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DICTÉE

DIGTËB

<)a'elles font pins éloignées du centre ; la partie de la zone ligneuse qui touche la moelle est ordinairement désignée sous le nom d'étui médullaire; chaque zone ligneuse représente la production du bois pendant une année ; le bois de printemps est moins dense que le bois d'hiver ; le vieux bois est plus dense que le bois nouveUement formé; le premier est nommé duramen, le second aubier; 3* une zone génératrice eu cambium, qui produit i sa Ikee interne du bois, et à sa face externe la

Partie fibreuse de i'écorce ou liber; 4** enfin rient écorce, subdivisée en liber et parenchyme extérieur. Des rayons allant de la moelle à l'écorce, «n traversant le bois, ont reçu le nom de rayons médullaires. Bon nombre de tiges de Dicotylédones ont une structure notablement différente de celle que nous venons de décrire (tiges herbacées, et tiges ligneuses dites anormales).

Les feuilles des Dicotylédones sont caractérisées par leur nervation très fréquemment réticulée. Les

Sièces de la fleur des Dicotylédones sont parfois Isposées sur une même ligne spùxUe, ou bien elles forment des vertieillfs comprenant chacun cinq pièces, plus rarement guatret et plus rarement encore deux. Ce type général des fleurs dicotylédones peut être modifié par avortement d'une ou 4e plusieurs pièces, par interposition de pièces «umuméraires, par superposition de pièces ordinairement alternes, par ramification de pièces or- •dinairement simples.

La fleur des Dicotylédones peut se présenter avec •tous les degrés de complicaUon, depuis Tétamine ou Tovttle complètement nu, Jusqu à la fleur si tx>mplexe des nymphes, des renoncules, des pas- •siflores.

Les ovules des Dicotylédones sont orihotropest unitégumentést avec c/umibre pollinique chez les gymnospermes (les gymnospermes sont des plantes dicotylédones sans ova&e). Us sont généralement anatropes avec un ou deux téguments chez les angiospermes H[le8 angiospermes sont des plantes dicotylédones dont les ovules sont enfermés ^ansun ovaire). Quelques angiospermes ont des •ovules dépourvus de téguments.

Pour la classification des Dicotylédones, Y. Tarticle Classifications, p. 427. rG.-B. Bertrand.]

DICTÉE. » Grammaire, XXVlIL — Une dictée est un texte suivi devant servir d'exercice d'orthographe, un devoir diet^^ prononcé à haute voix par le maître et écrit au fur et à mesure par l'élève. Ce genre d'exercice tient à juste titre le premier rang dans nos écoles : c'est celui qui apprend le mieux notre langue aux élèves, en les metUnt aux prises avec ses difficultés ; c'est celui qui sert à constater les progrès des écoliers dans les classes, leur degré d'instruction dans la plupart des examens. Dès que les enfants savent copier correcteramt une page de français, il faut leur apprendre à écrire sous la dictée, et cet exercice devrait, selon nous, les sui- Tre jusqu'à la fin de leurs études.

Mais comment faut-il dicter et que faut-il dicter? Deux questions délicates, peu étudiées Jusqu'à présent, et qui attendent encore une réponse précise. Pourtant la manière de dicter influe sur la manière d'écrire, et le même texte sera plus ou moins régulièrement orthographié par les élèves selon qu'il aura été plus ou moins bien lu par le maître. Il est à remarquer que l'enfant encore jeune répète tout bas le mot dicté avant de l'écrire ; mal dit par le maître ou estropié par l'élève, ce mot peut se trouver tout à fait défiguré ; aussi les enfants sourds ou bègues mettent-lis, d'ordinaire, très mal l'orthographe. Dicter est un art comme déclamer, comme lire ; il faut, pour y réussir, des qualités variées oui se trouvent rarement réunies. Nous n'en voulons pour preuve que la déconvenue «|u*on éprouverait si par hasard on se déchargeait de ce soin sur un élève. Nous allons donc exami-v

ner en premier lieu comment il faut dicter; noas examinerons ensuite ce qu'il Ciut dicter, et comment on doit corriger la dictée.

