyléaons égaux à contours simples; foliacés lorsqu'ils Jouent le rôle d'organes absorbants ; charnus et de grand volume, lorsqu'ils jouent le rôle d'organes de réserve. Dans certaines crucifères, les deux cotylédons de l'embryon sont bifurques et leur disposition simule l'existence de «quatre cotylédons. En généralisant cette observation, quelques botanistes ont été conduits à regarder les nombreux cotylédons des conifères comme des lobes de deux cotylédons profondément divisés. Certaines renoncules ne développent qu'un seul des cotylédons de leur embryon. Bien que la Cuscute soit une plante dicotylédonée, son embryon n'a pas de cotylédons.

Ches la plupart des Dicotylédones, la première racine de 1 embryon devient la racine principale de la plante. Celles qui se développent dans la suite ont un moindre volume et n acquièrent Jamais la même importance. Rarement cette première racine ou pwot est remplacée par un faisceau do racines secondaires nées de la partie inférieure de la tigelle. Lorsque la première racine de l'embryon se tubérifie, on la nomme pivot. Le pivot peut manquer (exemple : la Cuscute).

Les racines des Dicotylédones se distinguent des racines des Monocotylédones en ce quelles présentent toujours des couches concentri(^ues de Dois et de liber secondaires, productions qui manquent dans les racines des Monocotylédones.

D'une manière générale, la tige d'une plante dicotylédoné est plus ramifiée que celle d'une plante monocotylédone ; de plus, ces tises croissent en diamètre, et certaines d'entre elles peuvent scquérir plusieurs mètres de circonférence. Une section transversale d'une tige de Dicotylédoné nous montre, du centre à la dr^onféronce : 1<* une moelle ou tissu lâche peu développé; 2** des tones concentriques de bois d'autant plus Jeune»

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