lo Comment fùut-il dicter? — n faut d'abord proportionner T effort de la voix à l'étendue de la salle, et la rapidité de la dictée à l'Age des élèrcs à leur de^é d'instruction, même au sujet plus oa moins facile qu'on aura choisi. Gela dit, supposons une salle de médiocre étendue et des élèves da cours moyen; toute la classe est aUentive; le maître prend son livre et lit : c ^ Touraine.

« Connaissez-vous cette partie de la France que l'on a surnommée son iardin \ ce pays oà l'on respire un air pur dans des plaines verdoyantes, arrosées par un srand fleuve? Si vous avez traversé dans les mois d'été la belle Touraine, vous aurez longtemps suivi avec enchantement la Lou% paisible; vous aurez regretté de ne pouvoir déterminer entre les deux rives celle où vous choisiriez Totre demeure... etc. » Cette lecture préparatoire fait connaître aux élèves le sujet qu'on va traiter, les difflcttliés qu'on y pourra rencontrer^ et surt&at le sens et la liaison des idées, choses qui, une fois comprises, peuvent épargner bien des bévues à ces jeunes intelligences* Inutile d'ajouter que c'est dans an pareil exercice <^ue le maître peut et doit déployer toutes ses qualités de lecteur, pour faire mieai apprécier à ses élèves le devoir qu il va leur donner.

La lecture achevée, le maître commence U dictée:

« En titre : La Touraine un point.,., à k

ligne. »

Tout cela doit être dit presque à demi-voix pour imposer l'attention et faire cesser tout brait importun.

Le maître reprend vivement pour presser les retardataires et donner le coup de fouet du départ: a ConnaisseM-^ous..., cette partie.... de la France.,., que Von a surnommée...., son jardin? » La première pause doit être plus longue pour permettre aux traînards de rentrer dans le rang et de marcher avec les autres ; les pauses suivantes doiren; varier d'étendue d'après le nombre des mots dictés. En général, il faut couper la phrase en plQ8ieIl^ parties, no dire que quelques mots à la fois, ne répéter presque Jamais^ prononcer plutôt distinctement que fort, ne jamais se promener en dictant. Si, dans le cours d'un devoir de vingt lignes, comme le passage que nous avons là sous les yeoi (La Touraine f d'Alfred de Vigny), on rencontre des mots tels que Touraine, Loire, etc., qui prêtent aux développements, on va jusqu'au point, et, la phrase achevée, on suspend la dictée pendant deux ou trois minutes pour interroger lesilères sur la valeur de ces termes géographiques. Ce repos est utile, nécessaire même, si votis ne voules pas éteindre l'ardeur de vos élèves et les fatiguer avant la fin. Le devoir terminé, quelques élèves relisent successivement à haute voix, lentement, pour qne les mots sautés ou déformés par quelqiïes-nDi soient redressés ou remis à leur place.

2* Que faut-il dicter? — Le maître ne saurait apporter un soin trop scrupuleux au choix de ses dictées. La page ainsi écrite par les élèves sera relue, commentée, presque apprise par cœur ; il faut donc qu'elle soit bonne, c^est-à-dire que rien n'y offense la morale ni le goût; Que rien n'y vienne à rencontre de cette bonne éducation, but idéal de notre enseignement. Il faut encore qne le style soit autant que possible irréprochable, qne le sujet traité soit intéressant, instructif, enfin qne le devoir offre quelques applications des règles de la grammaire. Toutes ces qualités se trouvent rarement réunies. En effet, si l'on prend un passage de nos auteurs classiques, on aura un excellent modèle littéraire à admirer, mais probablement peu de difficultés orthographiques à résoudre. H en est de même si l'on choisit on sujet dans tm

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